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Deuxième phase du cycle difficile

Depuis quelque temps j’avais commencé à remarquer que la deuxième phase de mon cycle, soit après l’ovulation, commençait à être vraiment difficile à vivre, avec des tensions mentales et physiques de plus en plus vives. C’était devenu vraiment compliqué de supporter cette alternance chaque mois : une première phase où je me trouvais calme, centrée, avec une humeur plutôt égale, un bon sommeil et une bonne résistance au stress, plein de projets dans la tête etc., et une phase post-ovulatoire faite de variations d’humeurs terribles, de vague dépression, d’insomnie et d’anxiété.

Je sais que ces symptômes sont connus de nombreuses femmes, et qu’ils sont souvent entraînés par un état de stress trop intense, un foie engorgé (ce qui va souvent de pair), une alimentation déséquilibrée et/ou une consommation trop élevée de café/thé/chocolat. J’avais limité le stress ces derniers temps et je m’alimente sainement depuis des années (enfin, surtout depuis que j’ai suivi un cursus de naturopathie qui m’a remis les pendules à l’heure sur certains points), mais je ne constatais pas vraiment d’amélioration.

J’ai voulu creuser plus profond et je suis allée voir un praticien de médecine alternative dont on m’avait vanté les mérites.

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A la fois chiropracteur et acupuncteur, après un interrogatoire précis et un peu de kinésio, ce dernier m’a expliqué que j’avais l’énergie de la rate affaiblie (sans doute à cause de ruminations sans fin ; me mettrais-je « la rate au court-bouillon »?) et que du coup celle-ci ne parvenait pas à contrôler l’énergie du foie en surrégime (trop d’émotions accumulées dans mon petit foie ?? je m’étonne!!…), qui finissait par monter trop haut dans le corps et tout chambouler.

Cette explication peut sembler pittoresque, mais je dois avouer qu’elle a fait sens pour moi : toujours cette impression de ne pas parvenir à réguler ma température, cette impression d’avoir trop d’énergie bloquée dans la tête (ça m’a souvent empêché de dormir), de ne pas parvenir à équilibrer mes énergies malgré le yoga et la méditation. Bref, après ce premier diagnostic posé, il a placé les aiguilles et là, je dois avouer que je n’ai jamais senti rien de tel en 10 ans d’acupuncture. Certaines aiguilles me faisaient atrocement mal pendant que mon pouls et ma respiration s’accéléraient. C’était comme si une grosse boule d’énergie stagnante était enfin libérée. En quelques minutes la situation s’est stabilisée, mais j’ai continué à sentir que « ça travaillait » pendant quelques jours après la séance.

J’y suis retournée deux semaines plus tard, avec plus de légèreté et de stabilité émotionnelle. Parallèlement, j’avais décidé de commencer une cure de gemmothérapie à base de framboisier (macération de bourgeons ou de jeunes pousses de plantes que je recommande vivement à celles qui ne connaissent pas), qui est une plante régulatrice hormonale.

Résultat, après deux visites et la prise régulière de framboisier, le bilan semble plutôt positif. Même si j’ai eu quelques nuits difficiles avant mes règles et un gros coup de stress lié à un problème familial, je ne les ai même pas senties arriver. Je vais continuer les traitements afin de que la situation s’équilibre sur le long terme et que je retrouve un peu de stabilité émotionnelle.

Si vous aussi, vous avez souffert du même type de symptômes, je suis curieuse de savoir comment vous êtes parvenue à retrouver votre équilibre…

Peut-être serez vous intéressé par des remèdes naturels contre les règles douloureuses, le rhume, la gastro… ou comment soutenir l’immunité? A moins que ce soit les huiles essentielles qui vous attirent?

 

Compléments d’hiver

Pendant que la moitié de la France grelotte, l’autre est sous la pluie et dans le vent depuis des semaines avec des températures printanières. La grippe et les gastros sont revenues. Je me suis dit qu’un petit article sur les compléments alimentaires de l’hiver pour soutenir son immunité serait, qui sait ?, le bienvenu.

Il y a 10 ans, je vivais en Inde dans une communauté internationale. Mes deux compagnes de chambres étaient américaines et à côté du lit de l’une d’entre elles, il y avait toute une série de flacons, boites et bouteilles. Je lui ai demandé ce que c’était. Elle m’a répondu : « Bah, mes compléments alimentaires ! », comme si c’était une évidence. Je lui ai demandé pourquoi elle en prenait autant ; elle m’a répondu qu’elle avait tout fait tester par un kinésiologue et que c’était ceux qui lui correspondaient et qu’elle pensait qu’il était important qu’elle en prenne. A 60 ans passés, elle avait une mine radieuse, avait le cheveu et l’œil brillant, ne semblait pas souffrir de douleurs particulières, comme d’autres personnes de son âge.

L’année dernière, je l’ai revue lors d’un voyage et elle n’avait quasiment pas changé, alors qu’on sait que le climat tropical humide peut vraiment être difficile pour les occidentaux que nous sommes. On en sort pâli, dénutri, fatigué. Sans doute les compléments alimentaires…

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Contrairement à ce que les médias conventionnels en disent en France, il me semble que nous devrions tous en prendre, surtout l’hiver, quand il n’y a pas trop de soleil, qu’on ne voit quasiment pas le jour et que la fatigue se fait sentir. De mon côté, je me « supplémente » depuis quelques années. Je n’ai eu la grippe qu’une seule fois, lors de mon premier hiver à Paris (en 2000; bonjour les miasmes du métro!) et n’ai que très rarement de rhumes. La plupart n’ont jamais le temps de s’installer car dès que je sens un gratouillis dans la gorge, je mets en place mes remèdes naturels.

Donc, pour en revenir aux compléments alimentaires. Comme j’aime ne parler qu’à partir de mon expérience personnelle, voici ce que je prends tous les jours à partir du mois d’octobre jusqu’en mars :

vitamine D naturelle : cette vitamine (qui est techniquement une pro-hormone liposoluble) est naturellement synthétisée par la peau quand celle-ci reçoit les rayons du soleil. Autant dire que sous nos latitudes (je pense principalement à ceux qui vivent au nord de la Loire en France), il est difficile de s’exposer suffisamment au soleil pour avoir des taux normaux. Du coup, il est habituellement conseillé d’en prendre 4000 UI par jour sous forme de gouttes qu’on peut mettre sur son bout de pain du matin ou dans une cuillère le soir. C’est facile et il est maintenant reconnu que la vitamine D est fondamentale pour la prévention de l’ostéoporose, des cancers, de l’inflammation, la dépression… C’est mieux d’en prendre un peu chaque jour qu’une grosse dose de charge une fois par mois comme il est parfois prescrit. Le corps peut ainsi mieux l’assimiler.

vitamine C naturelle : tout le monde connaît les vertus de la vitamine C pour soutenir l’immunité, lutter contre le stress oxydatif, nous donner plus d’énergie ;

propolis concentrée en gouttes : ce produit naturel antiseptique issu de la ruche est essentiel pour soutenir l’immunité et lutter contre les infections. Il est également reconnu que la propolis peut aussi aider contre les verrues vulgaires, différents problèmes de la cavité buccale. Pour le coup, je n’en prends pas tous les jours, mais plutôt de par séquence d’une dizaine de jours de temps en temps, surtout en début d’hiver.

mélange de plantes en ampoules (chez Superdiet pour moi mais il y a d’autres marques) pour favoriser le sommeil : je ne sais pas si c’est le manque de lumière qui perturbe mon cycle veille-sommeil, la lumière artificielle, le manque d’exercice physique à l’extérieur ou quoi, mais je dors souvent mal pendant l’hiver. Du coup, je prends ces ampoules qui aident à l’endormissement et à soutenir le système nerveux.

omégas 3 : qui n’a pas encore entendu parler des vertus des omégas 3 ? Ils sont souverains pour lutter contre l’inflammation, réguler le cholestérol et les triglycérides, favoriser l’équilibre mental (notre cerveau contient une part importante de matière grasse), contribuer à une bonne vision, à l’amélioration de la santé de la peau (je pense notamment au psoriasis)… Il y a des oméga 3 marins sous forme de gélule d’huile de poisson ou de krill et des oméga 3 végétaux (huile de colza, de lin, noix). Ce n’est pas une substance que le corps peut produire de lui-même. Il est donc à mon sens important d’en prendre régulièrement. Je me rappelle que Robert Masson, avec qui j’ai étudié la naturopathie, en recommandait très très souvent.

magnésium marin : celui-ci est beaucoup plus assimilable que le magnésium artificiel souvent vendu en pharmacie. Le magnésium est recommandé pour soutenir le système nerveux et comme on a comme moi un système nerveux qui n’est pas très bien accroché, je suis quasiment obligée d’en prendre tous les jours. Apparemment, il y a des personnes qui perdent leur magnésium très rapidement, surtout en période de stress et/ou d’insomnie, et il est clair que j’en fais partie. Le magnésium est également indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires, du diabète, l’atténuation du syndrome prémenstruel

Alors c’est sûr que c’est un budget et que ça peut sembler beaucoup à prendre, mais pour moi, c’est devenu une habitude positive qui me donne de bons résultats. Dans les pays anglo-saxons où la protection sociale en matière de santé est bien pauvre, la prévention est prise très au sérieux. C’est de plus en plus le cas chez nous également, et je trouve que c’est une bonne idée. A mon sens, mieux vaut prendre des compléments alimentaires qu’on aura choisis plutôt que de se retrouver à devoir absorber beaucoup de médicaments chimiques par la suite (même si, en matière de santé, on est d’accord que tout peut arriver et qu’il n’y a aucune garantie dans un sens comme dans l’autre!).

Passez un bel hiver!

Les huiles essentielles qui vous attirent? C’est par ici aussi!

Règles douloureuses – remèdes naturels

Il me semble qu’en tant que femmes, on a toutes connu des passages dans notre vie où nos règles sont devenues douloureuses ; il me semble que c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins en revanche, c’est quand les règles sont douloureuses depuis toujours. Ça vaut le coup dans ces cas-là d’en parler à son médecin et/ou sa gynéco car non, il n’est pas normal que les règles soient douloureuses tous les mois depuis plusieurs années.

Comme toujours, je parle uniquement ici à partir de ma propre expérience. J’en ai déjà parlé ici mais je n’ai commencé à avoir de cycles réguliers qu’il y a 10 ans, à l’âge avancé de 30 ans. Avant j’ai eu des phases sous pilule et d’autres plus problématiques pendant lesquelles j’avais des cycles très irréguliers, voire absents la plupart du temps.

Depuis 10 ans donc que j’ai des cycles réguliers, j’ai remarqué plusieurs choses et ces observations ont ensuite été confirmées lors de mes études en ayurveda et naturopathie.

Les règles sont beaucoup plus douloureuses (surtout le premier jour) quand je traverse une phase de stress. Le stress, comme on ne le sait que trop, conduit à une mauvaise circulation énergétique dans le corps, ce qui créée de la stagnation. Pour les femmes, cette stagnation se manifeste souvent au niveau du bassin et de l’appareil reproducteur, d’autant plus que nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, souvent longtemps assises durant la journée. L’aine est un endroit du corps par lequel passent de nombreux méridiens. Quand les règles arrivent, en ayurveda on dit que c’est « apana vayu » qui les déclenche (le vent qui va vers le bas). Or quand il y a stagnation, ce déclenchement peut provoquer douleurs et crampes. C’est que le flux énergétique n’est pas libre de circuler dans cette zone du corps.

Que faire pour éviter cette stagnation ?

– d’abord essayer de limiter son stress : revoir ses priorités, adopter une pratique spirituelle, limiter le temps passé devant les écrans, etc. (je sais, beaucoup plus facile à dire qu’à faire!)

– adopter une activité physique qui nous convienne : marche, course, mais surtout étirements type Pilates et yoga en insistant sur les mouvements qui ouvrent les aines. En yoga, on privilégiera les fentes, la posture du guerrier, la posture du pigeon, voire celle d’Hanuman ! L’important est de contrecarrer l’excès de posture assise et d’ouvrir ce passage énergétique fondamental. Faits régulièrement, ces mouvements favorisent la circulation de l’énergie et donc facilitent le moment des règles.

– limiter sa consommation de gluten et de produits laitiers à base de lait de vache, surtout non bio. On le sait maintenant, ces deux catégories d’aliments sont inflammatoires et créent de la congestion dans le corps. Ne serait-ce que limiter sa consommation de gluten à une fois par jour peut apporter des améliorations. Privilégier les aliments frais et bio.

Que faire si on a ses règles, et qu’on souffre de crampes ?

On peut appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre par-dessus les vêtements ou appliquer ses propres mains à même la peau (pour peu qu’elles soient chaudes!) et visualiser une chaleur apaisante qui pénètre dans les tissus pour les détendre. Le mieux est de faire ceci en position allongée. Ne pas boire d’eau glacée ni froide, et manger léger en évitant excitants et excès de sucre. Se reposer au maximum de ses possibilités, surtout les 2 premiers jours. Il est également possible d’appliquer directement 1 à 2 gouttes de camomille romaine sur le bas-ventre en massant délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

En traitement de fond, on peut également prendre du macérat de jeunes pousses de framboisier (dans mon cas, ça marche très bien pour réguler un peu les choses au niveau hormonal), du gattilier ou des capsules d’huile d’onagre. La stagnation et l’inflammation se développant plus facilement en terrain acide, ça vaut le coup de prendre tous les jours un peu de spiruline hautement alcalinisante. On peut aussi prendre des gélules d’oméga 3 anti-inflammatoires de bonne qualité. Si la constipation est un problème, augmenter sa consommation de fibres et d’eau pour réguler son transit. On ne le sait que trop peu souvent, mais la constipation peut être un facteur de déséquilibre hormonal.

Une autre considération importante est le regard qu’on porte nous-même en tant que femme sur son propre cycle et les idées/concepts et autres que nous y associons. Avoir ses règles de façon régulière, avec un flux pas trop abondant et un minimum de douleurs est un signe de bonne santé chez la femme. Il n’y a rien de honteux, de sale ou d’impur à cela ! Au contraire, pour peu que l’on se mette au diapason de cette énergie puissante et si particulière, le moment des règles peut être un temps d’intériorisation bénéfique chaque mois.

 

Un massage pendant les règles ?

J’imagine qu’on fait toute la même chose : quand on réserve un rendez-vous pour un massage (comme si je le faisais tous les jours!), on regarde les dates auxquelles nos règles sont susceptibles d’arriver pour éviter cette période. Malheureusement, parfois elles arrivent en avance ou en retard et on se retrouve avec un rendez-vous alors qu’on est en pleines lunes. Que faire ? Annuler le rendez-vous ou y aller quand même ? En ayurveda, qui est pour moi le système auquel je me réfère dès que j’ai une question de ce type, on considère que lorsqu’une femme a ses règles, il faudrait qu’elle puisse en faire le minimum, surtout pendant les 3 premiers jours. Dans la culture indienne traditionnelle, la femme est souvent mise à l’écart pendant cette période : elle ne cuisine pas, ne va pas au temple, ne mange pas avec les autres, etc… Même si cette tradition a été détournée par le système patriarcal, qui considère que la femme est « impure » en période de lunes, je pense qu’à l’origine, cette tradition était pleine de sagesse et permettait à la femme de se reposer tranquillement, car les règles sont une période de transformation et de purification mensuelle pendant laquelle il est préférable de pouvoir être tranquille afin que le reste du mois se déroule au mieux. Dr Vasant Lad avec qui j’ai étudié l’ayurveda proposait même de stopper les remèdes à base de plantes pendant cette période et d’autres encore, comme Maya Tiwari, de ne même pas se laver les cheveux ou le corps (!), sauf « localement ». Dans la tradition du yoga, certains systèmes déconseillent la pratique des asanas (postures) et du pranayama (exercices de respiration) pendant les règles. C’est surtout vrai pour les asanas « chauffants » qui ont tendance à faire monter l’énergie vers le haut (type Virabhadasana I) et les inversions (type Sarvanganasa, la chandelle, ou Sirshasana, la posture sur la tête) qui du coup vont dans le sens inverse du mouvement souhaité pendant les règles. En effet, l’ayurveda explique que notre corps est animé de 5 « vayus » (5 « vents ») et celui qui est responsable des règles, de l’excrétion, de l’accouchement (désolée de mettre tout ça dans le même panier mais bon, c’est comme ça) s’appelle apana vayu, celui qui descend donc vers le bas. L’idée est donc de ne rien faire pendant cette période qui puisse contrarier apana, le vent qui descend. Or quand on se fait faire un massage, on est souvent « malaxé » dans tous les sens, certes des extrémités vers le cœur dans le meilleur des cas, mais également au niveau du bassin et du dos. On peut avoir un peu froid, ou trop chaud ; le massage implique parfois l’application d’huiles essentielles et/ou végétales qui elles-aussi ne doivent pas venir contrarier le flux. Certaines huiles peuvent être trop chauffantes pour certaines constitutions en fonction de la saison, ou trop refroidissantes (exemple : huile de noix de coco en hiver sur une personne Vata). Les massages pendant les règles ne sont donc traditionnellement pas conseillés pendant cette période pour cette raison essentielle. Il faut s’efforcer de donner au corps et au mental l’espace nécessaire pour qu’ils puissent faire ce qu’ils ont à faire au moment des règles. Sur le même thème: – Règles douloureuses: remèdes naturelsDeuxième phase du cycle difficileDes seins sainsLunaisonsRespecter les rythmes de son corps pendant les règlesGuérisons alternatives