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Archive for the ‘la vie’ Category

Dans une autre vie, je vivais à Paris et je menais une vie mouvementée dans l’édition. J’étais stressée, fatiguée et un rien m’exaspérait. Je venais de rencontrer Amma et je sentais bien qu’un changement de perspective allait s’enclencher.

C’est également à cette époque que j’ai vécu pendant quelque temps avec un Indien qui était en France pour des études de cinéma. Il avait reçu une éducation intégrale et hautement spirituelle dans l’une des écoles de la Mère à New Delhi. Sa famille était très engagée dans la vie de l’ashram et en tant qu’enfant unique, il avait été très choyé par sa mère, sa grand-mère et tous les résidents et visiteurs de cet ashram.

Cette éducation et sa culture spirituelle avaient fait de lui un être solaire qui était apprécié de tous. Il prenait la vie comme elle venait, ce qui parfois créait des incompréhensions entre nous. Un jour, déjà séparés à ce moment-là, je sortais de chez lui pour rentrer à la maison. Il m’accompagnait.

En retrouvant mon vélo attaché à une grille, je me suis rendu compte qu’une des roues était à plat. Je suis tout de suite partie en vrille : mélange d’exaspération, de frustration (il allait falloir rentrer à pied, il était déjà tard, etc.), de colère (comment c’est possible alors qu’il était parfaitement gonflé quand je l’ai laissé il y a 2 heures ?), etc. Devant ma réaction complètement disproportionnée, après tout il ne pleuvait pas et il faisait encore jour, il s’est contenté de dire : « Mais tu sais, c’est peut-être arrivé pour que tu évites un accident aujourd’hui. » Sa perspective était à l’opposée de la mienne. C’est presque comme s’il y avait de la gratitude dans sa voix.

Aujourd’hui, avec le recul, après du temps passé en Inde, quelques années de pratiques spirituelles et beaucoup de découvertes intérieures, je sais qu’il avait raison et cette réponse est restée gravée dans ma mémoire. Quand il arrive un incident mineur dans nos vies, il se pourrait bien qu’en réalité, nous en évitions un plus grave.

Les roues qui crèvent, les trains et les avions en retard, tous ces moments qui nous poussent à la vacance nous sont finalement donnés comme des respirations dans nos vies, pendant lesquelles on ne peut pas vraiment faire grande chose de plus que d’attendre et, pour peu que nous ne jetions pas d’office sur notre téléphone « pour tuer le temps », regarder ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes.

Dans la même « mini-série », épisode 1 et épisode 2.

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Aujourd’hui c’est un jeune chat qui m’a enseigné une leçon importante de stoïcisme.

Un été, après le dîner et une belle journée de randonnée dans la montagne, nous nous promenions dans un petit village d’Ariège quand nous sommes passés le long d’un jardin dans lequel se trouvait un jeune chat gris. Celui-ci se tenait assis sur une table de métal peint. Apparemment il s’était battu la veille ou quelques jours auparavant et était blessé à l’oreille et sur le devant. Ses plaies étaient encore rouges et devait bien le faire souffrir. Malgré tout il gardait la tête haute ; il se tenait droit, presque avec fierté. Ces plaies dans son pelage n’entamaient en rien sa perception de lui-même. Il était là, pleinement lui-même, aucunement diminué par ses blessures.

Dans bien des cas, pour autres êtres humains, dès que nous percevons sur nous ce que nous considérons comme un défaut physique (bouton, cicatrice, cheveux blancs, quelques kilos en trop…), nous nous lamentons, notre confiance en nous en prend un coup et nous nous dévalorisons. Certains iraient jusqu’à annuler un rendez-vous pour un motif si insignifiant. C’est que pour la grande majorité d’entre nous, nous nous identifions complètement à notre corps. Notre corps c’est nous. Pourtant nous savons bien que ce n’est qu’une enveloppe, qu’un véhicule qui nous est donné pour cette vie. C’est à nous d’en prendre soin avec bienveillance, mais le corps n’est pas notre essence.

L’image de ce jeune chat m’est souvent revenue l’an passé quand j’ai dû me faire opérer d’une lésion cancéreuse au coin de l’œil. La cicatrice est bien évidemment toujours visible et elle a été moche pendant des mois. En plein milieu du visage, entre les yeux, c’est tout à fait visible. Dès le lendemain de l’opération, alors que j’avais la tête d’un boxeur avec un hématome géant et que je ne pouvais presque pas ouvrir l’œil droit, je me suis souvenue de ce chat et je me suis dit que je ne laisserai pas cette cicatrice entamer mon estime de moi, malgré les questions moqueuses de certains collègues, malgré les regards gênés et interrogateurs, malgré l’image que me renvoyait le miroir.

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J’éprouve ici le besoin de rendre hommage à quelques personnes et quelques situations qui m’ont enseigné de belles leçons au fil des ans. On dit souvent que la vie est notre maître spirituel, encore faut-il avoir assez de conscience pour se laisser pénétrer par les messages qu’elle nous adresse par l’intermédiaire des situations et des autres.

Penchée au-dessus de la balustrade du balcon, j’ai 7 ou 8 ans. Au rez-de-chaussée, je vois une femme débarrasser la table du déjeuner et se mettre à la nettoyer. Elle prend le temps d’essuyer chacun des sets de table avec attention, de les placer correctement pour leur permettre de sécher au soleil, puis elle passe l’éponge sur toute la surface de la table, prenant la peine de frotter çà et là pour enlever une petite tache quelconque.

Quelle situation plus banale ? Nous la répéterons des milliers de fois dans notre vie. Et pourtant ce moment est resté gravé dans ma mémoire et m’a enseigné l’importance d’accorder aux choses toute notre attention. Cette femme ne manifestait aucune impatience à effectuer une tache aussi banale, elle semblait y mettre toute son attention et tout son cœur, elle l’a faite parfaitement, dans la détente. Cette attitude était en directe opposition avec l’attitude générale de ma mère, qui vivait la plupart du temps dans un climat intérieur de tension et d’impatience qui rendait la vie avec elle assez pénible.

L’attention et le soin que l’on met à effectuer les taches du quotidien est un aspect important de la vie spirituelle. Ça aiguise notre vigilance et notre concentration, ça nous force à rester dans le moment présent et ça nous permet aussi et surtout d’ouvrir notre cœur en mettant de l’amour dans toutes nos actions. Là où il y a de l’amour, il n’y a pas d’effort.

C’est une pratique quotidienne qui nous est proposée : étendre le linge, faire la vaisselle, passer l’aspirateur, faire les courses, toutes ces activités répétitives peuvent soit nous peser et devenir source de stress et de frustration, soit être pour nous l’occasion d’ouvrir notre cœur et de cultiver notre gratitude. Après tout, si nous nous trouvons à effectuer ces taches, c’est que nous avons des vêtements pour nous couvrir, un toit au-dessus de notre tête, assez d’argent pour acheter à manger, etc. Nos besoins essentiels sont couverts et rien que pour ça, nous sommes privilégiés.

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« Les transitions, c’est un changement d’énergie.  »

Sur le moment quand j’ai entendu cette courte phrase lors d’un stage auquel j’ai participé récemment, je n’ai pas compris pourquoi elle m’avait tant interpellée.

Puis je me suis rendu compte, que justement, je n’honorais en général pas assez les transitions.

Il y a bien sûr les grandes transitions de la vie: de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte, puis la vieillesse, les déménagements, les changements de situation relationnelles, professionnelles, l’arrivée d’un enfant, un décès… mais il y a aussi les transitions du quotidien: arriver au travail, revenir à la maison le soir, le coucher du soleil, la transition de la semaine au week-end, du week-end à la semaine de travail, d’un dossier à l’autre, d’une activité à l’autre, d’une saison à l’autre…

Ce n’est que récemment que j’ai commencé à m’accorder des moments de pause, de transition justement entre deux états. Pendant longtemps, je me suis comportée comme si je n’avais pas besoin de ralentir pendant ces moments de transition, comme si j’étais capable de faire les choses sans transition justement.

Je partais quelques jours à l’étranger, passais la nuit dans l’avion et arrivais directement au travail de l’aéroport (avec encore mon sac sur le dos; je ne peux pas dire que ça m’est arrivé de nombreuses fois, mais ça m’est bien arrivé!). De même, je ne m’autorisais pas à avoir un temps d’adaptation à l’arrivée dans un nouveau pays. Je demandais à mon corps et à mes émotions de se réguler immédiatement, me lançant dans de multiples activités et une frénésie de visites, quand je voyais les autres s’accorder deux ou trois jours de repos pour se remettre du voyage et débuter les découvertes doucement.

Ou alors je me jugeais sévèrement parce que je trouvais que je n’arrivais pas à m’adapter à un nouvel emploi assez rapidement, alors que changer de travail, finalement, c’est un vrai changement de vie: transports, rythmes, relations avec les collègues, apprentissage de nouveaux domaines, tout change. C’est bien entendu une évidence (qui m’a longtemps échappée!), mais je me rends compte aujourd’hui que je me me suis longtemps imposé une vie sans transition par souci de toujours paraître « au top », « adaptable », « flexible ». Ces critères sont ceux de notre société toujours en mouvement, toujours fluctuante où tout va très vite, mais ils ne sont pas ceux de notre cœur. Le mental et l’intelligence ont un rythme très rapide, on saisit souvent rapidement les enjeux d’une nouvelle situation, mais le cœur, lui, est beaucoup plus lent et a besoin de plus de temps pour s’adapter et trouver sa place. Encore faut-il lui en donner la chance!

Les grandes transitions, comme celles du quotidien, sont souvent un temps de flottement, de brume (ou de brouillard) pendant lequel les énergies changent: les anciennes se dissipent et les nouvelles se mettent en place. C’est pour moi à présent un temps d’observation que je cherche à reconnaître et à respecter. Quand je rentre du travail par exemple, je sais que j’ai besoin de 15-20 minutes de transition pour que l’énergie de la journée et ses tensions se dissipent et que je puisse pleinement profiter de la soirée. Certains marqueront cette transition par un apéritif, d’autres par une sieste éclair ou profiteront du temps de transport pour « se vider la tête » avec de la musique ou de la lecture… A chacun ses stratégies !

Dans les cercles spirituels et conscients, j’ai remarqué également qu’une grande importance est accordée aux transitions. On débute une activité, on la fait, puis on clôture avant de passer à autre chose. Parfois la transition est matérialisée par le son d’une cloche, par le chant de mantras, par la récitation d’une prière. Il ne s’agit pas de courir plusieurs lièvres à la fois comme on le fait dans notre vie quotidienne, par exemple en avalant notre petit-déjeuner en lisant un magazine d’un œil et en vérifiant les notifications sur notre portable de l’autre, tout cela au son de la radio ou de la télé. Il s’agit au contraire d’honorer la transition d’un moment à l’autre pour mieux goûter le moment présent. Et quand on goûte véritablement le moment présent, la vie acquiert une saveur plus profonde. On ne se contente plus de rester en surface des choses et des relations.

Traditionnellement en Inde, des rituels sont menés à l’aube et au coucher du soleil, des mantras sont récités au début de chaque activité et avant les repas; chaque moment est ritualisé pour justement honorer les transitions. Cela permet de poser le mental, d’aligner tous nos corps (physique, éthérique, intellectuel, émotionnel et spirituel) sur l’énergie du moment, afin de vivre de façon plus consciente et de sortir de la mécanicité et de la superficialité ambiante. Une vie bien vécue est finalement une vie où l’on aura été présent à soi et aux autres, moment après moment, jour après jour, année après année.

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On parle beaucoup des enfants uniques, quand ils sont enfants, mais beaucoup moins de l’impact que ce statut peut avoir une fois que l’enfant unique a grandit et qu’il est devenu adulte. On trouve quelques ressources sur ce thème en anglais, mais je n’ai trouvé beaucoup d’articles de fond en français. C’est comme si tout le monde finissait par s’accommoder de cet état et/ou n’en parlait pas.

Seuls quelques blogueurs ou quelques personnes s’aventurent à décrire la façon dont ils ont vécu ce statut:

J’ai 40 ans et je suis fille unique. Non seulement je suis enfant unique, mais mes parents m’ont eue assez tard. Ma mère avait 38 ans quand elle m’a donné naissance; aujourd’hui c’est banal, mais à l’époque, ça voulait juste dire que les enfants des amis de mes parents avaient au moins tous 10 ans de plus que moi, et donc qu’ils ne pouvaient pas constituer des copains de jeux.

Mon oncle maternel avait 10 ans de plus que ma mère; du coup mes trois cousins, qui vivaient à 5 heures de route avaient tous au moins 15 ans de plus que moi (je ne les ai pas vus depuis 15 ans d’ailleurs et je ne connais même plus leurs noms). Mon oncle paternel, quant à lui, n’a pas eu d’enfant et a toujours vécu sur un autre continent. Même si nous sommes « proches », nous ne nous sommes pas vus depuis 8 ans…

Ces détails pour décrire une situation d’isolement générationnel que j’ai connu depuis que je suis toute petite. Mes parents étaient profs et donc n’ont jamais vraiment pensé à m’envoyer en colonie de vacances ou en centre aéré, parce qu’ils étaient à la maison pendant TOUTES les vacances scolaires.

Je vous laisse imaginer à quel point mes vacances d’été en tête à tête avec mes parents m’ont paru interminables. Ces longues semaines de chaleur qui s’étalaient devant moi… Cet ennui profond qui m’a accompagné toute mon enfance, quand les petits camarades étaient tous à droite à gauche chez leurs cousins ou chez leurs grands-parents. Les miens habitaient dans un HLM à 3 km; il était donc inenvisageable pour moi d’y passer des vacances, même si j’allais parfois y passer la nuit. J’attendais la rentrée avec impatience pour enfin me retrouver avec des personnes de mon âge.

A l’adolescence, quand mon père est parti et que ma mère a vu se déclencher sa bipolarité, c’est seule que j’ai dû affronter ces épreuves. Je me rappelle que parfois une voisine m’accompagnait au supermarché pour faire les courses que ma mère était incapable de faire.

Aucun cousin avec qui aller en vacances, aucun grand frère ou grande sœur qui puissent partager avec nous son expérience ou nous apprendre des choses, pas de petit-frère ou de petite sœur à cajoler ou avec qui se chamailler. Du coup, j’ai pendant longtemps été très déstabilisée quand quelqu’un me « charriait » parce que ce que j’ai jamais expérimenté ce mode d’interaction dans l’enfance. Je prenais tout au premier degré et je garde aujourd’hui toujours cette tendance un peu sérieuse, sans doute par manque de contact avec des enfants de mon âge pendant l’enfance. J’étais pourtant très sociable en primaire, mais ça s’est arrêté en 6e et je peux bien avouer aujourd’hui que mes années de collège ont été une longue période d’ennui et d’isolement.

Etant fille unique, mes parents avaient toujours les yeux rivés sur moi. Si je leur disais que j’avais mal quelque part, ma mère m’ignorait, mon père était tellement rongé d’angoisse qu’il me disait de me taire. Bref, très peu écoute de leur part, mais beaucoup d’anxiété d’un côté et de dépression de l’autre, sans personne à qui parler.

Aujourd’hui, après un long travail, je peux dire que je souffre moins de ne pas avoir eu de frères et sœurs. Je sais que les relations peuvent parfois être difficiles avec eux, comme ça a été le cas pour ma mère et son frère, mais je sais aussi qu’à présent que mes parents vieillissent, ce sera à moi de m’occuper d’eux sans pouvoir en partager la charge matérielle et/ou émotionnelle.

Quelle qu’ait été la qualité des parents en tant que parents, le lien de l’enfant unique aux siens est très fort et se combine souvent avec beaucoup de culpabilité, dans la mesure où on est seul à éventuellement répondre à leurs attentes. Dans une fratrie, si l’un ne souhaite pas avoir d’enfant comme c’est mon cas, les parents peuvent toujours se « consoler » avec les enfants qu’auront le frère ou la sœur. Les miens ont été très affectés quand je leur ai dit officiellement, et pourtant c’est quelque chose que j’ai su dès l’enfance.

Étant enfant unique, cela veut également dire qu’on aura pas de neveux ni de nièces à gâter et à voir grandir. On a beau dire, ceux de sa belle-sœur ou de son beau-frère c’est pas vraiment pareil, surtout s’ils vivent loin…

A un niveau plus superficiel, il est certain également qu’être adulte enfant unique, et dans mon cas, sans cousins, a pour conséquence d’avoir un réseau familial très restreint (et ce d’autant plus que du côté de mon père les racines familiales se situent dans un autre pays): pas de fêtes de famille à proprement parler (d’autant plus que mes parents sont divorcés), pas de mariages, de baptêmes auxquels assister, pas de grandes réunions à Noël ou pendant l’été et puis, pas beaucoup d’invités à son propre mariage (on a beau dire, c’est le noyau familial qui créé la base pour les invitations), peu de contacts sociaux qui permettent d’être aidé au quotidien (dans les grandes familles, il semble toujours y avoir quelqu’un qui sait bricoler, qui est médecin/dentiste/mécanicien ou qui peut dépanner pour trouver des contacts pour un boulot d’été…), bref, ça réduit forcément l’horizon qu’on est alors obligé de se créer soi-même. Sans l’assise que peut donner une famille étendue, on est obligé d’avancer en comptant sur ses propres ressources. Évidemment ça donne beaucoup de force et d’indépendance, mais c’est parfois quand même difficile, d’autant plus qu’on a ensuite tendance à idéaliser la vie des familles nombreuses/étendues…

Comme c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, je serais vraiment contente de lire vos témoignages, si vous souhaitez en laisser un!

PS: En anglais, on peut trouver des choses ici et .

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Et oui, nous sommes déjà le 1er février. 1/12e de l’année 2017 est déjà donc passé !!!

Malgré tout, et ce n’est pas mon habitude, j’aimerais partager avec vous mes objectifs pour 2017. Ça va être court, j’ai décidé de ne pas me surcharger avec des listes inutiles. Je ne prends jamais de « bonnes résolutions pour l’année à venir » et je suis plutôt partisane de l’idée que c’est justement en se laissant de l’espace temporel et mental que les choses se déploient.

Alors comme j’ai bien fait ça ces dernières années entre deux concours et trois escapades en Inde, me voilà arrivée début 2017 avec deux pistes qu’il me semble intéressant d’explorer à présent :

– La communication non violente, la CNV pour ceux (nombreux !) qui connaissent.

Ça fait quelques années que j’en entends parler, de la CNV. Quelques connaissances avaient assisté à des formations, d’autres faisaient partie de groupes de CNV, on me parlait des vidéos d’Isabelle Padovani (une perle avec beaucoup d’humour!), etc. mais ce n’est qu’en décembre dernier que j’ai enfin pris le temps de voir de quoi il retournait et je dois dire que je suis toute excitée par ce que je découvre depuis quelques semaines.

Même si on m’a rarement fait des remarques négatives sur ma façon de communiquer, je sais pertinemment que celle-ci comporte une marge de progression, surtout au sein du couple. J’ai l’impression que pour moi, il s’agit moins d’apprendre à écouter l’autre, ce que je pense savoir faire (enfin, quelque soit le domaine il y a toujours des choses à apprendre!), que de parvenir à exprimer mes besoins simplement et clairement, sans finir par « bouder » ou me mettre en colère.

Le processus de la CNV, théorisé par Marshall Rosenberg, à partir des années 1960 s’est étendu au fil des ans à plus d’une quarantaine de pays. Rosenberg lui-même, qui est décédé en 2015 à l’âge de 80 ans, a voyagé dans de nombreuses régions en conflit pour y enseigner ce merveilleux outil. Au fil des années, il a travaillé avec des gangs aux États-Unis, dans de grandes entreprises, des prisons, des écoles, etc. Il y a de nombreuses vidéos de lui en anglais et en français sur Youtube et son livre de base sur la CNV, « Les mots sont des fenêtres (Ou bien ils sont des murs) – Introduction à la communication non-violente » (« Non violent communication – A language of Life » en anglais) est un bijou.

En très gros, il s’agit de s’exprimer avec honnêteté et d’écouter avec empathie en utilisant les 4 étapes de la CNV :  « OSBD ».

Observation sans jugement
Sentiments éprouvés à la suite de l’événement observé
Besoins
Demande concrète et réaliste

Il existe de nombreux sites autour de la CNV. Pour moi en ce moment, c’est un peu comme si je découvrais que tout le monde est au courant de quelque chose que j’ignorais jusqu’alors. Je ne vais donc pas m’étendre ici parce que beaucoup l’ont mieux décrit que moi :

http://fr.nvcwiki.com/index.php/OSBD
http://www.cnvformations.fr/
https://phgarin.wordpress.com/2015/05/06/cnv-communication-non-violente-les-4-etapes-de-losbd/

Ce que je trouve intéressant dans l’apprentissage de ce processus, et comme l’a décrit Isabelle Padovani, c’est que pour moi, la CNV c’est vraiment ce qui me permet de mettre en pratique les enseignements spirituels au quotidien. La CNV, ce n’est pas être « gentil », c’est être vrai par rapport à soi-même et par rapport aux autres. On se découvre soi-même à mesure qu’on est plus attentif à nos sentiments et émotions, partant du principe que ce n’est pas l’autre qui en est responsable de ceux-ci, et on apprend à mieux connaître l’autre, à comprendre ses besoins derrière les mots. La communication s’améliorant, les besoin de l’un et l’autre étant nourris, la compréhension mutuelle et l’amour grandit naturellement.

Je n’en suis qu’au début de mes découvertes et je pense que j’en parlerai de nouveau ici le moment venu.

– Seconde envie : retrouver mon élan créatif.

Ça fait quelques années maintenant que je souhaite vraiment me remettre à peindre et/ou dessiner.

Enfant et même jusqu’à mes années de jeune adulte, j’ai beaucoup dessiné et beaucoup peint. J’ai pris les cours du soir des Beaux-Arts quand j’étais en prépa et une fois à Paris, suivi pendant quelques mois les cours de dessin de la mairie de Paris.

Depuis cette époque malheureusement, ma créativité dans ce domaine a bien faiblit. Je continue bien à prendre et à bidouiller des photos (il y a plein d’exemples sur ce blog), mais je ne dessine ni ne peint plus.

Pourtant j’ai tout le matériel, pourtant j’ai un peu de temps, pourtant j’ai envie, mais je n’arrive pas à m’y mettre. Il y a toujours quelque chose d’autre d’agréable et de plus immédiat à faire.

Comme je ne suis pas musicienne, même si j’adore la musique et qu’elle tient une grande place dans ma vie (notamment la musique indienne), je ne peux pas compter sur ce domaine pour laisser libre cours à ma créativité.

En tout début d’année j’ai dévoré « Big Magic » d’Elizabeth Gilbert qui est une auteure que j’apprécie vraiment beaucoup. Elle m’a convaincue, mais je suis toujours en stand-by de ce côté-là. Il est vrai que pour le petit bélier que je suis, la période hivernale est peu ou prou une période d’hibernation et du coup, je compte sur le printemps pour retrouver mon élan… On verra !

Et pour vous??

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Ondes…

Il y a un an et demi j’arrivai dans une nouvelle structure . Nouveau travail, nouveau domaine, nouveaux collègues, j’ai cru pendant quelques semaines que les maux dont je commençai à souffrir étaient liés à toutes ces nouveautés et qu’une fois acclimatée à ce nouvel environnement, tout irai mieux… jusqu’à je me rende compte qu’ils étaient dus aux antennes relais perchées sur l’immeuble.

Installées au dernier étage d’une tour des années 1970, ce n’est pas une seule, mais au moins 5 antennes-relais que nous avons à quelques mètres de nos têtes toute la journée.

Quels symptômes ai-je commencé à développer ?

– maux de tête constants : au-delà de 15-20 minutes d’exposition, j’ai comme un casque de plomb sur la tête, comme si on appuyait dessus en permanence, avec une sensation de pression particulièrement forte au niveau de la fontanelle ;

– problèmes oculaires : de ma vie je n’étais jamais allée voir d’ophtalmo, ayant la chance d’avoir une bonne vue, jusqu’à ce qu’en septembre dernier, je commence à ressentir des douleurs très fortes derrière les yeux. Celles-ci étaient tellement fortes qu’elles me réveillaient la nuit. Ma vision était de plus en plus trouble et mes yeux de plus en plus secs. Je suis ressortie de l’ophtalmo avec des lunettes et des gouttes à mettre chaque jour dans les yeux ;

– sensation d’oppression à la poitrine et à la gorge comme si on me serrait ;

– troubles de la mémoire et de la concentration : alors ça, c’est le plus « intéressant » à observer : c’est pas juste que quelque chose nous a échappé, c’est vraiment comme si ça n’avait jamais existé : j’étais incapable de me remémorer les choses du jour au lendemain, j’avais besoin de relire tous mes messages plusieurs fois parce que je faisais des fautes incroyables, j’inversais des mots etc., j’arrêtais pas de faire des listes des choses à faire… ;

– fatigue intense : j’étais tellement fatiguée et irritable que j’étais souvent obligée de m’allonger en sortant du travail et même souvent – oserais-je l’avouer ? – à la pause de midi, tellement j’étais épuisée par les douleurs diverses et variées et le sommeil perturbé.

Ayant moins de symptômes le week-end et pendant les congés, j’ai commencé à faire le lien avec mon environnement de travail. J’ai pu obtenir de ne travailler qu’à 80 % afin d’être moins exposée. C’est un sacrifice financier, mais c’est la meilleure solution. A la maison nous n’avons pas de Wifi (nous passons par des câbles et le système électrique), pas de téléphone sans fil, je n’utilise pas le micro-ondes et j’ai des oreillettes pour le téléphone portable dont je n’explose quasiment jamais le forfait mensuel de deux petites heures.

En juin dernier, pendant un week-end dans un tout petit appartement de bord de mer, j’ai commencé à pouvoir déterminer à quels moments le voisin était connecté à internet aux maux de tête que je ressentais. C’est là que j’ai tiré la sonnette d’alarme auprès de mes supérieurs, même si je leur en avais parlé quasiment depuis le début.

Il faut savoir que le corps ne s’habitue pas aux ondes : ça devient juste de pire en pire jusqu’à ce qu’on s’en trouve handicapé. Parfois les gens sont obligés de quitter travail, maison, famille et nous avons tous entendu parler de ces cas de personnes qui ont fini par devoir aller s’installer dans des zones rurales isolées, de ces personnes qui vivent cloîtrées chez elles avec tout un attirail anti-ondes sur les murs, les fenêtres etc… Je ne suis pas sensible à ce point et espère ne jamais le devenir.

C’est ainsi qu’armée d’un appareil de mesure de l’electrosmog acheté sur internet par mon ami (qui se retrouve lui-aussi sous une antenne dans son nouveau travail, débuté quelques mois après moi!), j’ai fait des mesures un peu partout dans l’immeuble. Je me suis rendu compte que certaines personnes situées au dernier étage étaient 10 fois plus exposées que celles situées au RDC. C’est à ce moment-là que j’ai fait ma demande officielle de changement de bureau. Celle-ci a été acceptée (c’est une vraie chance : quand je pense à tous ceux qui ne peuvent bouger parce qu’il n’y a pas de locaux disponibles ou que c’est leur habitat qui est impacté…)

Je me retrouve donc à présent depuis plus de deux semaines au RDC de l’immeuble, isolée du reste de l’équipe (ce qui certes rend le travail moins fluide) mais moins exposée aux ondes. Je ressens une nette amélioration : très peu de maux de tête, (même si ceux-ci reviennent lors des réunions au dernier étage), un meilleur sommeil (il est surtout moins fragmenté!), moins de fatigue (je n’ai plus cette impression de massue sur la tête en permanence), plus de douleurs aux yeux…

Apparemment de nouvelles mesures auraient été commandées, mais par qui seront-elles faites ? Certaines antennes avaient été changées quelques mois avant mon arrivée et on m’a raconté plusieurs histoires d’acouphènes violents apparus juste après…

Je sais que c’est à la mode cette histoire d’électrosensibilité, mais c’est une réalité ! De mon côté, j’ai eu la chance d’avoir été entendue et par mon entourage et par ma hiérarchie. Même si celle-ci ne parle pas librement du sujet et ne semble pas souhaiter que les causes de mon changement de bureau s’ébruitent (en même temps, je suis bien obligée d’expliquer la situation à ceux qui me posent la question ; ça m’ennuierait qu’ils pensent que c’est une vague mise au placard!), j’ai eu le luxe de pouvoir m’éloigner un peu de ces foutues antennes.

Je serais intéressée par des témoignages : avez-vous vécu une situation similaire et qu’avez-vous pu faire ?

Si vous souhaitez avoir plus d’infos, vous pouvez en trouver facilement sur internet, notamment ici et . Choisir pour se renseigner des sites indépendants !

PS : Au-delà même de leurs effets délétères sur la santé (les ondes électromagnétiques sont quand même reconnues potentiellement cancérogènes par l’OMS), il faut savoir qu’y être exposé ralentit notre processus d’ascension spirituelle. C’est bien la peine d’avoir une pratique le matin et de faire du yoga, si c’est pour se retrouver plombée toute la journée par des antennes-relais !

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