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Inspirations – PSYCHOLOGIE

En ces temps troublés qui nous mettent vraiment face à nous-mêmes, voici quelques sources d’inspirations qui, je l’espère, pourront vous aider à y voir plus clair en vous, en l’autre…

J’ai recommencé à vraiment m’intéresser à nouveau à la psychologie il y a un peu plus de deux ans, quand j’ai décidé de reprendre une thérapie. Pour ce nouvel élan de travail sur moi, j’avais décidé d’aller voir un thérapeute gestalt sur les conseils d’une amie elle-même thérapeute. J’ai bien aimé son approche qui me semblait être en dehors des sentiers battus par rapport à d’autres approches psychothérapeutiques que j’avais pu expérimenter.

Malgré tout, je me suis sentie assez rapidement frustrée : combien de fois allais-je encore devoir raconter mon histoire, analyser les schémas familiaux, « parler de moi » ? J’ai décidé d’arrêter au bout de quelques mois le jour où un incendie s’est déclaré dans les caves de l’immeuble de mon psy, juste au moment où j’arrivais pour mon RDV. Il y avait de la fumée partout, les pompiers sont arrivés, je n’ai pas pu monter jusqu’au 14e étage où se trouvait son cabinet.

Bref, j’ai décidé d’explorer d’autres voies qui m’ont menée vers des pistes qui ont tout changé pour moi. Voici quelques inspirations qui m’ont beaucoup aidée dans ce domaine :

Sheryl Paul / Conscious transitions

Celleux qui connaissent mon blog depuis quelque temps le savent peut-être, mais l’anxiété est l’un de mes plus grands problèmes. Même si j’ai essayé beaucoup de choses au fil des ans, elle m’a gâché la vie pendant des décennies… et c’est aujourd’hui beaucoup moins le cas, en grande partie grâce au travail de cette femme extraordinaire qu’est Sheryl Paul.

Je me souviens encore du jour de septembre 2018 où j’ai découvert son site et surtout son blog. Après avoir lu et compulsé un nombre incalculable de ses textes, et m’être exclamée intérieurement un nombre incalculable de fois : « Mais c’est complètement ça ! », je me suis inscrite à sa formation en ligne intitulée « Relationship anxiety ». Ce thème m’est apparu comme étant d’une façon centrale à ma problématique : en couple depuis 10 ans, mariée depuis 2, je passais encore par des phases horribles de doute profond quant à notre relation de couple alors que « tout allait bien ». Bref, quand elle parlait « d’intrusive thoughts », de pensées intrusives récurrentes, je voyais tout à fait à quoi elle faisait référence. Quand j’ai reçu les liens vers les textes, vidéos, listes de lectures, enregistrements de témoignages, je me suis jetée dessus avec avidité. Tout me parlait tellement, tout m’apportait des réponses, tout m’a guérie de cette problématique très spécifique qui apparaît souvent chez les hypersensibles avec peu d’estime de soi.

Bref, ami.e.s angoissées, « hypersensibles sur le spectre créatif/spirituel », doutant d’elles-mêmes, allez faire un tour chez Sheryl ! Au printemps 2019, elle a sorti un livre magnifique intitulé The Wisdom of Anxiety. Je pense que sa lecture est indispensable pour toutes celleux qui souffrent d’anxiété. Suite à la sortie de son livre, elle a ouvert un compte IG (wisdomofanxiety) qui récapitule son enseignement et qui est très riche également. Son message est rempli de compassion et sera, j’en suis sûre, d’un grand secours en cette période troublée.

Début_mars

Nicole DePera / The Holistic Psychologist

C’est grâce au compte de Sheryl Paul que j’ai découvert celui de the.holistic.psychologist et sa chaîne YT. Avec plus 1,9 million d’abonné.e.s, il semblerait que nous soyons nombreux.ses à être touché.e.s par son approche ! Je suis profondément convaincue qu’on tombe toujours sur les enseignements et l’aide dont on a besoin au bon moment si l’on prend la peine de la cherche et que l’on demeure ouvert. C’est au moment où j’ai décidé de couper les ponts avec ma mère bipolaire il y a quelques mois, après plus de 25 ans de relations conflictuelles que j’ai découvert ce compte. Étant elle-même dans une situation familiale similaire, elle y parle beaucoup des limites que l’on se doit de poser pour aller mieux face à des proches difficiles, des « trauma bonds » que nous entretenons avec les autres souvent sans en être conscient, de l’importance de se « reparenter » quand nos parents ont été défaillants… Ses messages et ses vidéos sur sa chaîne YT sont concis et profonds. Elle m’a vraiment aidée à sortir de la culpabilité constante. Quand on est pris dans l’horrible triangle victime-bourreau-sauveur (triangle de Karpman) depuis l’enfance, on ne sait plus ce qui est « normal », ce qui relève de l’autre adulte, ce qui relève de nous. Bref, elle m’a vraiment aidé à remettre les choses en perspective et je sais aussi que son Future-self journal, disponible gratuitement depuis son site, aide énormément de personnes à créer une vie plus équilibrée, plus en accord avec eux-mêmes, dans le respect de soi et des autres. L’un des ouvrages classiques qu’elle recommande, « Adult children of emotionnally Immature Parents » de Lindsay C. Gibson, m’a réellement ouvert les yeux sur la dynamique familiale dans laquelle j’ai grandi.

PS: en mars 2021, elle a sorti son livre How to do the work. Aussitôt sorti, aussitôt acheté, aussitôt lu et aussitôt (partiellement) déçue. Je pense que j’ai presque plus appris avec ses posts Instagram dont certains ont été tellement percutants pour moi qu’ils m’ont littéralement ouvert des portes inconnues. Son livre est une bonne introduction à plein de concepts comme la théorie polyvagale, mais comme j’avais déjà lu et écouté pas mal sur le sujet, je n’ai finalement pas appris grand chose.

Isabelle Padovani / Au Cœur du Vivant

J’avais déjà parlé d’Isabelle Padovani* ici lorsque je m’étais prise de passion pour la CNV. Il s’agit encore une fois d’une approche spirituelle de la psychologie qui nous permet de mieux nous connaître, de mieux comprendre nos propres fonctionnements, pour mieux comprendre les autres, afin de créer une société et un monde plus paisible et joyeux. « Un être pacifié est un être pacifiant », comme le dit Thomas d’Ansembourg, qui est lui aussi un spécialiste de la CNV. Je ne vais pas détailler ici tout ce que j’ai appris avec Isabelle Padovani, mais vous invite à aller voir sur sa chaîne Youtube. Il y a plein de vidéos qui traitent de sujets et de situations très concrètes et surtout qui donnent des clés de transformation qui sont abordables et avec lesquelles on peut commencer à s’entraîner (car il s’agit d’apprendre à faire et à être différemment) tout de suite. En effet, l’écoute de soi, l’écoute de l’autre, ce n’est pas inné. Ça s’apprend, et malheureusement pas encore à l’école…. Pourtant je suis persuadée que les liens entre les personnes pourraient grandement se pacifier en une seule génération si l’éducation s’emparait de ces sujets… mais je m’égare…

Et vous invite à aller explorer ces merveilleuses ressources pour plus d’équilibre et moins de stress, de même que d’autres comptes IG qui me touchent également comme celui de risingwoman sur les relations de couples conscientes ou encore sitwithit qui remet bien les choses en perspective quand on est pris dans la confusion de dynamiques relationnelles défaillantes.

Encore une fois, bonnes découvertes !

D’autres inspirations en NATUROPATHE et en AYURVEDA

* Isabelle Padovani (à compter de l’automne 2020 et l’annonce de sa transition, c’est Isâ Padovani) a récemment publié « Au cœur du Vivant – 140 graines de conscience pour une vie plus éveillée« . Comme j’aime beaucoup son approche très concrète, je pense me le procurer bientôt…

Overdose de citations

De manière générale je trouve que depuis quelque temps, nous sommes inondés (enfin, je me sens envahie) par les citations en tout genre. Dans la déco, avec ces cadres couleurs pastels qui nous incitent à « Keep cool and carry on » et autres variations autour du même thème, sur les vêtements et bien sûr sur les réseaux sociaux qui surfent sur la vague bien-être-spirituelo-yogique-pensée positive.

Je n’ai évidemment rien contre aucun de ces thèmes (je ne tiendrais pas ce type de blog !) ni contre la pensée positive dont nous aurions bien besoin de fortes doses en France, tant à titre individuel que collectif, mais je m’égare.

Non, ce qui me fatigue, c’est toutes ces incitations à être une « meilleure version de soi-même », à « viser haut » (c’est-à-dire ??), à « se dépasser », ou bien celles qui nous rappellent que « Tout est en nous », que « Tout est là », etc. D’un côté le dogme occidental de la performance à tout prix, selon le modèle anglo-saxon du « Tout est possible !! », de l’autre les vérités spirituelles complètement sorties de leur contexte qui passent sous silence tout le travail psychologique d’introspection, toute la discipline nécessaire pour les réaliser.

En gros, les seules citations que je prends la peine de lire à présent sont celles des maîtres réalisés : Amma, Thich Nhat Hanh et celles d’enseignants dont j’ai pu apprécier la sincérité, comme Isabelle Padovani, entre autres enseignante en communication non-violente et guide spirituel pour de nombreuses personnes aujourd’hui, ou Sheryl Paul qui fait un travail admirable pour nous aider à déconstruire les mythes occidentaux (souvent basés sur les contes, eux-mêmes repris par les films Disney pour les petits, puis par Hollywood pour les plus grands) entourant les relations amoureuses, le mariage et l’engagement, la sexualité. Je recommande à quiconque souffrant de « relationship anxiety » (article à venir sur ce thème) d’aller regarder son blog.

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Je sais que pour certaines personnes, ces citations servent de booster dans des vies bien remplies, mais il serait dommage à mes yeux que toutes ces petites phrases dont nous sommes bombardés tous les jours nous détournent d’un véritable travail psychologique sur nous-mêmes. À les prendre toutes ensemble, on voit bien qu’elles nous invitent à tout et son contraire.

Comment conserver notre axe si l’on y fait toujours référence ? Pour moi, l’une des grandes avancées personnelles de ces dernières années a été le dépassement de ma tendance à toujours chercher les solutions, l’approbation à l’extérieur de moi-même. M’étant longtemps sentie vide à l’intérieur, car n’ayant jamais appris à accéder à mes propres ressources pour me remplir moi-même (élevée par une mère défaillante, j’ai été en partie élevée par les magazines féminins), j’ai longtemps cherché à l’extérieur, chez les autres, des sources d’approbation, d’inspiration et me sentais frustrée quand je ne recevais pas ce que j’attendais souvent inconsciemment. Toutes ces citations, si elles peuvent nous inspirer, ne doivent pas nous détourner du fait que seuls nous-mêmes savons ce qui est bon et juste pour nous, si tant est que nous ayons pris la peine d’apprendre à bien nous connaître.

Chemin spirituel et travail psychologique

« Une chenille abîmée ne peut pas devenir un beau papillon », nous disent les maîtres spirituels.

Sur le chemin spirituel de la tradition que je suis, il s’agit de détruire l’ego afin que notre vraie nature de pure existence-conscience-béatitude (satchidananda) soit révélée, mais avant de détruire l’ego il semble bien que nous devions d’abord avoir un ego bien construit et sain.

En effet, comment survivre aux rigueurs de la voie spirituelle si nous sommes constamment assaillis par le souvenir de traumas anciens, si nous vivons constamment cachés derrière les systèmes de défense que nous avons érigés au fil des années? Comment rester ouvert aux enseignements et au changement quand on reste malgré nous arqueboutés dans notre souffrance?

La voie spirituelle requiert un esprit d’ouverture qui recherche et accepte la transformation de soi-même; pour qu’elle porte ses fruits, il est nécessaire de rester poreux tout en conservant son discernement. C’est une école du détachement.

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Il arrive souvent que nos expériences de vie nous laissent cadenassés en nous-même. Nous ne pouvons pas nous déployer comme un grand arbre qui puise dans l’énergie de la voie pour se déployer ensuite et donner ombre, fruits et bois aux autres. Nous restons recroquevillés en nous-même, nous regardant de l’extérieur, le mental perturbé par des jugements négatifs, du dégoût ou du dépit envers nous-mêmes et donc envers les autres.

Bien sûr, cette attitude peut ne s’exercer que pour certains aspects de notre personnalité, mais il arrive que nous croisions des personnes qui soient tellement en souffrance qu’on ne voit pas comment elles pourraient parvenir à s’ouvrir d’elles-mêmes.

C’est là qu’il est important, je trouve, de prendre ses responsabilités et de se mettre en quête d’une personne qui pourra nous aider. Bien sûr, il faut d’abord avoir pris conscience de nos blocages et surtout être arrivé au point où on se dit : « Ce n’est plus possible, je ne peux continuer comme ça! » Cette phase est essentielle pour qu’un vrai travail puisse débuter.

Il ne suffit généralement pas que l’incitation vienne de l’extérieur, il faut que ça vienne de nous-même. Les autres peuvent nous aider, nous accompagner, nous inspirer, mais ultimement, c’est à nous de faire le travail et nous sommes, tous, seuls sur le chemin vers l’éveil même s’il est important de prendre conscience que nous sommes tous soutenus par les maîtres, bien que ce soit de façon subtile pour la très grande majorité d’entre nous.