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Comment je me suis reconnectée à ma créativité

Enfant, j’étais très très créative, surtout en dessin. Je dessinais tout le temps, des dessins complexes très colorés, avec plein de détails.

À l’adolescence, ce furent des visages, des robes sur mannequins, des bouteilles de parfum (?)… Puis une inscription au cours du soir de peinture de l’école des Beaux-Arts locale, et une fois à Paris, les cours du soir de dessin de la mairie de Paris. 3 heures de pratiques devant des compositions d’objets ou des corps nus et puis… Et puis plus rien.

Jusqu’à ce que l’absence de débouché créatif me gêne de plus en plus. Je ressentais un vrai manque dans ma vie, alors qu’elle était par ailleurs remplie de nombreux projets et voyages. J’enviais ceux qui pouvaient s’exprimer par la peinture, le chant, la musique ou le dessin, oubliant en même temps que j’avais moi-même utilisé ces moyens d’expression dans le passé.

Je ne sais pas ce qui s’est passé pour que je perde mes moyens à ce point à l’idée de reprendre crayon et papier, mais j’ai réussi aujourd’hui à me reconnecter et j’ai voulu partager les étapes de cette reconquête avec vous, car je sais à quel point la créativité bloquée peut être cause de souffrance.

– c’est d’abord par la photo que la « reconquête » a débuté: moi qui ai toujours aimé prendre des photos, j’ai fini par découvrir les filtres et les modules de retouche de Picasa, que j’utilise toujours à ce jour pour « éditer » la plupart des photos que je poste sur ce blog (j’ai trop la flemme de me mettre à d’autres logiciel sans doute beaucoup plus performants). Parmi mes sujets de prédilection : la nature (fleurs et paysages) et l’architecture et puis aussi comme beaucoup j’adore prendre des photos en voyage ;

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– en parallèle, j’ai acheté comme beaucoup d’entre nous je suppose, un livre de coloriages pour adultes sur le thème des mandalas. J’ai beaucoup aimé expérimenter avec les couleurs, mais rapidement, même si ça me faisait bien déconnecter, j’ai trouvé la part de créativité assez limitée. Après tout, il ne s’agit que de mettre de la couleurs dans des cases de formes variées qui ont été le plus souvent dessinées par ordinateur ;

– quelque temps après je me suis procuré le livre d’Elizabeth Guilbert « Big magic ». J’aime beaucoup Elizabeth Guilbert que j’ai découverte en 2008 (après « Mange prie aime », donc). C’est une personne inattendue, pleine de ressources, drôle, intéressante et qui a un vrai talent d’écrivain (après je n’ai lu ses livres qu’en anglais, parfois le style est quand même pas mal appauvri par la traduction). Ce livre ne traite que de l’inspiration et de la créativité. Si je me rappelle bien, dans un des chapitres, elle fait la liste des excuses les plus fréquentes qui sont données par les personnes qui ne se lancent pas et à un moment, elle cite comme excuse : « Ça a déjà été fait des millions de fois, ça n’a rien d’original » et elle répond, « oui, mais pas par vous. »

Cette phrase toute simple a été comme un déclic pour moi. Si on cherche à faire quelque chose de totalement inédit, c’est sûr qu’on ne va jamais se lancer. Dans la créativité, l’idée c’est vraiment de s’exprimer soi-même ; et tant pis si ce n’est pas très original ou unique.

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Après tout, je ne cherche pas à devenir artiste professionnelle, à vendre mes « œuvres ». Dans mon cas, il s’agit juste de développer un canal d’expression artistique sans prétentions.

– A partir de là, j’ai commencé à refaire quelques peintures timides, mais sur un mode intuitif, que je ne m’étais pas permis jusqu’alors. Je me suis vite rendu compte que si je passais trop de temps à élaborer les choses, je n’aboutirais pas. Après tout, je suis Bélier : j’aime les élans des débuts et je suis très mauvaise pour porter un projet sur le long terme, alors il faut que ça aille vite. Faire du figuratif demande une très bonne technique et du temps. Faire de l’intuitif est plus direct, plus rapide et me donne plus de satisfaction. Là encore, je suis loin d’être une perfectionniste. « Better done than perfect » nous rappelle Elizabeth Guilbert. Ça aussi, ça m’a aidée à me mettre en mouvement. Je préfère agir, quitte à ce que ça ne soit pas parfait, plutôt que de m’enliser dans une recherche de perfection illusoire.

A cette époque j’ai visionné pas mal de vidéos sur la peinture intuitive, en France et ailleurs dans le monde. Beaucoup étaient faites par des femmes : certaines se font accompagner par un musicien, dont Aline Larant que j’ai trouvée très inspirante (sur Youtube elle a une vidéo magique : elle commence avec quelques blobs de peinture et termine avec un ange peint à l’avant-bras!), d’autres peignent de très grandes toiles avec moult danses et mouvements, d’autres ont la méthode très brute avec des jets de pinceaux… Bref, il y a de tout ! Et donc de quoi se décomplexer et se lancer.

– Malgré tout je sentais que j’avais encore besoin d’un petit coup de pouce et je me suis inscrite au printemps dernier à un atelier « Mandalas et astrologie » pas loin de chez moi. Cette journée à la découverte de moi-même et à la redécouverte de la peinture (sous un angle beaucoup plus intuitif et ludique) m’a libérée. Je me suis bien amusée avec toutes les couleurs à notre disposition, avec les textures, avec les peintures aux tons argent et or qui apportent un petit côté magique aux créations et puis j’ai pris confiance en moi.

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– Du coup je me suis fait offrir une grande boîte de beaux crayons de couleurs pour mon anniversaire qui arrivait quelques jours après et depuis c’est avec plaisir que je crée des mandalas colorés intuitifs dès que j’ai deux heures devant moi. Un peu de musique inspirante qui « ouvre », en deux minutes je suis installée à ma table devant une belle feuille Canson, entourée de mes couleurs et prête à créer. Après avoir tracé le cercle au compas, je commence avec une couleur ou un motif et ça part. Je commence juste avec une couleur (celle qui résonne en moi à ce moment-là) ou un motif. Ce que j’aime, c’est de ne jamais savoir où va me mener le processus créatif et je suis toujours étonnée de voir le résultat final, expression de ce que je ressens à un instant T matérialisé sous mes yeux…

 

Salines et mystère

Une journée près de l’océan, au milieu des salines au repos.

Un monde à part, le bruit du vent dans les hautes herbes de juin, le cri des innombrables oiseaux qui y trouvent refuge, les odeurs de marais et de sel, les couleurs de la nature…

J’ai toujours aimé les marais salants, le calme loin du tumulte, les œillets qui reflètent les mouvements des nuages ou la course du soleil, leur apportant mystère ou éclat étincelant.

Des bijoux nichés parmi la verdure qui nous offrent en abondance, grâce au système génial inventé il y a des siècles, le sel indispensable à la vie.

L’été à Nantes

L’été, c’est vraiment la saison que je préfère pour redécouvrir ma ville que j’aime tant. Comme les touristes je prends des photos de bâtiments que je connais pourtant depuis longtemps, comme les touristes, je m’arrête pour un verre en terrasse ou une crêpe à 17h… C’est si agréable de se promener dans les rues calmes et ensoleillées et de profiter des beaux jardins!