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Choisir d’étudier la naturopathie

Pourquoi choisir d’étudier la naturopathie sans en faire son métier ?

C’est une question qu’on me pose souvent quand je parle de mes années d’études en Ayurveda et en naturopathie, alors que je travaille dans un tout autre domaine. J’ai envie d’y répondre aujourd’hui.

D’abord cette question montre un biais qui semble à mes yeux se retrouver fréquemment dans notre société : si on étudie quelque chose ou si on décide d’explorer un domaine, il faut que ça se voie par la suite, il faut en « faire quelque chose » et qu’il y ait un retour sur investissement.

Ma démarche était quant à elle tout à fait personnelle au départ, mais évidemment, plus on apprend, plus on a envie de partager, avec sa famille (souvent les moins réceptifs d’ailleurs), avec ses proches et ses amis, avec ses collègues… et c’est ce qui se passe aujourd’hui. Je ne compte plus les heures de discussions autour du sujet de la santé naturelle que j’ai eues au fil des années, et notamment ces deux dernières avec le coco.

Alors que j’ai toujours joui d’une bonne santé, je me rends compte avec le recul que j’avais beaucoup de signes de toxicité étant jeune : pertes blanches à l’adolescence, règles irrégulières, ovaires polykystiques, SPM carabiné (surtout au niveau de l’humeur et de la poitrine), boutons/acné, ongles striés, digestion douloureuse, ballonnements, etc. Rien de bien grave en soi, mais pleins de symptômes qui ne sont pas toujours pris au sérieux par le corps médical alors qu’ils font partie des symptômes bien connus en naturopathie.

Au fil des ans, les médecins m’ont proposé des crèmes très agressives à mettre sur la peau contre les boutons, des gels à base d’hormones contre les kystes et, pour régulariser les règles, l’incontournable pilule donnée en 5 minutes à l’âge de 17 ans. A part pour la pilule qui présentait d’autres indications évidentes, je n’ai jamais senti que ce qui était contenu dans un comprimé ou une crème allait me guérir de quoi que ce soit et je ne suis quasiment jamais allée chercher les produits à la pharmacie, comptant sur la nature pour régulariser les choses. Mais c’était sans connaître les principes de base de la naturopathie : alimentation et boisson saines, exercice physique (si possible dans la nature), sommeil de qualité, « sérénité de l’esprit » selon la formule de Robert Masson. Je voulais me sentir mieux, mais je ne savais pas quoi faire.

Heureusement qu’un bon ange me guidait : à 20 ans j’ai commencé la pratique du yoga, à 25 ans, après un premier voyage en Inde l’année précédente, je découvrais l’Ayurveda et les médecines naturelles. J’arrêtai le lait, commençai à pratiquer la méditation et devenais végétarienne.

 Grâce à ma professeure de danse de l’époque, Muriel Jaër, je découvrais aussi d’autres façons d’explorer le corps et ses mouvements, ainsi qu’une façon de s’alimenter et de concevoir la santé totalement nouvelles pour moi.

En 20 ans, je peux compter sur les doigts des deux mains le nombre de fois où j’ai dû aller voir un médecin. Et malheureusement je dois avouer ici que pas une seule fois depuis que nous avons quitté la capitale où j’allais voir une médecin allemande pleine de pratique et de sagesse, je n’ai réussi à trouver ce que je cherchais en allant chez le médecin généraliste. Pas ou peu d’écoute, aucune question qui mettrait en perspective les symptômes énoncés, pas de suivi, à peine un diagnostic… C’est quand même étonnant à mes yeux de faire autant d’années d’études, d’avoir prêté le serment d’Hippocrate, pour en arriver là. A croire que la jeune génération de médecin n’aime pas ses patients, et souhaite juste s’en débarrasser le plus rapidement possible. Le conditionnement est absolu et rares sont les médecins qui sont ouverts à des thérapies différentes. Louis Fouché, médecin-anesthésiste lui-même, en parle très bien notamment dans cet échange avec Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, lui-même une figure qui nous aura permis de traverser ces deux dernières années sans perdre la boule.

En parallèle, j’ai aussi vu les cas de ma grand-mère et de ma mère, toutes deux ayant servi de cobayes à l’industrie pharmaceutique par l’intermédiaire de leur médecin-traitant pendant des décennies. A un moment, ma grand-mère n’arrivait même plus à se verser un verre d’eau, ne parvenant plus à coordonner ses mouvements correctement. Un membre de la famille vivant à l’étranger et apprenant cela, a demandé à avoir l’ordonnance de ma grand-mère pour la faire lire par son propre médecin. Ce dernier n’a pas réussi à savoir de quoi elle souffrait tellement les indications des médicaments prescrits étaient contradictoires. J’ai également vu ma mère prendre les uns après les autres tous les « nouveaux médicaments » sur le marché, toutes ces pilules soi-disant miraculeuses, qui pour la plupart lui apporté tout un tas d’effets secondaires et pas une fraction du bénéfice escompté. Jamais ses médecins, psychiatres et autres ne lui ont posé de questions sur son parcours de vie, sur l’éventuel élément déclencheur de son état mental, sur son alimentation et son mode de vie ; jamais ils ne lui ont conseillé d’entamer une thérapie… C’est aberrant.

Ce sont ces deux exemples proches ainsi que l’incapacité des médecins que j’ai été amenée à voir au fil des années qui m’ont convaincu qu’il y avait sans doute une autre voie. Celle de la souveraineté sur son propre corps et sa santé. Ce n’est qu’à ce prix que la véritable guérison (et non seulement la suppression des symptômes) peut avoir lieu. Le plus souvent, et surtout quand il s’agit de pathologies lourdes, il s’agit pour la personne de changer son mode de vie de fond en comble. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on ne peut pas s’attendre à aller mieux si on ne change rien et qu’on se contente de prendre des médicaments conventionnels qui ne feront, dans la plupart des cas, que renforcer la charge toxique déjà présente dans le corps. Les histoires de guérisons par les méthodes naturelles qu’on peut lire ici et là impliquent toute un changement profond non seulement du mode de vie, mais de niveau de conscience : alors qu’on avait vu son corps comme une machine, voire comme un ennemi, on apprend à l’écouter, à entrer en harmonie avec lui, à s’incarner différemment.

Plus j’ai appris, plus j’ai expérimenté, plus j’ai eu l’impression de reprendre mon pouvoir sur ma santé. Même si au départ on part tous avec une constitution différente et potentiellement des faiblesses qui sont parfois difficiles à vivre, il est toujours possible d’améliorer les choses. Mes dernières découvertes sont le livre de James Nestor (Respirer) et celui de Wim Hof, connu dans le monde entier sous le surnom de « The Iceman », mais qui propose beaucoup plus que des exploits dans la neige : une méthode intégrale mêlant exercices de respiration, exposition raisonnée au froid, méditation et concentration mentale qui permet un abaissement de l’inflammation, une meilleure résistance au stress, une amélioration du système cardio-vasculaire et plus d’énergie au quotidien. Je commence tout juste à expérimenter et déjà des résultats sont visibles. C’est fascinant et gratuit ! (Je pense que c’est pour ça qu’en France toutes ces techniques semblent rester plus confidentielles qu’ailleurs, l’industrie pharmaceutique veille).  Quel plaisir, quelle joie de voir que nous avons en nous le pouvoir d’améliorer notre santé sans dépendre du système de « santé »  ou dirons-nous plutôt de « maladie » qui nous est proposé.

Il est temps de reprendre notre pouvoir sur notre corps ! Explorer le très vaste monde de la naturopathie peut sans aucun doute nous y aider.

D’autres articles autour du même thème ici, ou encore là!

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Inspirations – NATUROPATHIE

Après un premier article consacré à mes sources d’inspiration en ayurveda, voici celles consacrées à la naturopathie. Je considère que pour se maintenir en bonne santé, la compréhension des concepts de base de l’ayurvéda est fondamentale, mais j’ai quand même souhaité compléter mes connaissances en suivant une formation en naturopathie occidentale.

Je trouve en effet dommage d’aller chercher des remèdes naturels à l’autre bout de la Terre quand la nature chez nous nous déjà offre tellement de plantes médicinales. J’en avais parlé dans un précédent article : nous devons prendre conscience du fait que la demande des pays occidentaux pèse de façon inégalée sur certaines ressources naturelles pourtant indispensables aux populations locales (plantes, graines, huiles essentielles) dans de nombreux pays lointains. Pourquoi aller chercher de l’huile de Baobab ou autres plantes exotiques quand nous pouvons trouver moins loin des substances ayant des propriétés similaires ?

Dr David Frawley (et Vasant Lad de l’Ayurvedic Institute!) ont d’ailleurs écrit un livre intitulé La Divinité des Plantes qui présente les « équivalences » entre de nombreuses plantes occidentales et indiennes. De toutes façons, en naturopathie, on considère généralement qu’il est préférable d’utiliser des plantes qui ont poussé au plus près de l’endroit de notre naissance et où nous avons grandit ; énergétiquement, elles sont plus proches de nous.

Bref, je m’égare… voici donc en vrac quelques inspirations naturopathiques qui m’ont portée ces dernières années :

Robert Masson/CENA

Après avoir comparé plusieurs formations (contenu/coût/durée/contraintes), et étant donné que je ne partais pas forcément avec l’idée d’en faire mon métier, j’ai choisi de suivre une formation par correspondance auprès de Robert Masson au Cena. Robert Masson, qui nous a quittés l’été dernier, a vraiment une approche très pragmatique de la santé naturelle. Il parle des 4 piliers que sont une bonne alimentation, un bon sommeil, de l’exercice approprié et « la sérénité de l’esprit » (j’adore!). Il a écrit de nombreux livres dont deux m’ont particulièrement marquée : La Révolution diététique par l’eutynotrophie (je ne sais plus s’il est toujours édité, mais on peut le trouver d’occasion) et Diététique de l’expérience. Son approche est pleine de bon sens et pragmatique (pas d’obligation d’être végan – il même plutôt vraiment contre – ou même végétarien), et toujours adaptée en fonction du profil personnel de la personne concernée ; il parle de « réglage alimentaire » et c’est parfois très très précis. Je pensais m’alimenter correctement avant d’étudier avec lui, mais depuis j’ai changé certaines choses et j’ai plus d’énergie et une meilleure digestion. Grâce à cette formation, j’ai aussi plongé dans le monde merveilleux des huiles essentielles et aujourd’hui, avec la phytothérapie, c’est ce que j’utilise le plus.

Susun Weed

Une autre source d’inspiration majeure pour moi est Susun Weed ; une herboriste américaine adepte des tisanes concentrées qui a écrit plusieurs livres, principalement sur la santé des femmes. Il semblerait qu’un seul soit traduit en français : Le trèfle de vie : Recueil de plantes médicinales au fil de la grossesse. Pour ma part, j’ai dans ma bibliothèque Healing Wise (Wise Woman Herbal Series), Breast Cancer? Breast Health!: The Wise Woman Way, Down There: Sexual and Reproductive Health the Wise Woman Way.

J’ai l’impression qu’en général les femmes sont encore mal informées de la façon dont fonctionne leur corps et des possibilité offertes par les remèdes naturels pour de nombreux maux. Claudia Welch, que j’ai mentionnée ici et qui a eu une grande influence sur moi dans ce domaine, incite les femmes à se responsabiliser et à se prendre en main pour ce qui est de leur corps. On devrait toutes savoir comment notre cycle fonctionne, se préparer à la ménopause pour qu’elle se passe au mieux (quand on sait que certaines cultures, comme au Japon, n’ont pas de terme pour la désigner, ça laisse penseur… mais c’est un autre sujet!) et aussi penser à la vieillesse pour qu’elle se transforme en chemin de sagesse et non de douleur.

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Dr Mercola

Autre source d’inspiration ou plutôt de connaissances, le site très (trop?) documenté de Dr Mercola. Ça doit bien faire 10 ans que je suis abonnée à ce site en anglais. Bon, il y a beaucoup de choses qui concernent des problématiques purement américaines ; étant donné le cadre légal de la sécurité alimentaire là-bas, les sujets ne manquent effectivement pas. Il existe une version française, mais je ne sais pas si elle reprend tous les articles ou seulement certains sujets plus généraux. Je suis incapable de tout lire tellement il y a d’information, surtout dans le domaine de l’alimentation. Les articles sont très fouillés et il y a toujours un résumé au début, ce qui souvent m’évite de lire tout l’article, sauf si c’est un sujet qui me tient vraiment à cœur. Ce site me permet de rester au courant de toutes les nouvelles tendances en matière de nutrition, dont certaines me font bien rire, mais bon. Au final, j’en reviens toujours aux sages conseils de Robert Masson.

Andreas Moritz

Cet homme, plus ou moins condamné par la médecine conventionnelle, comme Robert Masson d’ailleurs, a commencé à se passionner pour la santé naturelle dès l’adolescence. Il est décédé il y a quelques années, mais à mes yeux, a largement rempli sa mission de vie en proposant plein de livres, d’enseignements, dont le plus connu semble être L’incroyable nettoyage du foie et de la vésicule biliaire. Prise par d’une incroyable fièvre nettoyeuse en 2013-2014, je l’ai fait pas moins de 7 fois de suite (!), jusqu’à ce que mon corps dise stop (évidemment). Si je n’incite personne à suivre cet exemple un peu extrême, effectuer ce protocole peut être extrêmement bénéfique si l’on en croit les témoignages présents sur ce site.

Toujours intéressée par de nouveaux champs d’exploration, je serais heureuse de connaître VOS sources d’inspirations. N’hésitez pas à les indiquer dans les commentaires!

Bonnes découvertes!

Elémental – nourrir en soi les 5 éléments

L’ayurvéda considère que tout dans l’univers est formé des 5 éléments (pancha maha bhuta). Ces 5 éléments sont la terre (Prthivi), l’eau (Apas), le feu (Agni), l’air (Vayu) et l’éther (Akash). Chacun de ces 5 éléments est doté de qualités que l’on appelle gunas (sec, dur, piquant, fluide, subtil, etc. elles sont au nombre de 20). Les 3 doshas qui forment notre constitution sont des combinaisons de ces 5 éléments : Vata (air+éther), Pitta (feu+eau) et Kapha (eau+terre).

De quelles façons pouvons-nous nourrir ces 5 éléments en nous et contribuer ainsi à leur équilibre et à notre bien-être ? A mes yeux, c’est finalement assez simple si l’on a la chance de vivre proche de la nature.

Nourrir en soi la terre, qui est notre base, notre structure, ce qui nous donne notre assise, ça peut passer par le jardinage, la poterie, les pieds nus dans l’herbe ou dans le sable dès que le temps le permet. Quoi de plus agréable qu’une balade sur la plage, que le contact de la roche chauffée par le soleil ?

L’eau, qui est liée à la langue et au goût, est quant à elle nourrie en prenant des bains de mer ou de baignoire additionnée de gros sel, en buvant de l’eau de bonne qualité, si possible dynamisée ou solarisée, en nageant, en se promenant au bord des lacs et des étangs, en navigant sur la mer, les rivières ou les fleuves, mais aussi en mangeant des fruits bien juteux.dav

Le feu, lié aux yeux et à la vue, peut être nourri par les épices que nous ajoutons à notre cuisine, par une soirée devant une bonne flambée dans la cheminée, par une bougie allumée à la tombée du jour. Un bain de soleil de durée raisonnable dynamisera aussi notre feu intérieur. On sait à quel point la couleur dorée du feu nous réchauffe le cœur et le corps.

On nourrit l’air, lié à la peau et au toucher, en nous en nous exposant au vent du large, à la brise du soir, en nous entourant de fibres naturelles, en ouvrant grand nos fenêtres au petit matin. On pourra également pratiquer différents pranayama doucement et avec beaucoup de mesure. Vayu est très mobile ; un rien le dérange ! Amma dit que les déséquilibres causés par une pratique inadaptée du pranayama ne peuvent être guéris.

L’éther, quasi-insaisissable, en lien avec l’ouïe et l’expression, est lui nourri par le prana (l’énergie vitale qui sous-tend notre monde) absorbé lors d’une promenade en forêt, en montagne, au bord de la mer, mais aussi par la méditation, la dévotion, les chants spirituels, les récitations de mantras, l’écoute du son intérieur ou même tout simplement par le chant des oiseaux. C’est l’élément de la spiritualité. C’est le premier des éléments et le plus subtil.

Tous ces éléments sont purificateurs. On peut tout à fait prendre un bain de vent comme on prend un bain d’eau. Un traitement (très) traditionnel de l’ayurvéda consiste à « enterrer » le patient dans le sol pour nourrir son élément terre et contrebalancer un excès d’air (anxiété, stress, douleurs arthritiques…). Ce traitement traditionnel est également pratiqué sous des formes différentes dans les pays du Maghreb ou au Japon.

En fonction de notre constitution et de nos déséquilibres du moment, on prendra évidemment soin à notre pas s’exposer à un vent trop fort si l’on est Vata car cela pourra entraîner des maux de tête, des névralgies, des étourdissements. De même si notre Pitta est trop élevé, on fera attention à ne pas rester trop longtemps au soleil, à s’approcher trop près du feu ou du piment 😉 ! Quant à Kapha, ne le noyons pas dans un excès d’eau. Gardons à l’esprit la règle principale de l’ayurvéda : les opposés se contre-balancent, les semblables s’additionnent.

La nature pourvoit à tous nos besoins et le contact avec la nature est un des piliers de la bonne santé physique, mentale et spirituelle. Ses rythmes cosmiques harmonisent notre respiration, nos cellules et nos organes. L’être humain fait partie de la nature et leurs échanges sont continuels. Être dans la nature, apprendre à mieux la connaître nous donne un précieux sentiment intérieur de sécurité et de connexion.

Malheureusement, nos vies modernes citadines nous coupent de cette nature si précieuse et nous devons faire des efforts pour aller à son contact. C’est l’une des innombrables raisons pour lesquelles nous nous devons de la protéger et de promouvoir son développement dans nos villes. Vivre coupé de la nature, c’est vivre coupé de notre nature profonde. Essayer de vivre au rythme des cycles de la nature, en s’exposant aux éléments, c’est nourrir notre vitalité. Pour 2020, je vous souhaite à toutes et à tous de bons bains élémentaux !

Inspirations – AYURVEDA

Comme vous le savez si vous suivez ce blog, je m’intéresse depuis longtemps à l’ayurveda et à la naturopathie. Il y a 10 ans, je suis même partie suivre une formation intensive de 9 mois à temps plein à l’Ayurvedic Institute, au Nouveau Mexique, aux Etats-Unis. J’ai ensuite complété ma formation en naturopathie occidentale avec Robert Masson, au CENA. M. Masson, qui était une grande figure de la médecine naturelle, nous a malheureusement quittés l’été dernier.

Depuis ces formations, je continue à explorer ces domaines à titre personnel et j’ai décidé de partager avec vous mes sources d’inspiration dans trois domaines qui me tiennent à cœur : ayurveda, naturopathie, psychologie et gestion du stress. Vous verrez que la plupart des sources sont en anglais, qui est ma langue paternelle. Une bonne raison de se remettre à cette belle langue !

AYURVEDA

Dr Lad / Ayurvedic Institute : C’est donc là que je me suis principalement formée même si j’avais déjà lu beaucoup depuis plusieurs années et expérimenté des massages et des remèdes ayurvédiques (vraiment dégueu pour la plupart, mais c’est une autre histoire) quand j’étais en Inde. Pendant mon année à l’AI, j’ai eu l’impression de continuer à vivre dans un ashram : chaque cours débutait et se terminait pas une prière, nous avions des sessions de bhajans (chants dévotionnels) régulièrement au sein de l’institut et pouvions participer à toutes sortes d’ateliers et stages. Pendant cette année-là, je me suis initiée à l’Agni Hotra (cérémonie védique traditionnelle à effectuer au lever du soleil avec bouse et vache et ghee), aux mandalas de guérison, à l’EFT (« Emotional Freedom Technique », qui s’est bien popularisée depuis), à l’astrologie védique, etc., etc. Nous avions également la possibilité d’assister à toutes les conférences du vendredi soir, proposées en ouverture des stages de Dr Lad. Bref, tout ça pour dire que la plupart de ces conférences sont disponibles gratuitement sur le site de l’Institut ici. Ce ne sont que des introductions et il y a tellement plus à dire sur chaque sujet, mais c’est vraiment très riche tout de même. Dr Lad a une approche très spirituelle de l’ayurveda. Il l’incarne vraiment et c’est ce qui fait toute la valeur de ses enseignements.

Dr Claudia Welch : J’ai rencontré Claudia quand elle donnait des cours à l’AI. Pendant 3 mois, elle était avec nous pendant 3 heures tous les soirs. Diplômée en Ayurveda et en médecine chinoise, elle a pendant longtemps eu son propre cabinet privé avant de proposer des formations en ligne et des stages à travers le monde. Auteur du magnifique livre Balance your hormones, balance your life que je conseille vraiment à toutes les femmes, elle est régulièrement invitée, comme son ami Dr Svoboda (auteur de la fameuse trilogie « Aghora »), aux conférences internationales sur l’ayurveda en Inde ou ailleurs. Comme beaucoup, elle s’est spécialisée dans la santé des femmes. Elle a une approche très rafraîchissante de la santé et de la guérison. En gros, nous en faisons toutes trop et vivons comme s’il y avait une caméra qui enregistrait tout ce que nous faisons en permanence pour nous évaluer ensuite. Le secret du calme mental et de la santé qui généralement en résulte, c’est de se rendre compte que nous n’avons rien à prouver à quiconque. Sur son site, elle a une page où elle poste des conversations autour de ces sujets. J’aime beaucoup l’écouter et je dois dire que le stage sur la santé des femmes que j’ai suivi avec elle il y a plus de 10 ans maintenant a changé toute ma perspective sur la vie et la santé (oui, rien que ça!).

Kakis

Cate Stillman / Yoga Healer : C’est une copine de Dr Welch. Je ne l’ai jamais rencontrée et je dois admettre que son côté très pitta américain m’agace un peu parfois, mais son équipe et elle ont la grâce de mettre en ligne sur son site de nombreux articles, de très intéressantes interviews/podcasts, ainsi que des documents courts synthétiques sur plein de sujets ayurvédiques, qui sont très bien faits.

Banyan Botanicals : C’est une entreprise qui produit et commercialise des plantes ayurvédiques de très bonne qualité. Sur le site, il y a plein d’infos dans l’onglet « Learn Ayurveda », pour ceux et celles qui souhaitent s’initier à l’ayurveda de façon sérieuse. Il est également possible de faire un test gratuit pour connaître son dosha dominant (prakruti) : vata, pitta, kapha. Connaître son dosha dominant ainsi que celui qui vient juste après, c’est fondamental pour pouvoir utiliser les merveilles qu’offre la science ayurvédique. Quelqu’un comme moi qui est pitta-vata (les deux sont quasiment à égalité) ne doit pas suivre le même mode de vie qu’un kapha par exemple, au risque de ses déséquilibrer.

Dr Alakananda Ma / Alandi Ayurveda : Alakananda Ma est une figure spirituelle très inspirante à mes yeux. Elle est née anglaise entre deux traditions religieuses, a suivi des études de médecine conventionnelle, vécu 5 ans dans des couvents catholiques avant de partir en Inde et d’y trouver sa véritable voie. Il y a plus de 10 ans, alors que je vivais en Inde, j’ai été éblouie par la lecture de son livre Pilgrimage to the mother  qui raconte son pèlerinage aux sources du Gange, sa rencontre avec son futur compagnon de vie et leurs visites à de grands sages alors qu’ils vivaient comme de vrais sadhus et sadhvis. Depuis 1990, ils ont établi un petit ashram à Boulder dans le Colorado qui propose également des formations très sérieuses en ayurveda. A un moment de sa vie, empoisonnée par l’eau d’un puits, elle est tombée très malade et c’est grâce à Dr Lad qu’elle a retrouvé la santé. Sur le site de son école, là encore, on peut trouver plein de recettes et de remèdes naturels pour toutes sortes de problèmes du quotidien.

Maya Tiwari / Wise Earth School of Ayurveda : Atteinte d’un cancer dans ses jeunes années alors qu’elle vivait une vie très matérielle à NY, elle a été condamnée par la médecine conventionnelle et a décidé d’aller vivre seule, retirée du monde, pour mourir en paix. Pendant cette période de retraite, elle a eu de profondes expériences spirituelles qui l’ont reconnectée à la sagesse ancestrale de l’Inde et de l’Ayurveda. Dès 1981, elle a fondé son école qui propose un enseignement très traditionnel. Elle insiste beaucoup sur les rythmes de vie, les rituels du quotidien, la relation que les femmes doivent approfondir avec la nature et la lune en particulier… Ses livres sont une merveille.

Je crois que je vais m’arrêter là !… J’aurais également pu citer John Douillard qui propose une quantité impressionnante d’information sur la nutrition, ou encore Dr David Frawley dont le site offre d’innombrables articles autour de la culture védique, et beaucoup d’autres, mais c’est déjà trop long et c’est déjà beaucoup pour celle ou celui qui souhaite vraiment découvrir cette science fascinante.

Bonnes découvertes!