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Archive for the ‘ayurveda’ Category

Il y a un aspect de la santé dont on parle peu en médecine conventionnelle et qui me paraît pourtant fondamental, c’est le fait de soutenir l’immunité. On le sait pourtant bien, la fatigue, le stress, le manque de sommeil, de soleil, de contact avec la nature, nos rythmes de vies irréguliers, une alimentation dénaturée, tout ça ne favorise pas notre immunité et pourtant nous souhaitons tous traverser des hivers sans rhume, sans gastro, sans grippe.

Je me propose de partager avec vous ce que je mets en place dès la fin octobre afin de passer un hiver en bonne santé.

Déjà, il faut bien se rendre compte que l’hiver est la saison naturelle du repos. On le voit bien dans la nature : les jours raccourcissent, il y a moins de lumière, certains animaux entrent en hibernation, les arbres perdent leurs feuilles à mesure que la sève descend, la nature se met en dormance.

De notre côté, surtout pour ceux qui vivent dans les grandes villes, c’est le contraire que la société nous propose : juste au moment où on commence à vouloir ralentir, c’est là que les sollicitations se font plus nombreuses : l’activité économique reprend après l’été et la rentrée, la saison artistique redémarre (merci les spectacles qui débutent à 21h!), il y a les fêtes de fin d’année, la galette des rois (qui surcharge encore plus notre foie déjà patraque), bref, on nous demande d’être au top alors que c’est à ce moment-là de l’année qu’on a le moins d’énergie.

Traditionnellement dans les campagnes, il n’y a pas si longtemps, l’hiver était la saison des veillées au coin du feu, les gens se rassemblaient les uns chez les autres et l’activité redémarrait naturellement à mesure que la lumière revenait et que les jours rallongeaient.

De mon côté, et je ne parle ici que de mon expérience personnelle, j’essaie d’entrer en résonance avec l’énergie de l’hiver : j’essaie de conserver un rythme de vie régulier, de dormir le plus possible, de prendre du temps pour moi, pour lire, pour faire du tri, pour observer les oiseaux du jardin. Je sais que dès le mois de mars, je serai d’autant plus en forme que j’aurai pris le temps d’hiberner un minimum.

Au niveau de l’alimentation, je réduis les aliments « froids » : pas d’eau froide, mais de l’eau tiède à boire, des tisanes, des soupes, des aliments onctueux, des compotes aux épices, des oléagineux, peu de laitages, de crudités, encore moins de salades. L’idée c’est que le corps ait le minimum d’effort à faire pour digérer les aliments, tout en étant bien nourri en vitamines et minéraux.

C’est pour ça également que je prends certains compléments alimentaires : 1 cuillerée à café de spiruline en granules dans un peu d’eau au petit déjeuner, des gélules de magnésium marin et d’oméga 3, ainsi que quelques gouttes de propolis et de vitamine D3. Dès les premiers beaux jours, une fois que la purée de pois de novembre et décembre est passée, je n’hésite pas à me mettre au soleil : dès février, assise dans le jardin pattes à l’air mais le haut bien emmitouflé avec pull et châle, je profite du soleil. Je pense vraiment que l’on sous-estime l’importance de s’exposer au soleil (avec modération et en fonction de sa couleur de peau bien entendu !) : c’est bon pour le moral, le sommeil, le système nerveux, les os, les yeux (oui ! mais sans abus, et sans regarder le soleil en direct), même la peau en bénéficie.

En hiver, je maintiens également un bon niveau d’activité physique. Je n’ai jamais été une grande sportive mais chaque semaine, je fais 2 séances de yoga (chez moi) et je marche 2 à 3 heures. Je pratique également une demi-heure de vélo elliptique 2 à 3 fois par mois en remplacement du vélo à l’extérieur à la belle saison. On trouve toujours de quoi se bouger au quotidien : rester debout dans les transports au lieu de s’asseoir, sortir un arrêt plus tôt, monter les marches au lieu de prendre l’ascenseur, aller se balader 15 minutes à la pause de midi, porter des sacs de course, etc. On connaît tous le refrain !

Bref, quand le corps est naturellement affaibli par le manque de lumière et le froid, je pense c’est à nous de compenser en conscience pour que le corps et le moral puisse garder la forme en hiver.

Autour du même thème:

Rhumes et états grippaux – remèdes naturels (1)

Rhumes et états grippaux – remèdes naturels (2)

Quelques habitudes ayurvédiques

Remèdes contre le rhume et Gastro et ayurveda!

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J’ai l’impression que tout le monde autour de moi est enrhumé en ce moment et j’ai moi-même été victime d’une « attaque » la semaine dernière ; je parle bien d’une attaque car grâce à quelques remèdes naturels que j’essaie de rapidement mettre en application, le rhume ne s’est pas déclaré.

J’ai pourtant bien senti le coup de froid : quelle idée effectivement d’aller se promener tête nue dans le vent glacial au moment de la digestion, alors que je revenais de deux semaines sous les tropiques la veille au soir après une nuit sans sommeil et deux vols peuplés de tous les microbes de la Terre.

Bref, voici ce que j’ai fait et qui a permis, malgré la fatigue, à ce qu’en 2-3 jours, je sois à nouveau dans un état normal.

Tout de suite, au niveau alimentaire, il s’agit surtout de soutenir le système immunitaire qui a donc connu un coup de mou puisque le virus a réussi à se faire un nid.

Il est donc conseillé de manger léger, de supprimer temporairement le sucre et les sucreries, le gluten et les produits laitiers. Tous ces aliments provoquent l’augmentation de Kapha dans le corps, ce qui entraîne mucosités et autres joyeusetés.

Ils peuvent également être lourds à digérer et l’idée générale, c’est que l’énergie du corps puisse au maximum être dispatchée sur la lutte immunitaire et non utilisée à digérer des aliments. Il est donc préférable de favoriser les soupes bio bien chaudes avec si possible des épices comme le gingembre frais, le poivre et le curcuma.

Il est également bénéfique de boire chaud, pas très chaud comme pour se faire une tisane, mais chaud quand même, de manière à ce que le corps n’ait pas besoin de réchauffer les liquides ingérés. En dehors de l’eau, privilégier les tisanes de thym, de gingembre/citron sans sucre.

Aussi, dès qu’on commence à ressentir les symptômes d’un rhume qui cherche à se déployer, il faut rester au chaud. Ça peut paraître idiot de le rappeler, mais on voit encore trop de personnes enrhumées qui ne sont tout simplement pas assez couvertes et qui disent souffrir du froid. Amis fumeurs, c’est également le moment de radicalement diminuer le tabac, qui fait rentrer avec chaque aspiration non seulement des poisons, mais de l’air froid.

Dans la mesure du possible, se reposer, faire une sieste, se coucher tôt, rentrer plus tôt du travail dès que les symptômes se font sentir.

Pour ce qui concerne les remèdes à proprement parler, je prends 10-15 gouttes d’extrait de propolis dans de l’eau matin et soir. Entre les repas, même si je sais que ce n’est pas l’idéal, je laisse également fondre sur la langue quelques pastilles à la propolis et des pastilles de vitamine C naturelle sans sucre, toujours avec l’idée de renforcer l’immunité.

Pour le nez bouché, je n’y vais pas par quatre chemins, j’utilise un « neti pot ». C’est une technique commune à l’ayurveda et au yoga pour se nettoyer les voies nasales. Pour moi, c’est souverain.

Il s’agit de faire couler de l’eau salée dans les narines d’un côté puis de l’autre avant de bien se sécher le nez et de rester… au chaud ! C’est un peu technique au début et il faut faire attention à l’hygiène des instruments ainsi qu’au dosage du sel : si ça fait mal, c’est qu’il n’y en a pas assez, si ça brûle, c’est qu’il y en a trop. À voir si cette idée vous parle. J’imagine qu’il y a plein de vidéos sur Youtube pour apprendre.

Une fois qu’on est à l’aise avec le neti, on peut le faire en prévention, après un vol en avion, après une balade à la campagne pour déloger les allergènes, pour se nettoyer le nez après un séjour dans une ville polluée. Honnêtement, pour moi c’est le remède miracle puisqu’on va à la racine de l’infection. Du coup, pauvre rhume avec nez coulant etc. n’a pas de chance de pouvoir se développer. A faire deux ou trois fois par jour avant les repas.

Si ça ne suffit pas, on peut compléter son traitement au neti avec des inhalations d’huiles essentielles : arbre à thé, niaouli, lavande, eucalyptus, etc. Il y en a plein qui sont indiquées dans ce cas, mais attention au dosage !

En conclusion, du chaud, du léger, du neti. Lavez-vous les mains et portez-vous bien !

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Doshas partout

Quand j’ai fait ma formation en ayurvéda il y a quelques années, Dr Lad nous disait souvent: « Quand vous aurez bien compris les 3 doshas que sont Vata, Pitta et Kapha, vous les verrez à l’œuvre partout! ».

Quelques années plus tard, je ne pratique pas l’ayurveda professionnellement, mais je peux dire que j’essaie de le vivre et c’est vrai que partout je peux observer le jeu incessant des trois doshas.

Pour faire simple: Vata c’est l’air et l’éther, c’est léger froid, mouvant, sec…; Pitta, c’est le feu et l’eau, c’est chaud, un peu liquide, piquant, brillant, parfois un peu vif… et Kapha, c’est la terre et l’eau, c’est lent, lourd, froid, humide, onctueux.

Une journée typique de novembre sur la côte atlantique, le ciel est gris et bas, un crachin froid tombe doucement sur la terre détrempée: Kapha dans toute sa splendeur. Pour le contrebalancer, de quoi a-t-on envie? D’une bonne tisane chaude au coin du feu, peut-être à base de cannelle ou de gingembre: on aura alors le chaud et le sec qui rétabliront l’équilibre.

Une nouvelle cheffe ultra-nerveuse, peau sèche, très mince, changeante: une belle personnalité Vata en déséquilibre. Qu’est-ce qui l’aiderait pour aller mieux? on peut citer par exemple des massages (ou auto-massages!) à l’huile de sésame chaude, des aliments onctueux, chauds et rassasiants pris à heures fixes, de longues nuits de sommeil, des couleurs apaisantes dans son environnement.

Un accès soudain de colère, d’impatience ou un brusque échauffement qui nous met dans tous nos états: on devient rouge, on a chaud, on transpire: vite, une promenade dans la nature, quelques cycles de respiration en utilisant le pranayama « Shitali« , qui agit comme une climatisation pour l’intérieur du corps et, remède divin entre tous, quelques pschitt d’eau de rose sur le visage et les avant-bras.Cela suffit souvent à contrebalancer le feu et donc à se calmer…

La connaissance des doshas peut être utile dans toutes les circonstances de la vie: pour savoir quoi manger, sous quel climat on se porterait le mieux, quel type de vacances envisager, quel métier, pour comprendre l’interaction dans les groupes, adapter sa parole à un auditoire, manager une équipe. C’est même étonnant que tout ça ne se soit pas encore tellement développé, quand on sait que l’ayurveda existe depuis des milliers d’années!

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J’ai décidé de faire cette mini-série sur de courtes histoires de « guérisons alternatives » dont j’ai été l’objet au cours des dernières années. En effet, même si la médecine alternative gagne du terrain, nombreuses sont les personnes qui sont encore aujourd’hui méfiantes et suspicieuses à son égard. Or j’ai fait l’expérience personnelle de ce qu’elle peut nous apporter.

Je commencerai avec ce qui m’est arrivé à la fin de l’année 2007. Je vivais alors en Inde depuis plus d’une année. Depuis mon premier cycle à l’âge de 12 ans, mes règles n’avaient jamais été régulières. Il pouvait se passer 3 voire 6 mois sans rien, puis 2 ou 3 cycles à peu près normaux, puis rien pendant des mois. Évidemment, comme la grande majorité des jeunes femmes j’ai pris la pilule pendant quelques années, ce qui n’a fait que camoufler le problème, mais celui-ci est réapparu en force quand j’ai arrêté en 2002 et que rien ne s’est jamais régularisé. C’est chiant les cycles irréguliers, on ne sait jamais quand « elles » vont arriver, il faut toujours avoir de quoi faire face dans son sac ; on a peur d’être prise au dépourvu en voyage, à la piscine, etc. Et puis on a quand même la vague impression que quelque chose ne tourne pas rond. Le corps de la femme est régi par son système hormonal et un cycle régulier sans douleur est quand même un des signes naturels de la bonne santé. Avec des cycles irréguliers, on se pose évidemment la question de la fertilité, ce qui peut devenir très angoissant pour celles qui souhaitent avoir des enfants.

Au fil des ans, je suis bien sûr allée consulter des gynécologues. Tous m’ont prescrit au bout de quelques minutes des crèmes à la progestérone à appliquer régulièrement sur la peau. Je crois bien que je ne suis allée chercher leur crème à la pharmacie qu’une seule fois et qu’elle n’a pas du être ouverte. J’ai toujours senti que la solution ne se trouvait pas dans un tube de crème hormonale.

Ça fait longtemps maintenant que je m’intéresse de près aux médecines alternatives et notamment à l’ayurveda. Les systèmes orientaux font référence à notre énergie vitale (prana pour l’ayurveda, chi ou qi pour la médecine chinoise traditionnelle), laquelle pour être en bonne santé, doit se mouvoir librement dans le corps. Le présupposé est que le corps naturellement sait ce qu’il a à faire pour se maintenir en bonne santé, notre rôle à nous étant de le soutenir pour que les flux énergétiques ne soient pas bloqués. Cela-passe évidemment par une hygiène de vie saine (alimentation, activité physique…), mais aussi, et c’est souvent le plus difficile, par une gestion équilibrée de nos émotions. L’idée est que l’énergie vitale devrait rencontrer le moins de blocages possibles. Or dès que nous sommes stressés, anxieux, angoissés, que nous n’avons pas assez dormi, que nous faisons face à des événements difficiles, on se contracte, on se protège comme on peut et on se bloque… Je trouve qu’on devrait tous apprendre à mieux gérer nos émotions, mais ce n’est pas facile…

Bref, pour en revenir à mon histoire. J’étais donc en Inde et je vois une petite affiche pour des soins énergétiques par une médium/canal. Comme attirée par un aimant, je prends RDV. C’était la première fois que je consultai une personne comme ça. C’était une Canadienne qui m’a dit qu’elle avait reçu les mêmes dons que sa mère et sa grand-mère et qu’elle travaillait avec les énergies, qu’elle était en mesure de voir des événements de nos vies antérieures etc. La séance d’une heure et demi est passée très vite. Après m’avoir demandé ce qui m’amenait (c’était principalement ce problème de menstruation pour moi, mais on sait qu’on vient souvent avec un « problème » qui n’est que la surface visible de l’iceberg), elle a commencé à me raconter des trucs de certaines vies antérieures, dans le désert au moyen-orient. Une vie de nomades. Beaucoup d’enfants, pas assez de nourriture, pas assez d’eau. Pas de temps libre, énormément de corvées. Et puis surtout elle m’a dit que j’avais comme une entité qui était accrochée à mon ventre. Elle me l’a même décrite et ça a résonné très fortement en moi. Elle m’a fait savoir qu’elle allait lui demander de s’en aller, de me laisser tranquille. Je ne sais plus trop comment elle s’y est pris, ce qu’elle a fait. La séance était enregistrée mais bizarrement je n’ai jamais écouté l’enregistrement. Toujours est-il que depuis ce jour, mes règles sont au rendez-vous tous les mois et que certains problèmes relationnels que j’avais avec des inconnus se sont volatilisés.

Les causes de nos troubles sont parfois mystérieuses. On ne peut pas toujours rester en surface des choses et croire qu’une crème ou un médicament va nous guérir, même si ceux-ci ont leur place dans la gamme des soins médicaux. De mon côté, cette rencontre m’a transformée. Nous sommes des êtres extrêmement complexes. Si l’on accepte la théorie de la réincarnation, ce qui est pour moi une évidence, on imagine à peine la quantité incommensurable de nœuds et de liens qu’il faut dénouer pour se libérer… Les personnes qui sont canal/medium/magnétiseurs peuvent nous aider. Encore faut-il faire preuve de discernement quand on choisit d’aller voir quelqu’un (les charlatans sont nombreux !) et se fier à son instinct pendant la consultation.

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On parle de plus en plus de l’importance de trouver dans sa vie quotidienne des fenêtres de relaxation, mais finalement, pourquoi est-ce si important ?

Dans nos sociétés modernes, et c’est maintenant un lieu commun de le rappeler, on est souvent dans une course constante contre la montre, stressés, anxieux… Ce stress, qui selon les personnes se loge au niveau de la peau (psoriasis, acné…), du cœur (tachycardie, sentiment d’oppression…), des intestins (digestion compromise pour dire les choses joliment) ou du dos (douleurs diverses et variées, lumbagos…), nous embrouille littéralement le cerveau également. C’est comme si un épais nuage gris tourbillonnant remplaçait nos facultés habituelles (en tout cas, c’est comme ça que je le ressens de mon côté) et nous empêchait de réfléchir calmement, de se souvenir et de se concentrer. Littéralement, on ne se reconnaît plus et on est plus nous-même.

Alors quel est le rôle de la relaxation dans ce schéma ? Et bien tout simplement, elle constitue une pause qui nous permet de nous reconnecter à la source, de nous abandonner quelques instants à l’énergie universelle bienveillante qui anime chaque chose et chaque être.

On rentre profondément dans notre corps en oubliant le mental, on se reconnecte avec nos sensations dans le moment présent, avec le moins de filtres possibles, en essayant de laisser à distance le mental et ses tourbillons pour finalement s’ouvrir à l’intelligence universelle. C’est elle qui nous donne l’énergie pour vivre de façon optimale, qui réorganise nos cellules et nos vents énergétiques* afin de nous permettre de nous régénérer et de réparer ce qui a été endommagé par le coup de stress : rétablissement des circulations énergétiques, des cellules, décontraction des muscles, assouplissements des nerfs.

Ce n’est que si l’on offre à notre corps et à notre mental des pauses régulières de relaxation que l’on pourra maintenir sa santé, surtout si nos nuits sont souvent chaotiques. Autrement, le stress et la tension s’accumuleront toujours plus profondément dans les tissus, pouvant causer à terme toutes sortes de pathologies, dont l’étiologie reste mystérieuse pour la médecine officielle : fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques…

Alors, à mon sens, tout est bon pour fournir au corps et à l’esprit un moment de relaxation intense : sophrologie, écoute de CDs de relaxation en position couchée, yoga (et surtout shavasana, la fameuse posture du cadavre que tout le monde attend avec impatience en fin de cours!), qi gong, bains aromatiques (vive l’huile essentielle de lavande vraie!), bains de soleil dans l’herbe (attention à ne pas rester trop longtemps)…

* Rappelons en ayurveda les 5 vents énergétiques de base : prana vayu, apana vayu, udana vayu, samana vayu , vyana vayu.

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Depuis quelques années, on assiste à un engouement de plus en plus prononcé pour les compléments alimentaires. Non seulement on se jette sur les gélules d’oméga 3 (à juste titre d’ailleurs, tellement les oméga 3 sont fondamentaux au bon fonctionnement de l’organisme) à base de krill, de cerveau de saumon sauvage, de foie de requin ou autre… mais on explore de plus en plus souvent les territoires jusqu’alors inconnus de la phyto exotique: poudre d’ashwaganda, baies de goji,  guggul…

Se pose-t-on assez la question de savoir comment et où ces substances ont été récoltées?

En effet, quand on avale sa gélule, qu’on mange son miel australien ou qu’on boit sa potion à bases de plantes de l’Amazonie, on ne garde souvent à l’esprit que ses propriétés, souvent présentées comme « remarquables » par le naturopathe, l’amie ou la publicité qui nous a poussé à les acheter. Nous pensons rarement aux conditions de production de ces produits (parfois en Inde les plantes sont récoltées aux abords pollués des routes..;) et surtout on se demande rarement si telle ou telle plante n’est pas surexploitée dans son pays. Je pense notamment à quelques plantes indiennes utilisées en ayurveda qui sont maintenant de plus en plus difficiles à trouver, non seulement à l’étranger mais en Inde également. Or c’est bien là le drame, ces plantes que nous « essayons » ici sont vitales pour les gens là-bas.

L’ayurveda, comme beaucoup de systèmes de médecine traditionnels est la médecine du pauvre en Inde: les consultations sont beaucoup moins chères, les examens beaucoup plus rapides et moins invasifs, les médicaments à base de plantes, souvent encore fabriqués par le médecin lui-même avec l’aide de quelques personnes de sa famille ou de son entourage qui l’aident à aller récolter les plantes, sont peu chers, voire même encore parfois échangés par le patient contre quelques denrées alimentaires.

Quelques fabricants occidentaux comme Banyan Botanicals ou Pukka Herbs ont pris conscience du problème et proposent à présent des poudres de plantes issues de leurs propres plantations biologiques développées en Inde avec les populations locales… L’Ayurvedic Institute qui vend beaucoup de plantes ayurvédiques aux États-Unis essaie également de faire prendre conscience aux acheteurs de ces problématiques qui ne seraient pas si dramatiques si la majorité de ces plantes servaient véritablement à soigner les personnes qui les achètent et non pas à garnir leur armoire à pharmacie en attendant que la date limite d’utilisation soit dépassée.

Car c’est souvent la triste réalité, les plantes et remèdes traditionnels que nous achetons sont en occident rarement pris durant toute la durée du traitement. Dans les pays dont sont issus ces systèmes, le patient repart généralement avec la dose exacte correspondante à la durée de son traitement, mais chez nous, nous achetons des boites de gélules ou de poudre de plante standardisées et il est bien rare que nous les terminions. Je connais malheureusement peu de personnes qui sont capables de maintenir leur traitement au long court et celui-ci s’arrête souvent sans qu’on s’en rende compte parce qu’on a oublié de prendre nos gélules une fois, puis deux, puis quelques jours de suite…

Ces produits fragiles souvent finissent par s’éventer et perdre leurs essences actives, les huiles finissent par rancir… et tout ça, alors que nous aurions pu trouver un traitement naturel qui vient de nos pays. Si on se base sur l’énergétique des plantes, on sait que les plantes qui nous conviennent le mieux sont celles qui poussent dans la région dans laquelle nous avons grandit. Elles auront poussé dans le même climat, auront poussé dans une nature de sol qui nous est familière. Alors avant d’aller chercher des solutions exotiques à certains de nos maux, pourquoi ne pas d’abord commencer par essayer de trouver des solutions locales?

Et puis essayons de développer de la gratitude pour cette nature si généreuse qui pourvoit à tous nos besoins et que pourtant, nous détruisons de plus en plus rapidement au fil des années.

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Je suis sur le point de terminer ma 35e année. Quand j’ai eu 35 ans, ma belle-mère m’a dit : « Tu vas voir, à 35 ans, il y a un vrai changement, la peau s’affine, on marque plus, etc. » Je ne l’ai pas crue sur le moment, mais une année plus tard, je dois bien avouer qu’elle avait raison.
Je ne sais pas si ses paroles ont en quelque sorte programmé quelque chose en moi qui m’aurait fait me focaliser sur certains détails qui m’étaient indifférents auparavant ou si c’est vraiment un tournant pour les femmes. J’ai ainsi vu ma peau s’affiner, mes hanches s’arrondir sans parvenir à l’éviter, mon visage marquer la fatigue davantage, les gens m’appeler madame en toutes occasions (alors que quelque temps auparavant, les mademoiselle étaient plus fréquents), mais j’ai aussi ressenti intérieurement une nouvelle confiance ; à 35 ans, on ne fait plus partie des « jeunes » ; beaucoup ont des enfants, parfois se sont engagés dans l’acquisition d’un logement, sont plus en accord avec eux-mêmes dans leurs désirs profonds… En gros, plus on avance en âge, plus on devient soi-même. On est moins influençables et influencés et ça apporte généralement un véritable mieux-être. En tous cas, je connais à présent mes priorités et quel style de vie je souhaite mener ; vu d’instabilité de mon système nerveux, j’ai de plus en plus besoin de calme, de temps libre pour méditer, faire du yoga, aller dans la nature. Je sais que c’est ce qui me convient ; c’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à quitter Paris après une décennie trépidante de boulots dans l’édition et de voyages au long court pour m’installer en province et à prendre un emploi qui me laisse du temps même si le salaire n’est pas mirobolant.

Je me rappelle d’ailleurs à présent une de mes profs d’ayurveda, la géniale Claudia Welch, qui, lors d’un séminaire sur les périodes de transition dans la vie des femmes en relation avec la thématique des changements hormonaux, nous avait dit qu’il était important pour les femmes de ralentir à partir de 35 ans. Elle incitait ses patientes, à partir de cet âge-là, à « mettre un peu d’ordre dans leurs priorités », à développer une pratique régulière de la méditation et de globalement, mettre en place un rythme de vie plus régulier qui ne pèserait pas autant sur leur système nerveux : des nuits assez longues, beaucoup de grand air, une alimentation saine, sans cigarettes et avec peu d’alcool.
Pour elle, il est évident que le passage de la ménopause se fera d’autant plus facilement que ces bonnes habitudes de vie auront été prises tôt, le but étant d’arriver à la cinquantaine avec les glandes surrénales en bonne santé pour qu’elles puissent prendre la relève de la production d’estrogènes après la ménopause. Elle nous racontait comment, dans beaucoup de pays encore, la ménopause n’est pas vécue comme une période de turbulences avec sautes d’humeurs, bouffées de chaleurs, etc mais comme l’arrêt, un beau jour, des règles, sans douleurs et sans changements flagrants par ailleurs, ce qui est rarement le cas dans nos pays occidentaux. Ça peut paraître surprenant de penser à la ménopause à 35 ans et pourtant, on sait bien que ce que l’on fait aujourd’hui pour notre corps et notre esprit aura des répercussions quelques années plus tard ; autant adopter de bonnes habitudes avant que la maladie ou des symptômes trop invalidants ne nous y forcent. Se renseigner sur ce thème, écouter son corps un minimum me semble la base et pourtant on en parle peu.

Alors évidemment, pour beaucoup d’entre nous, une fois arrivé à 35 ans, il est quasiment impossible de ralentir. Beaucoup de femmes de cet âge ont des enfants en bas âge, sont prises par leur carrière ou par des soucis de chômage et de fins de mois difficiles. Pourtant, les techniques conseillées sont simples et gratuites (méditation, marche, limitation des excitants…) ; il s’agit juste de comprendre le bénéfice qu’on peut en tirer et d’expérimenter les transformations qu’elles apportent.

http://drclaudiawelch.com/

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