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Archive for the ‘spiritualité’ Category

« Une chenille abîmée ne peut pas devenir un beau papillon », nous disent les maîtres spirituels.

Sur le chemin spirituel de la tradition que je suis, il s’agit de détruire l’ego afin que notre vraie nature de pure existence-conscience-béatitude (satchidananda) soit révélée, mais avant de détruire l’ego il semble bien que nous devions d’abord avoir un ego bien construit et sain.

En effet, comment survivre aux rigueurs de la voie spirituelle si nous sommes constamment assaillis par le souvenir de traumas anciens, si nous vivons constamment cachés derrière les systèmes de défense que nous avons érigés au fil des années? Comment rester ouvert aux enseignements et au changement quand on reste malgré nous arqueboutés dans notre souffrance?

La voie spirituelle requiert un esprit d’ouverture qui recherche et accepte la transformation de soi-même; pour qu’elle porte ses fruits, il est nécessaire de rester poreux tout en conservant son discernement. C’est une école du détachement.

Il arrive souvent que nos expériences de vie nous laissent cadenassés en nous-même. Nous ne pouvons pas nous déployer comme un grand arbre qui puise dans l’énergie de la voie pour se déployer ensuite et donner ombre, fruits et bois aux autres. Nous restons recroquevillés en nous-même, nous regardant de l’extérieur, le mental perturbé par des jugements négatifs, du dégoût ou du dépit envers nous-mêmes et donc envers les autres.

Bien sûr, cette attitude peut ne s’exercer que pour certains aspects de notre personnalité, mais il arrive que nous croisions des personnes qui soient tellement en souffrance qu’on ne voit pas comment elles pourraient parvenir à s’ouvrir d’elles-mêmes.

C’est là qu’il est important, je trouve, de prendre ses responsabilités et de se mettre en quête d’une personne qui pourra nous aider. Bien sûr, il faut d’abord avoir pris conscience de nos blocages et surtout être arrivé au point où on se dit : « Ce n’est plus possible, je ne peux continuer comme ça! » Cette phase est essentielle pour qu’un vrai travail puisse débuter.

Il ne suffit généralement pas que l’incitation vienne de l’extérieur, il faut que ça vienne de nous-même. Les autres peuvent nous aider, nous accompagner, nous inspirer, mais ultimement, c’est à nous de faire le travail et nous sommes, tous, seuls sur le chemin vers l’éveil même s’il est important de prendre conscience que nous sommes tous soutenus par les maîtres, bien que ce soit de façon subtile pour la très grande majorité d’entre nous.

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J’ai une conscience de plus en plus aiguë de l’impermanence. Tout est en constant changement/mouvement/flux. Un jour on se sent en forme dès le matin, le lendemain on n’arrive pas à émerger; un jour on est en très bonne santé, le lendemain le dermato nous apprend qu’on a un cancer de la peau (je me permets de prendre cet exemple, car c’est ce qui m’est arrivé plus tôt cette année, au visage); un jour le pays est en paix, le lendemain il pleure ses morts; un jour notre vie est paisible, le lendemain notre compagnon nous annonce qu’il nous quitte… Cette impermanence est la seule « constante » qui existe.

Cette idée est chère aux bouddhistes et aux hindouistes et nous incite à cultiver le détachement, par rapport aux événements mais également par rapport à nos propres pensées. Notre mental est comparé dans la tradition indienne à un jeune singe qui constamment saute d’arbre en arbre – certains ajoutent qu’il est même saoul!. Les maîtres spirituels nous le disent à leur tour: si notre mental pouvait se voir attribuer des « miles », il serait au top du statut des frequent flyers!

En un instant, on peut passer d’un souvenir de notre enfance à une rêverie sur le futur, de New Delhi à Albuquerque, d’une angoisse soudaine par rapport à un coup de fil pro délicat à un sentiment de légèreté en pensant au vaste univers dans lequel est suspendue notre petite Terre…

Comment, dans ces conditions, réussir à maintenir notre équilibre, notre centre? Pour certains personnes, il s’agira de penser à sa famille, d’autres se concentrent sur leur travail, d’autres encore se donnent à fond dans un sport ou une association caritative. De mon côté, ce qui m’apporte équilibre et force, c’est la spiritualité. C’est quelque chose qui ne pourra jamais m’être enlevé par les circonstances extérieures. C’est un aspect de ma vie qui est le plus souvent inconnu des personnes que je côtoie dans ma vie quotidienne, mais qui m’apporte une stabilité qui est apparemment de plus en plus visible.

Il a quelques années j’avais des périodes où je me sentais déconnectée de ma spiritualité et ces moments étaient toujours difficiles. Aujourd’hui, grâce à mes pratiques spirituelles quotidiennes, des réunions mensuelles qui se déroulent à la maison où nous méditons en groupe, des lectures, des séjours réguliers dans des centres spirituels, je parviens à maintenir ouvert ce canal qui me nourrit, me soutient et me fait avancer.

Mes grands-parents polonais catholiques, qui étaient très pratiquants tout en étant dans l’ouverture et l’accueil de l’autre, sont aujourd’hui pour moi des exemples et je regrette de n’avoir pas pu plus échanger avec eux quand ils étaient encore en vie. Je me suis embarquée sur un autre chemin, mais nous aurions eu sans doute beaucoup à échanger. Une médium m’a dit un jour qu’elle voyait à mes côtés une figure grand-maternelle. Je n’ai aucun doute que ce soit ma grand-mère qui m’accompagne encore aujourd’hui…

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Nataraja

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J’ai décidé de faire cette mini-série sur de courtes histoires de « guérisons alternatives » dont j’ai été l’objet au cours des dernières années. En effet, même si la médecine alternative gagne du terrain, nombreuses sont les personnes qui sont encore aujourd’hui méfiantes et suspicieuses à son égard. Or j’ai fait l’expérience personnelle de ce qu’elle peut nous apporter.

Je commencerai avec ce qui m’est arrivé à la fin de l’année 2007. Je vivais alors en Inde depuis plus d’une année. Depuis mon premier cycle à l’âge de 12 ans, mes règles n’avaient jamais été régulières. Il pouvait se passer 3 voire 6 mois sans rien, puis 2 ou 3 cycles à peu près normaux, puis rien pendant des mois. Évidemment, comme la grande majorité des jeunes femmes j’ai pris la pilule pendant quelques années, ce qui n’a fait que camoufler le problème, mais celui-ci est réapparu en force quand j’ai arrêté en 2002 et que rien ne s’est jamais régularisé. C’est chiant les cycles irréguliers, on ne sait jamais quand « elles » vont arriver, il faut toujours avoir de quoi faire face dans son sac ; on a peur d’être prise au dépourvu en voyage, à la piscine, etc. Et puis on a quand même la vague impression que quelque chose ne tourne pas rond. Le corps de la femme est régi par son système hormonal et un cycle régulier sans douleur est quand même un des signes naturels de la bonne santé. Avec des cycles irréguliers, on se pose évidemment la question de la fertilité, ce qui peut devenir très angoissant pour celles qui souhaitent avoir des enfants.

Au fil des ans, je suis bien sûr allée consulter des gynécologues. Tous m’ont prescrit au bout de quelques minutes des crèmes à la progestérone à appliquer régulièrement sur la peau. Je crois bien que je ne suis allée chercher leur crème à la pharmacie qu’une seule fois et qu’elle n’a pas du être ouverte. J’ai toujours senti que la solution ne se trouvait pas dans un tube de crème hormonale.

Ça fait longtemps maintenant que je m’intéresse de près aux médecines alternatives et notamment à l’ayurveda. Les systèmes orientaux font référence à notre énergie vitale (prana pour l’ayurveda, chi ou qi pour la médecine chinoise traditionnelle), laquelle pour être en bonne santé, doit se mouvoir librement dans le corps. Le présupposé est que le corps naturellement sait ce qu’il a à faire pour se maintenir en bonne santé, notre rôle à nous étant de le soutenir pour que les flux énergétiques ne soient pas bloqués. Cela-passe évidemment par une hygiène de vie saine (alimentation, activité physique…), mais aussi, et c’est souvent le plus difficile, par une gestion équilibrée de nos émotions. L’idée est que l’énergie vitale devrait rencontrer le moins de blocages possibles. Or dès que nous sommes stressés, anxieux, angoissés, que nous n’avons pas assez dormi, que nous faisons face à des événements difficiles, on se contracte, on se protège comme on peut et on se bloque… Je trouve qu’on devrait tous apprendre à mieux gérer nos émotions, mais ce n’est pas facile…

Bref, pour en revenir à mon histoire. J’étais donc en Inde et je vois une petite affiche pour des soins énergétiques par une médium/canal. Comme attirée par un aimant, je prends RDV. C’était la première fois que je consultai une personne comme ça. C’était une Canadienne qui m’a dit qu’elle avait reçu les mêmes dons que sa mère et sa grand-mère et qu’elle travaillait avec les énergies, qu’elle était en mesure de voir des événements de nos vies antérieures etc. La séance d’une heure et demi est passée très vite. Après m’avoir demandé ce qui m’amenait (c’était principalement ce problème de menstruation pour moi, mais on sait qu’on vient souvent avec un « problème » qui n’est que la surface visible de l’iceberg), elle a commencé à me raconter des trucs de certaines vies antérieures, dans le désert au moyen-orient. Une vie de nomades. Beaucoup d’enfants, pas assez de nourriture, pas assez d’eau. Pas de temps libre, énormément de corvées. Et puis surtout elle m’a dit que j’avais comme une entité qui était accrochée à mon ventre. Elle me l’a même décrite et ça a résonné très fortement en moi. Elle m’a fait savoir qu’elle allait lui demander de s’en aller, de me laisser tranquille. Je ne sais plus trop comment elle s’y est pris, ce qu’elle a fait. La séance était enregistrée mais bizarrement je n’ai jamais écouté l’enregistrement. Toujours est-il que depuis ce jour, mes règles sont au rendez-vous tous les mois et que certains problèmes relationnels que j’avais avec des inconnus se sont volatilisés.

Les causes de nos troubles sont parfois mystérieuses. On ne peut pas toujours rester en surface des choses et croire qu’une crème ou un médicament va nous guérir, même si ceux-ci ont leur place dans la gamme des soins médicaux. De mon côté, cette rencontre m’a transformée. Nous sommes des êtres extrêmement complexes. Si l’on accepte la théorie de la réincarnation, ce qui est pour moi une évidence, on imagine à peine la quantité incommensurable de nœuds et de liens qu’il faut dénouer pour se libérer… Les personnes qui sont canal/medium/magnétiseurs peuvent nous aider. Encore faut-il faire preuve de discernement quand on choisit d’aller voir quelqu’un (les charlatans sont nombreux !) et se fier à son instinct pendant la consultation.

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Ondes…

Il y a un an et demi j’arrivai dans une nouvelle structure . Nouveau travail, nouveau domaine, nouveaux collègues, j’ai cru pendant quelques semaines que les maux dont je commençai à souffrir étaient liés à toutes ces nouveautés et qu’une fois acclimatée à ce nouvel environnement, tout irai mieux… jusqu’à je me rende compte qu’ils étaient dus aux antennes relais perchées sur l’immeuble.

Installées au dernier étage d’une tour des années 1970, ce n’est pas une seule, mais au moins 5 antennes-relais que nous avons à quelques mètres de nos têtes toute la journée.

Quels symptômes ai-je commencé à développer ?

– maux de tête constants : au-delà de 15-20 minutes d’exposition, j’ai comme un casque de plomb sur la tête, comme si on appuyait dessus en permanence, avec une sensation de pression particulièrement forte au niveau de la fontanelle ;

– problèmes oculaires : de ma vie je n’étais jamais allée voir d’ophtalmo, ayant la chance d’avoir une bonne vue, jusqu’à ce qu’en septembre dernier, je commence à ressentir des douleurs très fortes derrière les yeux. Celles-ci étaient tellement fortes qu’elles me réveillaient la nuit. Ma vision était de plus en plus trouble et mes yeux de plus en plus secs. Je suis ressortie de l’ophtalmo avec des lunettes et des gouttes à mettre chaque jour dans les yeux ;

– sensation d’oppression à la poitrine et à la gorge comme si on me serrait ;

– troubles de la mémoire et de la concentration : alors ça, c’est le plus « intéressant » à observer : c’est pas juste que quelque chose nous a échappé, c’est vraiment comme si ça n’avait jamais existé : j’étais incapable de me remémorer les choses du jour au lendemain, j’avais besoin de relire tous mes messages plusieurs fois parce que je faisais des fautes incroyables, j’inversais des mots etc., j’arrêtais pas de faire des listes des choses à faire… ;

– fatigue intense : j’étais tellement fatiguée et irritable que j’étais souvent obligée de m’allonger en sortant du travail et même souvent – oserais-je l’avouer ? – à la pause de midi, tellement j’étais épuisée par les douleurs diverses et variées et le sommeil perturbé.

Ayant moins de symptômes le week-end et pendant les congés, j’ai commencé à faire le lien avec mon environnement de travail. J’ai pu obtenir de ne travailler qu’à 80 % afin d’être moins exposée. C’est un sacrifice financier, mais c’est la meilleure solution. A la maison nous n’avons pas de Wifi (nous passons par des câbles et le système électrique), pas de téléphone sans fil, je n’utilise pas le micro-ondes et j’ai des oreillettes pour le téléphone portable dont je n’explose quasiment jamais le forfait mensuel de deux petites heures.

En juin dernier, pendant un week-end dans un tout petit appartement de bord de mer, j’ai commencé à pouvoir déterminer à quels moments le voisin était connecté à internet aux maux de tête que je ressentais. C’est là que j’ai tiré la sonnette d’alarme auprès de mes supérieurs, même si je leur en avais parlé quasiment depuis le début.

Il faut savoir que le corps ne s’habitue pas aux ondes : ça devient juste de pire en pire jusqu’à ce qu’on s’en trouve handicapé. Parfois les gens sont obligés de quitter travail, maison, famille et nous avons tous entendu parler de ces cas de personnes qui ont fini par devoir aller s’installer dans des zones rurales isolées, de ces personnes qui vivent cloîtrées chez elles avec tout un attirail anti-ondes sur les murs, les fenêtres etc… Je ne suis pas sensible à ce point et espère ne jamais le devenir.

C’est ainsi qu’armée d’un appareil de mesure de l’electrosmog acheté sur internet par mon ami (qui se retrouve lui-aussi sous une antenne dans son nouveau travail, débuté quelques mois après moi!), j’ai fait des mesures un peu partout dans l’immeuble. Je me suis rendu compte que certaines personnes situées au dernier étage étaient 10 fois plus exposées que celles situées au RDC. C’est à ce moment-là que j’ai fait ma demande officielle de changement de bureau. Celle-ci a été acceptée (c’est une vraie chance : quand je pense à tous ceux qui ne peuvent bouger parce qu’il n’y a pas de locaux disponibles ou que c’est leur habitat qui est impacté…)

Je me retrouve donc à présent depuis plus de deux semaines au RDC de l’immeuble, isolée du reste de l’équipe (ce qui certes rend le travail moins fluide) mais moins exposée aux ondes. Je ressens une nette amélioration : très peu de maux de tête, (même si ceux-ci reviennent lors des réunions au dernier étage), un meilleur sommeil (il est surtout moins fragmenté!), moins de fatigue (je n’ai plus cette impression de massue sur la tête en permanence), plus de douleurs aux yeux…

Apparemment de nouvelles mesures auraient été commandées, mais par qui seront-elles faites ? Certaines antennes avaient été changées quelques mois avant mon arrivée et on m’a raconté plusieurs histoires d’acouphènes violents apparus juste après…

Je sais que c’est à la mode cette histoire d’électrosensibilité, mais c’est une réalité ! De mon côté, j’ai eu la chance d’avoir été entendue et par mon entourage et par ma hiérarchie. Même si celle-ci ne parle pas librement du sujet et ne semble pas souhaiter que les causes de mon changement de bureau s’ébruitent (en même temps, je suis bien obligée d’expliquer la situation à ceux qui me posent la question ; ça m’ennuierait qu’ils pensent que c’est une vague mise au placard!), j’ai eu le luxe de pouvoir m’éloigner un peu de ces foutues antennes.

Je serais intéressée par des témoignages : avez-vous vécu une situation similaire et qu’avez-vous pu faire ?

Si vous souhaitez avoir plus d’infos, vous pouvez en trouver facilement sur internet, notamment ici et . Choisir pour se renseigner des sites indépendants !

PS : Au-delà même de leurs effets délétères sur la santé (les ondes électromagnétiques sont quand même reconnues potentiellement cancérogènes par l’OMS), il faut savoir qu’y être exposé ralentit notre processus d’ascension spirituelle. C’est bien la peine d’avoir une pratique le matin et de faire du yoga, si c’est pour se retrouver plombée toute la journée par des antennes-relais !

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Ce blog étant finalement comme une grande besace dans laquelle on trouve toutes sortes de choses, j’ai décidé de m’accorder la liberté aujourd’hui de parler du cycle menstruel.

Aujourd’hui, de plus en plus de femmes en France se détournent de la pilule suite aux différentes controverses qui lui sont associées ; de plus en plus de femmes choisissant des moyens de contraceptions naturels, cela veut dire que de plus en plus de femmes redécouvrent ou découvrent leur cycle menstruel naturel, sans l’influence des hormones artificielles.

On parle souvent du poids que cela représente, de l’inconfort et de la douleur que cela entraîne à intervalles réguliers (ce qui n’est pas une fatalité!!!), mais on parle beaucoup moins de la dimension spirituelle du cycle.

En effet, les changements hormonaux auxquels nous sommes soumises jusqu’à la ménopause non seulement valent le coup d’être mieux connus (cf. tout bon bouquin d’anat’physio), mais leur énergie également vaut la peine d’être explorée. C’est une dimension du cycle qui émerge de plus en plus dans les pays anglo-saxons (et cet article est inspiré de plusieurs sites que je liste à la fin), mais qui, me semble-t-il est peu connue en France.

Alors voici un petit résumé qui, je l’espère, permettra à certaines d’adopter un regard différent sur leur cycle :

Semaine 1, du 1er au 7e jour : c’est la semaine des règles ; le cycle débute avec le premier jour des règles. Souvent on a envie d’être seule, d’être tranquille et on fait parfois le nécessaire pour que cela advienne : par exemple avec des prises de becs diverses et variées. Il est important de voir ce moment comme une étape de purification à tous les niveaux. Le corps se débarrasse de ce dont il n’a pas besoin. Profitons de ces quelques jours pour faire le point et pour laisser partir ce que nous ne souhaitons pas retenir pour le nouveau cycle à venir, que ce soit des attitudes mentales, des habitudes alimentaires, des schémas qui nous paraissent négatifs.

Le moment des règles est dans beaucoup de cultures traditionnelles (Amérindiens, Inde, certains groupes du Pakistan…) un moment de retrait pour la femme qui se trouve déchargée des tâches ménagères et parfois « mise à l’écart » avec les autres femmes qui ont leurs règles au même moment (ce qui arrive souvent quand des femmes vivent ensemble, voire quand elles travaillent dans le même bureau !). C’est un moment privilégié pour s’intérioriser.

À mesure que le flux devient plus léger, une énergie printanière commence à émerger. On se sent plus légère, plus libre de ses mouvements, comme renouvelée. On a envie à nouveau de sortir, c’est comme si on ouvrait une nouvelle fenêtre sur le monde.

Semaine 2, du 8e au 14e jour : C’est une semaine de grande énergie créative. c’est l’énergie de l’été qui domine cette nouvelle phase. On a tellement d’énergie mentale et physique que souvent nous prend l’envie de se lancer dans de nouveaux projets. Et puis à mesure qu’on s’approche du moment de l’ovulation vers le 14e jour, on s’intéresse plus à notre apparence physique, on essaie de nouvelles tenues, on sent souvent également un pic d’énergie sexuelle. Tout nous semble possible. C’est l’énergie féminine à son comble qui traditionnellement tombait souvent au moment de la pleine lune, quand les femmes étaient moins exposées aux lumières artificielles qui influencent, souvent de façon négative, notre glande pinéale.

Dans cette deuxième semaine, c’est le moment d’utiliser notre énergie créatrice, de fabriquer quelque chose… on a souvent un sentiment d’expansion assez agréable qu’il est bon de laisser s’exprimer : par notre créativité, notre apparence, notre sexualité.

Semaine 3, du 15 au 21e jour : alors là, tout dépend de la phase de notre vie dans laquelle on se trouve : c’est l’énergie de l’automne qui se manifeste à ce moment-là et sa coloration dépendra de notre état d’esprit ; avons-nous un sentiment de satisfaction par rapport aux nouveaux projets que nous avons peut-être entamés pendant la phase précédente ? Sommes-nous touchées par un sentiment d’échec accompagné d’une légère dépression, car nous souhaitons concevoir un enfant et qu’un nouvel ovule ne sera pas encore cette fois fécondé (« j’ai perdu une occasion… ») ? Mais il se peut aussi que nous soyons toute contente à l’idée de ne pas avoir conçu… Tout est possible dans cette phase et elle sera le reflet fidèle de ce qui nous anime intérieurement à ce moment-là de notre vie. Il est important d’en avoir conscience pour être claires avec nous-mêmes.

Dans cette phase, il est important de ne pas être dure avec soi-même : si c’est un sentiment positif qui domine, célébrons-le ; si c’est un sentiment négatif, acceptons-le. Prenons la décision de changer ce qui peut l’être et d’accepter ce qui ne peut pas être changé. Vous l’aurez compris, ce n’est pas le meilleur moment pour commencer de nouveaux projets !

Semaine 4, du 22e au 28e ou 30e ou 32e jour, selon la durée de votre cycle : C’est l’énergie de l’hiver qui domine cette phase : on laisse déposer ce qui s’est passé au cours des trois semaines précédentes et on voit : sommes-nous satisfaites de notre vie ? Avons-nous (une nouvelle fois) un sentiment de ras-le-bol ? c’est le moment de faire le point et le moment de décider si oui ou non nous laisserons perdurer tel ou tel aspect qui ne nous convient plus dans le prochain cycle.

À mesure que l’on s’approche des règles, c’est à nouveau un mouvement de retrait du monde qui nous anime et qu’on devrait honorer afin de pouvoir, grâce à cette nouvelle conscience des énergies de notre cycle, mieux se connaître et mieux naviguer dans notre processus d’évolution dans ce corps de femme qui est le nôtre.

Dans cette phase, prenez le temps d’organiser votre vie pour que vous ayez le moins de contraintes possibles pendant les 3 premiers jours des règles à venir : essayer de ne pas fixer d’importantes réunions à ce moment-là ; ce n’est pas le moment non plus de prendre un RDV chez le dentiste ou pour un massage. Certaines décident également de cuisiner une grosse quantité de nourriture qui leur permettra de lever de pieds pendant deux ou trois jours. C’est le moment de ralentir la cadence ; pour certaines, cette cadence se ralentira d’elle-même tellement elles ressentiront d’inconfort à l’approche des règles (ceci fera l’objet d’un autre post sur le SPM) et il sera important pour elles de lever le pied sur le café et les excitants et d’alléger leur alimentation pendant ces quelques jours et pourquoi pas, faire un peu de yoga pour décongestionner la région du bassin.

On peut donc considérer le cycle menstruel comme une sorte de processus alchimique au travers duquel nous passons tous les mois. C’est une chance pour la femme que d’apprivoiser son cycle pour ne plus se sentir encombrée par son corps. En honorant son cycle, elle honore l’énergie féminine qui est tellement mise à mal dans le monde aujourd’hui, participant par là-même à sa restauration.

Quelques liens (en anglais…)

http://www.wildgenie.com/articles_fs.html

http://www.moonsong.com.au/articles/

http://www.sharonmoloney.com/menstruation

et deux livres (aussi en anglais) :

– « Her Blood is Gold » de Lara Owen

http://laraowen.com/books/her-blood-is-gold/

– « The Wise Wound : Menstruation and Everywoman », Penelope Shuttle et Peter Redgrove

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Je suis dans le train. J’imagine la vie de ma voisine ou de mon voisin (c’est une projection totale, je ne sais rien d’eux) : elle se lève grâce à son radio-réveil branché sur France-Info, avale son café, toujours en écoutant les infos à la radio, puis saute dans le métro ou le RER pour se rendre à son travail devant ordinateur dans une tour climatisée. Pendant son trajet, si elle a eu la chance d’avoir une place assise, elle lit des romans peuplés d’histoires de sérial killer et de crimes irrésolus sur fond de misère psychologique.

Elle ne ressort de sa tour que plusieurs heures plus tard, vers 18 heures (elle n’a pas besoin de sortir pour déjeuner car la cantine se trouve au rez-de-chaussée du bâtiment), une heure plus tard, elle est de retour à la maison et doit s’occuper de ses enfants si elle en a (devoirs, bain, dîner, coucher, etc) et de la gestion du quotidien, souvent seule.

Le journal télévisé est en fond sonore, elle et son mari/ami/compagnon/ compagne ou pas échangent quelques mots sur la journée de travail et leur(s) enfant(s) avant de se mettre dans le canapé pour regarder une de ces magnifiques séries américaines qui passent maintenant en prime-time et qui sont interdites aux moins de 10 ans tellement elles sont peuplées de joliesses. Puis ce sera une courte nuit à cause des soucis divers et variés qui animent notre sort d’êtres humains évoluant dans le samsara.

Dans cette journée imaginaire qui se répète parfois pendant des années, à l’exception de la potentielle parenthèse salutaire des vacances (si tant est qu’il y en ait), où se trouve le moment où ma voisine se ressource, où elle accumule de l’énergie positive ? A quel moment autorise-t-elle son âme à se nourrir de choses positives, confinée qu’elle est dans une vie quotidienne qui ne lui laisse pas d’espace ?

Essayons d’ouvrir un peu sa journée pour que son âme puisse respirer  : elle se lève, met une musique douce ou qui la dynamise doucement, elle boit son thé/infusion en s’asseyant quelques minutes seule ou accompagnée en fonction des horaires de la maisonnée (surtout pas de radio avec les infos à cette heure matinale : on aura bien le temps de les entendre le soir, ou de les lire sur internet ou dans les journaux un peu plus tard si on en a l’envie), puis saute dans le métro ou le RER pour se rendre à son travail devant ordinateur dans une tour climatisée. Pendant son trajet, si elle a eu la chance d’avoir une place assise, elle lit de ouvrages spirituels ou de développement personnel ou sur quelque autre sujet que ce soit qui attire son intérêt ; si elle ne lit pas, elle peut continuer à écouter un peu de musique sympathique ou même, soyons fous, méditer quelques instants (et oui, c’est possible, même dans la foule !). Si elle le peut, elle décide se s’arrêter une station avant afin de pouvoir marcher quelques minutes dans l’air frais du matin avant d’attaquer la journée de travail.

A midi, après le déjeuner, elle sort un quart d’heure s’aérer (oui, même dans des quartiers d’affaires comme à la Défense c’est possible!) et ce, par tous les temps ; car le corps a besoin de s’exposer aux éléments et aux saisons qui se succèdent. Il a besoin de s’exposer à la lumière naturelle chaque jour, c’est très important pour l’équilibre hormonal. Elle aura aussi discrètement pratiqué le « palming » afin de se reposer les yeux à intervalle régulier. De retour à la maison en fin de journée, elle doit s’occuper de ses enfants si elle en a (devoirs, bain, dîner, coucher, etc).

La télé est éteinte, les nouvelles ont été entendues par d’autres canaux. Elle et son mari/ami/compagnon/ compagne ou pas échangent quelques mots sur la journée de travail et leur(s) enfant(s) avant de se mettre dans le canapé pour regarder un documentaire ou un film à énergie positive (comédie, films de « bons sentiments ») qu’ils auront choisi et enregistré au préalable parce que malheureusement, il ne passe que rarement ce genre de programme à l’heure qui les arrange. Avant le coucher, elle/ils/elles a établi un rituel, une sorte de petite routine qui lui permet de se mettre au lit sereine. Une petite goute d’huile essentielle de lavande fine près l’oreiller plus tard, c’est une bonne nuit qui l’attend, même si elle a des soucis divers et variés qui animent son sort d’être humain évoluant dans le samsara.

On ne sent pas compte à quel point les choix que nous faisons nous sont parfois défavorables. Comment espérer se sentir mieux quand tout ce à quoi nous nous exposons est négatif. Nous sommes beaucoup plus influençables que nous le pensons généralement. Aussi, efforçons-nous de modifier certaines choses dans notre vie quotidienne pour limiter notre exposition à la négativité ambiante. Choisissons à la place de nourrir notre âme et être ainsi plus détendus, pour nous-mêmes et pour autrui.

Autour du même thème: « Entrer en connexion avec les plantes et les arbres« , « Quelques habitudes ayurvédiques« , « Les habits noirs…« , « S’entourer de la beauté« , « Survivre à la vie au bureau »


					

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