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Archive for the ‘santé’ Category

J’ai l’impression que le voyage en Inde est à la mode en ce moment. A mon avis, c’est tant mieux, ce pays a tellement à nous offrir si l’on parvient à dépasser les premières impressions qui peuvent parfois, chez certaines personnes, provoquer un sentiment de rejet. Qu’on y reste une semaine ou 6 mois, voici quelques conseils issus de ma propre expérience, pour rester en bonne santé pendant son voyage (tout en gardant à l’esprit qu’on ne peut pas tout maîtriser…) :

Boissons :

– Si vous n’avez pas grandi dans un pays chaud, il convient d’être particulièrement attentif à l’eau qu’on boit. Ne boire que de l’eau en bouteille, c’est le principe de base. Attention donc aux verres d’eau servis dans les restaurants (même dans les restaurants un peu « chics »), aux glaces (surtout celles vendues dans la rue), aux glaçons, aux jus de fruits, etc. Je recommanderais également d’utiliser de l’eau en bouteille au moment de se brosser les dents. En effet, on ne sait jamais trop d’où vient l’eau qui s’écoule du robinet : elle est parfois stockée sur les toits des bâtiments dans des containers en plastique ou dans des citernes souterraines dont le niveau d’hygiène est sans doute rarement contrôlé… Acheter ses bouteilles dans des endroits propres où elles se sont pas exposées au soleil toute la journée. Si on est en rade au milieu de la pampa, se rabattre sur les sodas (ça a peut-être changé maintenant, mais il y a 10-15 ans, à la campagne dans certaines régions, il était plus facile de trouver des sodas que des bouteilles d’eau…)

– La plupart des eaux en bouteilles ne sont pas des eaux minérales, mais des eaux osmosées. C’est un processus industriel qui rend l’eau propre à la consommation, mais cette eau ne contient pas de minéraux. Du coup, on boit des litres sans avoir l’impression de pouvoir étancher sa soif ; pire, elle nous déminéralise à terme (quand on part pour 3 semaines, ce n’est pas la peine de s’en soucier outre mesure, mais quand on reste 6 mois, ça vaut le coup de faire attention). Afin que cette eau qu’on boit nous hydrate véritablement, on peut ajouter à l’eau d’une bouteille le jus d’1/2 petit citron (« lime », « nimbu »), une pincée de sel et un tout petit peu de jaggery (si l’on en trouve ; c’est du sucre non raffiné). On fabrique ainsi une boisson qui étanchera vraiment notre soif. Pour plus de simplicité et si on ne reste pas longtemps, on peut aussi acheter des sachets d’ »Electral » en pharmacie et verser un peu de cette poudre dans sa bouteille. Ce sont des sels de réhydratation (indispensables en cas de diarrhée) que l’on peut utiliser à petite dose de façon ponctuelle lors d’un cours séjour. Attention, à haute dose, cette poudre peut endommager les reins.

– Pour ceux qui viennent de pays froids, les premiers jours en Inde, surtout dans le Sud, peuvent être difficiles à supporter. Le corps doit s’habituer à la chaleur et il n’est pas rare de faire de l’œdème au niveau des pieds et des chevilles. D’après mon expérience, ce qui est souverain dans ce cas, outre le fait de surélever les pieds au maximum (ce qui n’est pas évident si on enchaîne les visites), c’est de boire au moins une noix de coco fraîche par jour. L’eau de coco est isotonique et hydrate en profondeur. Ça permet de rééquilibrer les minéraux dans le corps. Attention en revanche à prendre la paille soi-même ; elle est souvent dans un sachet suspendu près du tas de noix de coco.

Alimentation :

– C’est une bonne idée de devenir végétarien quand on voyage en Inde. En effet, même si on ne peut rien garantir, les divers problèmes intestinaux qu’on peut attraper sont généralement moins graves quand il n’y a pas de viande impliquée. C’est pratique, les restaurants végétariens sont très clairement indiqués en façade (« Pure Veg »/« Pure Vegetarian ») et généralement ils ne cuisinent pas les œufs non plus. Une platée de légumes et lentilles avariées aura sans doute moins de conséquences que de la viande avariée.

– Le choix des endroits où se restaurer : c’est la question fondamentale. Autant dans des pays comme la Thaïlande, on n’a pas trop de questions à se poser, autant en Inde, ça vaut le coup de faire attention. Pour règle générale, je me suis fixée d’aller manger là où mangent les Indiens, c’est-à-dire dans des restaurants de gamme moyenne, qui n’ont pas une carte trop étendue et qui ont l’air d’avoir un bon turn-over. C’est le plus important. En effet, dans beaucoup d’endroits, les coupures d’électricité sont encore fréquentes et les règles élémentaires d’hygiènes peu respectées. Du coup, on n’est pas à l’abri de consommer un lassi qui est resté au frigo 48 heures et qui a subi 3 coupures d’électricité. Je parle d’expérience, à chaque fois que j’ai vraiment été malade, c’était dans des restos un peu chics qui utilisaient frigos et congélateurs.

Niveau hygiène, il y a de grandes différences d’un coin à un autre. Le pire, je pense, c’est Bénarès juste avant ou pendant la mousson (quand on passe son temps à glisser sur les bouses de vaches parmi les mouches) ; en gros tout le monde est malade et c’est vraiment un endroit qu’il convient d’éviter. Dans le sud, où il y a moins de vaches en liberté dans les rues, donc moins de bouses, donc moins de mouches (autant dire les choses telles qu’elles sont!), c’est moins problématique mais il faut quand même faire attention.

Autres

– Déshydratation : si on est en Inde pendant la saison chaude (ce qui est un peu tout le temps, notamment dans le Kérala), il faut faire attention à bien s’hydrater et à se protéger du soleil aux heures les plus chaudes. Principes de bases certes, mais sous ces climats une déshydratation est vraiment vite arrivée.

– « Dust infection » (c’est-à-dire les infections de la gorge dues au mélange de poussière et de pollution qu’on trouve beaucoup malheureusement dans les villes). Si l’on sait qu’on va sans doute passer du temps à voyager en bus ou en train sans climatisation, ça vaut peut-être le coup d’apporter avec soi un masque anti-pollution/poussière. Les infections dues à la poussière/pollution sont très pénibles et peuvent vraiment fatiguer. Il m’est arrivé de « cracher mes poumons » avant de devoir avoir recours aux antibiotiques (et ceux distribués en Inde par les médecins allopathiques sont très costaux).

– Penser à se laver les mains dès que c’est possible, le plus souvent possible. Avoir sur soi un gel hydroalcoolique ou un tube de savon liquide (on ne sait jamais quand on va devoir utiliser les toilettes publiques !…) et éviter, autant que possible de se toucher la bouche/le visage/les yeux (les yeux !!) si l’on ne vient pas de se laver les mains. De même, oublier les savons très doux bio qu’on utilise à la maison et opter pour un bon savon antibactérien local pour se savonner entièrement tous les jours. J’ai trop vu de personnes avec des problèmes de peau (boutons, infections, voire pire) pour passer outre.

Si j’ai oublié quelque chose n’hésitez pas à le rajouter dans les commentaires. Bon voyage et profitez bien de ce pays unique !

 

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Pendant que la moitié de la France grelotte, l’autre est sous la pluie et dans le vent depuis des semaines avec des températures printanières. La grippe et les gastros sont revenues. Je me suis dit qu’un petit article sur les compléments alimentaires de l’hiver pour soutenir son immunité serait, qui sait ?, le bienvenu.

Il y a 10 ans, je vivais en Inde dans une communauté internationale. Mes deux compagnes de chambres étaient américaines et à côté du lit de l’une d’entre elles, il y avait toute une série de flacons, boites et bouteilles. Je lui ai demandé ce que c’était. Elle m’a répondu : « Bah, mes compléments alimentaires ! », comme si c’était une évidence. Je lui ai demandé pourquoi elle en prenait autant ; elle m’a répondu qu’elle avait tout fait tester par un kinésiologue et que c’était ceux qui lui correspondaient et qu’elle pensait qu’il était important qu’elle en prenne. A 60 ans passés, elle avait une mine radieuse, avait le cheveu et l’œil brillant, ne semblait pas souffrir de douleurs particulières, comme d’autres personnes de son âge.

L’année dernière, je l’ai revue lors d’un voyage et elle n’avait quasiment pas changé, alors qu’on sait que le climat tropical humide peut vraiment être difficile pour les occidentaux que nous sommes. On en sort pâli, dénutri, fatigué. Sans doute les compléments alimentaires…

Contrairement à ce que les médias conventionnels en disent en France, il me semble que nous devrions tous en prendre, surtout l’hiver, quand il n’y a pas trop de soleil, qu’on ne voit quasiment pas le jour et que la fatigue se fait sentir. De mon côté, je me « supplémente » depuis quelques années. Je n’ai eu la grippe qu’une seule fois, lors de mon premier hiver à Paris (en 2000; bonjour les miasmes du métro!) et n’ai que très rarement de rhumes. La plupart n’ont jamais le temps de s’installer car dès que je sens un gratouillis dans la gorge, je mets en place mes remèdes naturels.

Donc, pour en revenir aux compléments alimentaires. Comme j’aime ne parler qu’à partir de mon expérience personnelle, voici ce que je prends tous les jours à partir du mois d’octobre jusqu’en mars :

vitamine D naturelle : cette vitamine (qui est techniquement une pro-hormone liposoluble) est naturellement synthétisée par la peau quand celle-ci reçoit les rayons du soleil. Autant dire que sous nos latitudes (je pense principalement à ceux qui vivent au nord de la Loire en France), il est difficile de s’exposer suffisamment au soleil pour avoir des taux normaux. Du coup, il est habituellement conseillé d’en prendre 4000 UI par jour sous forme de gouttes qu’on peut mettre sur son bout de pain du matin ou dans une cuillère le soir. C’est facile et il est maintenant reconnu que la vitamine D est fondamentale pour la prévention de l’ostéoporose, des cancers, de l’inflammation, la dépression… C’est mieux d’en prendre un peu chaque jour qu’une grosse dose de charge une fois par mois comme il est parfois prescrit. Le corps peut ainsi mieux l’assimiler.

vitamine C naturelle : tout le monde connaît les vertus de la vitamine C pour soutenir l’immunité, lutter contre le stress oxydatif, nous donner plus d’énergie ;

propolis concentrée en gouttes : ce produit naturel antiseptique issu de la ruche est essentiel pour soutenir l’immunité et lutter contre les infections. Il est également reconnu que la propolis peut aussi aider contre les verrues vulgaires, différents problèmes de la cavité buccale. Pour le coup, je n’en prends pas tous les jours, mais plutôt de par séquence d’une dizaine de jours de temps en temps, surtout en début d’hiver.

mélange de plantes en ampoules (chez Superdiet pour moi mais il y a d’autres marques) pour favoriser le sommeil : je ne sais pas si c’est le manque de lumière qui perturbe mon cycle veille-sommeil, la lumière artificielle, le manque d’exercice physique à l’extérieur ou quoi, mais je dors souvent mal pendant l’hiver. Du coup, je prends ces ampoules qui aident à l’endormissement et à soutenir le système nerveux.

omégas 3 : qui n’a pas encore entendu parler des vertus des omégas 3 ? Ils sont souverains pour lutter contre l’inflammation, réguler le cholestérol et les triglycérides, favoriser l’équilibre mental (notre cerveau contient une part importante de matière grasse), contribuer à une bonne vision, à l’amélioration de la santé de la peau (je pense notamment au psoriasis)… Il y a des oméga 3 marins sous forme de gélule d’huile de poisson ou de krill et des oméga 3 végétaux (huile de colza, de lin, noix). Ce n’est pas une substance que le corps peut produire de lui-même. Il est donc à mon sens important d’en prendre régulièrement. Je me rappelle que Robert Masson, avec qui j’ai étudié la naturopathie, en recommandait très très souvent.

magnésium marin : celui-ci est beaucoup plus assimilable que le magnésium artificiel souvent vendu en pharmacie. Le magnésium est recommandé pour soutenir le système nerveux et comme on a comme moi un système nerveux qui n’est pas très bien accroché, je suis quasiment obligée d’en prendre tous les jours. Apparemment, il y a des personnes qui perdent leur magnésium très rapidement, surtout en période de stress et/ou d’insomnie, et il est clair que j’en fais partie. Le magnésium est également indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires, du diabète, l’atténuation du syndrome prémenstruel

Alors c’est sûr que c’est un budget et que ça peut sembler beaucoup à prendre, mais pour moi, c’est devenu une habitude positive qui me donne de bons résultats. Dans les pays anglo-saxons où la protection sociale en matière de santé est bien pauvre, la prévention est prise très au sérieux. C’est de plus en plus le cas chez nous également, et je trouve que c’est une bonne idée. A mon sens, mieux vaut prendre des compléments alimentaires qu’on aura choisis plutôt que de se retrouver à devoir absorber beaucoup de médicaments chimiques par la suite (même si, en matière de santé, on est d’accord que tout peut arriver et qu’il n’y a aucune garantie dans un sens comme dans l’autre!).

Passez un bel hiver!

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Ce qui est bien avec les huiles essentielles, c’est que la plupart peuvent se conserver longtemps si on les garde à l’abri de la chaleur et de la lumière. Du coup, il y en a que je ne ressors qu’à l’occasion, quand le besoin se présente.

Parmi ces huiles que j’utilise plus rarement, en voici quelques une que je trouve très efficaces :

  • lavande aspic : cette huile est magique en cas de piqûre d’insecte. L’été dernier, en farfouillant dans le jardin, je me suis fait piquer par une guêpe particulièrement agressive, pour la première fois de ma vie. La douleur s’est rapidement calmée en appliquant directement une ou deux gouttes de cette huile directement sur la piqûre, en répétant toutes les 10 minutes jusqu’à ce que ça se fasse oublier ;
  • basilic exotique : cette huile est très puissante et ne doit pas être appliquée sur la peau sans dilution dans de l’huile végétale, bio si possible. Je la dilue donc (2 ou 3 gouttes dans le creux de la main avec un peu d’huile végétale) et je l’utilise en massage sur le ventre en cas de douleurs ou de spasmes. Elle est très anti-spasmodique et facilite la digestion ;
  • eucalyptus globulus : en cas de rhume ou d’état grippal qui menace : je me fais des inhalations avec cette huile qui fonctionne très bien pour la sphère ORL (à ne pas confondre avec certaines autres sortes d’eucalyptus qui ne sont pas du tout indiquées dans ces cas) ;
  • niaouli : je n’utilise cette huile qu’en association avec l’eucalyptus globulus pour les inhalations. Je dois dire que grâce aux traitements naturels que je mets en place dès que je sens arriver un rhume, ça fait des années que je n’en ai pas eu un « vrai » ;
  • géranium rosat : pour la peau en dilution dans de l’huile végétale : anti-ride. Attention, ne pas mettre d’huile essentielle dans sa crème de jour habituelle. Celle-ci entraînerait certains composés de cette crème dans le flux sanguin alors qu’ils ne sont pas censés aller plus loin que les couches supérieures de l’épiderme (c’est surtout si celle-ci n’est pas bio) ;
  • citron : pour assainir le cuir chevelu et faire briller les cheveux, j’en mets quelques gouttes dans le masque capillaire à rincer. Comme cette huile est peu chère et facile à trouver et qu’a priori, les citronniers ne sont pas encore des arbres rares, c’est presque la seule huile essentielle que j’utilise dans les produits ménagers (avec celle de lavande et d’arbre à thé, il est vrai).

Je privilégie une utilisation très simple des huiles essentielles : une ou deux gouttes sur un mouchoir en inhalation, une ou deux gouttes en massage après dilution dans de l’huile végétale, trois profondes inspirations à même le flacon, parfois dans un peu de miel en cas de problème ORL, je trouve que ça fonctionne très bien. Je fais attention à ne pas les utiliser sur la peau au quotidien ; en effet, Robert Masson nous a assez répété qu’à terme, toutes les huiles essentielles sont potentiellement toxiques pour le foie. Par inhalation, il est bon de ne pas en abuser non plus au risque de développer maux de tête ou pire en cas de diffusion prolongée par diffuseur ; c’est d’ailleurs pourquoi je n’en possède pas.

Les huiles essentielles fonctionnent à plusieurs niveaux : physique, mais également émotionnel et même spirituel pour certaines d’entre elles. Ce n’est pas un hasard si deux des rois mages ont apporté de ma myrrhe et de l’encens à Jésus, si des bâtons d’encens sont utilisés en si grande quantité dans les temps en Asie et les encensoirs balancés dans les allées des églises lors des grandes occasions. Les parfums que certains d’entre elles dégagent ont parfois quelque chose de divin qui nous fait entrer en connexion avec les sphères supérieures.

Certaines huiles essentielles sont très chères (bonjour hélichryse italienne !), mais la plupart sont quand même très abordables. Nous avons la chance de vivre dans un pays où la tradition des huiles essentielles est bien ancrée et nous avons de nombreuses marques d’huiles essentielles de bonne qualité.

Pour avoir le maximum d’efficacité, il est important de privilégier le bio, et des marques reconnues pour leur sérieux. S’il y a une démarche de développement durable derrière, c’est encore mieux car beaucoup d’huiles essentielles viennent de pays en voie de développement. Une fois encore, il me semble fondamental de se rendre compte de ce que la nature nous offre via les huiles essentielles et de les utiliser avec conscience et gratitude.

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Il y a quelques années,  suite à une formation en naturopathie avec Robert Masson, j’ai décidé de vraiment m’intéresser aux huiles essentielles. Jusque-là, je n’en avais utilisé qu’une seule, celle d’arbre à thé. Pour savoir lesquelles acheter, j’ai parcouru Internet à la recherche des listes  d’« huiles essentielles indispensables » à avoir, mais c’était juste pour me donner de l’inspiration. Je n’ai jamais voulu acheter de kit tout prêt « pour débutant » ou de mélanges pré-fabriqués. C’est finalement au fil de mes besoins que je me suis constituée une petite pharmacie personnelle, qui correspond exactement aux maux que je rencontre le plus souvent à titre personnel.

Voici donc ma liste d’huiles essentielles « essentielle » et comment je les utilise :

  • arbre à thé/tea tree : la première que j’ai vraiment découverte, et une des plus polyvalentes : une goutte sur les boutons et ça les aide à sécher rapidement, ou une goutte sur la brosse à dents pour la purifier ainsi que la bouche et les gencives, ou bien encore chaque soir une goutte sur l’ongle en cas de mycose (c’est pas glam’, mais c’est souverain, et dans mon expérience, ça marche beaucoup mieux que tous les produits spécialisés achetés hyper-chers en pharmacie) ; 3 gouttes dans une cuillerée de miel en cas de mal de gorge ;
  • menthe poivrée : attention, cette huile est très concentrée et peut causer des brûlures graves en cas d’ingestion en trop grosse quantité ! c’est max. 1 goutte à la fois en interne. Je l’utilise en cas d’indigestion en interne ou alors sur les temps en cas de maux de têtes dus à la tension nerveuse ;
  • gaulthérie couchée : en cas de courbatures ou de contractures musculaires, 3 gouttes dans un peu d’huile végétale (j’aime bien le jojoba ou celle de noyau d’abricot) à faire pénétrer en massage le soir avant de placer une de ces bouillottes chauffantes remplies de graines qu’on passe 2 minutes au micro-ondes (seule utilisation que nous faisons de cet appareil à la maison) ;
  • hélichryse italienne : magnifique cicatrisante directement en application sur la peau diluée dans de l’huile végétale (huile de rose muscat est très indiquée dans ce cas, mais elle devient rance rapidement ; attention à la consommer rapidement et à la garder au réfrigérateur) ; bonne également en inhalation en cas de choc émotionnel ;
  • lavande vraie : une goutte en massage directement sur le plexus solaire le soir après la douche pour se détendre, ou mélangée à du gros sel pour le bain. Certains l’utilisent sur le visage, mais je dois dire que ça ne convient pas du tout à ma peau fine : ça me fait des plaques rouges qui démangent, donc je ne recommande pas cette utilisation ;
  • petit grain bigarade : une goutte près de l’oreiller le soir après en avoir inhalé un peu : aide à l’endormissement, anti-stress et anti-anxiété. j’ai remarqué que pour moi, ça fonctionne mieux que la lavande pourtant très réputée ;
  • camomille romaine : une goutte en message sur le ventre en cas de crampes, c’est un très bon anti-spasmodique (bien aussi pendant les règles en cas de douleurs) ; quelques gouttes dans le masque pour mes cheveux qui sont blonds ;
  • vétiver : le vétiver a une consistance visqueuse qui ne le rend pas très facile à utiliser. Je l’utilise uniquement comme un parfum, à raison d’une petite goutte sur les poignets que je frotte ensuite derrière les oreilles. Cette odeur de racine, de terre, m’apaise et me transporte vers l’Asie. J’adore absolument l’odeur du vétiver qui est par ailleurs très utilisé en parfumerie masculine.

 

Et puis aussi en voici deux que j’aime particulièrement et que l’on trouve moins souvent :

  • encens : je l’utilise pour la méditation (évidemment ! c’est l’oliban qui était brûlé dans les encensoirs dans les églises) : une goutte sur le front au niveau du 3e œil (pourquoi pas?), mais aussi, pour soutenir l’immunité (une goutte sur la langue à garder collée au palais), pour la peau (dans de l’huile végétale), pour unifier le teint. Cette huile incroyable est également anti-stress et serait anti-tumorale (si vous comprenez anglais, n’hésitez pas à aller regarder les vidéos à ce sujet sur internet) ;
  • nard de l’Himalaya/jatamamsi : elle sent très fort (certains diront sans doute qu’elle pue!) et son odeur est vraiment tenace. Cette huile provient d’un rhizome d’une plante himalayenne, elle est donc précieuse et ce, d’autant plus que cette plante est inscrite sur la liste « Cites » (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), ce dont je me suis rendu compte une fois rentrée à la maison avec mon flacon. Cette huile, pour moi, c’est toute l’Inde. Cette odeur se retrouve dans beaucoup de parfums et d’encens utilisés là-bas. Du coup, je l’utilise avec quasi vénération, quand je sens que je suis contractée au niveau du plexus solaire et que j’ai vraiment besoin de me détendre. Une goutte en massage sur les poignets et au niveau du nombril, elle soulage mon angoisse et calme les battements de mon cœur. Encore une fois, cette plante étant rare à cause de sa surexploitation, j’essaie de l’utiliser avec gratitude.

En parcourant cette liste, il apparaît clairement que pour moi, les huiles essentielles sont d’une grande aide au niveau émotionnel : elles m’aident à limiter le stress et à traverser les moments difficiles. D’autres personnes auraient sans doute une liste différente avec un accent mis sur la sphère ORL ou bien encore digestive.

Il est très important de se former un minimum à leur utilisation avant de faire appel à elles : il y a plein de livres disponibles (j’ai personnellement celui de Danièle Festy), de vidéos en ligne, de conférences pendant les salons bio, etc., qui nous permettent d’acquérir les connaissances de base indispensables.

Quel que soit leur mode d’utilisation, nombre d’huiles essentielles présentent des contre-indications strictes (bébé, enfants, femmes enceintes, exposition au soleil, prise de médicaments pour fluidifier le sang, épilepsie, etc.) et d’autres une certaine toxicité. Il ne faut jamais ingérer d’huile essentielle pure sans s’être assuré au préalable, auprès d’un professionnel, que c’était sans risques. Par voie interne, je n’utilise que l’huile essentielle de menthe poivrée, celle d’encens et celle d’arbre à thé, dans des quantités qui paraissent très faibles en nombre de gouttes, mais il faut se rappeler que les huiles essentielles sont très très concentrées et qu’il ne faut pas les utiliser à la légère !

Les huiles essentielles sont un trésor absolu de la nature et doivent être utilisées avec conscience.

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Je crois que ce que je trouve le plus difficile à supporter quand je traverse les phases de stress intense que je connais parfois, c’est vraiment le sentiment de séparation avec soi-même et les autres.

Quand je suis stressée, j’ai le cœur qui bat plus vite, je transpire plus facilement, je suis rapidement impatiente et le sommeil devient juste ridicule. Soit je m’endors facilement et après quelques minutes, je me réveille, car je suis envahie par une vague de stress. C’est comme si je sentais le cortisol et l’adrénaline que mes pauvres glandes surrénales injectent dans mon organisme, envahir mon corps. C’est très désagréable. Mon cœur se met à battre encore plus vite, cela me réveille complètement et généralement je ne peux me rendormir au mieux que des heures après, très tard dans la nuit. Ou alors c’est l’opposé, de fatigue, je m’endors et reste endormie quelques heures puis vers 3 ou 4 heures, c’est le réveil en sursaut et les idées qui tournoient dans ma tête que je sens presque prête à exploser.

Quand il faut se lever, c’est l’horreur : l’impression d’avoir passé la nuit dans un avion. Des cernes sous les yeux qui sont gonflés, le teint rougi par l’excès d’hormones de stress (qui sont des inflammatoires notoires), l’impression d’avoir une masse lourde et embrouillée à la place du cerveau. Les idées sont confuses, l’attention en berne, le désintérêt généralisé et la patience à zéro. Comme j’ai la plupart du temps retardé mon réveil, je ne peux pas faire mes pratiques spirituelles habituelles (que j’essaie de faire le soir en rentrant, pour « rattraper », mais évidemment ce n’est pas pareil, avec la fatigue de la journée, etc.) Ce n’est pas pour rien que la tradition suggère qu’elles soient faites le matin, le plus tôt possible, avant que nous ne soyons pris dans le tourbillon des activités de la journée et d’en avoir accumulé la fatigue.

Sur la voie spirituelle, la détente et la décontraction sont des éléments clés. En effet, comment parvenir à méditer (c’est-à-dire en réalité le plus souvent, juste parvenir à un minimum de concentration) quand on a les idées qui tourbillonnent à en devenir obsessionnelles, quand on pique du nez dès qu’on ferme les paupières, quand on a le corps endolori par excès de tensions et d’acides, etc. C’est la raison pour laquelle de nombreuses traditions insistent sur ce point. C’est comme un préalable. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de méditer quand vous êtes vraiment stressé, mais c’est pour moi complètement impossible. La tension nerveuse empêche le corps de rester immobile et l’esprit est trop embrumé pour se concentrer sur quoi que ce soit. Du coup, au stress vient s’ajouter un sentiment d’échec par rapport à la pratique, qu’il devient impossible de continuer.

En fait, quand je suis dans cet état-là, c’est comme si j’étais en mode survie. Les journées au travail (qui pourtant me plaît), me semblent interminables, je n’attends qu’une chose, c’est de pouvoir rentrer à la maison et m’allonger un peu, histoire d’essayer de passer une soirée à peu près correcte avant une autre nuit a priori difficile. La semaine se traîne en longueur et comme je ne suis pas très productive le soir après le travail, je me retrouve avec plein de corvées une fois le week-end arrivé.

Bref, lorsque je suis en période de stress intense, je perds le contact avec moi-même et en le perdant je deviens moins attentive aux autres. Je me retrouve arcboutée sur moi-même dans une attitude mentale tellement négative qu’il me devient bien impossible de manifester compassion et/ou patience envers autrui. Le pire c’est que je suis sûre que, le stress chronique atteignant partout dans le monde des proportions épidémiques, nous sommes nombreux à passer par ce genre de phases et donc à passer à côté de nous-même et des autres à cause du stress.

C’est la raison pour laquelle il paraît fondamental d’apprendre à faire le tri dans ses priorités pour limiter autant que possible ce stress qui nous rend malades au niveau individuel et au niveau global. Quand on a la sensation d’être en mode survie, il est impossible de mettre l’autre avant nous, ce qui est pourtant prôné par toutes les grandes traditions spirituelles, il devient impossible de manifester spontanément de la bienveillance, de la « loving kindness » comme disent les bouddhistes. Le lien avec soi et donc avec l’autre est perdu. On peine à puiser dans le réservoir d’amour universel qui pourtant sous-tend toute chose. À mon sens, c’est l’une des raisons de la violence croissante de nos sociétés. Comment rester en contact avec l’autre de manière positive quand nous sommes nous-mêmes pris dans la négativité et que nous sommes à bout de nerfs ?

Autour du même thème,

Crise d’angoisse (1) et (2), L’importance de la relaxation et Stress et hatha yoga

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Il y a un aspect de la santé dont on parle peu en médecine conventionnelle et qui me paraît pourtant fondamental, c’est le fait de soutenir l’immunité. On le sait pourtant bien, la fatigue, le stress, le manque de sommeil, de soleil, de contact avec la nature, nos rythmes de vies irréguliers, une alimentation dénaturée, tout ça ne favorise pas notre immunité et pourtant nous souhaitons tous traverser des hivers sans rhume, sans gastro, sans grippe.

Je me propose de partager avec vous ce que je mets en place dès la fin octobre afin de passer un hiver en bonne santé.

Déjà, il faut bien se rendre compte que l’hiver est la saison naturelle du repos. On le voit bien dans la nature : les jours raccourcissent, il y a moins de lumière, certains animaux entrent en hibernation, les arbres perdent leurs feuilles à mesure que la sève descend, la nature se met en dormance.

De notre côté, surtout pour ceux qui vivent dans les grandes villes, c’est le contraire que la société nous propose : juste au moment où on commence à vouloir ralentir, c’est là que les sollicitations se font plus nombreuses : l’activité économique reprend après l’été et la rentrée, la saison artistique redémarre (merci les spectacles qui débutent à 21h!), il y a les fêtes de fin d’année, la galette des rois (qui surcharge encore plus notre foie déjà patraque), bref, on nous demande d’être au top alors que c’est à ce moment-là de l’année qu’on a le moins d’énergie.

Traditionnellement dans les campagnes, il n’y a pas si longtemps, l’hiver était la saison des veillées au coin du feu, les gens se rassemblaient les uns chez les autres et l’activité redémarrait naturellement à mesure que la lumière revenait et que les jours rallongeaient.

De mon côté, et je ne parle ici que de mon expérience personnelle, j’essaie d’entrer en résonance avec l’énergie de l’hiver : j’essaie de conserver un rythme de vie régulier, de dormir le plus possible, de prendre du temps pour moi, pour lire, pour faire du tri, pour observer les oiseaux du jardin. Je sais que dès le mois de mars, je serai d’autant plus en forme que j’aurai pris le temps d’hiberner un minimum.

Au niveau de l’alimentation, je réduis les aliments « froids » : pas d’eau froide, mais de l’eau tiède à boire, des tisanes, des soupes, des aliments onctueux, des compotes aux épices, des oléagineux, peu de laitages, de crudités, encore moins de salades. L’idée c’est que le corps ait le minimum d’effort à faire pour digérer les aliments, tout en étant bien nourri en vitamines et minéraux.

C’est pour ça également que je prends certains compléments alimentaires : 1 cuillerée à café de spiruline en granules dans un peu d’eau au petit déjeuner, des gélules de magnésium marin et d’oméga 3, ainsi que quelques gouttes de propolis et de vitamine D3. Dès les premiers beaux jours, une fois que la purée de pois de novembre et décembre est passée, je n’hésite pas à me mettre au soleil : dès février, assise dans le jardin pattes à l’air mais le haut bien emmitouflé avec pull et châle, je profite du soleil. Je pense vraiment que l’on sous-estime l’importance de s’exposer au soleil (avec modération et en fonction de sa couleur de peau bien entendu !) : c’est bon pour le moral, le sommeil, le système nerveux, les os, les yeux (oui ! mais sans abus, et sans regarder le soleil en direct), même la peau en bénéficie.

En hiver, je maintiens également un bon niveau d’activité physique. Je n’ai jamais été une grande sportive mais chaque semaine, je fais 2 séances de yoga (chez moi) et je marche 2 à 3 heures. Je pratique également une demi-heure de vélo elliptique 2 à 3 fois par mois en remplacement du vélo à l’extérieur à la belle saison. On trouve toujours de quoi se bouger au quotidien : rester debout dans les transports au lieu de s’asseoir, sortir un arrêt plus tôt, monter les marches au lieu de prendre l’ascenseur, aller se balader 15 minutes à la pause de midi, porter des sacs de course, etc. On connaît tous le refrain !

Bref, quand le corps est naturellement affaibli par le manque de lumière et le froid, je pense c’est à nous de compenser en conscience pour que le corps et le moral puisse garder la forme en hiver.

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J’ai l’impression que tout le monde autour de moi est enrhumé en ce moment et j’ai moi-même été victime d’une « attaque » la semaine dernière ; je parle bien d’une attaque car grâce à quelques remèdes naturels que j’essaie de rapidement mettre en application, le rhume ne s’est pas déclaré.

J’ai pourtant bien senti le coup de froid : quelle idée effectivement d’aller se promener tête nue dans le vent glacial au moment de la digestion, alors que je revenais de deux semaines sous les tropiques la veille au soir après une nuit sans sommeil et deux vols peuplés de tous les microbes de la Terre.

Bref, voici ce que j’ai fait et qui a permis, malgré la fatigue, à ce qu’en 2-3 jours, je sois à nouveau dans un état normal.

Tout de suite, au niveau alimentaire, il s’agit surtout de soutenir le système immunitaire qui a donc connu un coup de mou puisque le virus a réussi à se faire un nid.

Il est donc conseillé de manger léger, de supprimer temporairement le sucre et les sucreries, le gluten et les produits laitiers. Tous ces aliments provoquent l’augmentation de Kapha dans le corps, ce qui entraîne mucosités et autres joyeusetés.

Ils peuvent également être lourds à digérer et l’idée générale, c’est que l’énergie du corps puisse au maximum être dispatchée sur la lutte immunitaire et non utilisée à digérer des aliments. Il est donc préférable de favoriser les soupes bio bien chaudes avec si possible des épices comme le gingembre frais, le poivre et le curcuma.

Il est également bénéfique de boire chaud, pas très chaud comme pour se faire une tisane, mais chaud quand même, de manière à ce que le corps n’ait pas besoin de réchauffer les liquides ingérés. En dehors de l’eau, privilégier les tisanes de thym, de gingembre/citron sans sucre.

Aussi, dès qu’on commence à ressentir les symptômes d’un rhume qui cherche à se déployer, il faut rester au chaud. Ça peut paraître idiot de le rappeler, mais on voit encore trop de personnes enrhumées qui ne sont tout simplement pas assez couvertes et qui disent souffrir du froid. Amis fumeurs, c’est également le moment de radicalement diminuer le tabac, qui fait rentrer avec chaque aspiration non seulement des poisons, mais de l’air froid.

Dans la mesure du possible, se reposer, faire une sieste, se coucher tôt, rentrer plus tôt du travail dès que les symptômes se font sentir.

Pour ce qui concerne les remèdes à proprement parler, je prends 10-15 gouttes d’extrait de propolis dans de l’eau matin et soir. Entre les repas, même si je sais que ce n’est pas l’idéal, je laisse également fondre sur la langue quelques pastilles à la propolis et des pastilles de vitamine C naturelle sans sucre, toujours avec l’idée de renforcer l’immunité.

Pour le nez bouché, je n’y vais pas par quatre chemins, j’utilise un « neti pot ». C’est une technique commune à l’ayurveda et au yoga pour se nettoyer les voies nasales. Pour moi, c’est souverain.

Il s’agit de faire couler de l’eau salée dans les narines d’un côté puis de l’autre avant de bien se sécher le nez et de rester… au chaud ! C’est un peu technique au début et il faut faire attention à l’hygiène des instruments ainsi qu’au dosage du sel : si ça fait mal, c’est qu’il n’y en a pas assez, si ça brûle, c’est qu’il y en a trop. À voir si cette idée vous parle. J’imagine qu’il y a plein de vidéos sur Youtube pour apprendre.

Une fois qu’on est à l’aise avec le neti, on peut le faire en prévention, après un vol en avion, après une balade à la campagne pour déloger les allergènes, pour se nettoyer le nez après un séjour dans une ville polluée. Honnêtement, pour moi c’est le remède miracle puisqu’on va à la racine de l’infection. Du coup, pauvre rhume avec nez coulant etc. n’a pas de chance de pouvoir se développer. A faire deux ou trois fois par jour avant les repas.

Si ça ne suffit pas, on peut compléter son traitement au neti avec des inhalations d’huiles essentielles : arbre à thé, niaouli, lavande, eucalyptus, etc. Il y en a plein qui sont indiquées dans ce cas, mais attention au dosage !

En conclusion, du chaud, du léger, du neti. Lavez-vous les mains et portez-vous bien !

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