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Archive for the ‘miscellaneous’ Category

On parle beaucoup des enfants uniques, quand ils sont enfants, mais beaucoup moins de l’impact que ce statut peut avoir une fois que l’enfant unique a grandit et qu’il est devenu adulte. On trouve quelques ressources sur ce thème en anglais, mais je n’ai trouvé beaucoup d’articles de fond en français. C’est comme si tout le monde finissait par s’accommoder de cet état et/ou n’en parlait pas.

Seuls quelques blogueurs ou quelques personnes s’aventurent à décrire la façon dont ils ont vécu ce statut:

J’ai 40 ans et je suis fille unique. Non seulement je suis enfant unique, mais mes parents m’ont eue assez tard. Ma mère avait 38 ans quand elle m’a donné naissance; aujourd’hui c’est banal, mais à l’époque, ça voulait juste dire que les enfants des amis de mes parents avaient au moins tous 10 ans de plus que moi, et donc qu’ils ne pouvaient pas constituer des copains de jeux.

Mon oncle maternel avait 10 ans de plus que ma mère; du coup mes trois cousins, qui vivaient à 5 heures de route avaient tous au moins 15 ans de plus que moi (je ne les ai pas vus depuis 15 ans d’ailleurs et je ne connais même plus leurs noms). Mon oncle paternel, quant à lui, n’a pas eu d’enfant et a toujours vécu sur un autre continent. Même si nous sommes « proches », nous ne nous sommes pas vus depuis 8 ans…

Ces détails pour décrire une situation d’isolement générationnel que j’ai connu depuis que je suis toute petite. Mes parents étaient profs et donc n’ont jamais vraiment pensé à m’envoyer en colonie de vacances ou en centre aéré, parce qu’ils étaient à la maison pendant TOUTES les vacances scolaires.

Je vous laisse imaginer à quel point mes vacances d’été en tête à tête avec mes parents m’ont paru interminables. Ces longues semaines de chaleur qui s’étalaient devant moi… Cet ennui profond qui m’a accompagné toute mon enfance, quand les petits camarades étaient tous à droite à gauche chez leurs cousins ou chez leurs grands-parents. Les miens habitaient dans un HLM à 3 km; il était donc inenvisageable pour moi d’y passer des vacances, même si j’allais parfois y passer la nuit. J’attendais la rentrée avec impatience pour enfin me retrouver avec des personnes de mon âge.

A l’adolescence, quand mon père est parti et que ma mère a vu se déclencher sa bipolarité, c’est seule que j’ai dû affronter ces épreuves. Je me rappelle que parfois une voisine m’accompagnait au supermarché pour faire les courses que ma mère était incapable de faire.

Aucun cousin avec qui aller en vacances, aucun grand frère ou grande sœur qui puissent partager avec nous son expérience ou nous apprendre des choses, pas de petit-frère ou de petite sœur à cajoler ou avec qui se chamailler. Du coup, j’ai pendant longtemps été très déstabilisée quand quelqu’un me « charriait » parce que ce que j’ai jamais expérimenté ce mode d’interaction dans l’enfance. Je prenais tout au premier degré et je garde aujourd’hui toujours cette tendance un peu sérieuse, sans doute par manque de contact avec des enfants de mon âge pendant l’enfance. J’étais pourtant très sociable en primaire, mais ça s’est arrêté en 6e et je peux bien avouer aujourd’hui que mes années de collège ont été une longue période d’ennui et d’isolement.

Etant fille unique, mes parents avaient toujours les yeux rivés sur moi. Si je leur disais que j’avais mal quelque part, ma mère m’ignorait, mon père était tellement rongé d’angoisse qu’il me disait de me taire. Bref, très peu écoute de leur part, mais beaucoup d’anxiété d’un côté et de dépression de l’autre, sans personne à qui parler.

Aujourd’hui, après un long travail, je peux dire que je souffre moins de ne pas avoir eu de frères et sœurs. Je sais que les relations peuvent parfois être difficiles avec eux, comme ça a été le cas pour ma mère et son frère, mais je sais aussi qu’à présent que mes parents vieillissent, ce sera à moi de m’occuper d’eux sans pouvoir en partager la charge matérielle et/ou émotionnelle.

Quelle qu’ait été la qualité des parents en tant que parents, le lien de l’enfant unique aux siens est très fort et se combine souvent avec beaucoup de culpabilité, dans la mesure où on est seul à éventuellement répondre à leurs attentes. Dans une fratrie, si l’un ne souhaite pas avoir d’enfant comme c’est mon cas, les parents peuvent toujours se « consoler » avec les enfants qu’auront le frère ou la sœur. Les miens ont été très affectés quand je leur ai dit officiellement, et pourtant c’est quelque chose que j’ai su dès l’enfance.

Étant enfant unique, cela veut également dire qu’on aura pas de neveux ni de nièces à gâter et à voir grandir. On a beau dire, ceux de sa belle-sœur ou de son beau-frère c’est pas vraiment pareil, surtout s’ils vivent loin…

A un niveau plus superficiel, il est certain également qu’être adulte enfant unique, et dans mon cas, sans cousins, a pour conséquence d’avoir un réseau familial très restreint (et ce d’autant plus que du côté de mon père les racines familiales se situent dans un autre pays): pas de fêtes de famille à proprement parler (d’autant plus que mes parents sont divorcés), pas de mariages, de baptêmes auxquels assister, pas de grandes réunions à Noël ou pendant l’été et puis, pas beaucoup d’invités à son propre mariage (on a beau dire, c’est le noyau familial qui créé la base pour les invitations), peu de contacts sociaux qui permettent d’être aidé au quotidien (dans les grandes familles, il semble toujours y avoir quelqu’un qui sait bricoler, qui est médecin/dentiste/mécanicien ou qui peut dépanner pour trouver des contacts pour un boulot d’été…), bref, ça réduit forcément l’horizon qu’on est alors obligé de se créer soi-même. Sans l’assise que peut donner une famille étendue, on est obligé d’avancer en comptant sur ses propres ressources. Évidemment ça donne beaucoup de force et d’indépendance, mais c’est parfois quand même difficile, d’autant plus qu’on a ensuite tendance à idéaliser la vie des familles nombreuses/étendues…

Comme c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, je serais vraiment contente de lire vos témoignages, si vous souhaitez en laisser un!

PS: En anglais, on peut trouver des choses ici et .

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Behind the veil

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Gemmes

Il y a quelques semaines, je me suis soudainement décidé à en apprendre plus au sujet des pierres et autres cristaux.

C’est souvent comme ça pour moi ; soudain, je me « passionne » pour un sujet, j’y passe plusieurs heures le week-end à écouter des vidéos, compulser des articles, amasser de la doc, et puis soudain, je passe à autre chose. A part la poursuite spirituelle, d’une certaine façon aucun sujet ne trouve longtemps grâce à mes yeux, car ils ne touchent en définitive pas à « l’ultime ».

Bref, ces toutes dernières années, il y a eu en vrac la géobiologie, le feng shui, l’iridologie, la communication non violente (mais ça, ça continue parce que ce n’est pas juste seulement quelque chose qu’on apprend, c’est une modification profonde de la façon dont on voit la communication et les relations entre les êtres) et puis donc les pierres et plus généralement la lithothérapie.

Au-delà des propriétés des différents minéraux que je ne vais pas détailler ici (il existe beaucoup de sites spécialisés), ça m’a fait repenser à mon histoire avec les pierres.

Je me rappelle que petite je passais beaucoup de temps à ramasser des galets et des pierres quand nous allions au bord de la mer. Les poches remplies, mes pauvres parents se retrouvaient à porter des kilos de galets jusqu’à la voiture. Je m’amusais également à essayer de les briser pour voir s’ils ne contenaient pas de cristaux (sans beaucoup de succès je dois avouer…).

Le garage était rempli de caisses de galets et de fossiles trouvés lors de balades. Je ne sais pas ce que tout cela est devenu avec les déménagements.

Plus tard, ce furent les grand-parents qui me rapportaient toujours des petits sachets de pierres roulées de leurs voyages en Afrique. Ils y avaient vécu plusieurs décennies et comme mon grand-père avait travaillé à la compagnie aérienne locale, ils avaient des billets gratuits pour y retourner tous les deux ans. J’étais fascinée par toutes ces petites pierres colorées. Certaines étaient transparentes, d’autres translucides, d’autres opaques ; déjà je percevais la différence d’énergie qui émanait d’elles. Ma grand-mère connaissait les noms de la plupart de ces pierres et j’ai commencé mon apprentissage avec elle, mais j’ai oublié beaucoup de choses en grandissant. Cependant mon intérêt pour la beauté des pierres n’a jamais disparu et je suis parfois allée dans des salons spécialisés juste pour admirer leur éclat.

Plus tard, quand j’ai commencé à porter des bijoux, j’ai toujours été attirée par les pierres semi-précieuses ; j’ai toute une collection de bagues serties de pierres de toutes les couleurs qui s’est bien étoffée au fil de mes voyages en Inde.

Ce qui est intéressant c’est que le choix des pierres a changé avec les années : en gros, je suis passée du rouge foncé au blanc et bleu. J’ai commencé à porter des grenats vers 20 ans, puis je suis passée aux pierres vertes, ensuite au bleu avec la labradorite et au blanc avec le cristal de roche. On peut bien sûr y voir ce qu’on veut, mais de mon côté j’y vois un parallélisme très net avec mon cheminement spirituel, avec le passage des chakras de base aux couleurs chaudes aux chakras plus élevés qui sont plutôt de couleur froide.

Sur cette même période d’une douzaine d’années, je suis passée des vêtements noirs et rouges aux vêtements bleus et blancs. À une époque, quand je rentrais dans un magasin, je me dirigeais d’office vers les vêtements rouges, à présent je ne regarde plus que les bleus et les couleurs pâles. Une année j’ai même décrété que je ne porterais plus de noir… Ce n’est qu’avec le recul que je me suis rendu compte de cette évolution très nette.

Pour moi c’est un changement que j’ai fait progressivement, sans y penser.

Malgré tout, quand je suis fatiguée, quand je passe une épreuve de concours, un oral ou un entretien (ce qui m’est quand même arrivé plus d’une fois ces dernières années… !), je porte encore mes bagues rouges à ces moments bien précis. Le rouge est une couleur stimulante et les grenats m’apportent concentration et énergie. Le reste du temps c’est plutôt la labradorite et des pierres blanches (quartz et pierre de lune) pour l’apaisement et la douceur qu’ils apportent à mon tempérament anxieux.

Depuis quelques mois je porte également tous les jours un bracelet d’aventurine qui a une belle couleur translucide vert pâle. J’y trouve un réel réconfort. Récemment, j’ai été me faire faire un massage Rose Thérapie pendant lequel la praticienne utilise des quartz roses, c’était magique! Sur mon bureau au travail, j’ai également une tourmaline « pour absorber les ondes » (même si bizarrement je n’y crois pas trop), un cristal de roche, un quartz rose et une chrysocolle qui me fait penser à la Terre avec sa belle couleur bleue. Parfois dans la journée, j’éprouve le besoin d’en garder une en main pour quelques minutes. Dans l’environnement artificiel et climatisé du bureau, c’est un bout de nature auquel nous relier et une source d’apaisement à laquelle puiser. Et vous, quelle est votre expérience avec les pierres ?

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Sympathique

J’ai longtemps cru que tout le monde était comme moi, jusqu’à ce que je me rende compte il y a quelque temps maintenant (j’avais fait part l’an passé d’un bel épisode d’angoisse) qu’en fait j’étais entourée de personnes qui avaient le système nerveux bien mieux accroché que le mien.

– je ne peux boire ni café (alors que j’adore ça), ni thé : voir à ce sujet mon post à ce sujet ;

– je suis obligée de limiter très fortement le chocolat noir : passé 4 carrés par jour, je commence à avoir les mêmes symptômes qu’avec le café et le thé ;

– il faut que je fasse très attention à ce que je regarde à la télévision le soir : sans même parler du désintérêt que j’ai pour le genre : il me serait impossible de regarder le moindre épisode de série policière comme il en passe tant en soirée : dès qu’il y a de la violence, des cadavres, une ambiance de suspens, ça me met dans tous les états. Que reste-t-il ?

Des comédies, des films en costume et les inaltérables documentaires Arte (surtout ceux réalisés par des Allemands, car les autres ont tendance à être rapides pour mon sympathique !)… J’ai encore le souvenir de l’unique film d’horreur que j’ai regardé à 15 ans un dimanche matin d’été toute seule, car l’ami avec qui j’avais loué la cassette vidéo n’avait finalement pu venir. J’ai passé la journée à trembler de peur et j’ai claqué des dents d’effroi toute la nuit… ;

– après un bon repas avec des amis, impossible de dormir : une partie de mon cerveau rejoue tout ce qui s’est passé, tous les sujets reviennent pêle-mêle et m’empêchent littéralement de fermer l’œil. Je me rappelle une année Erasmus pas piquée des hannetons au niveau sorties : quand on rentrait exténuées à 5h du mat’ avec la copine avec laquelle on sortait tout le temps, elle s’endormait aussi sec jusqu’à midi pendant que je restais allongée dans ma chambre sans pouvoir dormir tellement j’avais le système nerveux qui vibrait ;

– idem avec la musique : une chanson entendue, un beau bhajan chanté peuvent facilement me faire passer une nuit blanche alors que je ne les avais plus dans la tête au moment de dormir ;

– le stress prend chez moi des proportions inquiétantes en très peu de temps et je remarque que plus ça va, plus ça prend du temps pour retomber. Avant, dès que j’avais une échéance ou une épreuve qui me stressait, une fois celle-ci passée, ça allait tout de suite mieux ; maintenant je dois bien attendre quelques jours avant que je me ressente à nouveaux moi-même. En attendant j’aurai eu une accélération du rythme cardiaque, environ 90 en continu avec perception exagérée des battements cardiaques, ce qui n’est pas agréable, vagues d’hormones de stress dans la poitrine et le long du dos, transpiration, rougeurs au visage, etc. ;

– parfois en méditation, j’ai le corps qui bouge tout seul de façon rythmique incontrôlable : apparemment ça serait dû à des impuretés dans le système nerveux qui sont purifiées par la méditation. Sans blague. Je vois bien que lorsque ça m’arrive, c’est comme si ça remettait les pendules à l’heure, alors c’est super (je tiens à préciser que ces mouvements ne sont pas très prononcés et ne perturbent ni moi ni mon entourage), mais il est malheureusement rare que je parvienne à ce niveau de méditation tellement mes nuits sont agitées par tout le reste que je viens de lister.

Comme c’est difficile pour l’entourage de comprendre cet aspect de nous-même quand on est comme ça !

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En voyage, j’adore tomber nez à nez (si je puis dire…!) avec des animaux.

Évidemment, je ne parle pas des bêtes sauvages mais de ces animaux souvent à moitié domestiqués que l’on rencontre en Inde au détour d’une ruelle (ou que l’on croise sur une nationale!!), de ces bandes de singes qui font un raffut de dingue sous les fenêtres et qui viennent nous piquer les bananes ou les mangues que l’on vient tout juste de rapporter du marché, de ces chats qui vous lorgnent d’un air goguenard du haut d’un balcon dans les villages d’Europe, de ces paons bien trop heureux de se faire prendre en photo pour la 523e fois de la journée tellement ils sont fiers de leurs belles couleurs, de ces chameaux qui ont toujours un faux air de Lucky Luke…

Autour du même thème: c’est par ici!

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J’ai eu 38 ans en avril et je m’approche donc de la quarantaine. Cette « étape » est redoutée par beaucoup : on parle de l’heure des bilans, de la fin de la jeunesse, de l’entrée dans la seconde partie de vie, de la pente descendante… Rien de tout ceci ne me parle vraiment, les anniversaires et les changements de décennie ne m’ont jamais rien fait. En revanche, j’observe en moi certains changements, une modification dans ma façon de voir les choses que je trouve intéressante car inédite :

– Il y a quelques années, je suis tombée sur une émission de Cristina Cordula (et oui, on a ses références) et je l’ai entendu donner le conseil suivant : après 40 ans, c’est plus joli pour une femme de mettre un plus de bijoux, de colliers, de vêtements colorés… C’est peut-être moi qui ai totalement sur-interprété, mais ça m’est resté en tête et je dois dire que maintenant quand je n’ai pas de collier ou de bracelet, je me sens un peu nue. C’est vrai que je trouve beaucoup plus seyant de mettre quelques accessoires, accessoires auxquels je ne faisais jamais attention auparavant ;

– pour rester sur une belle note superficielle, j’ai remarqué également et c’est presque paradoxal, que je me soucie beaucoup moins de mon apparence. A 40 ans, je ne souhaite plus m’inquiéter de mes imperfections. Dans cette vie, je n’aurai pas d’autre corps, c’est celui avec lequel je suis née et c’est comme ça. Pas la peine de se prendre la tête sur quelque chose qui de toute façon est voué à la dégradation. Le point positif, c’est que j’ai très tôt choisi d’avoir une bonne hygiène de vie qui m’a permis de garder mon équilibre malgré beaucoup de stress. C’est une bonne fondation pour « après » !

– autre évolution pour celle qui ne pouvait pas ne pas partir en voyage dès qu’il y avait quelques jours de congés, quitte à prendre l’avion de nuit et à retourner au bureau depuis l’aéroport : je me dis que j’ai (presque) assez voyagé : j’ai eu la chance de pouvoir partir loin et longtemps assez jeune et je ne compte plus les églises, temples, musées, villes, villages et ruines que j’ai pu visiter, sans parler des rencontres que j’ai pu faire dans de nombreux pays.

Du coup, l’idée de prendre l’avion pour aller encore faire du tourisme pour du tourisme sans avoir un but précis (type formation ou stage) ou connaître des gens sur place ne me tente plus guère. Même, et j’en suis la première étonnée, je prends maintenant plaisir à visiter la France. Dernièrement Belle-Île et le Périgord Noir m’ont littéralement enchantée et on me regarde avec un peu de pitié quand j’en chante les louanges, genre tout le monde le sait que c’est beau ;

– depuis quelques mois, je me dis aussi que ce n’est plus la peine d’investir dans rien. La grosse dépense que notre vie a déjà été faite (maison) et comme nous n’avons pas d’enfants, je ne souhaite plus acheter de choses chères (comme si j’en avais les moyens, d’ailleurs, mais bon). Je ne sais pas si c’est ma conscience aiguë de l’impermanence de toute chose, mais je ne me voix plus acheter de bijoux chers (et pour moi, c’est au-dessus de 100 euros) ou de meubles de prix (tout ce que nous acquérons maintenant pour la maison vient du bon coin). C’est comme si maintenant, nous avions tous les objets dont nous avions besoin. C’est eux qui vont dorénavant nous accompagner. Bien sûr il y aura des remplacements et des rénovations, sans doute également encore des déménagements (peut-être) mais rien de bien extravagant ;

– ce qui m’amène à une autre nouveauté inattendue : comme on n’a pas d’enfants et que je suis fille unique, j’ai commencé à penser à ma « succession », et donc à mon testament puisque notre cas est un peu particulier. C’est étrange de naviguer dans les méandres du code civil pour essayer de comprendre comment les choses se passeraient avec la maison dans laquelle nous aurons vécu une fois que nous n’y serons plus, si nous ne faisions pas de testament. Le processus vient juste d’être enclenché et donne lieu à d’intéressantes conversations. Heureusement qu’on s’est enfilé des heures de reportage sur les NDE au printemps, ça rend tout de suite les choses plus légères… ;

– dans le même ordre d’idée et je sais bien que c’est dans l’air du temps (pas une blogueuse qui ne relate pas la façon dont elle a vidé ses placards), je n’ai plus envie d’être entourée d’une multitude d’objets et de vêtements qui ne servent jamais. En fait, je veux savoir ce qu’il y a dans la maison, dans chaque tiroir, dans chaque armoire. Ne pas racheter 3 fois une petite paire de ciseaux parce qu’on ne la retrouve jamais ou retrouver sous une pile un pantalon dont on avait oublié l’existence et dont on vient d’acheter le jumeau. Enfin, ne plus passer de temps à ranger, à trier : ne plus être esclave des objets qui nous entourent. Ils sont censés nous faciliter la vie ;

– ce qui m’amène au dernier point : je me dis qu’il faut que je passe plus de temps à faire mes pratiques spirituelles ; en fait, c’est la seule chose qui est vraiment importante à mes yeux. En janvier je m’étais inscrite à une session de 10 jours de méditation Vipassana (qui aurait dû être la quatrième depuis que j’ai découvert cette méthode en 2003), mais j’ai dû annuler à cause d’une très sévère toux qui a finit par me déplacer une côte. Depuis, je suis allée deux fois à l’ashram d’Amma près de Chartes et j’y retourne très bientôt. C’est vraiment l’élément central de ma vie et ce qui me nourrit le plus et je sens bien que c’est cet aspect de l’existence qui prendra de plus en plus de place dans la mienne, et je m’en réjouis !

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