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Archive for the ‘santé des femmes’ Category

Il me semble qu’en tant que femmes, on a toutes connu des passages dans notre vie où nos règles sont devenues douloureuses ; il me semble que c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins en revanche, c’est quand les règles sont douloureuses depuis toujours. Ça vaut le coup dans ces cas-là d’en parler à son médecin et/ou sa gynéco car non, il n’est pas normal que les règles soient douloureuses tous les mois depuis plusieurs années.

Comme toujours, je parle uniquement ici à partir de ma propre expérience. J’en ai déjà parlé ici mais je n’ai commencé à avoir de cycles réguliers qu’il y a 10 ans, à l’âge avancé de 30 ans. Avant j’ai eu des phases sous pilule et d’autres plus problématiques pendant lesquelles j’avais des cycles très irréguliers, voire absents la plupart du temps.

Depuis 10 ans donc que j’ai des cycles réguliers, j’ai remarqué plusieurs choses et ces observations ont ensuite été confirmées lors de mes études en ayurveda et naturopathie.

Les règles sont beaucoup plus douloureuses (surtout le premier jour) quand je traverse une phase de stress. Le stress, comme on ne le sait que trop, conduit à une mauvaise circulation énergétique dans le corps, ce qui créée de la stagnation. Pour les femmes, cette stagnation se manifeste souvent au niveau du bassin et de l’appareil reproducteur, d’autant plus que nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, souvent longtemps assises durant la journée. L’aine est un endroit du corps par lequel passent de nombreux méridiens. Quand les règles arrivent, en ayurveda on dit que c’est « apana vayu » qui les déclenche (le vent qui va vers le bas). Or quand il y a stagnation, ce déclenchement peut provoquer douleurs et crampes. C’est que le flux énergétique n’est pas libre de circuler dans cette zone du corps.

Que faire pour éviter cette stagnation ?

– d’abord essayer de limiter son stress : revoir ses priorités, adopter une pratique spirituelle, limiter le temps passé devant les écrans, etc. (je sais, beaucoup plus facile à dire qu’à faire!)

– adopter une activité physique qui nous convienne : marche, course, mais surtout étirements type Pilates et yoga en insistant sur les mouvements qui ouvrent les aines. En yoga, on privilégiera les fentes, la posture du guerrier, la posture du pigeon, voire celle d’Hanuman ! L’important est de contrecarrer l’excès de posture assise et d’ouvrir ce passage énergétique fondamental. Faits régulièrement, ces mouvements favorisent la circulation de l’énergie et donc facilitent le moment des règles.

– limiter sa consommation de gluten et de produits laitiers à base de lait de vache, surtout non bio. On le sait maintenant, ces deux catégories d’aliments sont inflammatoires et créent de la congestion dans le corps. Ne serait-ce que limiter sa consommation de gluten à une fois par jour peut apporter des améliorations. Privilégier les aliments frais et bio.

Que faire si on a ses règles, et qu’on souffre de crampes ?

On peut appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre par-dessus les vêtements ou appliquer ses propres mains à même la peau (pour peu qu’elles soient chaudes!) et visualiser une chaleur apaisante qui pénètre dans les tissus pour les détendre. Le mieux est de faire ceci en position allongée. Ne pas boire d’eau glacée ni froide, et manger léger en évitant excitants et excès de sucre. Se reposer au maximum de ses possibilités, surtout les 2 premiers jours. Il est également possible d’appliquer directement 1 à 2 gouttes de camomille romaine sur le bas-ventre en massant délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

En traitement de fond, on peut également prendre du macérat de jeunes pousses de framboisier (dans mon cas, ça marche très bien pour réguler un peu les choses au niveau hormonal), du gattilier ou des capsules d’huile d’onagre. La stagnation et l’inflammation se développant plus facilement en terrain acide, ça vaut le coup de prendre tous les jours un peu de spiruline hautement alcalinisante. On peut aussi prendre des gélules d’oméga 3 anti-inflammatoires de bonne qualité. Si la constipation est un problème, augmenter sa consommation de fibres et d’eau pour réguler son transit. On ne le sait que trop peu souvent, mais la constipation peut être un facteur de déséquilibre hormonal.

Une autre considération importante est le regard qu’on porte nous-même en tant que femme sur son propre cycle et les idées/concepts et autres que nous y associons. Avoir ses règles de façon régulière, avec un flux pas trop abondant et un minimum de douleurs est un signe de bonne santé chez la femme. Il n’y a rien de honteux, de sale ou d’impur à cela ! Au contraire, pour peu que l’on se mette au diapason de cette énergie puissante et si particulière, le moment des règles peut être un temps d’intériorisation bénéfique chaque mois.

 

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Je sais, on en a parfois marre de lire des listes de choses à faire pour « préserver » notre planète, mais j’ai quand même eu envie de partager avec vous ma liste personnelle. Ce sont toutes des habitudes que je pratique au quotidien et qui sont devenues comme une seconde nature.

OBJETS

  • ne rien acheter en bois exotique : personnellement, je trouve lamentable de contribuer à la déforestation en achetant des meubles ou des objets en bois exotique (teck, manguier, ipé,etc.) sans parler des revêtements pour terrasses ou extérieurs. Se rend-t-on vraiment compte du temps qu’il faut à un arbre pour pousser? Quand on abat un grand arbre, on saccage tout aux alentours et on détruit aussi l’habitat de nombreux animaux. Sans demande, il y aura moins d’offre donc moins de déforestation. Je me méfie des labels indiquant une gestion durable des forêts dans les pays tropicaux. Une copine qui était bénévole chez Greenpeace pendant plusieurs années m’a dit que souvent, des arbres étaient replantés à la place de ceux qui avaient été coupés, mais il s’agissait souvent d’arbres de petite taille à maturité ou de plantations de palmiers à huile… A titre d’exemple, quand nous avons emménagé dans notre maison, nous avons soudain eu assez de place pour un de ces grands (et lourds) miroirs-fenêtre. Pourtant il était hors de question pour moi d’en acheter un neuf. J’ai donc parcouru le Bon coin et autres sites de ce genre pendant des semaines avant d’en trouver un d’occasion à acheter.
  • ne pas acheter de vêtements en cachemire. Vous avez remarqué comme ils sont de moins en moins cher chaque année? Malheureusement, ils participent à la désertification des steppes mongoles. J’ai souvent été tentée parce que c’est beau, chaud et doux, mais tant pis, je me réfrène.
  • essayer, si le budget le permet de privilégier des achats de qualité, en petit nombre, plutôt que faire des achats compulsifs qui ne viendront que s’entasser dans nos placards sans vraiment servir.

ALIMENTATION

  • dans la mesure du possible, manger bio en adoptant un régime sans trop de viande ni de poisson. On va me dire que c’est cher etc. Oui, c’est parfois beaucoup plus cher (surtout bizarrement dans les grandes surfaces. Quand je compare les prix de mon Biocoop avec ceux pratiqués dans la grande surface locale, le Biocoop gagne à tous les coups!), mais pour la majorité d’entre nous, c’est vraiment une question de choix. Dans beaucoup de foyers en France, il n’y a plus qu’une ou deux personne(s). Quand on voit ce que les gens trimballent dans leur charriot au supermarché, on se rend vite compte qu’il y a plein de choses qui ne nous nourrissent pas: bonbons, sodas, buiscuits, viennoiseries, alcool…. Ce sont juste des calories vides. L’argent dépensé pour ces « aliments » pourrait être utilisé pour acheter de vrais aliments bio et sains comportant bien plus de nutriments. Bon, c’est sûr que si on a cinq ados à la maison, ça peut vite devenir intenable financièrement. Il y a également beaucoup de personnes qui fument quotidiennement et qui disent ensuite ne plus avoir d’argent pour autre chose…
  • supprimer les aliments contenant de l’huile de palme : pâte à tartiner connue (de toutes façons pleine de gras et de sucre), nombreux gâteaux industriels, certains pâtés végétaux… Il est bien entendu important de prendre le temps de lire les étiquettes. On trouve toujours des substituts à ces aliments qui sont bien plus sains et plus écolos si on tient à consommer ces produits.
  • arrêter de manger autant d’avocats : l’Occident s’est soudainement pris de passion pour l’avocat qui est à présent paré de toutes les vertus. Ils sont super à la mode, dans les salades, en tartinade, etc. Du coup, on rase la forêt en Amérique latine pour faire pousser des plantations d’avocatiers ! Personnellement j’adore l’avocat et comme jusqu’à récemment, je n’avais pas connaissance des conséquences de cette surconsommation, je ne m’en privais pas et j’en mangeais quasiment tous les jours. Maintenant que je sais, et que je ne peux pas faire semblant de ne pas savoir, je n’achète que des avocats bio qui ont poussé en Europe. C’est aussi moins de transport.

HYGIENE ET BEAUTE

  • adopter des produits cosmétiques naturels (huiles végétales, hydrolats, huiles essentielles, savons bio…). On sait que certains gommages pour le corps sont remplis de billes de silicone que l’on retrouve dans les cours d’eau (il seront interdits en France à compter du 01/01/2018, merci « Loi biodiversité! ») et qui sont une plaie pour la faune aquatique. Un gant de crin ou un loofah font tout aussi bien l’affaire. Ne plus utiliser de shampooing classique: ils continennent souvent du silicone également et de nombreux composés chimiques. Quand on y pense, est-ce bien raisonable de polluer l’eau juste pour se laver? Il en va de même pour les gels-douches (adieu flacons de liquide bleu ou rose vif!) et autres produits lavants. Un bon savon bio est bien moins nocif pour notre peau et pour l’eau.
  • remplacer sa droguerie domestique (qui empeste et qui pollue) par quelques produits de base que tout le monde connait à nouveau aujourd’hui : bicarbonate, savon noir, vinaigre blanc, huiles essentielles européennes (citron, lavande…).
  • pour les femmes: abandonner les protections périodiques et les tampons classiques (Avez-vous vu le documentaire qui est passé sur France 5 récemment, « Tampon, notre ennemi intime ? », ça vaut le détour) pour, au choix, une coupe menstruelle, des serviettes lavables ou des serviettes bio sans plastique et non blanchies au chlore. Quand le plastique est brûlé, il produit de la dioxine qui est hautement toxique/cancérigène (moins on en brûle, donc, mieux ça vaut), sans compter que le contact de ces substances chimiques avec des muqueuses peut potentiellement avoir des conséquences dramatiques.

EAU

  • limiter sa consommation d’eau en ne remplissant sa bouilloire/casserole qu’à hauteur de ses besoins. Avant mes voyages en Inde, j’étais comme tout le monde, je ne me rendais même pas compte que je faisais couler et chauffer inutilement une bouilloire entière pour une tasse de thé. Là-bas, quand j’ai vu les gens faire chauffer exactement l’équivalent de 3 tasses pour 3 convives, je me suis dit que ça avait plus de sens.
  • dans le même ordre d’idée, installer une chasse-d’eau économe si ce n’est pas déjà fait. A défaut, il est possible de mettre une bouteille ou une brique dans le réservoir pour limiter le volume d’eau. On peut aussi récupérer dans des bouteilles l’eau qui coule pour la douche avant qu’elle ne soit chaude. C’est pratique pour arroser le jardin ou les plantes d’intérieur, voire pour tirer la chasse. Si on est en maison, installer un récupérateur d’eau de pluie. C’est un peu la première chose qu’on a faite quand on a emménagé. Avec les périodes de sécheresse qui s’accumulent, la moindre pluie est précieuse!
  • aussi, je lave toujours les légumes ou les salades au dessus d’un saladier dont je reverse d’eau dehors au pied des plantes.

ENERGIE

  • limiter la température des pièces l’hiver. Je sais que ça fait vraiment message de l’Ademe (qui a un site intéressant d’ailleurs), mais est-il nécessaire de chauffer à 21 degrés comme certaines de mes collègues le font ? L’hiver, on met des pulls, c’est normal. On est pas censé se promener en T-shirt chez soi, pieds nus, comme dans une pub (vous avez remarqué qu’il semble toujours y faire bien chaud dans les intérieurs ?) !
  • s’inspirer de la permaculture quand on a un jardin : plus besoin par exemple de faire des allers-retours à la déchetterie pour aller porter les résidus de tontes et autres. Il est préférable de les étaler au pied des plantes en suivant l’un des premiers préceptes de la permaculture: « Jamais le sol tu ne laisseras découvert ». Ça fait un paillage naturel qui limite l’évaporation et qui est bénéfique à la vie du sol et donc aux insectes (les oiseaux en profitent donc également : plus à manger pour eux et du matériel pour construire les nids!). C’est sûr que l’esthétique est particulière et s’adapte plus aux jardins « champêtres ».

La liste pourrait s’allonger mais je souhaite qu’elle soit un aperçu de ce que je pratique au quotidien. Toutes les actions et les choix que nous faisons dans notre vie quotidienne ont un impact sur l’environnement. C’est comme ça que s’est construit la société consumériste occidentale et c’est le modèle qui a été importé dans le monde entier. De mon côté, j’essaie d’en prendre conscience et d’améliorer ce que je peux tout en ayant bien conscience qu’un seul voyage en avion par an réduit à néant tous les efforts au niveau de l’empreinte carbone; c’est pour ça que j’ai parlé de notre empreinte écologique en début d’article, qui est un concept plus large… N’hésitez pas à partager vos trucs dans les commentaires!

Autour du même thème: « Agression chimique », « Cosmétiques ».

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Il y a un aspect de la santé dont on parle peu en médecine conventionnelle et qui me paraît pourtant fondamental, c’est le fait de soutenir l’immunité. On le sait pourtant bien, la fatigue, le stress, le manque de sommeil, de soleil, de contact avec la nature, nos rythmes de vies irréguliers, une alimentation dénaturée, tout ça ne favorise pas notre immunité et pourtant nous souhaitons tous traverser des hivers sans rhume, sans gastro, sans grippe.

Je me propose de partager avec vous ce que je mets en place dès la fin octobre afin de passer un hiver en bonne santé.

Déjà, il faut bien se rendre compte que l’hiver est la saison naturelle du repos. On le voit bien dans la nature : les jours raccourcissent, il y a moins de lumière, certains animaux entrent en hibernation, les arbres perdent leurs feuilles à mesure que la sève descend, la nature se met en dormance.

De notre côté, surtout pour ceux qui vivent dans les grandes villes, c’est le contraire que la société nous propose : juste au moment où on commence à vouloir ralentir, c’est là que les sollicitations se font plus nombreuses : l’activité économique reprend après l’été et la rentrée, la saison artistique redémarre (merci les spectacles qui débutent à 21h!), il y a les fêtes de fin d’année, la galette des rois (qui surcharge encore plus notre foie déjà patraque), bref, on nous demande d’être au top alors que c’est à ce moment-là de l’année qu’on a le moins d’énergie.

Traditionnellement dans les campagnes, il n’y a pas si longtemps, l’hiver était la saison des veillées au coin du feu, les gens se rassemblaient les uns chez les autres et l’activité redémarrait naturellement à mesure que la lumière revenait et que les jours rallongeaient.

De mon côté, et je ne parle ici que de mon expérience personnelle, j’essaie d’entrer en résonance avec l’énergie de l’hiver : j’essaie de conserver un rythme de vie régulier, de dormir le plus possible, de prendre du temps pour moi, pour lire, pour faire du tri, pour observer les oiseaux du jardin. Je sais que dès le mois de mars, je serai d’autant plus en forme que j’aurai pris le temps d’hiberner un minimum.

Au niveau de l’alimentation, je réduis les aliments « froids » : pas d’eau froide, mais de l’eau tiède à boire, des tisanes, des soupes, des aliments onctueux, des compotes aux épices, des oléagineux, peu de laitages, de crudités, encore moins de salades. L’idée c’est que le corps ait le minimum d’effort à faire pour digérer les aliments, tout en étant bien nourri en vitamines et minéraux.

C’est pour ça également que je prends certains compléments alimentaires : 1 cuillerée à café de spiruline en granules dans un peu d’eau au petit déjeuner, des gélules de magnésium marin et d’oméga 3, ainsi que quelques gouttes de propolis et de vitamine D3. Dès les premiers beaux jours, une fois que la purée de pois de novembre et décembre est passée, je n’hésite pas à me mettre au soleil : dès février, assise dans le jardin pattes à l’air mais le haut bien emmitouflé avec pull et châle, je profite du soleil. Je pense vraiment que l’on sous-estime l’importance de s’exposer au soleil (avec modération et en fonction de sa couleur de peau bien entendu !) : c’est bon pour le moral, le sommeil, le système nerveux, les os, les yeux (oui ! mais sans abus, et sans regarder le soleil en direct), même la peau en bénéficie.

En hiver, je maintiens également un bon niveau d’activité physique. Je n’ai jamais été une grande sportive mais chaque semaine, je fais 2 séances de yoga (chez moi) et je marche 2 à 3 heures. Je pratique également une demi-heure de vélo elliptique 2 à 3 fois par mois en remplacement du vélo à l’extérieur à la belle saison. On trouve toujours de quoi se bouger au quotidien : rester debout dans les transports au lieu de s’asseoir, sortir un arrêt plus tôt, monter les marches au lieu de prendre l’ascenseur, aller se balader 15 minutes à la pause de midi, porter des sacs de course, etc. On connaît tous le refrain !

Bref, quand le corps est naturellement affaibli par le manque de lumière et le froid, je pense c’est à nous de compenser en conscience pour que le corps et le moral puisse garder la forme en hiver.

Autour du même thème:

Rhumes et états grippaux – remèdes naturels (1)

Rhumes et états grippaux – remèdes naturels (2)

Quelques habitudes ayurvédiques

Remèdes contre le rhume et Gastro et ayurveda!

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J’imagine qu’on fait toute la même chose : quand on réserve un rendez-vous pour un massage (comme si je le faisais tous les jours!), on regarde les dates auxquelles nos règles sont susceptibles d’arriver pour éviter cette période. Malheureusement, parfois elles arrivent en avance ou en retard et on se retrouve avec un rendez-vous alors qu’on est en pleines lunes. Que faire ? Annuler le rendez-vous ou y aller quand même ?

En ayurveda, qui est pour moi le système auquel je me réfère dès que j’ai une question de ce type, on considère que lorsqu’une femme a ses règles, il faudrait qu’elle puisse en faire le minimum, surtout pendant les 3 premiers jours.

Dans la culture indienne traditionnelle, la femme est souvent mise à l’écart pendant cette période : elle ne cuisine pas, ne va pas au temple, ne mange pas avec les autres, etc… Même si cette tradition a été détournée par le système patriarcal, qui considère que la femme est « impure » en période de lunes, je pense qu’à l’origine, cette tradition était pleine de sagesse et permettait à la femme de se reposer tranquillement, car les règles sont une période de transformation et de purification mensuelle pendant laquelle il est préférable de pouvoir être tranquille afin que le reste du mois se déroule au mieux.

Dr Vasant Lad avec qui j’ai étudié l’ayurveda proposait même de stopper les remèdes à base de plantes pendant cette période et d’autres encore, comme Maya Tiwari, de ne même pas se laver les cheveux ou le corps (!), sauf « localement ».

Dans la tradition du yoga, certains systèmes déconseillent la pratique des asanas (postures) et du pranayama (exercices de respiration) pendant les règles. C’est surtout vrai pour les asanas « chauffants » qui ont tendance à faire monter l’énergie vers le haut (type Virabhadasana I) et les inversions (type Sarvanganasa, la chandelle, ou Sirshasana, la posture sur la tête) qui du coup vont dans le sens inverse du mouvement souhaité pendant les règles.

En effet, l’ayurveda explique que notre corps est animé de 5 « vayus » (5 « vents ») et celui qui est responsable des règles, de l’excrétion, de l’accouchement (désolée de mettre tout ça dans le même panier mais bon, c’est comme ça) s’appelle apana vayu, celui qui descend donc vers le bas.

L’idée est donc de ne rien faire pendant cette période qui puisse contrarier apana, le vent qui descend. Or quand on se fait faire un massage, on est souvent « malaxé » dans tous les sens, certes des extrémités vers le cœur dans le meilleur des cas, mais également au niveau du bassin et du dos. On peut avoir un peu froid, ou trop chaud ; le massage implique parfois l’application d’huiles essentielles et/ou végétales qui elles-aussi ne doivent pas venir contrarier le flux. Certaines huiles peuvent être trop chauffantes pour certaines constitutions en fonction de la saison, ou trop refroidissantes (exemple : huile de noix de coco en hiver sur une personne Vata).

Les massages pendant les règles ne sont donc traditionnellement pas conseillés pendant cette période pour cette raison essentielle. Il faut s’efforcer de donner au corps et au mental l’espace nécessaire pour qu’ils puissent faire ce qu’ils ont à faire au moment des règles.

D’autres articles autour de ce thème ici et !

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J’ai décidé de faire cette mini-série sur de courtes histoires de « guérisons alternatives » dont j’ai été l’objet au cours des dernières années. En effet, même si la médecine alternative gagne du terrain, nombreuses sont les personnes qui sont encore aujourd’hui méfiantes et suspicieuses à son égard. Or j’ai fait l’expérience personnelle de ce qu’elle peut nous apporter.

Je commencerai avec ce qui m’est arrivé à la fin de l’année 2007. Je vivais alors en Inde depuis plus d’une année. Depuis mon premier cycle à l’âge de 12 ans, mes règles n’avaient jamais été régulières. Il pouvait se passer 3 voire 6 mois sans rien, puis 2 ou 3 cycles à peu près normaux, puis rien pendant des mois. Évidemment, comme la grande majorité des jeunes femmes j’ai pris la pilule pendant quelques années, ce qui n’a fait que camoufler le problème, mais celui-ci est réapparu en force quand j’ai arrêté en 2002 et que rien ne s’est jamais régularisé. C’est chiant les cycles irréguliers, on ne sait jamais quand « elles » vont arriver, il faut toujours avoir de quoi faire face dans son sac ; on a peur d’être prise au dépourvu en voyage, à la piscine, etc. Et puis on a quand même la vague impression que quelque chose ne tourne pas rond. Le corps de la femme est régi par son système hormonal et un cycle régulier sans douleur est quand même un des signes naturels de la bonne santé. Avec des cycles irréguliers, on se pose évidemment la question de la fertilité, ce qui peut devenir très angoissant pour celles qui souhaitent avoir des enfants.

Au fil des ans, je suis bien sûr allée consulter des gynécologues. Tous m’ont prescrit au bout de quelques minutes des crèmes à la progestérone à appliquer régulièrement sur la peau. Je crois bien que je ne suis allée chercher leur crème à la pharmacie qu’une seule fois et qu’elle n’a pas du être ouverte. J’ai toujours senti que la solution ne se trouvait pas dans un tube de crème hormonale.

Ça fait longtemps maintenant que je m’intéresse de près aux médecines alternatives et notamment à l’ayurveda. Les systèmes orientaux font référence à notre énergie vitale (prana pour l’ayurveda, chi ou qi pour la médecine chinoise traditionnelle), laquelle pour être en bonne santé, doit se mouvoir librement dans le corps. Le présupposé est que le corps naturellement sait ce qu’il a à faire pour se maintenir en bonne santé, notre rôle à nous étant de le soutenir pour que les flux énergétiques ne soient pas bloqués. Cela-passe évidemment par une hygiène de vie saine (alimentation, activité physique…), mais aussi, et c’est souvent le plus difficile, par une gestion équilibrée de nos émotions. L’idée est que l’énergie vitale devrait rencontrer le moins de blocages possibles. Or dès que nous sommes stressés, anxieux, angoissés, que nous n’avons pas assez dormi, que nous faisons face à des événements difficiles, on se contracte, on se protège comme on peut et on se bloque… Je trouve qu’on devrait tous apprendre à mieux gérer nos émotions, mais ce n’est pas facile…

Bref, pour en revenir à mon histoire. J’étais donc en Inde et je vois une petite affiche pour des soins énergétiques par une médium/canal. Comme attirée par un aimant, je prends RDV. C’était la première fois que je consultai une personne comme ça. C’était une Canadienne qui m’a dit qu’elle avait reçu les mêmes dons que sa mère et sa grand-mère et qu’elle travaillait avec les énergies, qu’elle était en mesure de voir des événements de nos vies antérieures etc. La séance d’une heure et demi est passée très vite. Après m’avoir demandé ce qui m’amenait (c’était principalement ce problème de menstruation pour moi, mais on sait qu’on vient souvent avec un « problème » qui n’est que la surface visible de l’iceberg), elle a commencé à me raconter des trucs de certaines vies antérieures, dans le désert au moyen-orient. Une vie de nomades. Beaucoup d’enfants, pas assez de nourriture, pas assez d’eau. Pas de temps libre, énormément de corvées. Et puis surtout elle m’a dit que j’avais comme une entité qui était accrochée à mon ventre. Elle me l’a même décrite et ça a résonné très fortement en moi. Elle m’a fait savoir qu’elle allait lui demander de s’en aller, de me laisser tranquille. Je ne sais plus trop comment elle s’y est pris, ce qu’elle a fait. La séance était enregistrée mais bizarrement je n’ai jamais écouté l’enregistrement. Toujours est-il que depuis ce jour, mes règles sont au rendez-vous tous les mois et que certains problèmes relationnels que j’avais avec des inconnus se sont volatilisés.

Les causes de nos troubles sont parfois mystérieuses. On ne peut pas toujours rester en surface des choses et croire qu’une crème ou un médicament va nous guérir, même si ceux-ci ont leur place dans la gamme des soins médicaux. De mon côté, cette rencontre m’a transformée. Nous sommes des êtres extrêmement complexes. Si l’on accepte la théorie de la réincarnation, ce qui est pour moi une évidence, on imagine à peine la quantité incommensurable de nœuds et de liens qu’il faut dénouer pour se libérer… Les personnes qui sont canal/medium/magnétiseurs peuvent nous aider. Encore faut-il faire preuve de discernement quand on choisit d’aller voir quelqu’un (les charlatans sont nombreux !) et se fier à son instinct pendant la consultation.

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Aujourd’hui j’ai envie de partager une video (en anglais) géniale sur la santé des femmes de la part de Claudia Welch qui était une de mes profs d’ayurveda à l’Ayurvedic Institute d’Albuquerque au Nouveau Mexique.

Elle est aussi l’auteur du livre Balance Your Hormones, Balance Your Life, que je recommande vivement pour ceux qui s’intéressent à ces sujets.

Dans cette interview, elle parle principalement des causes des cancers du sein, mais aussi de l’équilibre hormonal, de l’effet du stress sur l’organisme féminin, etc… C’est fou tout ce qu’elle arrive à dire en 45 minutes, avec talent et humour!

Honnêtement, ce qu’elle y dit est un concentré de sagesse basé sur sa longue pratique de l’ayurveda et de la médecine chinoise. Elle donne des conférences et mène des retraites et des stages dans le monde entier à présent et ce fut un privilège pour moi que je l’avoir eu comme prof. Son site internet est http://drclaudiawelch.com.

N’hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires!

Vous pouvez trouver d’autres articles sur le sujet dans la catégorie Santé des femmes et Ayurveda, et notamment ici et

 

 

 

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On parle de plus en plus de l’importance de trouver dans sa vie quotidienne des fenêtres de relaxation, mais finalement, pourquoi est-ce si important ?

Dans nos sociétés modernes, et c’est maintenant un lieu commun de le rappeler, on est souvent dans une course constante contre la montre, stressés, anxieux… Ce stress, qui selon les personnes se loge au niveau de la peau (psoriasis, acné…), du cœur (tachycardie, sentiment d’oppression…), des intestins (digestion compromise pour dire les choses joliment) ou du dos (douleurs diverses et variées, lumbagos…), nous embrouille littéralement le cerveau également. C’est comme si un épais nuage gris tourbillonnant remplaçait nos facultés habituelles (en tout cas, c’est comme ça que je le ressens de mon côté) et nous empêchait de réfléchir calmement, de se souvenir et de se concentrer. Littéralement, on ne se reconnaît plus et on est plus nous-même.

Alors quel est le rôle de la relaxation dans ce schéma ? Et bien tout simplement, elle constitue une pause qui nous permet de nous reconnecter à la source, de nous abandonner quelques instants à l’énergie universelle bienveillante qui anime chaque chose et chaque être.

On rentre profondément dans notre corps en oubliant le mental, on se reconnecte avec nos sensations dans le moment présent, avec le moins de filtres possibles, en essayant de laisser à distance le mental et ses tourbillons pour finalement s’ouvrir à l’intelligence universelle. C’est elle qui nous donne l’énergie pour vivre de façon optimale, qui réorganise nos cellules et nos vents énergétiques* afin de nous permettre de nous régénérer et de réparer ce qui a été endommagé par le coup de stress : rétablissement des circulations énergétiques, des cellules, décontraction des muscles, assouplissements des nerfs.

Ce n’est que si l’on offre à notre corps et à notre mental des pauses régulières de relaxation que l’on pourra maintenir sa santé, surtout si nos nuits sont souvent chaotiques. Autrement, le stress et la tension s’accumuleront toujours plus profondément dans les tissus, pouvant causer à terme toutes sortes de pathologies, dont l’étiologie reste mystérieuse pour la médecine officielle : fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques…

Alors, à mon sens, tout est bon pour fournir au corps et à l’esprit un moment de relaxation intense : sophrologie, écoute de CDs de relaxation en position couchée, yoga (et surtout shavasana, la fameuse posture du cadavre que tout le monde attend avec impatience en fin de cours!), qi gong, bains aromatiques (vive l’huile essentielle de lavande vraie!), bains de soleil dans l’herbe (attention à ne pas rester trop longtemps)…

* Rappelons en ayurveda les 5 vents énergétiques de base : prana vayu, apana vayu, udana vayu, samana vayu , vyana vayu.

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