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Un itinéraire avec Amma – livre-témoignage

Après des mois d’écriture où je me suis sentie portée par la grâce et des semaines de montagnes russes émotionnelles liées aux questions de mise en page, IBSN, dépôt légal, corrections, etc. dont on doit s’occuper soi-même quand on choisit l’auto-édition – et ce sera sans doute l’objet d’un article prochain -, le livre dont j’avais fait une mention rapide par ici est à présent disponible en ligne:

https://www.thebookedition.com/fr/un-itineraire-avec-amma-p-381021.html

Celles et ceux qui ont déjà rencontré Amma (Shri Mata Amritanandamayi Devi) y retrouveront plein de moments bénis, que ce soit en France ou en Inde, dans son ashram d’Amritapuri dans le Kérala ou lors des tours de l’Inde, les autres découvriront peut-être plein de choses sur le chemin spirituel tel qu’il peut être vécu aujourd’hui, quand on est occidentale et qu’on vit « dans le monde ».

Tous les bénéfices sont reversés à ETW, l’association caritative internationale d’Amma, qui œuvre dans le monde entier.


Livres de spiritualité écrits par des femmes (2)

Depuis que j’ai posté mon dernier billet concernant des livres spirituels écrits par des femmes, en voici quelques autres que je me rappelle :

*  Cave in the Snow: A Western Woman’s Quest for Enlightenment, de Vickie Mackenzie (Tenzin Palmo)

Ce livre autobiographique retrace le parcours incroyable de cette anglaise qui a vécu une très intense sadhana seule pendant 12 ans dans une grotte dans l’Himalaya. Depuis cette période, elle est très engagée auprès des femmes dans la tradition du bouddhisme tibétain afin de promouvoir leurs droits à recevoir les mêmes enseignements avancés que les moines.

Traduit en Français sous le titre « Un ermitage sous la neige », éditions Nil.

* La Piste de Madhuri (Madeleine Leboul), éditions Guy Trédaniel.

J’ai découvert ce livre pour la première fois il y a quelques mois dans une bouquinerie d’occasion, mais je ne l’avais acheté à ce moment-là. Je l’ai finalement acheté il y a deux semaines et depuis lors il m’accompagne. Il fait partie de ces livres qu’on lit le plus lentement possible pour retarder le moment où arriveront fatalement les dernières pages. C’est un récit magnifique qui me rappelle beaucoup de souvenirs. Le livre commence en 1939 alors que Madeleine fait partie des scouts et s’occupe de l’intendance d’un refuge en Bretagne pour les enfants qui ont été envoyés là de Paris par leurs parents. Elle commence déjà à cette époque à avoir des expériences spirituelles très fortes. A mesure que son chemin s approfondit, il se précise et finit par se retrouver en Inde auprès de Swami Ramdas au début des années 60. Dès lors c’est une évidence, elle commence à répéter le Ramnam qui ne la quittera plus. Les années suivantes, elle effectue une sorte de grand pèlerinage dans toute l’Inde, de Kanya Kumari à Badrinath, de Bénarès à Calcutta, passant du temps avec Ma Anandamayi, dans l’ashram de Sivananda à Rishikesh et auprès de plein d’autres maîtres et swamis rencontrés lors de ses pérégrinations. C’est très beau à lire. Le style est très dépouillé et va à l’essentiel. C’est pour moi une grande source d’inspiration dans le « surrender ».

* Diamond days with Osho : The New Diamond Sutra par Ma Prem Shunyo (non traduit)

J’ai lu plusieurs livres par Osho et sur Osho et je ne suis pas une grande fan. Je suis plus sensible à des voies plus orthodoxes. Malgré tout, j’aime toujours lire des témoignages sur la relation maître-disciple et ce livre en est un bon exemple.

* Fire of Transformation – My life with Babaji… par Gaura Devi (je ne pense pas qu’il ait été traduit en français)

Gaura Devi, une italienne, fut l’une des premières occidentales à rencontrer Babaji de Haidakhan dans l’Himalaya en 1972. Elle est devenue sa disciple et a passé 12 ans avec lui. Là encore, je ne suis pas extremenent sensible aux messages de Babaji de Haidakhan, mais ce livre vaut une lecture pour voir l’intensité de la quête de l’auteur et son engagement total auprès de son maître. Là encore, ce témoignage est composé d’extraits du journal personnel de l’auteur.

* The Path of the Mother par Savitri L. Bess (non traduit en français)

Ce livre retrace le parcours de l’auteur auprès d’Amma (Mata Amritanandamayi). Je n’en garde pas un souvenir inoubliable. J’ai trouvé la biographie d’Amma par Judith Cornell bien meilleure mais cette dernière ne rentre pas dans la même catégorie car Judith Cornell n’était pas une disciple ou même une devotee d’Amma au moment de la rédaction de cet ouvrage. Elle avait un œil plus journalistique.

* Encountering Bliss – My Journey through India with Anandamayi Ma par Melita Maschmann (traduit de l’allemand ; titre original : Der Tiger singt Kirtana, 1967, réédité en 1990 sous le titre Eine ganz gewohnliche Heilige) non traduit en français

Journal spirituel qui montre bien les « méthodes » de Ma Anandamayi et raconte ses incessants voyages à travers toute l’Inde.

Tous ces livres, je les ai lus, ayant eu la chance d’avoir accès à plusieurs reprises dans ma vie à des bibliothèques de livres spirituels. J’ai remarqué que souvent, même si le style est assez pauvre et qu’on a l’impression de relire toujours les mêmes choses, il se passe toujours quelque chose, en tous cas pour moi, au niveau énergétique. C’est comme si on se retrouvait en présence du maître à un niveau très subtil. J’ai remarqué d’ailleurs que cette énergie tout en étant la même, présente des variations subtiles en fonction du maître auquel l’ouvrage est consacré. J’écris ça, mais en même temps ma vision est teintée des souvenirs que j’ai gardés de mes séjours dans différents ashrams : Anandashram de Swami Ramdas, l’ashram de Sri Aurobindo, celui de Ma Anandamayi à Kankhal où j’ai eu la chance de rester aux pieds de Swami Vijayananda quotidiennement pendant deux semaines, celui d’Amma dans le Kerala, celui de Ramana Maharshi à Tiruvanamalai, etc. Je retrouve toujours ces différentes atmosphères dans les différents livres que j’ai cités et c’est à mon sens une façon d’assister, par leur entremise, au satsang de ces maîtres, ce qui est infiniment précieux.

Livres de spiritualité écrits par des femmes (1)

Il existe beaucoup de livres écrits par des figures spirituelles masculines mais beaucoup moins écrits par des femmes ; or je trouve que c’est fondamental pour les femmes qui sont aujourd’hui sur le chemin spirituel d’avoir des exemples et de trouver des modèles d’inspiration dans d’autres femmes qui l’ont emprunté également.

Aujourd’hui je souhaiterais donc vous faire part d’une petite sélection toute personnelle et sans doute incomplète (j’écris de mémoire et je ne suis pas chez moi) d’ouvrages écrits par des femmes du 20e siècle qui sont elles-même sur un chemin spirituel oriental. En fait ce qui m’intéresse le plus dans les ouvrages de spiritualité sont les livres écrits par des disciples de maîtres spirituels éveillés. On y découvre toute la relation de maître à disciple telle qu’elle est envisagée dans la tradition orientale, dans toute son exigence et sa beauté.

Toutes les femmes auteurs citées sous-dessous ont atteint des niveaux spirituels élevés et tous ces témoignages m’ont beaucoup inspirée. Certaines ont se sont mariées et ont eu des enfants, d’autres non, mais elles ont toutes quelque chose à nous apprendre sur le chemin spirituel.

* Sacred journey par Swamini Krishnamrita Prana (Amma)

(Le voyage sacré, M.A. Math)

Tradition de Mata Amritanandamayi « Amma »

* Pilgrimage to the Mother: A Woman’s Journey to the Source of the Ganges de Alakananda Devi et Celeste J. Rossmiller

(non traduit)

Rencontre avec plusieurs maîtres spirituels indiens.

* Radha: Diary of a Woman’s Search par Swami Sivananda Radha

(Radha, Editions Amrita/Arista)

Tradition de Swami Sivananda de Rishikesh

* Journal spirituel de Noutte Genton-Sunier (Mâ Sûryânanda Lakshmî)

* Une offrande de nous-même de Noutte Genton-Sunier (Mâ Sûryânanda Lakshmî)

Tradition de Sri Aurobindo et tradition chrétienne.

* Death Must Die: Based on the Diaries of Atmananda de Atmananda et Ram Alexander

(Voyage vers l’immortalité : La quête spirituelle d’une occidentale auprès de Ma Anandamayi, Editions Acarias l’Originel)

Tradition de Ma Anandamayi ; Atmananda était une swamini de Ma Anandamayi.

* Chasm of Fire: A Woman’s Experience of Liberation Through the Teachings of a Sufi Master de Irina Tweedie et John Moore (version “courte” traduite en français : L’abîme de feu, Editions Acarias l’Originel)

* Daughter of Fire: A Diary of a Spiritual Training With a Sufi Master de Irina Tweedie (version intégrale)

(non traduit)

Tradition Soufie naqshbandie

* La route et le chemin de Denise Desjardins (Ma anandamayi)

* De naissance en naissance, témoignage sur une vie antérieure de Denise Desjardins (Swami Prajnanpad)

* Women of Wisdom de Tsultrim Allione: Dans ce livre, l’auteur raconte la vie de six femmes mystiques du bouddishme tibétain mais dans sa longue préface, elle parle également aussi de son expérience de femme occidentale qui a été renconnue en tant que tulku.

Et puis un peu à part car il s’agit d’un dialogue entre une professeur de yoga et une femme, Yolande, qui a connu un éveil spontané il y a quelques années :

* Le silence guérit de Yolande Duran-Serrano et Laurence Vidal

Egalement un peu à part de cette liste, ce livre de Suzanne Segal qui a bataillé pendant des années avec des psys pour essayer de comprendre son propre état de conscience qui ne ressemblait à aucun de ses proches et connaissances, avant de se faire dire qu’elle était éveillée !

* Collision with the Infinite: A Life Beyond the Personal Self de Suzanne Segal

(non traduit)

Et pour terminer, une belle collection de portaits de femmes de lumière de toutes les traditions :

* Femmes de lumière de Rachel Cartier et Jean-Pierre Cartier

Bonne lecture !

PS : J’ai mis les titres originaux d’abord, c’est toujours mieux de pouvoir lire un texte dans sa langue originale si on y a accès.

PSS : N’hésitez pas à me faire part de vos découvertes !

Un coeur tranquille…

Le seul endroit sûr à présent est le calme tranquille d’un cœur équilibré.

 Je viens de lire cette phrase magnifique sur le site http://www.urantia-gaia.info (qui reprend apparemment celui-ci http://echelledejacob.blogspot.com.)

Depuis toujours, je me suis sentie différente, depuis toujours je me suis sentie en décalage : on a dit de moi que j’étais trop sensible, naïve, idéaliste, pas ancrée, planante, etc, etc. Mais ce que je sais maintenant, c’est que je n’ai jamais réussi à m’adapter aux vibrations de ce monde. J’ai comme l’impression qu’elles me tirent vers le bas constamment : les loisirs actuels, la presse, les jeux vidéos, les films, la télévision en général (à part bien entendu quelques documentaires sur Arte), les infos écrites, télévisées, radiophonique : je ne vois en tout ceci que des choses qui nous tirent vers le bas, vers la peur et l’angoisse. Moi, ce que je voudrais, c’est vivre dans un monde de joie où tous les êtres pourraient réaliser leur plein potentiel spirituel. Impossible ? Pourtant, parfois quand je me trouve en présence de mes frères et sœurs spirituels, c’est ce que je ressens. Il y a un lieu à la campagne où nous pouvons nous retrouver et ce lieu vibre à une fréquence très élevée. On a l’impression que les couleurs y sont plus vives qu’ailleurs, que les arbres et les plantes y sont plus vigoureux qu’ailleurs. C’est dans un environnement comme celui-ci que je souhaiterais que tout le monde puisse vivre ou tout au moins venir y puiser une énergie nouvelle. Chaque être humain devrait pouvoir avoir un contact avec la nature, sentir la  terre sous ses pieds, s’asseoir dans l’herbe, regarder le coucher du soleil, regarder les fruits se former. Comment ne pas se sentir un avec toute cette vie. Nous ne sommes après tout au niveau physique qu’un agrégat d’atomes, les mêmes que ceux qui se trouvent partout dans l’univers.

Depuis des années, les catastrophes naturelles se multiplient et pourtant on a l’impression que nos gouvernements sont aveugles : ils en sont encore à se poser la question du gaz de schiste, de l’utilisation ou non de tel ou tel pesticide, de la réintroduction des farines animales dans l’alimentation du bétail, du développement des OGM. Je regarde tout ça avec effroi mais surtout avec incrédulité. La Terre n’en peut plus de se faire polluer et exploiter de la sorte. Devant tant de changements, comment ne pas se sentir angoissé par tout ce qui arrive. Personnellement, ce n’est pas ma propre mort dont j’ai peur mais, comme beaucoup, de la souffrance, la mienne et celle des autres.

Tous les maîtres actuels nous demandent de rester ancré, de ne pas se laisser à la peur et à la panique. La seule chose à faire c’est vraiment de rester centré en nous-mêmes pour y puiser la force de rester le plus équanime possible tout en cultivant la compassion. Et surtout d’arrêter de se focaliser sur le négatif mais de porter son attention sur le positif : la prise de conscience écologique, l’éveil des consciences à une dimension autre de la vie, l’acceptation, malgré tout, de plus en plus répandue des médecines et des soins alternatifs, etc. C’est en apportant de la lumière au monde que celui-ci se transformera. Le prana suit nos pensées. Elles amplifient les choses sur lesquelles elles se focalisent.