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Archive for the ‘yoga’ Category

Il me semble qu’en tant que femmes, on a toutes connu des passages dans notre vie où nos règles sont devenues douloureuses ; il me semble que c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins en revanche, c’est quand les règles sont douloureuses depuis toujours. Ça vaut le coup dans ces cas-là d’en parler à son médecin et/ou sa gynéco car non, il n’est pas normal que les règles soient douloureuses tous les mois depuis plusieurs années.

Comme toujours, je parle uniquement ici à partir de ma propre expérience. J’en ai déjà parlé ici mais je n’ai commencé à avoir de cycles réguliers qu’il y a 10 ans, à l’âge avancé de 30 ans. Avant j’ai eu des phases sous pilule et d’autres plus problématiques pendant lesquelles j’avais des cycles très irréguliers, voire absents la plupart du temps.

Depuis 10 ans donc que j’ai des cycles réguliers, j’ai remarqué plusieurs choses et ces observations ont ensuite été confirmées lors de mes études en ayurveda et naturopathie.

Les règles sont beaucoup plus douloureuses (surtout le premier jour) quand je traverse une phase de stress. Le stress, comme on ne le sait que trop, conduit à une mauvaise circulation énergétique dans le corps, ce qui créée de la stagnation. Pour les femmes, cette stagnation se manifeste souvent au niveau du bassin et de l’appareil reproducteur, d’autant plus que nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, souvent longtemps assises durant la journée. L’aine est un endroit du corps par lequel passent de nombreux méridiens. Quand les règles arrivent, en ayurveda on dit que c’est « apana vayu » qui les déclenche (le vent qui va vers le bas). Or quand il y a stagnation, ce déclenchement peut provoquer douleurs et crampes. C’est que le flux énergétique n’est pas libre de circuler dans cette zone du corps.

Que faire pour éviter cette stagnation ?

– d’abord essayer de limiter son stress : revoir ses priorités, adopter une pratique spirituelle, limiter le temps passé devant les écrans, etc. (je sais, beaucoup plus facile à dire qu’à faire!)

– adopter une activité physique qui nous convienne : marche, course, mais surtout étirements type Pilates et yoga en insistant sur les mouvements qui ouvrent les aines. En yoga, on privilégiera les fentes, la posture du guerrier, la posture du pigeon, voire celle d’Hanuman ! L’important est de contrecarrer l’excès de posture assise et d’ouvrir ce passage énergétique fondamental. Faits régulièrement, ces mouvements favorisent la circulation de l’énergie et donc facilitent le moment des règles.

– limiter sa consommation de gluten et de produits laitiers à base de lait de vache, surtout non bio. On le sait maintenant, ces deux catégories d’aliments sont inflammatoires et créent de la congestion dans le corps. Ne serait-ce que limiter sa consommation de gluten à une fois par jour peut apporter des améliorations. Privilégier les aliments frais et bio.

Que faire si on a ses règles, et qu’on souffre de crampes ?

On peut appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre par-dessus les vêtements ou appliquer ses propres mains à même la peau (pour peu qu’elles soient chaudes!) et visualiser une chaleur apaisante qui pénètre dans les tissus pour les détendre. Le mieux est de faire ceci en position allongée. Ne pas boire d’eau glacée ni froide, et manger léger en évitant excitants et excès de sucre. Se reposer au maximum de ses possibilités, surtout les 2 premiers jours. Il est également possible d’appliquer directement 1 à 2 gouttes de camomille romaine sur le bas-ventre en massant délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

En traitement de fond, on peut également prendre du macérat de jeunes pousses de framboisier (dans mon cas, ça marche très bien pour réguler un peu les choses au niveau hormonal), du gattilier ou des capsules d’huile d’onagre. La stagnation et l’inflammation se développant plus facilement en terrain acide, ça vaut le coup de prendre tous les jours un peu de spiruline hautement alcalinisante. On peut aussi prendre des gélules d’oméga 3 anti-inflammatoires de bonne qualité. Si la constipation est un problème, augmenter sa consommation de fibres et d’eau pour réguler son transit. On ne le sait que trop peu souvent, mais la constipation peut être un facteur de déséquilibre hormonal.

Une autre considération importante est le regard qu’on porte nous-même en tant que femme sur son propre cycle et les idées/concepts et autres que nous y associons. Avoir ses règles de façon régulière, avec un flux pas trop abondant et un minimum de douleurs est un signe de bonne santé chez la femme. Il n’y a rien de honteux, de sale ou d’impur à cela ! Au contraire, pour peu que l’on se mette au diapason de cette énergie puissante et si particulière, le moment des règles peut être un temps d’intériorisation bénéfique chaque mois.

 

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J’imagine qu’on fait toute la même chose : quand on réserve un rendez-vous pour un massage (comme si je le faisais tous les jours!), on regarde les dates auxquelles nos règles sont susceptibles d’arriver pour éviter cette période. Malheureusement, parfois elles arrivent en avance ou en retard et on se retrouve avec un rendez-vous alors qu’on est en pleines lunes. Que faire ? Annuler le rendez-vous ou y aller quand même ?

En ayurveda, qui est pour moi le système auquel je me réfère dès que j’ai une question de ce type, on considère que lorsqu’une femme a ses règles, il faudrait qu’elle puisse en faire le minimum, surtout pendant les 3 premiers jours.

Dans la culture indienne traditionnelle, la femme est souvent mise à l’écart pendant cette période : elle ne cuisine pas, ne va pas au temple, ne mange pas avec les autres, etc… Même si cette tradition a été détournée par le système patriarcal, qui considère que la femme est « impure » en période de lunes, je pense qu’à l’origine, cette tradition était pleine de sagesse et permettait à la femme de se reposer tranquillement, car les règles sont une période de transformation et de purification mensuelle pendant laquelle il est préférable de pouvoir être tranquille afin que le reste du mois se déroule au mieux.

Dr Vasant Lad avec qui j’ai étudié l’ayurveda proposait même de stopper les remèdes à base de plantes pendant cette période et d’autres encore, comme Maya Tiwari, de ne même pas se laver les cheveux ou le corps (!), sauf « localement ».

Dans la tradition du yoga, certains systèmes déconseillent la pratique des asanas (postures) et du pranayama (exercices de respiration) pendant les règles. C’est surtout vrai pour les asanas « chauffants » qui ont tendance à faire monter l’énergie vers le haut (type Virabhadasana I) et les inversions (type Sarvanganasa, la chandelle, ou Sirshasana, la posture sur la tête) qui du coup vont dans le sens inverse du mouvement souhaité pendant les règles.

En effet, l’ayurveda explique que notre corps est animé de 5 « vayus » (5 « vents ») et celui qui est responsable des règles, de l’excrétion, de l’accouchement (désolée de mettre tout ça dans le même panier mais bon, c’est comme ça) s’appelle apana vayu, celui qui descend donc vers le bas.

L’idée est donc de ne rien faire pendant cette période qui puisse contrarier apana, le vent qui descend. Or quand on se fait faire un massage, on est souvent « malaxé » dans tous les sens, certes des extrémités vers le cœur dans le meilleur des cas, mais également au niveau du bassin et du dos. On peut avoir un peu froid, ou trop chaud ; le massage implique parfois l’application d’huiles essentielles et/ou végétales qui elles-aussi ne doivent pas venir contrarier le flux. Certaines huiles peuvent être trop chauffantes pour certaines constitutions en fonction de la saison, ou trop refroidissantes (exemple : huile de noix de coco en hiver sur une personne Vata).

Les massages pendant les règles ne sont donc traditionnellement pas conseillés pendant cette période pour cette raison essentielle. Il faut s’efforcer de donner au corps et au mental l’espace nécessaire pour qu’ils puissent faire ce qu’ils ont à faire au moment des règles.

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On parle de plus en plus de l’importance de trouver dans sa vie quotidienne des fenêtres de relaxation, mais finalement, pourquoi est-ce si important ?

Dans nos sociétés modernes, et c’est maintenant un lieu commun de le rappeler, on est souvent dans une course constante contre la montre, stressés, anxieux… Ce stress, qui selon les personnes se loge au niveau de la peau (psoriasis, acné…), du cœur (tachycardie, sentiment d’oppression…), des intestins (digestion compromise pour dire les choses joliment) ou du dos (douleurs diverses et variées, lumbagos…), nous embrouille littéralement le cerveau également. C’est comme si un épais nuage gris tourbillonnant remplaçait nos facultés habituelles (en tout cas, c’est comme ça que je le ressens de mon côté) et nous empêchait de réfléchir calmement, de se souvenir et de se concentrer. Littéralement, on ne se reconnaît plus et on est plus nous-même.

Alors quel est le rôle de la relaxation dans ce schéma ? Et bien tout simplement, elle constitue une pause qui nous permet de nous reconnecter à la source, de nous abandonner quelques instants à l’énergie universelle bienveillante qui anime chaque chose et chaque être.

On rentre profondément dans notre corps en oubliant le mental, on se reconnecte avec nos sensations dans le moment présent, avec le moins de filtres possibles, en essayant de laisser à distance le mental et ses tourbillons pour finalement s’ouvrir à l’intelligence universelle. C’est elle qui nous donne l’énergie pour vivre de façon optimale, qui réorganise nos cellules et nos vents énergétiques* afin de nous permettre de nous régénérer et de réparer ce qui a été endommagé par le coup de stress : rétablissement des circulations énergétiques, des cellules, décontraction des muscles, assouplissements des nerfs.

Ce n’est que si l’on offre à notre corps et à notre mental des pauses régulières de relaxation que l’on pourra maintenir sa santé, surtout si nos nuits sont souvent chaotiques. Autrement, le stress et la tension s’accumuleront toujours plus profondément dans les tissus, pouvant causer à terme toutes sortes de pathologies, dont l’étiologie reste mystérieuse pour la médecine officielle : fibromyalgie, spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques…

Alors, à mon sens, tout est bon pour fournir au corps et à l’esprit un moment de relaxation intense : sophrologie, écoute de CDs de relaxation en position couchée, yoga (et surtout shavasana, la fameuse posture du cadavre que tout le monde attend avec impatience en fin de cours!), qi gong, bains aromatiques (vive l’huile essentielle de lavande vraie!), bains de soleil dans l’herbe (attention à ne pas rester trop longtemps)…

* Rappelons en ayurveda les 5 vents énergétiques de base : prana vayu, apana vayu, udana vayu, samana vayu , vyana vayu.

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Cosmétiques

J’ai décidé aujourd’hui de parler de certains produits que les femmes utilisent fréquemment : déodorants, parfums, vernis à ongles… On ne parle pas trop en France des dangers potentiels de certains d’entre eux, surtout parce que l’industrie des cosmétiques est dans notre pays « un poids lourds de l’économie » comme on dit, mais je me dis qu’un jour, il va bien apparaître que certaines de ces trucs ne sont pas géniaux pour notre santé, surtout si on les combine, comme beaucoup, avec tabagisme, alcool, mode de vie stressant, pollution, etc…

Parfums : on ne sait pas ce que contiennent exactement les parfums que nous portons et les fabricants n’ont pas obligation d’indiquer les ingrédients clairement. Le mot fragrance qu’on peut lire sous les flacons peut cacher des centaines d’ingrédients différents. On a toutes le nom de quelques parfums qui nous écœurent, nous font éternuer ou qui nous donnent mal à la tête… c’est bien que ces petites fioles ne contiennent pas que de l’eau de rose. On crie au scandale en ce qui concerne les désodorisants d’intérieur artificiels qui seraient potentiellement cancérigènes par inhalation, mais on ne pense pas souvent à nos parfums cosmétiques. D’ailleurs, où les vaporise-t-on souvent ? Sur le cou et le décolleté, soit quand même un peu trop près de la poitrine à mon sens pour que ce ne soit pas anodin. Imaginez des années de vaporisation quotidienne de parfum sur une surface qui est quand même assez réduite. C’est juste une intuition et je n’ai jamais rien trouvé à ce sujet sur internet mais à mon avis, ce ne peut pas être bon à long terme.

Du coup, j’ai décidé il y a des années de ne jamais vaporiser de parfum directement sur ma peau. Non seulement c’est photosensibilisant (bonjour les taches brunes plus tard!) mais tout ce qui est mis sur la peau sera à terme absorbé par celle-ci qui est quand même notre plus grand organe, puis filtré par le foie (encore faut-il que ce dernier soit en bonne santé, plus dans un prochain post sur ce sujet). Aussi, je prends garde à ne pas le respirer à plein poumons quand je le vaporise, quand les particules sont toujours à l’état liquide. C’est en effet à ce moment là qu’elle peuvent de fixer sur les cloisons nasales et se rapprocher du cerveau.

Du coup, qui dit parfum sur les vêtements dit parfum de la lessive pas trop prononcé (les lessives bio que j’utilise ne sentent pas fort du tout) afin de ne pas mélanger les odeurs. Dommage de porter un parfum qu’on adore et d’en voir la senteur se mélanger à celle du Skip.

Vernis à ongles : ahh, les vernis à ongles ! Depuis quelques années, c’est la folie, pas « un blog de fille » qui n’en parle pas, avec photo des doigts vernis autour du flacon pour bien montrer le rendu. De mon côté, j’ai toujours aimé porter du vernis, mais ça sent tellement fort et c’est tellement chimique qu’à part sur les orteils pendant les mois d’été, je n’en mets que très rarement sur les mains. Apparemment, il existe aujourd’hui des marques de vernis à ongle à base d’eau*; je ne sais pas s’ils sont dispos en France. Je n’ai pas testé pour le moment… En attendant, il me semble préférable d’essayer d’appliquer le vernis le matin, toutes fenêtres ouvertes, plutôt qu’en fin de journée. Pourquoi ? Et bien parce que souvent, on a les mains proches du visage quand on dort et qu’on a ainsi beaucoup plus de chances de passer la nuit à sentir les vapeurs de notre vernis chéri, ce qui, je pense, n’est pas très bon pour la santé. Aussi, essayer de choisir un dissolvant sans acétone, et le moins chimique possible, ce qui est très difficile. On sent certains dissolvants sur les doigts quasiment des heures après qu’on les a utilisés, est-ce souhaitable ? Évidemment, je ne parle pas ici des vernis à base de résine et autres coquetteries que je ne connais pas personnellement.

Laque : je ne sais pas si beaucoup de personnes aujourd’hui utilisent encore de la laque, surtout chez les jeunes générations, mais alors là, s’il y a bien quelque chose qui est pas terrible pour nos poumons, c’est bien ce type de produit. Ne peut-on pas s’en passer, tout simplement ?

Déodorants : les anti-transpirants (24, 48 voire 72h!!!) sont maintenant suspectés d’avoir un lien avec les cancers du sein, à cause de l’aluminium qu’ils contiennent. Voici une idée qui n’est pas évidente dans nos pays, tellement on a été conditionnés depuis l’adolescence : l’être humain n’est pas sensé sentir mauvais. Si on a une alimentation saine et une vie régulière, il n’y a pas de raison de se barbouiller de déo chaque jour. C’est un fait que j’ai tout simplement abandonné le déo il y a quelques années. Ma mère n’en a jamais porté, ma belle-mère non plus et je n’en ressens pas le besoin, si ce n’est très occasionnellement si je suis très stressée par un rendez-vous ou un oral à passer.

Si on a la sensation de sentir fort tous les jours, même par temps normal, il faut se pencher sur un possible déséquilibre hormonal, le stress, les vêtements trop serrés et composés de matières synthétiques qui ne laissent pas assez passer l’air, voire examiner son alimentation pour voir si on ne gagnerait pas à faire une petite diète d’une journée tous les 7 à 15 jours, histoire de s’alléger un peu le foie.

Colorations pour les cheveux… et oui, je sais, quand on a les cheveux foncés et qu’on a des cheveux blancs qui apparaissent, c’est quasiment impossible à contourner, mais de grâce, essayer de choisir des colorations plus naturelles en magasin bio et à défaut, celles à base d’huile sans ammoniaque de la grande distribution. Quand on pense qu’on se fait finalement un cataplasme chimique une fois par mois pour éviter les racines sur le crâne, tout près de notre cerveau, on peut se demander si c’est bien raisonnable… Pour celles qui ont les cheveux plus clairs, résistez aux tentations de méchage et autres balayages chez le coiffeur pour essayer le jus de citron et la camomille au soleil.

Le corps humain est très sensible. On ne peut pas l’exposer pendant des décennies à des produits chimiques chaque jour sans penser qu’il y aura peut-être des conséquences, surtout qu’on a pas souvent le loisir aujourd’hui, dans nos sociétés, d’avoir le mode de vie qui pourrait contrebalancer toutes ces attaques. Qui a la possibilité de faire du sport dans la nature chaque jour, de manger bio, de s’installer au grand air, de se détendre en faisant sa petite séance de yoga quotidienne pour se ressourcer, etc… et puis il y a des paramètres sur lesquels il est difficile d’agir : le stress des transports, la pollution… alors autant agir sur ce que l’on peut modifier et limiter notre exposition aux produits chimiques qui nous entourent, en faisant peut-être le choix d’en abandonner certains qui ne sont pas indispensables ou de choisir des alternatives plus naturelles.

* http://suncoatproducts.com/

http://www.honeybeegardens.com/natural-cosmetics/products/npwcne.html

http://scotchnaturals.com/

Autour du même thème: « Agression chimique« 

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J’ai découvert l’ayurveda fin 2002 en lisant un livre acheté dans une librairie à Pondichéry. Je n’avais jamais vraiment été intéressée par les médecines « alternatives » avant de partir voyager en Inde en 2001, ayant eu la chance (ou le bon karma) de ne jamais avoir été vraiment malade.
La lecture de ce livre fut malgré tout un choc. Tout ce que je lisais me semblait à la fois tomber sous le sens et être éminemment scientifique dans la mesure où tous les principes de l’ayurveda sont issus de milliers d’années d’observation et de pratique : les trois doshas (vata, pitta, kapha), le concept d’ama (toxines physiques et émotionnelles), d’agni (le feu digestif)…

Après quelques années de lectures, j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances et je suis partie étudier à l’Ayurvedic Institute d’Albuquerque, sous la direction du Dr Vasant Lad qui a lui-même été formé en Inde, à Pune, à une époque où le cursus comprenait en parallèle médecine occidentale et ayurvédique. Lui-même a été président de l’université de médecine de Pune pendant des années avant de s’installer aux Etats-Unis et d’y fonder sa propre école. Il continue à passer la moitié de l’année en Inde à soigner des patients selon les méthodes ayurvédiques. Son savoir est immense : ayurveda, médecine occidentale, pharmacopée, astrologie védique, musique, chromothérapie, yoga, marma thérapie (acupression indienne), chiromancie… et il le partage librement avec ses étudiants.

L’année que j’ai passée à Alburquerque à l’Ayurvedic Institute fut extraordinaire. Chaque jour donnait lieu à une nouvelle découverte : j’ai pu suivre, outre le cursus lui-même avec consultations individuelles dispensées le dernier trimestre, des cours de cuisine ayurvédique, une formation de professeur de yoga ayurvédique, des stages d’astrologie védique, des cours de chant védique, des sessions de « massages sonores » grâce un praticien entouré de ses bols de cristal et de cuivre, un stage d’introduction à la méthode EFT (Emotional Freedom technique) que j’utilise encore aujourd’hui, un stage de transformation personnelle par la création de mandalas, des cérémonies du feu appelées « homa », des sessions de chants dévotionnels accompagnées de pleins d’instruments comme les tablas, l’harmonium, la guitare, etc…

Si ça c’est pas une vie antérieure qui m’est revenue en pleine figure, je ne sais pas ce que c’est ! Rien dans ma vie actuelle et dans l’éducation tout ce qu’il y a de plus classique que j’ai reçue ne m’avait préparée à ça et pourtant, tout m’a immédiatement été familier.

Mais bon, je digresse. Revenons-en à quelques petites habitudes ayurvédiques que j’ai gardées depuis des années. Chaque matin :

– utiliser un « gratte-langue » tous les matins au lever (plus sur cet instrument dont je ne peux plus me passer dans un autre article) et se rincer la bouche ;
– s’asperger les yeux d’eau froide plusieurs fois au lever ;
– boire un grand verre d’eau chaude assaisonnée de jus de citron au réveil ;
– après ça, faire 5 à 10 minutes d’exercices physiques tous les matins, puis,
– avant de prendre le petit déjeuner, au moins une demi-heure de pratiques spirituelles (méditation, récitation de mantras, chant, lecture d’écrits spirituels…).

Tout ceci constitue ma dinacharya, ma « routine quotidienne » (qui est certes plus facile à suivre dans la mesure où il n’y a pas d’enfants à la maison). Dans l’ayurveda, le lever est un moment très important de la journée, surtout quand celui-ci intervient avant le lever du soleil, comme c’est le cas pendant les mois d’hiver. C’est ce qui donne le ton à la journée qui débute. Les moments avant le lever du soleil correspondent à la période avant la naissance de la journée ; la journée est en quelque sorte encore comme en gestation et de même que tout ce que le fœtus vit avant la naissance est important, tout ce que nous faisons avant la naissance du jour va en déterminer le cours.

Il convient donc de purifier son corps et son mental avant de la commencer. Quelle différence avec mes habitudes antérieures ! Le but était de me préparer le plus vite possible : hop dans la douche, hop dans les vêtements, hop dans la cuisine à avaler à toute vitesse un bol de céréales froides et hop dans le métro.
Comme tout le monde, j’ai fait ça pendant des années. Mais ce n’est plus possible pour moi de vivre comme cela à présent. Depuis cette formation en ayurveda, de longs séjours en Inde et suite à un déménagement de Paris vers la province, mon rythme de vie s’est beaucoup ralenti et je dois dire que j’en vois les bénéfices. En Inde, j’avais vu des villes entières s’éveiller vers 5h30-6h00, soit avant le lever du soleil, pour faire leurs ablutions/dévotions/travaux domestiques avant même de prendre un verre de chaï puis le petit déjeuner vers 9h00. Quand on y pense, on gobe souvent notre petit déjeuner avant même que notre appareil digestif soit pleinement réveillé et tout est à l’avenant dans notre mode de vie urbain.

En dehors de ma dinacharya qui concerne surtout le matin, je suis également les habitudes alimentaires suivantes :

– je ne bois pratiquement que des boissons chaudes (eau ou tisanes) au cours de la journée, et quasiment pas pendant les repas. Jamais de boissons glacées ;

– contrairement à une habitude bien ancrée en France, jamais de fruits en fin de repas (ils se digèrent plus vite que les autres aliments et peuvent entraîner des troubles digestifs) ;

– je fais également attention aux combinaisons alimentaires contre lesquelles l’ayurveda met en garde, car elles produisent de l’ama : entre autres : pas de fromage avec du poisson, pas de melon ou de pastèque avec d’autres aliments, pas de poisson avec des lentilles, pas de fruits avec des céréales…
Tout ceci peut paraître très contraignant mais je me rends compte que je faisais presque tout cela naturellement avant même d’étudier l’ayurveda, sans doute encore une fois, une survivance d’une vie antérieure indienne…

Pour en savoir plus :
http://www.ayurveda.com
http://www.eftunivers.com

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Je sais que pas mal de personnes souhaiteraient avoir une pratique plus régulière du yoga chez elles, à la maison (ou à l’appartement). Parfois on ne se sent pas encore près au niveau de la connaissance des asanas (postures), mais il me semble qu’une année de cours suivie à l’extérieur est suffisante pour commencer une petite pratique chez soi (tout en faisant le choix de continuer les cours).

Souvent c’est la flemme/fatigue qui l’emporte mais aussi d’autres obstacles se dressent comme le manque de temps, les contraintes familiales, le manque de place, voire même la présence d’animaux de compagnie (j’ai connu un chat qui venait littéralement me lécher les cheveux alors que j’étais en Savasana…), mais ce dernier point est assez facile à résoudre dès lors qu’on a une autre porte que celle de l’entrée dans son logement.

Je vais essayer d’apporter une modeste réponse à certains de ces obstacles :

Flemme : on rentre du travail ou on se sent un peu apathique, on se dit qu’on ferait bien un petit quelque chose pour son corps après une journée de travail, souvent passée, pour un certain nombre d’entre nous, assis devant un ordinateur. On regarde notre tapis de yoga roulé dans un coin et ça nous donne mauvaise conscience, mais rien que l’idée de le dérouler, ça semble déjà trop d’efforts… c’est souvent parce qu’on se met la pression en se disant qu’il faut qu’on fasse une « vraie session » de yoga, au moins 30 à 45 minutes alors que rien ne nous oblige à y passer autant de temps. 15 à 20 minutes 2 à 3 fois par semaine valent mieux qu’une session hebdomadaire d’une heure et demie.

Un bon test pour savoir si on est vraiment fatigué ou si on a juste la flemme, c’est de dérouler ledit tapis de yoga (juste histoire de, sans se mettre la pression) et commencer doucement par Marjarasana (posture du chat) puis monter en Adho Mukha Svanasana (posture du chien la tête en bas) et observer le corps et le mental : y-a-t-il résistance ? soulagement ? contentement ? lourdeur ?… C’est à partie de ces sensations corporelles et mentales qu’on pourra décider ou non de continuer la pratique ce jour-là.

Si ce n’était finalement qu’une histoire de flemme, on continue, si c’était vraiment de la fatigue : on peut se mettre en Savasana 10 minutes pour se ressourcer ou toute autre posture du yoga de récupération.

Manque de place : c’est vrai que dans l’idéal, c’est bien d’avoir un coin d’appart ou de maison spécialement dédié à la pratique, mais c’est parfois impossible, surtout dans les petits apparts parisiens. Du coup, parfois il ne reste d’un petit couloir où pratiquer. Si on peut y dérouler un tapis de yoga, c’est bon puisqu’il existe de nombreuses postures debout, assis ou allongé qu’il est possible de faire dans un espace restreint : Vriksasana (l’arbre), Trikonasana (le triangle), Pashimottanasana (la pince), Marjarasana (le chat), Adho Mukha Svanasana (le chien la tête en bas), Savasana (le cadavre), etc. Le fait d’avoir moins de place fait travailler l’équilibre et on peut même s’aider des murs si besoin.

Contraintes familiales : je n’ai pas d’enfants alors que je saurais quoi dire à ce sujet et j’imagine dans ce cas qu’il est plus facile de juste prendre des cours à l’extérieur, mais je me rappelle mon ancienne prof de danse qui a élevé 5 enfants et qui leur avait fait imaginer un périmètre à ne pas transgresser quand « maman répétait » ; apparemment, ça marchait, mais ça ne doit pas tout le temps être le cas. D’autres m’ont dit qu’elles laissaient juste leurs enfants jouer avec elles quand elles pratiquaient…

Le manque de temps : je pense qu’à part dans le cas de certaines mères célibataires de plusieurs enfants qui n’ont personne à qui déléguer certaines tâches, la question du manque de temps est une question de priorités. Dans la tradition indienne, il est préférable de faire son yoga le matin, « à la fraîche », avant de commencer sa journée. En pratique en occident, c’est très difficile, à moins de commencer son boulot à 10 heures et ne pas avoir beaucoup de transport : il fait souvent nuit une bonne partie de l’année le matin, il fait froid, etc.

Le plus simple est alors d’intercaler sa pratique entre le retour du travail/des courses/des activités de l’après-midi et le repas du soir (il n’est vraiment pas recommandé de faire du yoga avec un ventre plein). Là encore, pas d’obligation d’en faire absolument « au moins une heure », le seul but à atteindre, c’est une certaine régularité. Ce n’est que comme ça qu’on peut en sentir les bénéfices au quotidien. Les effets bénéfiques du yoga sont tellement nets pour la majorité des gens qu’il devient facile d’en faire une priorité deux ou trois soirs par semaine. Si avant le diner est impossible, alors manger tôt et faire une petite séance de « yoga restoratif » avant le coucher est également une option : très doux, très lent pour se délasser et se préparer au sommeil.

En Inde ils disent que si on réussit à faire mettre en place une habitude pendant une année entière, alors c’est gagné… Ça peut paraître long, mais comme c’est une habitude positive et qu’on en tire un bénéfice rapidement, ça vaut le coup de s’accrocher. Quand on commence à trouver des prétextes pour ne plus pratiquer, souvent le corps nous rappelle à l’ordre parce qu’on commence à se sentir plus rigide, moins patient, plus lourd, moins délié… En fait, c’est souvent à cause de ça que personnellement je retourne sur le tapis régulièrement.

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Souvent on entend dire dans les media qu’il « faut bouger ». Certes.

On connaît bien entendu les effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire etc. mais parfois je trouve qu’on ne parle pas assez de l’importance des micro-mouvements, des étirements que l’on peut faire à tout moment de la journée, à son travail, devant l’ordinateur… ils sont tout aussi importants, voire même plus parce qu’ils ne sont pas répétitifs et qu’ils sont souvent spontanés. On s’étire quand on en sent le besoin, comme des chats.

Nous avons été conditionnés, surtout les femmes, à ne pas s’étirer en public, mais honnêtement, dans un bureau, même partagé, je ne vois pas où est le problème. Le corps humain n’est pas fait pour rester statique toute la journée, ou pour répéter les mêmes mouvements pendant des heures. L’immobilisme créée de la stagnation dans le corps et empêche une bonne circulation de la lymphe qui a une action purifiante et draînante quand elle circule bien.

Quand on ressent beaucoup de stress et qu’en plus on est statique, il se créée des contractions dans le corps : au niveau du ventre bien entendu, mais aussi dans les épaules et le cou, pouvant provoquer, si le stress est très intense, des douleurs par la suite.

Comment remédier à ces douleurs ? Beaucoup se contenteront de prendre un « petit doli », mais ce qu’il est vraiment nécessaire de faire, c’est de bouger son corps de façon douce mais efficace. C’est là que le hatha yoga entre en jeu. Pas un hatha yoga compétitif ou trop sportif mais un yoga qui part du corps pour aller vers l’asana (la posture) et non l’inverse. Quand on est stressé, on est souvent fatigué et il faut respecter l’état du corps à se moment là : son niveau d’énergie est faible, on sent beaucoup de tensions, on peut avoir mal à la tête, alors il faut commencer doucement, par des étirements classiques, par Marjariasana (posture du chat dos creux, dos rond) en sentant bien où se situent les tensions, en allant vers ces endroits-là avec le souffle de façon à les « décristaliser ». En effet, sous l’effet du stress, on sent parfois que des tensions se durcissent et s’installent dans le corps aux endroits où nous avons des faiblesses ; c’est comme si ces endroits-là se mettaient à durcir et à se cristalliser. Au lieu de prendre des anti-douleurs, commencer absolument par quelques mouvements de yoga suivis d’une relaxation  (accompagnée de musique ou non) pendant laquelle on peut imaginer son corps baigné et envahi d’une douce lumière bienfaisante qui  le nettoie, le purifie et l’énergise intégralement. C’est souvent suffisant pour se sentir mieux très rapidement quand on a eu l’habitude de commencer par là au lieu de prendre des médicaments qui ne font que masquer les symptômes.

Les micro-mouvements que l’on peut faire dans les asanas sont d’une importance majeure pour prévenir toutes ces cristallisations qui, au fil des ans, peuvent s’installer sans qu’on s’en aperçoive, et se transformer en véritables handicaps. Ils permettent au corps et aux tissus de maintenir leur souplesse grâce à une nutrition constante, à un réseau énergétique fluide et sans entrave. Ils ne sont pas «étouffés» par des stagnations négatives.

Une autre chose qu’il est important de faire, de temps à autre, c’est d’aller voir, si nos moyens financiers le permettent, un bon kiné ou masseur. C’est incroyable ce qu’un bon massage peut faire. Mais il est important d’aller voir quelqu’un qui a une très bonne connaissance du corps et de ses mécanismes de compensation. En effet, on peut avoir mal à la hanche droite et se rendre compte que ça venait en réalité de tensions dans l’occiput du côté gauche. Comment le savoir si ce n’est en s’appuyant sur l’expérience. J’ai moi-même eu des massages qui m’ont débloqué des douleurs que je traînais depuis des mois, malgré une bonne hygiène de vie.

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