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Archive for the ‘écologie’ Category

Je sais, on en a parfois marre de lire des listes de choses à faire pour « préserver » notre planète, mais j’ai quand même eu envie de partager avec vous ma liste personnelle. Ce sont toutes des habitudes que je pratique au quotidien et qui sont devenues comme une seconde nature.

OBJETS

  • ne rien acheter en bois exotique : personnellement, je trouve lamentable de contribuer à la déforestation en achetant des meubles ou des objets en bois exotique (teck, manguier, ipé,etc.) sans parler des revêtements pour terrasses ou extérieurs. Se rend-t-on vraiment compte du temps qu’il faut à un arbre pour pousser? Quand on abat un grand arbre, on saccage tout aux alentours et on détruit aussi l’habitat de nombreux animaux. Sans demande, il y aura moins d’offre donc moins de déforestation. Je me méfie des labels indiquant une gestion durable des forêts dans les pays tropicaux. Une copine qui était bénévole chez Greenpeace pendant plusieurs années m’a dit que souvent, des arbres étaient replantés à la place de ceux qui avaient été coupés, mais il s’agissait souvent d’arbres de petite taille à maturité ou de plantations de palmiers à huile… A titre d’exemple, quand nous avons emménagé dans notre maison, nous avons soudain eu assez de place pour un de ces grands (et lourds) miroirs-fenêtre. Pourtant il était hors de question pour moi d’en acheter un neuf. J’ai donc parcouru le Bon coin et autres sites de ce genre pendant des semaines avant d’en trouver un d’occasion à acheter.
  • ne pas acheter de vêtements en cachemire. Vous avez remarqué comme ils sont de moins en moins cher chaque année? Malheureusement, ils participent à la désertification des steppes mongoles. J’ai souvent été tentée parce que c’est beau, chaud et doux, mais tant pis, je me réfrène.
  • essayer, si le budget le permet de privilégier des achats de qualité, en petit nombre, plutôt que faire des achats compulsifs qui ne viendront que s’entasser dans nos placards sans vraiment servir.

ALIMENTATION

  • dans la mesure du possible, manger bio en adoptant un régime sans trop de viande ni de poisson. On va me dire que c’est cher etc. Oui, c’est parfois beaucoup plus cher (surtout bizarrement dans les grandes surfaces. Quand je compare les prix de mon Biocoop avec ceux pratiqués dans la grande surface locale, le Biocoop gagne à tous les coups!), mais pour la majorité d’entre nous, c’est vraiment une question de choix. Dans beaucoup de foyers en France, il n’y a plus qu’une ou deux personne(s). Quand on voit ce que les gens trimballent dans leur charriot au supermarché, on se rend vite compte qu’il y a plein de choses qui ne nous nourrissent pas: bonbons, sodas, buiscuits, viennoiseries, alcool…. Ce sont juste des calories vides. L’argent dépensé pour ces « aliments » pourrait être utilisé pour acheter de vrais aliments bio et sains comportant bien plus de nutriments. Bon, c’est sûr que si on a cinq ados à la maison, ça peut vite devenir intenable financièrement. Il y a également beaucoup de personnes qui fument quotidiennement et qui disent ensuite ne plus avoir d’argent pour autre chose…
  • supprimer les aliments contenant de l’huile de palme : pâte à tartiner connue (de toutes façons pleine de gras et de sucre), nombreux gâteaux industriels, certains pâtés végétaux… Il est bien entendu important de prendre le temps de lire les étiquettes. On trouve toujours des substituts à ces aliments qui sont bien plus sains et plus écolos si on tient à consommer ces produits.
  • arrêter de manger autant d’avocats : l’Occident s’est soudainement pris de passion pour l’avocat qui est à présent paré de toutes les vertus. Ils sont super à la mode, dans les salades, en tartinade, etc. Du coup, on rase la forêt en Amérique latine pour faire pousser des plantations d’avocatiers ! Personnellement j’adore l’avocat et comme jusqu’à récemment, je n’avais pas connaissance des conséquences de cette surconsommation, je ne m’en privais pas et j’en mangeais quasiment tous les jours. Maintenant que je sais, et que je ne peux pas faire semblant de ne pas savoir, je n’achète que des avocats bio qui ont poussé en Europe. C’est aussi moins de transport.

HYGIENE ET BEAUTE

  • adopter des produits cosmétiques naturels (huiles végétales, hydrolats, huiles essentielles, savons bio…). On sait que certains gommages pour le corps sont remplis de billes de silicone que l’on retrouve dans les cours d’eau (il seront interdits en France à compter du 01/01/2018, merci « Loi biodiversité! ») et qui sont une plaie pour la faune aquatique. Un gant de crin ou un loofah font tout aussi bien l’affaire. Ne plus utiliser de shampooing classique: ils continennent souvent du silicone également et de nombreux composés chimiques. Quand on y pense, est-ce bien raisonable de polluer l’eau juste pour se laver? Il en va de même pour les gels-douches (adieu flacons de liquide bleu ou rose vif!) et autres produits lavants. Un bon savon bio est bien moins nocif pour notre peau et pour l’eau.
  • remplacer sa droguerie domestique (qui empeste et qui pollue) par quelques produits de base que tout le monde connait à nouveau aujourd’hui : bicarbonate, savon noir, vinaigre blanc, huiles essentielles européennes (citron, lavande…).
  • pour les femmes: abandonner les protections périodiques et les tampons classiques (Avez-vous vu le documentaire qui est passé sur France 5 récemment, « Tampon, notre ennemi intime ? », ça vaut le détour) pour, au choix, une coupe menstruelle, des serviettes lavables ou des serviettes bio sans plastique et non blanchies au chlore. Quand le plastique est brûlé, il produit de la dioxine qui est hautement toxique/cancérigène (moins on en brûle, donc, mieux ça vaut), sans compter que le contact de ces substances chimiques avec des muqueuses peut potentiellement avoir des conséquences dramatiques.

EAU

  • limiter sa consommation d’eau en ne remplissant sa bouilloire/casserole qu’à hauteur de ses besoins. Avant mes voyages en Inde, j’étais comme tout le monde, je ne me rendais même pas compte que je faisais couler et chauffer inutilement une bouilloire entière pour une tasse de thé. Là-bas, quand j’ai vu les gens faire chauffer exactement l’équivalent de 3 tasses pour 3 convives, je me suis dit que ça avait plus de sens.
  • dans le même ordre d’idée, installer une chasse-d’eau économe si ce n’est pas déjà fait. A défaut, il est possible de mettre une bouteille ou une brique dans le réservoir pour limiter le volume d’eau. On peut aussi récupérer dans des bouteilles l’eau qui coule pour la douche avant qu’elle ne soit chaude. C’est pratique pour arroser le jardin ou les plantes d’intérieur, voire pour tirer la chasse. Si on est en maison, installer un récupérateur d’eau de pluie. C’est un peu la première chose qu’on a faite quand on a emménagé. Avec les périodes de sécheresse qui s’accumulent, la moindre pluie est précieuse!
  • aussi, je lave toujours les légumes ou les salades au dessus d’un saladier dont je reverse d’eau dehors au pied des plantes.

ENERGIE

  • limiter la température des pièces l’hiver. Je sais que ça fait vraiment message de l’Ademe (qui a un site intéressant d’ailleurs), mais est-il nécessaire de chauffer à 21 degrés comme certaines de mes collègues le font ? L’hiver, on met des pulls, c’est normal. On est pas censé se promener en T-shirt chez soi, pieds nus, comme dans une pub (vous avez remarqué qu’il semble toujours y faire bien chaud dans les intérieurs ?) !
  • s’inspirer de la permaculture quand on a un jardin : plus besoin par exemple de faire des allers-retours à la déchetterie pour aller porter les résidus de tontes et autres. Il est préférable de les étaler au pied des plantes en suivant l’un des premiers préceptes de la permaculture: « Jamais le sol tu ne laisseras découvert ». Ça fait un paillage naturel qui limite l’évaporation et qui est bénéfique à la vie du sol et donc aux insectes (les oiseaux en profitent donc également : plus à manger pour eux et du matériel pour construire les nids!). C’est sûr que l’esthétique est particulière et s’adapte plus aux jardins « champêtres ».

La liste pourrait s’allonger mais je souhaite qu’elle soit un aperçu de ce que je pratique au quotidien. Toutes les actions et les choix que nous faisons dans notre vie quotidienne ont un impact sur l’environnement. C’est comme ça que s’est construit la société consumériste occidentale et c’est le modèle qui a été importé dans le monde entier. De mon côté, j’essaie d’en prendre conscience et d’améliorer ce que je peux tout en ayant bien conscience qu’un seul voyage en avion par an réduit à néant tous les efforts au niveau de l’empreinte carbone; c’est pour ça que j’ai parlé de notre empreinte écologique en début d’article, qui est un concept plus large… N’hésitez pas à partager vos trucs dans les commentaires!

Autour du même thème: « Agression chimique », « Cosmétiques ».

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D’autres fleurs ici et

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L’être humain est issu de la nature.

On l’oublie trop souvent, mais tout est constitué des mêmes éléments : les minéraux qui nous sont si précieux pour nos réactions enzymatiques sont les mêmes que nous retrouvons dans la terre ou la mer, les vitamines qui nous sont si précieuses sont celles qui se retrouvent dans les plantes… ; toute notre alimentation dépend de la nature (même les produits hyper-transformés, hyper-emballés, hyper-industrialisés ont pour base des produits naturels : ils contiennent au moins de l’eau ou des céréales !!).

Étant issus et faisant partie intégrante de la nature, c’est alors bien dommage que beaucoup de nos contemporains aient perdu ce contact avec la nature. Dans les grandes villes, celui-ci se résume le plus souvent à pester contre les feuilles mortes qui recouvrent les trottoirs à l’automne ou à un court passage au square ou au jardin du quartier (quand on a la chance d’en voir un !).

Dans les villes, tout ce qui nous entoure est le fruit de l’esprit humain, de l’imagination humaine (et parfois, il faut bien le dire, de quelque architecte un peu torturé qui n’a pas imaginé une seule seconde ce qu’allait être la vie des gens pour lesquels il a fait réaliser tel ou tel bâtiment!) ; tout est carré, rectangulaire, pointu ; les lignes sont droites, les choses ordonnées, parfois sales et/ou dégradées… Il semblerait que la réintroduction de la nature dans les grandes villes soit un impératif si on ne veut mettre un frein à l’escalade de stress, d’anxiété et de violence qui semblent les envahir. Où sont les courbes, le joyeux fouillis, les couleurs et les odeurs de l’espace naturel qui nourrissent nos sens et notre âme ?

Lors d’une balade dans la nature, que ce soit en forêt, à la montagne, à la campagne ou a fortiori en bord de mer, on fait le plein d’ions négatifs (un seul ion d’oxygène négatif fait pénétrer 80 ions d’oxygène neutre dans l’organisme !), c’est la fameuse oxygénation du corps qui nous fait tant de bien quand on rentre de balade, qui nous donne cette sensation de régénération.

Grâce au soleil, et même par temps voilé, on profite des UV qui nous permettent, surtout si c’est l’été et que nous sommes légèrement vêtus, de transformer le cholestérol sous-cutané en vitamine D3 (vitamine qui joue un rôle très important dans le métabolisme phospho-calcique).

Il y a aussi tous les arômes naturels diffusés par la mer, les algues, les plantes : pour ceux qui ont justement cette chance de pouvoir être régulièrement dans la nature, qui n’a pas un souvenir ému de l’odeur de la garrigue chauffée par le soleil l’été, des aiguilles de pins, des ajoncs de bord de mer au moment de leur floraison, des mimosas ou du lilas au printemps… Toutes ces merveilleuses odeurs qui pénètrent nos narines agissent sur notre système limbique, endocrinien, nerveux et physique, comme le feraient des huiles essentielles qui sortent du flacon. Une balade dans la nature, c’est comme un traitement d’aromathérapie olfactive !!

Un autre « avantage » de la balade dans la nature, c’est la séance de réflexologie gratuite ! En effet, qu’on soit pieds nus sur la plage ou chaussés de chaussures légères sur les chemins caillouteux ou les nœuds des racines de la forêt, la voûte plantaire est massée par l’irrégularité du terrain et c’est ainsi toutes les tensions du corps qui se trouvent soulagées (si on en fait pas trop!).

Et puis bien sûr, pour qui sait voir et observer la beauté de la nature, une balade dehors, c’est la régalade des yeux et des oreilles : les couleurs naturelles (et notamment le vert qui est connu pour réguler et apaiser le système nerveux), les paysages, l’innocence d’une biche ou d’un moineau, le chant d’une tourterelle, l’apaisement procuré par les formes naturelles de la végétation, de la roche, du cours d’eau… Ce ne sont plus murs de béton et de verre aux lignes strictes mais l’harmonie joyeuse de la nature avec son inégalable enthousiasme qui nous réchauffe le cœur et nous décentre de nos soucis !

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Depuis quelques années, on assiste à un engouement de plus en plus prononcé pour les compléments alimentaires. Non seulement on se jette sur les gélules d’oméga 3 (à juste titre d’ailleurs, tellement les oméga 3 sont fondamentaux au bon fonctionnement de l’organisme) à base de krill, de cerveau de saumon sauvage, de foie de requin ou autre… mais on explore de plus en plus souvent les territoires jusqu’alors inconnus de la phyto exotique: poudre d’ashwaganda, baies de goji,  guggul…

Se pose-t-on assez la question de savoir comment et où ces substances ont été récoltées?

En effet, quand on avale sa gélule, qu’on mange son miel australien ou qu’on boit sa potion à bases de plantes de l’Amazonie, on ne garde souvent à l’esprit que ses propriétés, souvent présentées comme « remarquables » par le naturopathe, l’amie ou la publicité qui nous a poussé à les acheter. Nous pensons rarement aux conditions de production de ces produits (parfois en Inde les plantes sont récoltées aux abords pollués des routes..;) et surtout on se demande rarement si telle ou telle plante n’est pas surexploitée dans son pays. Je pense notamment à quelques plantes indiennes utilisées en ayurveda qui sont maintenant de plus en plus difficiles à trouver, non seulement à l’étranger mais en Inde également. Or c’est bien là le drame, ces plantes que nous « essayons » ici sont vitales pour les gens là-bas.

L’ayurveda, comme beaucoup de systèmes de médecine traditionnels est la médecine du pauvre en Inde: les consultations sont beaucoup moins chères, les examens beaucoup plus rapides et moins invasifs, les médicaments à base de plantes, souvent encore fabriqués par le médecin lui-même avec l’aide de quelques personnes de sa famille ou de son entourage qui l’aident à aller récolter les plantes, sont peu chers, voire même encore parfois échangés par le patient contre quelques denrées alimentaires.

Quelques fabricants occidentaux comme Banyan Botanicals ou Pukka Herbs ont pris conscience du problème et proposent à présent des poudres de plantes issues de leurs propres plantations biologiques développées en Inde avec les populations locales… L’Ayurvedic Institute qui vend beaucoup de plantes ayurvédiques aux États-Unis essaie également de faire prendre conscience aux acheteurs de ces problématiques qui ne seraient pas si dramatiques si la majorité de ces plantes servaient véritablement à soigner les personnes qui les achètent et non pas à garnir leur armoire à pharmacie en attendant que la date limite d’utilisation soit dépassée.

Car c’est souvent la triste réalité, les plantes et remèdes traditionnels que nous achetons sont en occident rarement pris durant toute la durée du traitement. Dans les pays dont sont issus ces systèmes, le patient repart généralement avec la dose exacte correspondante à la durée de son traitement, mais chez nous, nous achetons des boites de gélules ou de poudre de plante standardisées et il est bien rare que nous les terminions. Je connais malheureusement peu de personnes qui sont capables de maintenir leur traitement au long court et celui-ci s’arrête souvent sans qu’on s’en rende compte parce qu’on a oublié de prendre nos gélules une fois, puis deux, puis quelques jours de suite…

Ces produits fragiles souvent finissent par s’éventer et perdre leurs essences actives, les huiles finissent par rancir… et tout ça, alors que nous aurions pu trouver un traitement naturel qui vient de nos pays. Si on se base sur l’énergétique des plantes, on sait que les plantes qui nous conviennent le mieux sont celles qui poussent dans la région dans laquelle nous avons grandit. Elles auront poussé dans le même climat, auront poussé dans une nature de sol qui nous est familière. Alors avant d’aller chercher des solutions exotiques à certains de nos maux, pourquoi ne pas d’abord commencer par essayer de trouver des solutions locales?

Et puis essayons de développer de la gratitude pour cette nature si généreuse qui pourvoit à tous nos besoins et que pourtant, nous détruisons de plus en plus rapidement au fil des années.

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Je ne sais pas vous, mais souvent, quand je me promène dans la nature, je parle souvent aux plantes et aux arbres. Surtout aux arbres d’ailleurs. Quand j’en vois un qui vient juste d’être planté, je l’encourage, je lui dit qu’il va être bien et qu’il peut s’installer parce qu’il ne sera plus dérangé. Quand j’en vois un qui semble mal en point, je lui envoie des vœux de rétablissement. J’ai commencé à faire cela depuis quelques années, mais ça s’est renforcé depuis que j’ai la chance d’habiter en province et d’avoir un jardin (petit, mais un jardin quand même). Quand on est arrivé dans ce jardin, on a dû faire quelques aménagements et on a dû enlever un pin qui avait été planté au milieu et dont les racines quelques années plus tard n’auraient pas tardé à poser des problèmes. J’ai bien senti que cet arrachage a provoqué des vagues de terreur chez les autres plantes. C’est comme si elles se demandaient quand leur tout allait arriver ! Il a bien fallu quelques semaines et une bonne dose de réassurance pour que le jardin retrouve une certaine harmonie.

Quand une nouvelle plante arrive, j’attends avant de la planter tout se suite. Je la laisse quelques jours dans son pot à l’endroit que j’avais envisagé pour elle et j’attends de voir ce qui se passe. Certaines plantes ne sont pas amies, il faut le savoir ! Du coup, je suis parfois amenée à réviser mes plants initiaux et à trouver un nouvel endroit pour la petite nouvelle.

Tout ceux qui ont un peu de sensibilité ont toujours su que les plantes pouvaient communiquer mais maintenant les résultats issus des recherches scientifiques dans ce domaine le prouvent : les plantes dialoguent entre elles, elles sont capables de se prévenir mutuellement d’un danger, elles réagissent aux stimuli (certaines fougères se rétractent quand on les touche), elles aiment la musique ! Enfin, quand je dis qu’elles aiment la musique, c’est surtout la musique classique sacrée ou les musiques douces contemporaines. Apparemment le rap ou le hard rock sont très néfastes pour les plantes d’intérieur qui n’en supportent pas les vibrations. Quand on comprend les paroles de beaucoup de morceaux de ces types de musique, on sent bien que ça ne parle pas que de beauté, d’amour et de paix. Et pourtant, c’est ça dont la nature a besoin pour prospérer.

Une année, une personne m’a demandé d’arroser les plantes chez elle pendant son absence de quelques semaines. En arrivant, j’ai trouvé deux ficus à l’agonie : presque plus de feuilles, beaucoup de tiges sèches… Ce n’était pas très réjouissant. Du coup, j’ai sorti les grands moyens et en plus de leur couper les branches mortes, de leur enlever les feuilles séchées et de leur donner de l’eau, je leur ai fait écouter des bols tibétains plusieurs fois en leur offrant des paroles rassurantes. Je leur disais qu’à partir de maintenant, on allait bien s’occuper d’eux, qu’on allait leur donner de l’eau régulièrement, etc. A son retour, la personne qui m’avait confié ses clés ne les a pas reconnus tellement ils avaient repris du « poil de la bête » ! Depuis, c’est une technique que j’applique assez souvent avec les plantes en détresse et tout ce que je peux dire c’est que ça marche. En avez-vous d’autres ?

C’est peut-être une idée un peu bête mais je me dis que ce serait pas mal si on choisissait tous un ou plusieurs arbres dans notre environnement avec le/lesquels on se sent en affinité et au(x)quel on pourrait parler régulièrement, histoire d’entrer en connexion avec lui. Ce pourrait être un platane sur le chemin du travail si on habite une grande ville, un chêne dans une forêt dans laquelle on a la chance de pouvoir aller régulièrement, un arbre de son jardin, un jeune spécimen qui vient juste d’être installé au square de notre quartier… Les choix sont multiples et on a la chance de pouvoir encore trouver des arbres partout en France pour peu qu’on y prête attention.

J’ai le sentiment que les arbres ne demandent rien de mieux que de rentrer dans une relation d’amour et de confiance avec les êtres humains. Ils sont tellement malmenés dans tellement de pays dans le monde à l’heure actuelle que ces petites attentions pourraient contribuer subtilement à leur redonner espoir, mais aussi à nous aider, nous autres citadins à nous reconnecter à la nature et à ses cycles. A mesure que l’on connaîtra mieux notre arbre, on pourra l’admirer dans ses différentes parures selon les saisons, on pourra sentir sa force et sa beauté, sa tranquillité et sa paix, mais aussi parfois sa souffrance s’il se trouve installé à un carrefour pollué… Un arbre est une grande source d’inspiration au quotidien pour qui prend le temps de s’arrêter pour le voir!

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J’avoue que j’ai un petit faible pour toutes les émissions populaires liées à la décoration, à l’immobilier, à l’architecture. Depuis quelque temps, je ne rate pas un épisode de « Maison à vendre », « Recherche maison ou appartement », « Ma maison est la plus originale »… C’est mon petit plaisir télévisuel secret.
L’autre jour, je regardais un épisode de « Ma maison est la plus originale » dans le Grand Ouest. Je n’ai pas été étonnée quand c’est la longère bretonne vitrée qui a été retenue, mais la maison dont je me souviens vraiment et celle pour laquelle j’ai vraiment eu un coup de coeur, c’est la kerterre du Finistère.
Petite maison ronde à mi-chemin entre l’igloo et la maison des Hobbits, fabriquée en glaise, c’est vraiment elle finalement qui me fait envie.
Contrairement à sa propriétaire qui l’a construite de ses mains en utilisant la glaise de la marre d’à côté et de la paille, je ne pourrais pas y vivre à l’année (j’ai une phobie incurable des araignées et je pense que l’hiver pluvieux breton me rendrait misérable sans un peu plus de confort), mais je ne serais pas contre y passer quelque temps au cœur de l’été. Plusieurs fois en Inde, il m’a été donné de dormir dans des maisons sans eau ni électricité, avec juste un lit sur le sol en terre battue et une moustiquaire. La « douche » se prenait au seau avec l’eau de la rivière. Alors évidemment, je n’ai pas connu ça pendant les pluies diluviennes de la mousson ou dans le froid de l’hiver, mais ce que j’aime, c’est l’impression d’être entourée par la terre, d’être protégée de l’extérieur tout en étant entourée des éléments naturels. Pas d’isolation artificielle, de fenêtres PVC, de réseau électrique et Wifi, de moquettes ou de papier vinyle sur les murs, rien que de la terre, de la pierre, de la paille, du bois et du verre.

Le sol de la kerterre de l’émission était recouvert d’herbes sèches. Des cristaux avaient été posés ici ou là, le couchage sommaire était à même le sol, les vêtements rangés derrière des tentures, un poil à bois et un petit réchaud pour la cuisine, voilà tout ce que cette maison contenait. La porte d’entrée était orientée plein est pour recueillir les rayons du soleil levant et leur prana, un skylight avait été installé dans le toit pour recevoir les rayons de midi.

En fait, c’est vraiment d’un retour à une vie simple dont je rêve avec ces kerterres. Une vie au contact des éléments, dépouillée de l’inutile ; une vie remplie de méditation, de lectures, de chants, de rencontres, de jardinage, loin des bruits et de la pollution de la ville. En bonne occidentale que je suis, j’en rêve, mais malheureusement je m’en sais incapable pour plus d’une ou deux semaines…

J’ai trouvé le site de la personne qui a construit cette kerterre et qui est intervenue dans l’émission :
vacancesaulogis.wordpress.com

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Ce n’est pas mon habitude de parler de l’actualité sur ce blog, mais là, impossible de ne pas partager mon sentiment…
Alors ça y est, l’Allemagne a décidé « a dit oui » à l’exploitation du gaz de schiste « sous conditions ». J’ai jamais trop bien compris ce que ça voulait dire, « sous conditions » : soit on le fait, soit on ne le fait pas.
Quand on sait les ravages du ce mode d’extraction fait aux États-Unis où il existe des milliers de puits : pollution des nappes phréatiques (on se souvient du documentaire Gas Land dans lequel l’eau du robinet prenait feu à l’approche d’un briquet), consommation importante d’eau, utilisation massive de produits polluants dont on ne sait que faire par la suite, mini-tremblements de terre qui peuvent être ressentis par les riverains et la nature environnante, augmentation des cancers aux abords des puits, artificialisation des sols, etc.
Ce qui me fait froid dans le dos quand on parle de fracture hydraulique, c’est que j’ai l’impression que c’est un viol de la Terre. On fracture ce qui n’avait jamais été destiné à l’être de façon ultra-agressive à mes yeux. Tout ça va se retourner contre-nous. Nous sommes un écosystème global très fragile que nous soumettons et exploitons sans retenue.
Alors évidemment, on me dira que c’est une alternative aux usines à charbon qui ont repris de plus belle en Allemagne suite à leur décision de sortir du nucléaire. Soit, mais ce n’est pas une alternative heureuse. 26 ans de consommation énergétique couvertes selon les estimations. Et après ? Quand l’eau et les sols auront été pollués, la Terre meurtrie, que ferons-nous ? C’est un débat très difficile et les solutions proposées par nos gouvernements sont toutes insatisfaisantes. On parle de réduction de la consommation énergétique depuis 1975. Où en-est-on vraiment ? Avec la population qui augmente en France comme au niveau mondial, l’exploitation toujours plus profonde des ressources de la Terre ne peut que continuer, sauf si le monde décide de prendre l’autre chemin de la décroissance, mais qui en a vraiment envie ? Qui comprend vraiment à quel point nous vivons au-dessus de nos moyens ? A quoi sert-il d’essayer de vivre sobrement quand nos sociétés sont mues par la quête du profit ? En même temps, tout notre modèle sociétal est basé sur la nécessité de la croissance économique, alors comment faire ???

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