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Archive for the ‘inde’ Category

Nataraja

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En voyage, j’adore tomber nez à nez (si je puis dire…!) avec des animaux.

Évidemment, je ne parle pas des bêtes sauvages mais de ces animaux souvent à moitié domestiqués que l’on rencontre en Inde au détour d’une ruelle (ou que l’on croise sur une nationale!!), de ces bandes de singes qui font un raffut de dingue sous les fenêtres et qui viennent nous piquer les bananes ou les mangues que l’on vient tout juste de rapporter du marché, de ces chats qui vous lorgnent d’un air goguenard du haut d’un balcon dans les villages d’Europe, de ces paons bien trop heureux de se faire prendre en photo pour la 523e fois de la journée tellement ils sont fiers de leurs belles couleurs, de ces chameaux qui ont toujours un faux air de Lucky Luke…

Autour du même thème: c’est par ici!

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Voyager seule en Inde

Il y a quelques mois j’ai eu l’occasion d’animer un atelier autour du thème « voyager seule en Inde ». C’était à l’occasion d’un forum d’échanges sur le voyage en Inde à destination de ceux qui partaient et de ceux qui revenaient. Vu que c’est la bonne saison pour partir, je me suis dit que j’allais proposer ici quelques conseils à celles qui souhaitent partir dans ce pays fascinant mais épuisant.

Quand on décide de partir seule, je trouve qu’il a quand même quelques trucs à savoir (enfin, que j’aurais bien aimé savoir avant de partir pour 6 mois quand j’avais 25 ans) :

Habillement :

  • Première chose : habillez-vous à l’indienne avec un punjabi/shalwar kameez, c’est-à-dire un ensemble pantalon bouffant, tunique et châle (dupatta). Le châle est très important : il sert à se couvrir la poitrine, mais il peut également servir à se couvrir les cheveux, se protéger du soleil, de la poussière, du froid, de la pluie, etc… En Inde, on n’est correctement habillée que si l’on porte les trois pièces. Ne surtout pas se promener avec un bas de salwar kameez et T-shirt ou jupon de sari et T-shirt : c’est quasiment comme si on se baladait en sous-vêtements chez nous !
  • Il est préférable de les choisir en coton. Dans les villes, on trouve facilement des ensembles de tissus coordonnés à faire couper à sa taille chez le tailleur du coin. Quand on s’habille comme ça, les gens pensent souvent qu’on vit en Inde ou tout au moins qu’on y réside pendant quelque temps, pour des études par exemple. Le fait de porter ces vêtements montre qu’on respecte le pays et ses traditions : les gens seront en général plus respectueux de nous en retour. À part dans les endroits très touristiques type Goa ou à Mumbai, il est très mal vu de se promener avec les épaules nues et les jambes nues. Quand vous choisirez la coupe de votre punjabi, ne pas hésiter à le demander long : les chevilles ne doivent pas être montrées.
  • Si malgré les vêtements indiens, vous continuez à attirer trop d’attention à votre goût (exemple : si vous êtes comme moi blonde aux yeux bleus), n’hésitez pas à vous parer des marques de la femme mariée : bracelets aux deux poignets dans le Nord, collier noir et or dans le Sud, voire marque de kumkum rouge au niveau de la raie des cheveux. Essayer également de s’attacher les cheveux « assez bas » (style queue de cheval basse ou natte pour celles qui ont les cheveux longs). J’ai aussi connu certaines occidentales qui n’ont pas hésité à se teindre les cheveux en noir : je n’ai pas essayé, mais il paraît que ça ne fonctionne pas trop mal.

Logement :

  • Choisir un endroit pour dormir qui est assez sécurisé (porte et fenêtres qui ferment correctement s’il n’y a pas de barreaux) et qui est proche d’un endroit où manger le soir. L’Inde est l’un de ces pays où il est mal vu pour une femme seule de se promener après la tombée de la nuit, c’est-à-dire assez tôt, vers 19 heures. C’est pourquoi il vaut mieux, si l’on n’est pas accompagnée, aller dîner tôt et rentrer tôt (prévoir quelques livres dans son sac). Par ailleurs, il y a souvent des coupures de courant dans certaines villes, qui rendent les rues encore moins sûres la nuit.
  • Ne pas monter dans un taxi ou un rickshaw où se trouvent deux hommes. De même, si le conducteur de taxi ou de rickshaw décide de s’arrêter pour prendre un cousin/ami/frère, demander à descendre.

Dans la rue :

  • Dans la rue, ne pas regarder les hommes dans les yeux. Cela peut être perçu comme une invitation. Ne pas croiser les jambes quand on est assise : seules les femmes de « petite vertu » font cela en Inde. En somme, il convient de faire comme les femmes indiennes qui en général ignorent les hommes. Le truc c’est que lorsque l’on voyage seule, on est beaucoup plus souvent confrontée à des hommes qu’aux femmes qui, dans les villes, travaillent rarement en dehors de la maison. Seule solution : se fier à son instinct et à son intuition. Au moindre malaise, partir. Il y a bien sûr des situations qui donnent l’occasion de belles rencontres et il est très intéressant de voir à quel point on peut devenir le réceptacle de nombreuses confidences quand on reste quelque temps en un seul lieu. La pression sociale est telle dans beaucoup d’endroits que les gens n’ont pas l’occasion de se confier, de peur que leurs dires soient rapidement répétés.
  • Il arrivera sans doute que des hommes (surtout jeunes) vous tendent la main à l’occidentale. À vous de voir si vous y répondez mais il faut savoir que ce n’est pas une marque de respect, au contraire : mieux vaut juste les ignorer ou saluer avec les deux mains jointes, sans contact physique. Les hommes et les femmes, même en couple, ne se touchent pas et ne manifestent pas leur affection en public. Certains demanderont à vous prendre en photo, voire mettrons leur bras autour de vos épaules sans rien vous demander : généralement, je refuse fermement sauf si c’est une famille et que c’est bon enfant (cela arrive souvent sur les sites touristiques ; il n’y aura pas de bras autour de l’épaule dans ce cas-là).
  • Pour les fumeuses, essayer de ne pas fumer dans la rue : c’est très très mal perçu ; les femmes indiennes ne fument pas dans leur très grande majorité.
  • Évitez les grands rassemblements : j’ai eu mes pires expériences pendant la fête de Holi : tout le monde était soul et sous l’emprise de la drogue… du coup, maintenant si je me trouve en Inde à cette période, je ne sors pas.

Dans les trains :

  • Acheter une chaîne pour les longs voyages  : j’avais bien vu que les Indiens attachaient leurs bagages sous les banquettes pendant les longs trajets en train mais au début, j’étais un peu récalcitrante, jusqu’à ce que quelqu’un me dise que c’était préférable. On peut trouver des chaînes dans les gares : pratique quand on a besoin d’aller aux toilettes.
  • Si on décide de faire Delhi-Trivendrum en train (comme je l’ai fait plusieurs fois ; il me semble que ça dure trois jours) ou tout autre très long voyage du Nord au Sud ou dans l’autre sens, c’est pas mal d’avoir un récipient en plastique type bouteille d’eau coupée en deux ou petit broc de plastique, pour pouvoir se laver dans les toilettes. Si on a des tongs en plastique, ce n’est pas difficile de se laver en se versant l’eau sur la tête et ça rend le voyage plus agréable. C’est un des secrets de Indiens qui sortent toujours pimpants de leurs longs trajets.
  • Essayer de se procurer une couchette en haut, une de celles qui ne se replient pas : du coup on peut en profiter pendant toute la durée du voyage pour se reposer ou lire, mais la nuit, c’est aussi plus sûr : j’ai entendu toutes sortes d’histoires de femmes qu’on est venu importuner en pleine nuit.
  • En général dans les trains, j’ai toujours trouvé que le plus simple était au départ de garder une attitude un peu réservée. Souvent vos co-voyageurs seront très intrigués par votre présence et c’est toujours mieux de les laisser s’habituer avant d’entamer la conversation et pourquoi pas, de partager un repas. Notez qu’il est préférable de n’accepter de la nourriture que s’il s’agit d’une famille qui l’a préparée pour elle-même.
  • Dans les trains de banlieue (j’ai testé à Mumbai), ne pas hésiter à prendre le compartiment des femmes. Ils sont bondés mais au moins il n’y aura pas de problème de mains baladeuses et ces compartiments pour femmes sont assez sympathiques. De même, dans beaucoup de gares, il existe une salle d’attente réservée aux femmes, ce qui est plus sûr si on a envie de s’assoupir un peu en attendant le train ou si c’est la nuit. Certaines de ces salles d’attente disposent également de douches et de toilettes.

Tout ceci peut paraître un peu lourd au premier abord mais c’est quand même bien de savoir quelques trucs en dehors des habituels conseils aux voyageurs sur le fait de ne pas de servir de sa main gauche ou de ne pas pointer ses pieds vers autrui ou vers un symbole religieux. Ça dépend des personnes, mais le voyage en Inde peut être très éprouvant quand on est jeune et seule : fiez-vous à votre instinct et n’hésitez pas à faire un bout de voyage avec une autre personne si vous rencontrez quelqu’un de sympa. Sachez pour finir que si vous êtes épuisée et que vous ne savez plus où aller, vous pouvez toujours vous réfugier dans un ashram. Vous y retrouverez des forces et y découvrirez les vrais trésors que l’Inde a à nous offrir, qui proviennent de sa tradition spirituelle. Si vous avez d’autres pistes qui peuvent aider nos voyageuses, n’hésitez pas !

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Le difficile retour de l’Inde

Comme ça fait maintenant plus de 10 ans que j’y vais, je me croyais vaccinée contre le « difficile retour d’Inde » et pourtant, cette fois-ci, j’ai été frappée plus durement que les dernières fois alors que je n’y suis restée que 3 semaines.

L’Inde est un pays à nul autre pareil. Tout y est différent de chez nous : les langues, les coutumes sociales, l’habillement, le climat, la nourriture, les bruits, la religion, la couleur du ciel, la poussière, le sens de la circulation, la foule, le non que l’on prend pour un oui et le silence que l’on prend pour un oui alors qu’il signifie souvent un non… Tout ça contribue à nous faire perdre tous nos repères habituels ; on passe d’un extrême à l’autre, de l’extrême laideur à l’extrême beauté, de l’extrême pauvreté à l’extrême richesse, de l’extrême sécheresse à l’extrême humidité,… C’est comme si on ne savait plus rien du tout, qu’on se retrouvait dans la posture d’un petit enfant, alors qu’on a atteint l’âge adulte. Il faut tout réapprendre si l’on souhaite commencer à comprendre cet immense et complexe pays et ce, d’autant plus s’il on souhaite faire « bon voyage » et ne pas trop rester à la surface des choses.

Au retour d’un voyage en Inde, et a fortiori si c’est un voyage à but spirituel, mais j’ai l’impression que tous les voyages en Inde le sont d’une manière ou d’une autre (je reste persuadé que même le jeune étudiant en sciences ou en commerce qui décide de faire son stage là-bas ne choisit pas ce pays « par hasard »), il semble important de pouvoir se ménager un sas de décompression au retour. Quelques jours de repos dans un endroit calme sont souhaitables, histoire déjà de se reposer le corps qui a souvent été soumis à rude épreuve : on a souvent sué tant et plus surtout dans le Sud et on s’est déminéralisé, on a souvent perdu des kilos, on a parfois quelques restes de problèmes digestifs à soigner…

Mais il faut aussi penser à son esprit, cet esprit qui aura à intégrer tout ce que les sens ont perçu, qui aura souvent été chamboulé dans ses profondeurs tant ses certitudes auront été secouées par l’expérience indienne. Parfois on aura l’impression qu’on est devenu insensible à tout, c’est en réalité comme une protection qu’on aura érigée inconsciemment pour essayer de conserver ses repères. Parfois on aura l’impression d’un « sentiment océanique », une sorte de sentiment d’union avec le « grand Tout », qui nous fera passer pour de doux rêveurs auprès de ceux qui sont restés.

De retour en France (ou dans tout autre pays occidental) il faudra réapprendre à enfiler pull, manteau et écharpe si c’est l’hiver, si c’est l’été, on aura l’impression que tout le monde se promène à moitié nu et que beaucoup ont oublié « le bas » tant les vêtements indiens sont plus couvrants malgré le climat chaud ; il faudra se réhabituer au silence, à la grisaille, à la futilité, aux rues qui semblent désertes, même en plein Paris, à la surabondance commerciale, aux valeurs matérialistes, aux odeurs différentes (terminé les effluves d’encens, les bouses de vaches, les épices, les eaux stagnantes qui donnent à l’Inde cette odeur indéfinissable que je n’ai jamais retrouvée nulle part ailleurs), il faudra à nouveau beaucoup parler pour se faire comprendre, retrouver ses collègues de bureau si on en a (qui auront vaguement l’impression de retrouver un extra-terrestre pendant quelque temps)… il faudra se réinsérer et souvent faire comme si rien n’avait changé pour nous pour rassurer les proches et les amis alors que tout est irrémédiablement différent.

Suite à mon premier long séjour en Inde, je me rappelle m’être quelque temps habillée en kurta à Paris, je portais des sandales en cuir de buffle à ponpon, des bracelets à chaque bras et des chaines de chevilles qui sonnaient à chaque mouvement. Tout cela me semblait tout à fait normal. J’étais exaltée, je bassinais tout le monde avec mes histoires de « quand j’étais en Inde », alors que finalement, personne ne peut comprendre ce que nous avons vécu là-bas, à part ceux qui y sont allé également, et encore, tout le monde a une expérience différente de l’Inde et tout le monde finit par la garder comme un secret en son cœur, qui va faire qu’on aura à tout jamais un regard un tant soit peu décalé sur ce qui nous entoure.

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J’ai découvert l’ayurveda fin 2002 en lisant un livre acheté dans une librairie à Pondichéry. Je n’avais jamais vraiment été intéressée par les médecines « alternatives » avant de partir voyager en Inde en 2001, ayant eu la chance (ou le bon karma) de ne jamais avoir été vraiment malade.
La lecture de ce livre fut malgré tout un choc. Tout ce que je lisais me semblait à la fois tomber sous le sens et être éminemment scientifique dans la mesure où tous les principes de l’ayurveda sont issus de milliers d’années d’observation et de pratique : les trois doshas (vata, pitta, kapha), le concept d’ama (toxines physiques et émotionnelles), d’agni (le feu digestif)…

Après quelques années de lectures, j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances et je suis partie étudier à l’Ayurvedic Institute d’Albuquerque, sous la direction du Dr Vasant Lad qui a lui-même été formé en Inde, à Pune, à une époque où le cursus comprenait en parallèle médecine occidentale et ayurvédique. Lui-même a été président de l’université de médecine de Pune pendant des années avant de s’installer aux Etats-Unis et d’y fonder sa propre école. Il continue à passer la moitié de l’année en Inde à soigner des patients selon les méthodes ayurvédiques. Son savoir est immense : ayurveda, médecine occidentale, pharmacopée, astrologie védique, musique, chromothérapie, yoga, marma thérapie (acupression indienne), chiromancie… et il le partage librement avec ses étudiants.

L’année que j’ai passée à Alburquerque à l’Ayurvedic Institute fut extraordinaire. Chaque jour donnait lieu à une nouvelle découverte : j’ai pu suivre, outre le cursus lui-même avec consultations individuelles dispensées le dernier trimestre, des cours de cuisine ayurvédique, une formation de professeur de yoga ayurvédique, des stages d’astrologie védique, des cours de chant védique, des sessions de « massages sonores » grâce un praticien entouré de ses bols de cristal et de cuivre, un stage d’introduction à la méthode EFT (Emotional Freedom technique) que j’utilise encore aujourd’hui, un stage de transformation personnelle par la création de mandalas, des cérémonies du feu appelées « homa », des sessions de chants dévotionnels accompagnées de pleins d’instruments comme les tablas, l’harmonium, la guitare, etc…

Si ça c’est pas une vie antérieure qui m’est revenue en pleine figure, je ne sais pas ce que c’est ! Rien dans ma vie actuelle et dans l’éducation tout ce qu’il y a de plus classique que j’ai reçue ne m’avait préparée à ça et pourtant, tout m’a immédiatement été familier.

Mais bon, je digresse. Revenons-en à quelques petites habitudes ayurvédiques que j’ai gardées depuis des années. Chaque matin :

– utiliser un « gratte-langue » tous les matins au lever (plus sur cet instrument dont je ne peux plus me passer dans un autre article) et se rincer la bouche ;
– s’asperger les yeux d’eau froide plusieurs fois au lever ;
– boire un grand verre d’eau chaude assaisonnée de jus de citron au réveil ;
– après ça, faire 5 à 10 minutes d’exercices physiques tous les matins, puis,
– avant de prendre le petit déjeuner, au moins une demi-heure de pratiques spirituelles (méditation, récitation de mantras, chant, lecture d’écrits spirituels…).

Tout ceci constitue ma dinacharya, ma « routine quotidienne » (qui est certes plus facile à suivre dans la mesure où il n’y a pas d’enfants à la maison). Dans l’ayurveda, le lever est un moment très important de la journée, surtout quand celui-ci intervient avant le lever du soleil, comme c’est le cas pendant les mois d’hiver. C’est ce qui donne le ton à la journée qui débute. Les moments avant le lever du soleil correspondent à la période avant la naissance de la journée ; la journée est en quelque sorte encore comme en gestation et de même que tout ce que le fœtus vit avant la naissance est important, tout ce que nous faisons avant la naissance du jour va en déterminer le cours.

Il convient donc de purifier son corps et son mental avant de la commencer. Quelle différence avec mes habitudes antérieures ! Le but était de me préparer le plus vite possible : hop dans la douche, hop dans les vêtements, hop dans la cuisine à avaler à toute vitesse un bol de céréales froides et hop dans le métro.
Comme tout le monde, j’ai fait ça pendant des années. Mais ce n’est plus possible pour moi de vivre comme cela à présent. Depuis cette formation en ayurveda, de longs séjours en Inde et suite à un déménagement de Paris vers la province, mon rythme de vie s’est beaucoup ralenti et je dois dire que j’en vois les bénéfices. En Inde, j’avais vu des villes entières s’éveiller vers 5h30-6h00, soit avant le lever du soleil, pour faire leurs ablutions/dévotions/travaux domestiques avant même de prendre un verre de chaï puis le petit déjeuner vers 9h00. Quand on y pense, on gobe souvent notre petit déjeuner avant même que notre appareil digestif soit pleinement réveillé et tout est à l’avenant dans notre mode de vie urbain.

En dehors de ma dinacharya qui concerne surtout le matin, je suis également les habitudes alimentaires suivantes :

– je ne bois pratiquement que des boissons chaudes (eau ou tisanes) au cours de la journée, et quasiment pas pendant les repas. Jamais de boissons glacées ;

– contrairement à une habitude bien ancrée en France, jamais de fruits en fin de repas (ils se digèrent plus vite que les autres aliments et peuvent entraîner des troubles digestifs) ;

– je fais également attention aux combinaisons alimentaires contre lesquelles l’ayurveda met en garde, car elles produisent de l’ama : entre autres : pas de fromage avec du poisson, pas de melon ou de pastèque avec d’autres aliments, pas de poisson avec des lentilles, pas de fruits avec des céréales…
Tout ceci peut paraître très contraignant mais je me rends compte que je faisais presque tout cela naturellement avant même d’étudier l’ayurveda, sans doute encore une fois, une survivance d’une vie antérieure indienne…

Pour en savoir plus :
http://www.ayurveda.com
http://www.eftunivers.com

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Vagabondages

« Dis-moi le fou,
Que cherches-tu sur les chemins du monde ?
Regarde dans ta chambre et tu y trouveras le joyau.
Pourquoi chercher en vain à Delhi, à Lahore,
Obsédé par le Maître invisible et sans forme
Qui a la forme du Soi ?
Le même jeu cosmique se joue dans le corps humain,
Comme la lune se cache derrière les nuages.
Se connaître soi-même, c’est cela prier.
Celui qui connaît l’Invisible, dit Lalan,
Il sait où aller. »

Fakir Lalan Shah

(1774–1890, Bengal, Baul ménestrel itinérant, chanteur mystique)

Dès que l’ennui, l’angoisse, le doute me saisissent, j’ai envie de fuir. Alors que j’ai beaucoup de chance (de bon karma?) et que « tout va bien » pour moi (selon les critères de la réussite à l’occidentale), je me vois bien errante sur les routes indiennes (apparemment j’ai déjà fait ça dans une vie antérieure, dixit un astrologue védique que j’ai vu il y a quelques années), partir marcher sans but, juste pour la richesse du chemin. C’est un rêve idéaliser: où peut-on encore marcher comme cela dans notre monde actuel? Partout des murs, des conflits, des frontières…

J’ai la nostalgie d’un monde révolu, d’une nature préservée dans laquelle je saurais me mouvoir malgré ses dangers.

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