Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘la vie’ Category

On parle beaucoup des enfants uniques, quand ils sont enfants, mais beaucoup moins de l’impact que ce statut peut avoir une fois que l’enfant unique a grandit et qu’il est devenu adulte. On trouve quelques ressources sur ce thème en anglais, mais je n’ai trouvé beaucoup d’articles de fond en français. C’est comme si tout le monde finissait par s’accommoder de cet état et/ou n’en parlait pas.

Seuls quelques blogueurs ou quelques personnes s’aventurent à décrire la façon dont ils ont vécu ce statut:

J’ai 40 ans et je suis fille unique. Non seulement je suis enfant unique, mais mes parents m’ont eue assez tard. Ma mère avait 38 ans quand elle m’a donné naissance; aujourd’hui c’est banal, mais à l’époque, ça voulait juste dire que les enfants des amis de mes parents avaient au moins tous 10 ans de plus que moi, et donc qu’ils ne pouvaient pas constituer des copains de jeux.

Mon oncle maternel avait 10 ans de plus que ma mère; du coup mes trois cousins, qui vivaient à 5 heures de route avaient tous au moins 15 ans de plus que moi (je ne les ai pas vus depuis 15 ans d’ailleurs et je ne connais même plus leurs noms). Mon oncle paternel, quant à lui, n’a pas eu d’enfant et a toujours vécu sur un autre continent. Même si nous sommes « proches », nous ne nous sommes pas vus depuis 8 ans…

Ces détails pour décrire une situation d’isolement générationnel que j’ai connu depuis que je suis toute petite. Mes parents étaient profs et donc n’ont jamais vraiment pensé à m’envoyer en colonie de vacances ou en centre aéré, parce qu’ils étaient à la maison pendant TOUTES les vacances scolaires.

Je vous laisse imaginer à quel point mes vacances d’été en tête à tête avec mes parents m’ont paru interminables. Ces longues semaines de chaleur qui s’étalaient devant moi… Cet ennui profond qui m’a accompagné toute mon enfance, quand les petits camarades étaient tous à droite à gauche chez leurs cousins ou chez leurs grands-parents. Les miens habitaient dans un HLM à 3 km; il était donc inenvisageable pour moi d’y passer des vacances, même si j’allais parfois y passer la nuit. J’attendais la rentrée avec impatience pour enfin me retrouver avec des personnes de mon âge.

A l’adolescence, quand mon père est parti et que ma mère a vu se déclencher sa bipolarité, c’est seule que j’ai dû affronter ces épreuves. Je me rappelle que parfois une voisine m’accompagnait au supermarché pour faire les courses que ma mère était incapable de faire.

Aucun cousin avec qui aller en vacances, aucun grand frère ou grande sœur qui puissent partager avec nous son expérience ou nous apprendre des choses, pas de petit-frère ou de petite sœur à cajoler ou avec qui se chamailler. Du coup, j’ai pendant longtemps été très déstabilisée quand quelqu’un me « charriait » parce que ce que j’ai jamais expérimenté ce mode d’interaction dans l’enfance. Je prenais tout au premier degré et je garde aujourd’hui toujours cette tendance un peu sérieuse, sans doute par manque de contact avec des enfants de mon âge pendant l’enfance. J’étais pourtant très sociable en primaire, mais ça s’est arrêté en 6e et je peux bien avouer aujourd’hui que mes années de collège ont été une longue période d’ennui et d’isolement.

Etant fille unique, mes parents avaient toujours les yeux rivés sur moi. Si je leur disais que j’avais mal quelque part, ma mère m’ignorait, mon père était tellement rongé d’angoisse qu’il me disait de me taire. Bref, très peu écoute de leur part, mais beaucoup d’anxiété d’un côté et de dépression de l’autre, sans personne à qui parler.

Aujourd’hui, après un long travail, je peux dire que je souffre moins de ne pas avoir eu de frères et sœurs. Je sais que les relations peuvent parfois être difficiles avec eux, comme ça a été le cas pour ma mère et son frère, mais je sais aussi qu’à présent que mes parents vieillissent, ce sera à moi de m’occuper d’eux sans pouvoir en partager la charge matérielle et/ou émotionnelle.

Quelle qu’ait été la qualité des parents en tant que parents, le lien de l’enfant unique aux siens est très fort et se combine souvent avec beaucoup de culpabilité, dans la mesure où on est seul à éventuellement répondre à leurs attentes. Dans une fratrie, si l’un ne souhaite pas avoir d’enfant comme c’est mon cas, les parents peuvent toujours se « consoler » avec les enfants qu’auront le frère ou la sœur. Les miens ont été très affectés quand je leur ai dit officiellement, et pourtant c’est quelque chose que j’ai su dès l’enfance.

Étant enfant unique, cela veut également dire qu’on aura pas de neveux ni de nièces à gâter et à voir grandir. On a beau dire, ceux de sa belle-sœur ou de son beau-frère c’est pas vraiment pareil, surtout s’ils vivent loin…

A un niveau plus superficiel, il est certain également qu’être adulte enfant unique, et dans mon cas, sans cousins, a pour conséquence d’avoir un réseau familial très restreint (et ce d’autant plus que du côté de mon père les racines familiales se situent dans un autre pays): pas de fêtes de famille à proprement parler (d’autant plus que mes parents sont divorcés), pas de mariages, de baptêmes auxquels assister, pas de grandes réunions à Noël ou pendant l’été et puis, pas beaucoup d’invités à son propre mariage (on a beau dire, c’est le noyau familial qui créé la base pour les invitations), peu de contacts sociaux qui permettent d’être aidé au quotidien (dans les grandes familles, il semble toujours y avoir quelqu’un qui sait bricoler, qui est médecin/dentiste/mécanicien ou qui peut dépanner pour trouver des contacts pour un boulot d’été…), bref, ça réduit forcément l’horizon qu’on est alors obligé de se créer soi-même. Sans l’assise que peut donner une famille étendue, on est obligé d’avancer en comptant sur ses propres ressources. Évidemment ça donne beaucoup de force et d’indépendance, mais c’est parfois quand même difficile, d’autant plus qu’on a ensuite tendance à idéaliser la vie des familles nombreuses/étendues…

Comme c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, je serais vraiment contente de lire vos témoignages, si vous souhaitez en laisser un!

PS: En anglais, on peut trouver des choses ici et .

Read Full Post »

Et oui, nous sommes déjà le 1er février. 1/12e de l’année 2017 est déjà donc passé !!!

Malgré tout, et ce n’est pas mon habitude, j’aimerais partager avec vous mes objectifs pour 2017. Ça va être court, j’ai décidé de ne pas me surcharger avec des listes inutiles. Je ne prends jamais de « bonnes résolutions pour l’année à venir » et je suis plutôt partisane de l’idée que c’est justement en se laissant de l’espace temporel et mental que les choses se déploient.

Alors comme j’ai bien fait ça ces dernières années entre deux concours et trois escapades en Inde, me voilà arrivée début 2017 avec deux pistes qu’il me semble intéressant d’explorer à présent :

– La communication non violente, la CNV pour ceux (nombreux !) qui connaissent.

Ça fait quelques années que j’en entends parler, de la CNV. Quelques connaissances avaient assisté à des formations, d’autres faisaient partie de groupes de CNV, on me parlait des vidéos d’Isabelle Padovani (une perle avec beaucoup d’humour!), etc. mais ce n’est qu’en décembre dernier que j’ai enfin pris le temps de voir de quoi il retournait et je dois dire que je suis toute excitée par ce que je découvre depuis quelques semaines.

Même si on m’a rarement fait des remarques négatives sur ma façon de communiquer, je sais pertinemment que celle-ci comporte une marge de progression, surtout au sein du couple. J’ai l’impression que pour moi, il s’agit moins d’apprendre à écouter l’autre, ce que je pense savoir faire (enfin, quelque soit le domaine il y a toujours des choses à apprendre!), que de parvenir à exprimer mes besoins simplement et clairement, sans finir par « bouder » ou me mettre en colère.

Le processus de la CNV, théorisé par Marshall Rosenberg, à partir des années 1960 s’est étendu au fil des ans à plus d’une quarantaine de pays. Rosenberg lui-même, qui est décédé en 2015 à l’âge de 80 ans, a voyagé dans de nombreuses régions en conflit pour y enseigner ce merveilleux outil. Au fil des années, il a travaillé avec des gangs aux États-Unis, dans de grandes entreprises, des prisons, des écoles, etc. Il y a de nombreuses vidéos de lui en anglais et en français sur Youtube et son livre de base sur la CNV, « Les mots sont des fenêtres (Ou bien ils sont des murs) – Introduction à la communication non-violente » (« Non violent communication – A language of Life » en anglais) est un bijou.

En très gros, il s’agit de s’exprimer avec honnêteté et d’écouter avec empathie en utilisant les 4 étapes de la CNV :  « OSBD ».

Observation sans jugement
Sentiments éprouvés à la suite de l’événement observé
Besoins
Demande concrète et réaliste

Il existe de nombreux sites autour de la CNV. Pour moi en ce moment, c’est un peu comme si je découvrais que tout le monde est au courant de quelque chose que j’ignorais jusqu’alors. Je ne vais donc pas m’étendre ici parce que beaucoup l’ont mieux décrit que moi :

http://fr.nvcwiki.com/index.php/OSBD
http://www.cnvformations.fr/
https://phgarin.wordpress.com/2015/05/06/cnv-communication-non-violente-les-4-etapes-de-losbd/

Ce que je trouve intéressant dans l’apprentissage de ce processus, et comme l’a décrit Isabelle Padovani, c’est que pour moi, la CNV c’est vraiment ce qui me permet de mettre en pratique les enseignements spirituels au quotidien. La CNV, ce n’est pas être « gentil », c’est être vrai par rapport à soi-même et par rapport aux autres. On se découvre soi-même à mesure qu’on est plus attentif à nos sentiments et émotions, partant du principe que ce n’est pas l’autre qui en est responsable de ceux-ci, et on apprend à mieux connaître l’autre, à comprendre ses besoins derrière les mots. La communication s’améliorant, les besoin de l’un et l’autre étant nourris, la compréhension mutuelle et l’amour grandit naturellement.

Je n’en suis qu’au début de mes découvertes et je pense que j’en parlerai de nouveau ici le moment venu.

– Seconde envie : retrouver mon élan créatif.

Ça fait quelques années maintenant que je souhaite vraiment me remettre à peindre et/ou dessiner.

Enfant et même jusqu’à mes années de jeune adulte, j’ai beaucoup dessiné et beaucoup peint. J’ai pris les cours du soir des Beaux-Arts quand j’étais en prépa et une fois à Paris, suivi pendant quelques mois les cours de dessin de la mairie de Paris.

Depuis cette époque malheureusement, ma créativité dans ce domaine a bien faiblit. Je continue bien à prendre et à bidouiller des photos (il y a plein d’exemples sur ce blog), mais je ne dessine ni ne peint plus.

Pourtant j’ai tout le matériel, pourtant j’ai un peu de temps, pourtant j’ai envie, mais je n’arrive pas à m’y mettre. Il y a toujours quelque chose d’autre d’agréable et de plus immédiat à faire.

Comme je ne suis pas musicienne, même si j’adore la musique et qu’elle tient une grande place dans ma vie (notamment la musique indienne), je ne peux pas compter sur ce domaine pour laisser libre cours à ma créativité.

En tout début d’année j’ai dévoré « Big Magic » d’Elizabeth Gilbert qui est une auteure que j’apprécie vraiment beaucoup. Elle m’a convaincue, mais je suis toujours en stand-by de ce côté-là. Il est vrai que pour le petit bélier que je suis, la période hivernale est peu ou prou une période d’hibernation et du coup, je compte sur le printemps pour retrouver mon élan… On verra !

Et pour vous??

Read Full Post »

Ondes…

Il y a un an et demi j’arrivai dans une nouvelle structure . Nouveau travail, nouveau domaine, nouveaux collègues, j’ai cru pendant quelques semaines que les maux dont je commençai à souffrir étaient liés à toutes ces nouveautés et qu’une fois acclimatée à ce nouvel environnement, tout irai mieux… jusqu’à je me rende compte qu’ils étaient dus aux antennes relais perchées sur l’immeuble.

Installées au dernier étage d’une tour des années 1970, ce n’est pas une seule, mais au moins 5 antennes-relais que nous avons à quelques mètres de nos têtes toute la journée.

Quels symptômes ai-je commencé à développer ?

– maux de tête constants : au-delà de 15-20 minutes d’exposition, j’ai comme un casque de plomb sur la tête, comme si on appuyait dessus en permanence, avec une sensation de pression particulièrement forte au niveau de la fontanelle ;

– problèmes oculaires : de ma vie je n’étais jamais allée voir d’ophtalmo, ayant la chance d’avoir une bonne vue, jusqu’à ce qu’en septembre dernier, je commence à ressentir des douleurs très fortes derrière les yeux. Celles-ci étaient tellement fortes qu’elles me réveillaient la nuit. Ma vision était de plus en plus trouble et mes yeux de plus en plus secs. Je suis ressortie de l’ophtalmo avec des lunettes et des gouttes à mettre chaque jour dans les yeux ;

– sensation d’oppression à la poitrine et à la gorge comme si on me serrait ;

– troubles de la mémoire et de la concentration : alors ça, c’est le plus « intéressant » à observer : c’est pas juste que quelque chose nous a échappé, c’est vraiment comme si ça n’avait jamais existé : j’étais incapable de me remémorer les choses du jour au lendemain, j’avais besoin de relire tous mes messages plusieurs fois parce que je faisais des fautes incroyables, j’inversais des mots etc., j’arrêtais pas de faire des listes des choses à faire… ;

– fatigue intense : j’étais tellement fatiguée et irritable que j’étais souvent obligée de m’allonger en sortant du travail et même souvent – oserais-je l’avouer ? – à la pause de midi, tellement j’étais épuisée par les douleurs diverses et variées et le sommeil perturbé.

Ayant moins de symptômes le week-end et pendant les congés, j’ai commencé à faire le lien avec mon environnement de travail. J’ai pu obtenir de ne travailler qu’à 80 % afin d’être moins exposée. C’est un sacrifice financier, mais c’est la meilleure solution. A la maison nous n’avons pas de Wifi (nous passons par des câbles et le système électrique), pas de téléphone sans fil, je n’utilise pas le micro-ondes et j’ai des oreillettes pour le téléphone portable dont je n’explose quasiment jamais le forfait mensuel de deux petites heures.

En juin dernier, pendant un week-end dans un tout petit appartement de bord de mer, j’ai commencé à pouvoir déterminer à quels moments le voisin était connecté à internet aux maux de tête que je ressentais. C’est là que j’ai tiré la sonnette d’alarme auprès de mes supérieurs, même si je leur en avais parlé quasiment depuis le début.

Il faut savoir que le corps ne s’habitue pas aux ondes : ça devient juste de pire en pire jusqu’à ce qu’on s’en trouve handicapé. Parfois les gens sont obligés de quitter travail, maison, famille et nous avons tous entendu parler de ces cas de personnes qui ont fini par devoir aller s’installer dans des zones rurales isolées, de ces personnes qui vivent cloîtrées chez elles avec tout un attirail anti-ondes sur les murs, les fenêtres etc… Je ne suis pas sensible à ce point et espère ne jamais le devenir.

C’est ainsi qu’armée d’un appareil de mesure de l’electrosmog acheté sur internet par mon ami (qui se retrouve lui-aussi sous une antenne dans son nouveau travail, débuté quelques mois après moi!), j’ai fait des mesures un peu partout dans l’immeuble. Je me suis rendu compte que certaines personnes situées au dernier étage étaient 10 fois plus exposées que celles situées au RDC. C’est à ce moment-là que j’ai fait ma demande officielle de changement de bureau. Celle-ci a été acceptée (c’est une vraie chance : quand je pense à tous ceux qui ne peuvent bouger parce qu’il n’y a pas de locaux disponibles ou que c’est leur habitat qui est impacté…)

Je me retrouve donc à présent depuis plus de deux semaines au RDC de l’immeuble, isolée du reste de l’équipe (ce qui certes rend le travail moins fluide) mais moins exposée aux ondes. Je ressens une nette amélioration : très peu de maux de tête, (même si ceux-ci reviennent lors des réunions au dernier étage), un meilleur sommeil (il est surtout moins fragmenté!), moins de fatigue (je n’ai plus cette impression de massue sur la tête en permanence), plus de douleurs aux yeux…

Apparemment de nouvelles mesures auraient été commandées, mais par qui seront-elles faites ? Certaines antennes avaient été changées quelques mois avant mon arrivée et on m’a raconté plusieurs histoires d’acouphènes violents apparus juste après…

Je sais que c’est à la mode cette histoire d’électrosensibilité, mais c’est une réalité ! De mon côté, j’ai eu la chance d’avoir été entendue et par mon entourage et par ma hiérarchie. Même si celle-ci ne parle pas librement du sujet et ne semble pas souhaiter que les causes de mon changement de bureau s’ébruitent (en même temps, je suis bien obligée d’expliquer la situation à ceux qui me posent la question ; ça m’ennuierait qu’ils pensent que c’est une vague mise au placard!), j’ai eu le luxe de pouvoir m’éloigner un peu de ces foutues antennes.

Je serais intéressée par des témoignages : avez-vous vécu une situation similaire et qu’avez-vous pu faire ?

Si vous souhaitez avoir plus d’infos, vous pouvez en trouver facilement sur internet, notamment ici et . Choisir pour se renseigner des sites indépendants !

PS : Au-delà même de leurs effets délétères sur la santé (les ondes électromagnétiques sont quand même reconnues potentiellement cancérogènes par l’OMS), il faut savoir qu’y être exposé ralentit notre processus d’ascension spirituelle. C’est bien la peine d’avoir une pratique le matin et de faire du yoga, si c’est pour se retrouver plombée toute la journée par des antennes-relais !

Read Full Post »

Sympathique

J’ai longtemps cru que tout le monde était comme moi, jusqu’à ce que je me rende compte il y a quelque temps maintenant (j’avais fait part l’an passé d’un bel épisode d’angoisse) qu’en fait j’étais entourée de personnes qui avaient le système nerveux bien mieux accroché que le mien.

– je ne peux boire ni café (alors que j’adore ça), ni thé : voir à ce sujet mon post à ce sujet ;

– je suis obligée de limiter très fortement le chocolat noir : passé 4 carrés par jour, je commence à avoir les mêmes symptômes qu’avec le café et le thé ;

– il faut que je fasse très attention à ce que je regarde à la télévision le soir : sans même parler du désintérêt que j’ai pour le genre : il me serait impossible de regarder le moindre épisode de série policière comme il en passe tant en soirée : dès qu’il y a de la violence, des cadavres, une ambiance de suspens, ça me met dans tous les états. Que reste-t-il ?

Des comédies, des films en costume et les inaltérables documentaires Arte (surtout ceux réalisés par des Allemands, car les autres ont tendance à être rapides pour mon sympathique !)… J’ai encore le souvenir de l’unique film d’horreur que j’ai regardé à 15 ans un dimanche matin d’été toute seule, car l’ami avec qui j’avais loué la cassette vidéo n’avait finalement pu venir. J’ai passé la journée à trembler de peur et j’ai claqué des dents d’effroi toute la nuit… ;

– après un bon repas avec des amis, impossible de dormir : une partie de mon cerveau rejoue tout ce qui s’est passé, tous les sujets reviennent pêle-mêle et m’empêchent littéralement de fermer l’œil. Je me rappelle une année Erasmus pas piquée des hannetons au niveau sorties : quand on rentrait exténuées à 5h du mat’ avec la copine avec laquelle on sortait tout le temps, elle s’endormait aussi sec jusqu’à midi pendant que je restais allongée dans ma chambre sans pouvoir dormir tellement j’avais le système nerveux qui vibrait ;

– idem avec la musique : une chanson entendue, un beau bhajan chanté peuvent facilement me faire passer une nuit blanche alors que je ne les avais plus dans la tête au moment de dormir ;

– le stress prend chez moi des proportions inquiétantes en très peu de temps et je remarque que plus ça va, plus ça prend du temps pour retomber. Avant, dès que j’avais une échéance ou une épreuve qui me stressait, une fois celle-ci passée, ça allait tout de suite mieux ; maintenant je dois bien attendre quelques jours avant que je me ressente à nouveaux moi-même. En attendant j’aurai eu une accélération du rythme cardiaque, environ 90 en continu avec perception exagérée des battements cardiaques, ce qui n’est pas agréable, vagues d’hormones de stress dans la poitrine et le long du dos, transpiration, rougeurs au visage, etc. ;

– parfois en méditation, j’ai le corps qui bouge tout seul de façon rythmique incontrôlable : apparemment ça serait dû à des impuretés dans le système nerveux qui sont purifiées par la méditation. Sans blague. Je vois bien que lorsque ça m’arrive, c’est comme si ça remettait les pendules à l’heure, alors c’est super (je tiens à préciser que ces mouvements ne sont pas très prononcés et ne perturbent ni moi ni mon entourage), mais il est malheureusement rare que je parvienne à ce niveau de méditation tellement mes nuits sont agitées par tout le reste que je viens de lister.

Comme c’est difficile pour l’entourage de comprendre cet aspect de nous-même quand on est comme ça !

Read Full Post »

J’ai eu 38 ans en avril et je m’approche donc de la quarantaine. Cette « étape » est redoutée par beaucoup : on parle de l’heure des bilans, de la fin de la jeunesse, de l’entrée dans la seconde partie de vie, de la pente descendante… Rien de tout ceci ne me parle vraiment, les anniversaires et les changements de décennie ne m’ont jamais rien fait. En revanche, j’observe en moi certains changements, une modification dans ma façon de voir les choses que je trouve intéressante car inédite :

– Il y a quelques années, je suis tombée sur une émission de Cristina Cordula (et oui, on a ses références) et je l’ai entendu donner le conseil suivant : après 40 ans, c’est plus joli pour une femme de mettre un plus de bijoux, de colliers, de vêtements colorés… C’est peut-être moi qui ai totalement sur-interprété, mais ça m’est resté en tête et je dois dire que maintenant quand je n’ai pas de collier ou de bracelet, je me sens un peu nue. C’est vrai que je trouve beaucoup plus seyant de mettre quelques accessoires, accessoires auxquels je ne faisais jamais attention auparavant ;

– pour rester sur une belle note superficielle, j’ai remarqué également et c’est presque paradoxal, que je me soucie beaucoup moins de mon apparence. A 40 ans, je ne souhaite plus m’inquiéter de mes imperfections. Dans cette vie, je n’aurai pas d’autre corps, c’est celui avec lequel je suis née et c’est comme ça. Pas la peine de se prendre la tête sur quelque chose qui de toute façon est voué à la dégradation. Le point positif, c’est que j’ai très tôt choisi d’avoir une bonne hygiène de vie qui m’a permis de garder mon équilibre malgré beaucoup de stress. C’est une bonne fondation pour « après » !

– autre évolution pour celle qui ne pouvait pas ne pas partir en voyage dès qu’il y avait quelques jours de congés, quitte à prendre l’avion de nuit et à retourner au bureau depuis l’aéroport : je me dis que j’ai (presque) assez voyagé : j’ai eu la chance de pouvoir partir loin et longtemps assez jeune et je ne compte plus les églises, temples, musées, villes, villages et ruines que j’ai pu visiter, sans parler des rencontres que j’ai pu faire dans de nombreux pays.

Du coup, l’idée de prendre l’avion pour aller encore faire du tourisme pour du tourisme sans avoir un but précis (type formation ou stage) ou connaître des gens sur place ne me tente plus guère. Même, et j’en suis la première étonnée, je prends maintenant plaisir à visiter la France. Dernièrement Belle-Île et le Périgord Noir m’ont littéralement enchantée et on me regarde avec un peu de pitié quand j’en chante les louanges, genre tout le monde le sait que c’est beau ;

– depuis quelques mois, je me dis aussi que ce n’est plus la peine d’investir dans rien. La grosse dépense que notre vie a déjà été faite (maison) et comme nous n’avons pas d’enfants, je ne souhaite plus acheter de choses chères (comme si j’en avais les moyens, d’ailleurs, mais bon). Je ne sais pas si c’est ma conscience aiguë de l’impermanence de toute chose, mais je ne me voix plus acheter de bijoux chers (et pour moi, c’est au-dessus de 100 euros) ou de meubles de prix (tout ce que nous acquérons maintenant pour la maison vient du bon coin). C’est comme si maintenant, nous avions tous les objets dont nous avions besoin. C’est eux qui vont dorénavant nous accompagner. Bien sûr il y aura des remplacements et des rénovations, sans doute également encore des déménagements (peut-être) mais rien de bien extravagant ;

– ce qui m’amène à une autre nouveauté inattendue : comme on n’a pas d’enfants et que je suis fille unique, j’ai commencé à penser à ma « succession », et donc à mon testament puisque notre cas est un peu particulier. C’est étrange de naviguer dans les méandres du code civil pour essayer de comprendre comment les choses se passeraient avec la maison dans laquelle nous aurons vécu une fois que nous n’y serons plus, si nous ne faisions pas de testament. Le processus vient juste d’être enclenché et donne lieu à d’intéressantes conversations. Heureusement qu’on s’est enfilé des heures de reportage sur les NDE au printemps, ça rend tout de suite les choses plus légères… ;

– dans le même ordre d’idée et je sais bien que c’est dans l’air du temps (pas une blogueuse qui ne relate pas la façon dont elle a vidé ses placards), je n’ai plus envie d’être entourée d’une multitude d’objets et de vêtements qui ne servent jamais. En fait, je veux savoir ce qu’il y a dans la maison, dans chaque tiroir, dans chaque armoire. Ne pas racheter 3 fois une petite paire de ciseaux parce qu’on ne la retrouve jamais ou retrouver sous une pile un pantalon dont on avait oublié l’existence et dont on vient d’acheter le jumeau. Enfin, ne plus passer de temps à ranger, à trier : ne plus être esclave des objets qui nous entourent. Ils sont censés nous faciliter la vie ;

– ce qui m’amène au dernier point : je me dis qu’il faut que je passe plus de temps à faire mes pratiques spirituelles ; en fait, c’est la seule chose qui est vraiment importante à mes yeux. En janvier je m’étais inscrite à une session de 10 jours de méditation Vipassana (qui aurait dû être la quatrième depuis que j’ai découvert cette méthode en 2003), mais j’ai dû annuler à cause d’une très sévère toux qui a finit par me déplacer une côte. Depuis, je suis allée deux fois à l’ashram d’Amma près de Chartes et j’y retourne très bientôt. C’est vraiment l’élément central de ma vie et ce qui me nourrit le plus et je sens bien que c’est cet aspect de l’existence qui prendra de plus en plus de place dans la mienne, et je m’en réjouis !

Read Full Post »

L’être humain est issu de la nature.

On l’oublie trop souvent, mais tout est constitué des mêmes éléments : les minéraux qui nous sont si précieux pour nos réactions enzymatiques sont les mêmes que nous retrouvons dans la terre ou la mer, les vitamines qui nous sont si précieuses sont celles qui se retrouvent dans les plantes… ; toute notre alimentation dépend de la nature (même les produits hyper-transformés, hyper-emballés, hyper-industrialisés ont pour base des produits naturels : ils contiennent au moins de l’eau ou des céréales !!).

Étant issus et faisant partie intégrante de la nature, c’est alors bien dommage que beaucoup de nos contemporains aient perdu ce contact avec la nature. Dans les grandes villes, celui-ci se résume le plus souvent à pester contre les feuilles mortes qui recouvrent les trottoirs à l’automne ou à un court passage au square ou au jardin du quartier (quand on a la chance d’en voir un !).

Dans les villes, tout ce qui nous entoure est le fruit de l’esprit humain, de l’imagination humaine (et parfois, il faut bien le dire, de quelque architecte un peu torturé qui n’a pas imaginé une seule seconde ce qu’allait être la vie des gens pour lesquels il a fait réaliser tel ou tel bâtiment!) ; tout est carré, rectangulaire, pointu ; les lignes sont droites, les choses ordonnées, parfois sales et/ou dégradées… Il semblerait que la réintroduction de la nature dans les grandes villes soit un impératif si on ne veut mettre un frein à l’escalade de stress, d’anxiété et de violence qui semblent les envahir. Où sont les courbes, le joyeux fouillis, les couleurs et les odeurs de l’espace naturel qui nourrissent nos sens et notre âme ?

Lors d’une balade dans la nature, que ce soit en forêt, à la montagne, à la campagne ou a fortiori en bord de mer, on fait le plein d’ions négatifs (un seul ion d’oxygène négatif fait pénétrer 80 ions d’oxygène neutre dans l’organisme !), c’est la fameuse oxygénation du corps qui nous fait tant de bien quand on rentre de balade, qui nous donne cette sensation de régénération.

Grâce au soleil, et même par temps voilé, on profite des UV qui nous permettent, surtout si c’est l’été et que nous sommes légèrement vêtus, de transformer le cholestérol sous-cutané en vitamine D3 (vitamine qui joue un rôle très important dans le métabolisme phospho-calcique).

Il y a aussi tous les arômes naturels diffusés par la mer, les algues, les plantes : pour ceux qui ont justement cette chance de pouvoir être régulièrement dans la nature, qui n’a pas un souvenir ému de l’odeur de la garrigue chauffée par le soleil l’été, des aiguilles de pins, des ajoncs de bord de mer au moment de leur floraison, des mimosas ou du lilas au printemps… Toutes ces merveilleuses odeurs qui pénètrent nos narines agissent sur notre système limbique, endocrinien, nerveux et physique, comme le feraient des huiles essentielles qui sortent du flacon. Une balade dans la nature, c’est comme un traitement d’aromathérapie olfactive !!

Un autre « avantage » de la balade dans la nature, c’est la séance de réflexologie gratuite ! En effet, qu’on soit pieds nus sur la plage ou chaussés de chaussures légères sur les chemins caillouteux ou les nœuds des racines de la forêt, la voûte plantaire est massée par l’irrégularité du terrain et c’est ainsi toutes les tensions du corps qui se trouvent soulagées (si on en fait pas trop!).

Et puis bien sûr, pour qui sait voir et observer la beauté de la nature, une balade dehors, c’est la régalade des yeux et des oreilles : les couleurs naturelles (et notamment le vert qui est connu pour réguler et apaiser le système nerveux), les paysages, l’innocence d’une biche ou d’un moineau, le chant d’une tourterelle, l’apaisement procuré par les formes naturelles de la végétation, de la roche, du cours d’eau… Ce ne sont plus murs de béton et de verre aux lignes strictes mais l’harmonie joyeuse de la nature avec son inégalable enthousiasme qui nous réchauffe le cœur et nous décentre de nos soucis !

Vous aimerez peut-être aussi Voyage au Portugal – nature, Beautiful nature, Entrer en connexion avec les plantes et les arbres

Read Full Post »

Quatre ans de vie provinciale après plus de 10 ans de vie parisienne et à l’étranger et les anciennes habitudes qui commencent tout juste à disparaître :

– jamais de caddie au supermarché, pas de supermarché d’ailleurs (horreur !, trop de produits différents, trop de marche à faire dès qu’on a oublié quelque chose alors qu’on s’apprête à terminer le choix des fruits), mais un bon vieux panier en plastique, voire, attention, le panier à roulettes. Comme à Paris, on achète jamais pour plus de quelques jours, même si la taille du frigo le permettrait, et on fait attention à ne pas acheter trop d’un coup pour ne pas dépasser deux cabas, alors qu’on a une voiture pour tout remporter à la maison !!!

– les soldes entre midi et deux en centre-ville alors qu’on pourrait tranquillement aller dans une galerie le samedi comme la moitié de la France ;

– le cinéma en VO uniquement, tant pis pour le film s’il ne passe qu’en français, ce qui est le cas dans 75 % des cas, même dans une grande ville ; du coup, on ne va plus au cinéma… :-(;

– on continue à partir à l’étranger et à vouloir voyager alors qu’on a tout sur place : ville, mer et campagne, mais on ne peut parler de nos voyages en dehors des frontières qu’à peu de gens car ici les collègues partent en vacances dans la région, « sur la côte », voire, pour les plus aventureux, dans les Pyrénées, et on ne veut pas trop passer pour la parisienne (qui en plus parle anglais!)

– on dégaine notre dossier complet au quart de tour quand on vient de visiter un appart en location sur lequel on a flashé, alors que, sincèrement, si on était tranquillement venu avant la fin de la semaine le porter à l’agence, y aurait pas eu de problème ;

– on mange bio/végétarien et ça étonne encore beaucoup de monde (bizarrement) ;

– on ne connaît pas les séries et les références aux émissions populaires proposées par nos chères chaînes de télé, tout simplement parce qu’on avait pas de télé… mais maintenant on en a une pour regarder les docs sur Arte ;

– on ne sait pas « faire du bateau » et on confond bâbord et tribord ; ici j’ai bien l’impression qu’une personne sur deux a son permis bateau ;

– on s’extasie, sous le regard empli de compassion de nos collèges, quand notre plan de tomate en produit une, de tomate. Eux ça fait belle lurette qu’ils en font des salades, car ils ont maîtrisé le purin d’ortie et la liste des plantes amies des tomatiers, avant qu’on sache à quoi ça ressemblait, un plant de tomate ;

– on finit toujours par trouver des ex-parisiens avec qui échanger sur les horreurs du RER, l’agressivité des Parisiens, la pollution, la cherté des loyers, etc… mais aussi, sur la vie culturelle hors norme, la facilité à se faire des contacts (et oui, plus sur ce point dans un autre post), l’énergie que la ville dégage, ce qui nous manque un peu à tous quand même parfois.

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :