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Pleurer en cours de yoga ?

Il arrive parfois à ceux qui débutent le yoga (et même à ceux qui le pratiquent depuis longtemps mais qui essaient un nouveau cours/technique/prof) de soudain, pendant le cours ou juste après, de sentir les larmes monter.

Pourquoi ces larmes alors qu’on ressent le plus souvent tellement de bien-être physique ?

Il s’agit simplement pour moi d’un processus naturel de libération émotionnelle.

En effet, toutes les émotions, les stress, les colères et les tristesses que nous ressentons finissent par se fixer dans le corps si nous ne prenons pas soin de les libérer au fur et à mesure, par la pratique d’une activité physique régulière, par la parole, par la création (dessin, musique, peinture…). C’est à chacun de trouver ce qu’il lui convient le mieux.

De mon côté, je sais que le yoga que je pratique depuis 20 ans m’a toujours beaucoup aidée. Ce que j’aime dans cette pratique, c’est qu’elle est complètement adaptable à notre humeur du jour : on peut en faire 5 ou 45 minutes, de façon dynamique ou très douce, en silence ou en groupe, dedans ou dehors et surtout, elle travaille sur tous les corps (physique, émotionnel, énergétique). Grâce à toutes les postures qu’on apprend au fil des années, on peut travailler sur telle ou telle partie du corps selon nos besoins ; il existe des postures pour décontracter les épaules, dégager le sternum, faciliter la digestion, ouvrir les hanches, etc. Quand on fait des inversions, on fait parvenir du sang frais au cerveau qui nous rafraîchit l’esprit en nous oxygénant, quand on fait des torsions, c’est comme si on « essorait » nos organes internes, ce qui leur permet de se détoxiner plus facilement. Quand on s’exerce à rester en équilibre dans la posture de l’arbre, on permet au mental de s’apaiser et donc à nos émotions de se stabiliser.

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Quand on pratique une posture de yoga, l’important n’est pas de la faire parfaitement, comme les filles de 22 ans profs de yoga hyperlaxes/vegan/californiennes à Bali des comptes Instagram à la mode, mais respecter son corps dans le moment. On se familiarise avec la frontière entre douleur et sensation, on apprend à écouter son corps mais aussi à observer ses émotions. Rester concentré dans la posture (c’est-à-dire parvenir à garder son cap) tout en étant dans la détente, ce n’est pas si facile que ça, mais chaque séance de yoga nous permet de progresser dans cette voie.

C’est la variété des postures qui donne au yoga toute sa richesse. Mon professeur d’Ayurveda et de yoga, le Dr. Vasant Lad nous disait toujours que l’important était « to move the issues through the tissues » (en gros, de faire bouger nos problèmes/émotions à travers nos couches physiques), l’idée étant de conserver un état de fluidité corporelle et émotionnelle nous permettant de naviguer dans notre vie avec le plus d’aisance possible.

Beaucoup connaissent les relations organes-émotions qui ont été établies dans la médecine traditionnelle chinoise : les poumons sont liés à la tristesse, le foie à la colère, etc. Les émotions négatives finissent par « s’accrocher » à divers endroits dans le corps en fonctions de nos dispositions naturelles : certaines vont avoir « une boule à l’estomac », les autres une sensation d’oppression dans la poitrine, d’autres encore les épaules bloquées et/ou des maux de tête à répétition. Si l’on pratique régulièrement le yoga, on parvient à grandement limiter le « stockage » d’émotions négatives dans le corps. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette activité physique est si puissante pour conserver souplesse physique et mentale et donc bonne santé.

Crise d’angoisse (2)

Si vous hésitez sur le fait d’aller voir un acupuncteur parce que vous avez peur des aiguilles (comme c’était mon cas, évidemment!), sachez que la mise en place des aiguilles ne fait absolument pas mal dans la très grande majorité des cas et que vous n’avez pas besoin de le/la regarder faire.

 Bon, dans certains cas rares, il arrive de ressentir une douleur très vive lors de la mise en place d’une aiguille, je ne sais pas vraiment à quoi c’est dû, mais ceci cesse dès qu’elle est retirée et le praticien s’en rend compte immédiatement. Les aiguilles sont à usage unique.

 Ce qui est bien quand on va voir un acupuncteur, c’est qu’on a vraiment l’impression d’être entendu(e). La médecine traditionnelle chinoise comme l’ayurveda et tous les systèmes de médecine traditionnels considèrent l’individu dans sa globalité et son unicité. Alors il est certain que vous aurez peut-être des questions farfelues de la part de votre praticien auxquelles il vous faudra répondre : hier j’ai dû dire quelle était ma saison et ma couleur préférée, quel était mon goût préféré, si j’avais tendance à me tordre les chevilles en marchant, si j’avais parfois froid aux genoux, etc… Toutes les réponses que nous donnons lui fournissent des indications précieuses sur notre nature profonde. Il faut compter 1h à 1h30 pour une première consultation.

 Quand on se balade sur les sites qui traitent des crises d’angoisse, on se rend bien compte du gouffre qui sépare la médecine conventionnelle des pratiques alternatives traditionnelles. Je suis sûre que si j’étais allée voir un médecin classique, il/elle m’aurait dit « C’est l’angoisse/c’est l’anxiété » et prescrit des anxiolytiques, lesquels, on le sait bien, créent une dépendance assez rapidement et ont une influence sur le cerveau qu’il est assez difficile de maîtriser (de plus en plus d’articles sur le net font part d’une corrélation entre prise d’anxiolytiques et d’antidépresseurs avec l’apparition de troubles bipolaires)…

 Le mécanisme à l’origine des symptômes qui surviennent lors d’une crise d’angoisse sont assez bien décrits ici et ce site m’a pas mal aidée :

 http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/ce-n-est-que-de-l-anxiete/

http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/explication-des-symptomes-de-la-crise-de-panique/

 Évidemment si vous tapez « crise d’angoisse » dans votre moteur de recherche, vous vous rendrez compte qu’elles touchent un nombre incalculable de personnes…. malheureusement.

Crise d’angoisse (1)

Lundi dernier suite à un deuil dans la famille et à un gros choc émotionnel, j’ai senti mon corps entier entrer en surrégime : cœur qui bat trop vite et trop fort, suées, douleurs irradiantes dans la poitrine, sensation d’oppression au niveau du plexus solaire, tête cotonneuse avec impossibilité de se concentrer, sommeil interrompu, sensation de mort imminente, surtout en pleine nuit entre 3 et 5 heures du matin, et ce, pendant plusieurs jours.

 J’ai connu bien des moments de stress au cours des deux dernières décennies mais je dois dire que là, je me suis affolée, l’inquiétude était si forte que le lendemain je suis allée dans une pharmacie-herboristerie afin de leur demander conseil. Après récitation des symptômes, elle m’a dit « mais vous êtes en train de faire une crise d’angoisse !! ».

 Aussi fou que cela puisse paraître, je n’y avait même pas pensé. J’ai toujours su que j’avais un niveau de tolérance au stress bien inférieur à la plupart de mon entourage et mes connaissances : un oral m’empêche de dormir pendant des semaines avant, un vol en avion me met dans tous mes états et pourtant j’adore voyager, passer un coup de fil ou même en recevoir fait s’accélérer mon rythme cardiaque… pour ne citer que quelques exemples, mais je n’avais jamais pensé que j’étais en réalité sujette aux crises d’angoisse.

 Quand je repense à certains épisodes du passé, c’est pourtant bien de cela qu’il s’agissait. Je suis ressortie de la pharmacie avec des compléments alimentaires censer protéger le corps des attaques de l’adrénaline pompée en excès dans ses organes, mais ceux-ci ne m’ont pas aidée à maîtriser l’angoisse.

 Au cours de cette semaine, j’ai pourtant essayé toutes les méthodes qui généralement parviennent à me calmer en quelques heures : bains chauds avec bicarbonate et huile de lavande, yoga, marches dans la nature, vélo élyptique, bonne séance de lecture, abrutissage télévisuel devant un énième épisode de Maison à vendre ou Recherche maison ou appartement (je ne sais pas pourquoi, je ne m’en lasse jamais), massages, EFT (« Emotional freedom technique » qui est très très efficace pour peu qu’on sache bien s’y prendre*), longues conversations visant à déconstruire les émotions, chants dévotionels, méditation… Rien à faire.

 Cette fois, j’avais dépassé une limite et mon corps en surchauffe ne pouvait plus rien supporter. L’impression d’oppression dans la poitrine et les douleurs associées (qui donnent l’impression qu’on est en train d’avoir une attaque cardiaque doublée d’un début de cancer du sein) ont été présentes à divers degrés toute la semaine et mon esprit en alerte constante m’a rendu insupportable la moindre contrainte ou le moindre projet. Le corps entraînant le mental et le mental entraînant le corps dans une ronde infernale, j’ai été incapable de gérer la situation moi-même.

 Heureusement que dès la semaine dernière j’avais pris rendez-vous avec un acupuncteur que j’ai donc vu hier matin. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés en voir un, mais c’est pour moi une des solutions naturelles les plus radicales pour stopper une crise d’angoisse. Je suis arrivée à pied, essoufflée après 10 minutes de marche comme si je venais de gravir une montagne, la poitrine dans un étau, de beaux cernes violets sous les yeux, la tête prête à exploser ; je suis sortie de la séance le pas léger, la poitrine presque totalement libérée, capable même de courir après le bus qui menaçait de me passer sous le nez. Le sommeil est revenu, la clarté mentale également, la crise est passée.

 Plus d’infos sur l’EFT, cette technique gratuite et facile à apprendre qui fonctionne très bien en cas d’émotions intenses, de stress post-traumatique, etc :

http://www.eftuniverse.com/ (site de base avec plein de langues disponibles)

http://www.technique-eft.com/

http://www.guerir-eft.com/

http://www.eftunivers.com/

Entrer en connexion avec les plantes et les arbres

Je ne sais pas vous, mais souvent, quand je me promène dans la nature, je parle souvent aux plantes et aux arbres. Surtout aux arbres d’ailleurs. Quand j’en vois un qui vient juste d’être planté, je l’encourage, je lui dit qu’il va être bien et qu’il peut s’installer parce qu’il ne sera plus dérangé. Quand j’en vois un qui semble mal en point, je lui envoie des vœux de rétablissement. J’ai commencé à faire cela depuis quelques années, mais ça s’est renforcé depuis que j’ai la chance d’habiter en province et d’avoir un jardin (petit, mais un jardin quand même). Quand on est arrivé dans ce jardin, on a dû faire quelques aménagements et on a dû enlever un pin qui avait été planté au milieu et dont les racines quelques années plus tard n’auraient pas tardé à poser des problèmes. J’ai bien senti que cet arrachage a provoqué des vagues de terreur chez les autres plantes. C’est comme si elles se demandaient quand leur tout allait arriver ! Il a bien fallu quelques semaines et une bonne dose de réassurance pour que le jardin retrouve une certaine harmonie.

Quand une nouvelle plante arrive, j’attends avant de la planter tout se suite. Je la laisse quelques jours dans son pot à l’endroit que j’avais envisagé pour elle et j’attends de voir ce qui se passe. Certaines plantes ne sont pas amies, il faut le savoir ! Du coup, je suis parfois amenée à réviser mes plants initiaux et à trouver un nouvel endroit pour la petite nouvelle.

Tout ceux qui ont un peu de sensibilité ont toujours su que les plantes pouvaient communiquer mais maintenant les résultats issus des recherches scientifiques dans ce domaine le prouvent : les plantes dialoguent entre elles, elles sont capables de se prévenir mutuellement d’un danger, elles réagissent aux stimuli (certaines fougères se rétractent quand on les touche), elles aiment la musique ! Enfin, quand je dis qu’elles aiment la musique, c’est surtout la musique classique sacrée ou les musiques douces contemporaines. Apparemment le rap ou le hard rock sont très néfastes pour les plantes d’intérieur qui n’en supportent pas les vibrations. Quand on comprend les paroles de beaucoup de morceaux de ces types de musique, on sent bien que ça ne parle pas que de beauté, d’amour et de paix. Et pourtant, c’est ça dont la nature a besoin pour prospérer.

Une année, une personne m’a demandé d’arroser les plantes chez elle pendant son absence de quelques semaines. En arrivant, j’ai trouvé deux ficus à l’agonie : presque plus de feuilles, beaucoup de tiges sèches… Ce n’était pas très réjouissant. Du coup, j’ai sorti les grands moyens et en plus de leur couper les branches mortes, de leur enlever les feuilles séchées et de leur donner de l’eau, je leur ai fait écouter des bols tibétains plusieurs fois en leur offrant des paroles rassurantes. Je leur disais qu’à partir de maintenant, on allait bien s’occuper d’eux, qu’on allait leur donner de l’eau régulièrement, etc. A son retour, la personne qui m’avait confié ses clés ne les a pas reconnus tellement ils avaient repris du « poil de la bête » ! Depuis, c’est une technique que j’applique assez souvent avec les plantes en détresse et tout ce que je peux dire c’est que ça marche. En avez-vous d’autres ?

C’est peut-être une idée un peu bête mais je me dis que ce serait pas mal si on choisissait tous un ou plusieurs arbres dans notre environnement avec le/lesquels on se sent en affinité et au(x)quel on pourrait parler régulièrement, histoire d’entrer en connexion avec lui. Ce pourrait être un platane sur le chemin du travail si on habite une grande ville, un chêne dans une forêt dans laquelle on a la chance de pouvoir aller régulièrement, un arbre de son jardin, un jeune spécimen qui vient juste d’être installé au square de notre quartier… Les choix sont multiples et on a la chance de pouvoir encore trouver des arbres partout en France pour peu qu’on y prête attention.

J’ai le sentiment que les arbres ne demandent rien de mieux que de rentrer dans une relation d’amour et de confiance avec les êtres humains. Ils sont tellement malmenés dans tellement de pays dans le monde à l’heure actuelle que ces petites attentions pourraient contribuer subtilement à leur redonner espoir, mais aussi à nous aider, nous autres citadins à nous reconnecter à la nature et à ses cycles. A mesure que l’on connaîtra mieux notre arbre, on pourra l’admirer dans ses différentes parures selon les saisons, on pourra sentir sa force et sa beauté, sa tranquillité et sa paix, mais aussi parfois sa souffrance s’il se trouve installé à un carrefour pollué… Un arbre est une grande source d’inspiration au quotidien pour qui prend le temps de s’arrêter pour le voir!