Règles douloureuses – remèdes naturels

Il me semble qu’en tant que femmes, on a toutes connu des passages dans notre vie où nos règles sont devenues douloureuses ; il me semble que c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins en revanche, c’est quand les règles sont douloureuses depuis toujours. Ça vaut le coup dans ces cas-là d’en parler à son médecin et/ou sa gynéco car non, il n’est pas normal que les règles soient douloureuses tous les mois depuis plusieurs années.

Comme toujours, je parle uniquement ici à partir de ma propre expérience. J’en ai déjà parlé ici mais je n’ai commencé à avoir de cycles réguliers qu’il y a 10 ans, à l’âge avancé de 30 ans. Avant j’ai eu des phases sous pilule et d’autres plus problématiques pendant lesquelles j’avais des cycles très irréguliers, voire absents la plupart du temps.

Depuis 10 ans donc que j’ai des cycles réguliers, j’ai remarqué plusieurs choses et ces observations ont ensuite été confirmées lors de mes études en ayurveda et naturopathie.

Les règles sont beaucoup plus douloureuses (surtout le premier jour) quand je traverse une phase de stress. Le stress, comme on ne le sait que trop, conduit à une mauvaise circulation énergétique dans le corps, ce qui créée de la stagnation. Pour les femmes, cette stagnation se manifeste souvent au niveau du bassin et de l’appareil reproducteur, d’autant plus que nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, souvent longtemps assises durant la journée. L’aine est un endroit du corps par lequel passent de nombreux méridiens. Quand les règles arrivent, en ayurveda on dit que c’est « apana vayu » qui les déclenche (le vent qui va vers le bas). Or quand il y a stagnation, ce déclenchement peut provoquer douleurs et crampes. C’est que le flux énergétique n’est pas libre de circuler dans cette zone du corps.

Que faire pour éviter cette stagnation ?

– d’abord essayer de limiter son stress : revoir ses priorités, adopter une pratique spirituelle, limiter le temps passé devant les écrans, etc. (je sais, beaucoup plus facile à dire qu’à faire!)

– adopter une activité physique qui nous convienne : marche, course, mais surtout étirements type Pilates et yoga en insistant sur les mouvements qui ouvrent les aines. En yoga, on privilégiera les fentes, la posture du guerrier, la posture du pigeon, voire celle d’Hanuman ! L’important est de contrecarrer l’excès de posture assise et d’ouvrir ce passage énergétique fondamental. Faits régulièrement, ces mouvements favorisent la circulation de l’énergie et donc facilitent le moment des règles.

– limiter sa consommation de gluten et de produits laitiers à base de lait de vache, surtout non bio. On le sait maintenant, ces deux catégories d’aliments sont inflammatoires et créent de la congestion dans le corps. Ne serait-ce que limiter sa consommation de gluten à une fois par jour peut apporter des améliorations. Privilégier les aliments frais et bio.

Que faire si on a ses règles, et qu’on souffre de crampes ?

On peut appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre par-dessus les vêtements ou appliquer ses propres mains à même la peau (pour peu qu’elles soient chaudes!) et visualiser une chaleur apaisante qui pénètre dans les tissus pour les détendre. Le mieux est de faire ceci en position allongée. Ne pas boire d’eau glacée ni froide, et manger léger en évitant excitants et excès de sucre. Se reposer au maximum de ses possibilités, surtout les 2 premiers jours. Il est également possible d’appliquer directement 1 à 2 gouttes de camomille romaine sur le bas-ventre en massant délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

En traitement de fond, on peut également prendre du macérat de jeunes pousses de framboisier (dans mon cas, ça marche très bien pour réguler un peu les choses au niveau hormonal), du gattilier ou des capsules d’huile d’onagre. La stagnation et l’inflammation se développant plus facilement en terrain acide, ça vaut le coup de prendre tous les jours un peu de spiruline hautement alcalinisante. On peut aussi prendre des gélules d’oméga 3 anti-inflammatoires de bonne qualité. Si la constipation est un problème, augmenter sa consommation de fibres et d’eau pour réguler son transit. On ne le sait que trop peu souvent, mais la constipation peut être un facteur de déséquilibre hormonal.

Une autre considération importante est le regard qu’on porte nous-même en tant que femme sur son propre cycle et les idées/concepts et autres que nous y associons. Avoir ses règles de façon régulière, avec un flux pas trop abondant et un minimum de douleurs est un signe de bonne santé chez la femme. Il n’y a rien de honteux, de sale ou d’impur à cela ! Au contraire, pour peu que l’on se mette au diapason de cette énergie puissante et si particulière, le moment des règles peut être un temps d’intériorisation bénéfique chaque mois.

 

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