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Pendant que la moitié de la France grelotte, l’autre est sous la pluie et dans le vent depuis des semaines avec des températures printanières. La grippe et les gastros sont revenues. Je me suis dit qu’un petit article sur les compléments alimentaires de l’hiver pour soutenir son immunité serait, qui sait ?, le bienvenu.

Il y a 10 ans, je vivais en Inde dans une communauté internationale. Mes deux compagnes de chambres étaient américaines et à côté du lit de l’une d’entre elles, il y avait toute une série de flacons, boites et bouteilles. Je lui ai demandé ce que c’était. Elle m’a répondu : « Bah, mes compléments alimentaires ! », comme si c’était une évidence. Je lui ai demandé pourquoi elle en prenait autant ; elle m’a répondu qu’elle avait tout fait tester par un kinésiologue et que c’était ceux qui lui correspondaient et qu’elle pensait qu’il était important qu’elle en prenne. A 60 ans passés, elle avait une mine radieuse, avait le cheveu et l’œil brillant, ne semblait pas souffrir de douleurs particulières, comme d’autres personnes de son âge.

L’année dernière, je l’ai revue lors d’un voyage et elle n’avait quasiment pas changé, alors qu’on sait que le climat tropical humide peut vraiment être difficile pour les occidentaux que nous sommes. On en sort pâli, dénutri, fatigué. Sans doute les compléments alimentaires…

Contrairement à ce que les médias conventionnels en disent en France, il me semble que nous devrions tous en prendre, surtout l’hiver, quand il n’y a pas trop de soleil, qu’on ne voit quasiment pas le jour et que la fatigue se fait sentir. De mon côté, je me « supplémente » depuis quelques années. Je n’ai eu la grippe qu’une seule fois, lors de mon premier hiver à Paris (en 2000; bonjour les miasmes du métro!) et n’ai que très rarement de rhumes. La plupart n’ont jamais le temps de s’installer car dès que je sens un gratouillis dans la gorge, je mets en place mes remèdes naturels.

Donc, pour en revenir aux compléments alimentaires. Comme j’aime ne parler qu’à partir de mon expérience personnelle, voici ce que je prends tous les jours à partir du mois d’octobre jusqu’en mars :

vitamine D naturelle : cette vitamine (qui est techniquement une pro-hormone liposoluble) est naturellement synthétisée par la peau quand celle-ci reçoit les rayons du soleil. Autant dire que sous nos latitudes (je pense principalement à ceux qui vivent au nord de la Loire en France), il est difficile de s’exposer suffisamment au soleil pour avoir des taux normaux. Du coup, il est habituellement conseillé d’en prendre 4000 UI par jour sous forme de gouttes qu’on peut mettre sur son bout de pain du matin ou dans une cuillère le soir. C’est facile et il est maintenant reconnu que la vitamine D est fondamentale pour la prévention de l’ostéoporose, des cancers, de l’inflammation, la dépression… C’est mieux d’en prendre un peu chaque jour qu’une grosse dose de charge une fois par mois comme il est parfois prescrit. Le corps peut ainsi mieux l’assimiler.

vitamine C naturelle : tout le monde connaît les vertus de la vitamine C pour soutenir l’immunité, lutter contre le stress oxydatif, nous donner plus d’énergie ;

propolis concentrée en gouttes : ce produit naturel antiseptique issu de la ruche est essentiel pour soutenir l’immunité et lutter contre les infections. Il est également reconnu que la propolis peut aussi aider contre les verrues vulgaires, différents problèmes de la cavité buccale. Pour le coup, je n’en prends pas tous les jours, mais plutôt de par séquence d’une dizaine de jours de temps en temps, surtout en début d’hiver.

mélange de plantes en ampoules (chez Superdiet pour moi mais il y a d’autres marques) pour favoriser le sommeil : je ne sais pas si c’est le manque de lumière qui perturbe mon cycle veille-sommeil, la lumière artificielle, le manque d’exercice physique à l’extérieur ou quoi, mais je dors souvent mal pendant l’hiver. Du coup, je prends ces ampoules qui aident à l’endormissement et à soutenir le système nerveux.

omégas 3 : qui n’a pas encore entendu parler des vertus des omégas 3 ? Ils sont souverains pour lutter contre l’inflammation, réguler le cholestérol et les triglycérides, favoriser l’équilibre mental (notre cerveau contient une part importante de matière grasse), contribuer à une bonne vision, à l’amélioration de la santé de la peau (je pense notamment au psoriasis)… Il y a des oméga 3 marins sous forme de gélule d’huile de poisson ou de krill et des oméga 3 végétaux (huile de colza, de lin, noix). Ce n’est pas une substance que le corps peut produire de lui-même. Il est donc à mon sens important d’en prendre régulièrement. Je me rappelle que Robert Masson, avec qui j’ai étudié la naturopathie, en recommandait très très souvent.

magnésium marin : celui-ci est beaucoup plus assimilable que le magnésium artificiel souvent vendu en pharmacie. Le magnésium est recommandé pour soutenir le système nerveux et comme on a comme moi un système nerveux qui n’est pas très bien accroché, je suis quasiment obligée d’en prendre tous les jours. Apparemment, il y a des personnes qui perdent leur magnésium très rapidement, surtout en période de stress et/ou d’insomnie, et il est clair que j’en fais partie. Le magnésium est également indiqué pour la prévention des maladies cardio-vasculaires, du diabète, l’atténuation du syndrome prémenstruel

Alors c’est sûr que c’est un budget et que ça peut sembler beaucoup à prendre, mais pour moi, c’est devenu une habitude positive qui me donne de bons résultats. Dans les pays anglo-saxons où la protection sociale en matière de santé est bien pauvre, la prévention est prise très au sérieux. C’est de plus en plus le cas chez nous également, et je trouve que c’est une bonne idée. A mon sens, mieux vaut prendre des compléments alimentaires qu’on aura choisis plutôt que de se retrouver à devoir absorber beaucoup de médicaments chimiques par la suite (même si, en matière de santé, on est d’accord que tout peut arriver et qu’il n’y a aucune garantie dans un sens comme dans l’autre!).

Passez un bel hiver!

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Il y a quelques années,  suite à une formation en naturopathie avec Robert Masson, j’ai décidé de vraiment m’intéresser aux huiles essentielles. Jusque-là, je n’en avais utilisé qu’une seule, celle d’arbre à thé. Pour savoir lesquelles acheter, j’ai parcouru Internet à la recherche des listes  d’« huiles essentielles indispensables » à avoir, mais c’était juste pour me donner de l’inspiration. Je n’ai jamais voulu acheter de kit tout prêt « pour débutant » ou de mélanges pré-fabriqués. C’est finalement au fil de mes besoins que je me suis constituée une petite pharmacie personnelle, qui correspond exactement aux maux que je rencontre le plus souvent à titre personnel.

Voici donc ma liste d’huiles essentielles « essentielle » et comment je les utilise :

  • arbre à thé/tea tree : la première que j’ai vraiment découverte, et une des plus polyvalentes : une goutte sur les boutons et ça les aide à sécher rapidement, ou une goutte sur la brosse à dents pour la purifier ainsi que la bouche et les gencives, ou bien encore chaque soir une goutte sur l’ongle en cas de mycose (c’est pas glam’, mais c’est souverain, et dans mon expérience, ça marche beaucoup mieux que tous les produits spécialisés achetés hyper-chers en pharmacie) ; 3 gouttes dans une cuillerée de miel en cas de mal de gorge ;
  • menthe poivrée : attention, cette huile est très concentrée et peut causer des brûlures graves en cas d’ingestion en trop grosse quantité ! c’est max. 1 goutte à la fois en interne. Je l’utilise en cas d’indigestion en interne ou alors sur les temps en cas de maux de têtes dus à la tension nerveuse ;
  • gaulthérie couchée : en cas de courbatures ou de contractures musculaires, 3 gouttes dans un peu d’huile végétale (j’aime bien le jojoba ou celle de noyau d’abricot) à faire pénétrer en massage le soir avant de placer une de ces bouillottes chauffantes remplies de graines qu’on passe 2 minutes au micro-ondes (seule utilisation que nous faisons de cet appareil à la maison) ;
  • hélichryse italienne : magnifique cicatrisante directement en application sur la peau diluée dans de l’huile végétale (huile de rose muscat est très indiquée dans ce cas, mais elle devient rance rapidement ; attention à la consommer rapidement et à la garder au réfrigérateur) ; bonne également en inhalation en cas de choc émotionnel ;
  • lavande vraie : une goutte en massage directement sur le plexus solaire le soir après la douche pour se détendre, ou mélangée à du gros sel pour le bain. Certains l’utilisent sur le visage, mais je dois dire que ça ne convient pas du tout à ma peau fine : ça me fait des plaques rouges qui démangent, donc je ne recommande pas cette utilisation ;
  • petit grain bigarade : une goutte près de l’oreiller le soir après en avoir inhalé un peu : aide à l’endormissement, anti-stress et anti-anxiété. j’ai remarqué que pour moi, ça fonctionne mieux que la lavande pourtant très réputée ;
  • camomille romaine : une goutte en message sur le ventre en cas de crampes, c’est un très bon anti-spasmodique (bien aussi pendant les règles en cas de douleurs) ; quelques gouttes dans le masque pour mes cheveux qui sont blonds ;
  • vétiver : le vétiver a une consistance visqueuse qui ne le rend pas très facile à utiliser. Je l’utilise uniquement comme un parfum, à raison d’une petite goutte sur les poignets que je frotte ensuite derrière les oreilles. Cette odeur de racine, de terre, m’apaise et me transporte vers l’Asie. J’adore absolument l’odeur du vétiver qui est par ailleurs très utilisé en parfumerie masculine.

 

Et puis aussi en voici deux que j’aime particulièrement et que l’on trouve moins souvent :

  • encens : je l’utilise pour la méditation (évidemment ! c’est l’oliban qui était brûlé dans les encensoirs dans les églises) : une goutte sur le front au niveau du 3e œil (pourquoi pas?), mais aussi, pour soutenir l’immunité (une goutte sur la langue à garder collée au palais), pour la peau (dans de l’huile végétale), pour unifier le teint. Cette huile incroyable est également anti-stress et serait anti-tumorale (si vous comprenez anglais, n’hésitez pas à aller regarder les vidéos à ce sujet sur internet) ;
  • nard de l’Himalaya/jatamamsi : elle sent très fort (certains diront sans doute qu’elle pue!) et son odeur est vraiment tenace. Cette huile provient d’un rhizome d’une plante himalayenne, elle est donc précieuse et ce, d’autant plus que cette plante est inscrite sur la liste « Cites » (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), ce dont je me suis rendu compte une fois rentrée à la maison avec mon flacon. Cette huile, pour moi, c’est toute l’Inde. Cette odeur se retrouve dans beaucoup de parfums et d’encens utilisés là-bas. Du coup, je l’utilise avec quasi vénération, quand je sens que je suis contractée au niveau du plexus solaire et que j’ai vraiment besoin de me détendre. Une goutte en massage sur les poignets et au niveau du nombril, elle soulage mon angoisse et calme les battements de mon cœur. Encore une fois, cette plante étant rare à cause de sa surexploitation, j’essaie de l’utiliser avec gratitude.

En parcourant cette liste, il apparaît clairement que pour moi, les huiles essentielles sont d’une grande aide au niveau émotionnel : elles m’aident à limiter le stress et à traverser les moments difficiles. D’autres personnes auraient sans doute une liste différente avec un accent mis sur la sphère ORL ou bien encore digestive.

Il est très important de se former un minimum à leur utilisation avant de faire appel à elles : il y a plein de livres disponibles (j’ai personnellement celui de Danièle Festy), de vidéos en ligne, de conférences pendant les salons bio, etc., qui nous permettent d’acquérir les connaissances de base indispensables.

Quel que soit leur mode d’utilisation, nombre d’huiles essentielles présentent des contre-indications strictes (bébé, enfants, femmes enceintes, exposition au soleil, prise de médicaments pour fluidifier le sang, épilepsie, etc.) et d’autres une certaine toxicité. Il ne faut jamais ingérer d’huile essentielle pure sans s’être assuré au préalable, auprès d’un professionnel, que c’était sans risques. Par voie interne, je n’utilise que l’huile essentielle de menthe poivrée, celle d’encens et celle d’arbre à thé, dans des quantités qui paraissent très faibles en nombre de gouttes, mais il faut se rappeler que les huiles essentielles sont très très concentrées et qu’il ne faut pas les utiliser à la légère !

Les huiles essentielles sont un trésor absolu de la nature et doivent être utilisées avec conscience.

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Il me semble qu’en tant que femmes, on a toutes connu des passages dans notre vie où nos règles sont devenues douloureuses ; il me semble que c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins en revanche, c’est quand les règles sont douloureuses depuis toujours. Ça vaut le coup dans ces cas-là d’en parler à son médecin et/ou sa gynéco car non, il n’est pas normal que les règles soient douloureuses tous les mois depuis plusieurs années.

Comme toujours, je parle uniquement ici à partir de ma propre expérience. J’en ai déjà parlé ici mais je n’ai commencé à avoir de cycles réguliers qu’il y a 10 ans, à l’âge avancé de 30 ans. Avant j’ai eu des phases sous pilule et d’autres plus problématiques pendant lesquelles j’avais des cycles très irréguliers, voire absents la plupart du temps.

Depuis 10 ans donc que j’ai des cycles réguliers, j’ai remarqué plusieurs choses et ces observations ont ensuite été confirmées lors de mes études en ayurveda et naturopathie.

Les règles sont beaucoup plus douloureuses (surtout le premier jour) quand je traverse une phase de stress. Le stress, comme on ne le sait que trop, conduit à une mauvaise circulation énergétique dans le corps, ce qui créée de la stagnation. Pour les femmes, cette stagnation se manifeste souvent au niveau du bassin et de l’appareil reproducteur, d’autant plus que nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, souvent longtemps assises durant la journée. L’aine est un endroit du corps par lequel passent de nombreux méridiens. Quand les règles arrivent, en ayurveda on dit que c’est « apana vayu » qui les déclenche (le vent qui va vers le bas). Or quand il y a stagnation, ce déclenchement peut provoquer douleurs et crampes. C’est que le flux énergétique n’est pas libre de circuler dans cette zone du corps.

Que faire pour éviter cette stagnation ?

– d’abord essayer de limiter son stress : revoir ses priorités, adopter une pratique spirituelle, limiter le temps passé devant les écrans, etc. (je sais, beaucoup plus facile à dire qu’à faire!)

– adopter une activité physique qui nous convienne : marche, course, mais surtout étirements type Pilates et yoga en insistant sur les mouvements qui ouvrent les aines. En yoga, on privilégiera les fentes, la posture du guerrier, la posture du pigeon, voire celle d’Hanuman ! L’important est de contrecarrer l’excès de posture assise et d’ouvrir ce passage énergétique fondamental. Faits régulièrement, ces mouvements favorisent la circulation de l’énergie et donc facilitent le moment des règles.

– limiter sa consommation de gluten et de produits laitiers à base de lait de vache, surtout non bio. On le sait maintenant, ces deux catégories d’aliments sont inflammatoires et créent de la congestion dans le corps. Ne serait-ce que limiter sa consommation de gluten à une fois par jour peut apporter des améliorations. Privilégier les aliments frais et bio.

Que faire si on a ses règles, et qu’on souffre de crampes ?

On peut appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre par-dessus les vêtements ou appliquer ses propres mains à même la peau (pour peu qu’elles soient chaudes!) et visualiser une chaleur apaisante qui pénètre dans les tissus pour les détendre. Le mieux est de faire ceci en position allongée. Ne pas boire d’eau glacée ni froide, et manger léger en évitant excitants et excès de sucre. Se reposer au maximum de ses possibilités, surtout les 2 premiers jours. Il est également possible d’appliquer directement 1 à 2 gouttes de camomille romaine sur le bas-ventre en massant délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

En traitement de fond, on peut également prendre du macérat de jeunes pousses de framboisier (dans mon cas, ça marche très bien pour réguler un peu les choses au niveau hormonal), du gattilier ou des capsules d’huile d’onagre. La stagnation et l’inflammation se développant plus facilement en terrain acide, ça vaut le coup de prendre tous les jours un peu de spiruline hautement alcalinisante. On peut aussi prendre des gélules d’oméga 3 anti-inflammatoires de bonne qualité. Si la constipation est un problème, augmenter sa consommation de fibres et d’eau pour réguler son transit. On ne le sait que trop peu souvent, mais la constipation peut être un facteur de déséquilibre hormonal.

Une autre considération importante est le regard qu’on porte nous-même en tant que femme sur son propre cycle et les idées/concepts et autres que nous y associons. Avoir ses règles de façon régulière, avec un flux pas trop abondant et un minimum de douleurs est un signe de bonne santé chez la femme. Il n’y a rien de honteux, de sale ou d’impur à cela ! Au contraire, pour peu que l’on se mette au diapason de cette énergie puissante et si particulière, le moment des règles peut être un temps d’intériorisation bénéfique chaque mois.

 

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J’imagine qu’on fait toute la même chose : quand on réserve un rendez-vous pour un massage (comme si je le faisais tous les jours!), on regarde les dates auxquelles nos règles sont susceptibles d’arriver pour éviter cette période. Malheureusement, parfois elles arrivent en avance ou en retard et on se retrouve avec un rendez-vous alors qu’on est en pleines lunes. Que faire ? Annuler le rendez-vous ou y aller quand même ?

En ayurveda, qui est pour moi le système auquel je me réfère dès que j’ai une question de ce type, on considère que lorsqu’une femme a ses règles, il faudrait qu’elle puisse en faire le minimum, surtout pendant les 3 premiers jours.

Dans la culture indienne traditionnelle, la femme est souvent mise à l’écart pendant cette période : elle ne cuisine pas, ne va pas au temple, ne mange pas avec les autres, etc… Même si cette tradition a été détournée par le système patriarcal, qui considère que la femme est « impure » en période de lunes, je pense qu’à l’origine, cette tradition était pleine de sagesse et permettait à la femme de se reposer tranquillement, car les règles sont une période de transformation et de purification mensuelle pendant laquelle il est préférable de pouvoir être tranquille afin que le reste du mois se déroule au mieux.

Dr Vasant Lad avec qui j’ai étudié l’ayurveda proposait même de stopper les remèdes à base de plantes pendant cette période et d’autres encore, comme Maya Tiwari, de ne même pas se laver les cheveux ou le corps (!), sauf « localement ».

Dans la tradition du yoga, certains systèmes déconseillent la pratique des asanas (postures) et du pranayama (exercices de respiration) pendant les règles. C’est surtout vrai pour les asanas « chauffants » qui ont tendance à faire monter l’énergie vers le haut (type Virabhadasana I) et les inversions (type Sarvanganasa, la chandelle, ou Sirshasana, la posture sur la tête) qui du coup vont dans le sens inverse du mouvement souhaité pendant les règles.

En effet, l’ayurveda explique que notre corps est animé de 5 « vayus » (5 « vents ») et celui qui est responsable des règles, de l’excrétion, de l’accouchement (désolée de mettre tout ça dans le même panier mais bon, c’est comme ça) s’appelle apana vayu, celui qui descend donc vers le bas.

L’idée est donc de ne rien faire pendant cette période qui puisse contrarier apana, le vent qui descend. Or quand on se fait faire un massage, on est souvent « malaxé » dans tous les sens, certes des extrémités vers le cœur dans le meilleur des cas, mais également au niveau du bassin et du dos. On peut avoir un peu froid, ou trop chaud ; le massage implique parfois l’application d’huiles essentielles et/ou végétales qui elles-aussi ne doivent pas venir contrarier le flux. Certaines huiles peuvent être trop chauffantes pour certaines constitutions en fonction de la saison, ou trop refroidissantes (exemple : huile de noix de coco en hiver sur une personne Vata).

Les massages pendant les règles ne sont donc traditionnellement pas conseillés pendant cette période pour cette raison essentielle. Il faut s’efforcer de donner au corps et au mental l’espace nécessaire pour qu’ils puissent faire ce qu’ils ont à faire au moment des règles.

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Ce blog étant finalement comme une grande besace dans laquelle on trouve toutes sortes de choses, j’ai décidé de m’accorder la liberté aujourd’hui de parler du cycle menstruel.

Aujourd’hui, de plus en plus de femmes en France se détournent de la pilule suite aux différentes controverses qui lui sont associées ; de plus en plus de femmes choisissant des moyens de contraceptions naturels, cela veut dire que de plus en plus de femmes redécouvrent ou découvrent leur cycle menstruel naturel, sans l’influence des hormones artificielles.

On parle souvent du poids que cela représente, de l’inconfort et de la douleur que cela entraîne à intervalles réguliers (ce qui n’est pas une fatalité!!!), mais on parle beaucoup moins de la dimension spirituelle du cycle.

En effet, les changements hormonaux auxquels nous sommes soumises jusqu’à la ménopause non seulement valent le coup d’être mieux connus (cf. tout bon bouquin d’anat’physio), mais leur énergie également vaut la peine d’être explorée. C’est une dimension du cycle qui émerge de plus en plus dans les pays anglo-saxons (et cet article est inspiré de plusieurs sites que je liste à la fin), mais qui, me semble-t-il est peu connue en France.

Alors voici un petit résumé qui, je l’espère, permettra à certaines d’adopter un regard différent sur leur cycle :

Semaine 1, du 1er au 7e jour : c’est la semaine des règles ; le cycle débute avec le premier jour des règles. Souvent on a envie d’être seule, d’être tranquille et on fait parfois le nécessaire pour que cela advienne : par exemple avec des prises de becs diverses et variées. Il est important de voir ce moment comme une étape de purification à tous les niveaux. Le corps se débarrasse de ce dont il n’a pas besoin. Profitons de ces quelques jours pour faire le point et pour laisser partir ce que nous ne souhaitons pas retenir pour le nouveau cycle à venir, que ce soit des attitudes mentales, des habitudes alimentaires, des schémas qui nous paraissent négatifs.

Le moment des règles est dans beaucoup de cultures traditionnelles (Amérindiens, Inde, certains groupes du Pakistan…) un moment de retrait pour la femme qui se trouve déchargée des tâches ménagères et parfois « mise à l’écart » avec les autres femmes qui ont leurs règles au même moment (ce qui arrive souvent quand des femmes vivent ensemble, voire quand elles travaillent dans le même bureau !). C’est un moment privilégié pour s’intérioriser.

À mesure que le flux devient plus léger, une énergie printanière commence à émerger. On se sent plus légère, plus libre de ses mouvements, comme renouvelée. On a envie à nouveau de sortir, c’est comme si on ouvrait une nouvelle fenêtre sur le monde.

Semaine 2, du 8e au 14e jour : C’est une semaine de grande énergie créative. c’est l’énergie de l’été qui domine cette nouvelle phase. On a tellement d’énergie mentale et physique que souvent nous prend l’envie de se lancer dans de nouveaux projets. Et puis à mesure qu’on s’approche du moment de l’ovulation vers le 14e jour, on s’intéresse plus à notre apparence physique, on essaie de nouvelles tenues, on sent souvent également un pic d’énergie sexuelle. Tout nous semble possible. C’est l’énergie féminine à son comble qui traditionnellement tombait souvent au moment de la pleine lune, quand les femmes étaient moins exposées aux lumières artificielles qui influencent, souvent de façon négative, notre glande pinéale.

Dans cette deuxième semaine, c’est le moment d’utiliser notre énergie créatrice, de fabriquer quelque chose… on a souvent un sentiment d’expansion assez agréable qu’il est bon de laisser s’exprimer : par notre créativité, notre apparence, notre sexualité.

Semaine 3, du 15 au 21e jour : alors là, tout dépend de la phase de notre vie dans laquelle on se trouve : c’est l’énergie de l’automne qui se manifeste à ce moment-là et sa coloration dépendra de notre état d’esprit ; avons-nous un sentiment de satisfaction par rapport aux nouveaux projets que nous avons peut-être entamés pendant la phase précédente ? Sommes-nous touchées par un sentiment d’échec accompagné d’une légère dépression, car nous souhaitons concevoir un enfant et qu’un nouvel ovule ne sera pas encore cette fois fécondé (« j’ai perdu une occasion… ») ? Mais il se peut aussi que nous soyons toute contente à l’idée de ne pas avoir conçu… Tout est possible dans cette phase et elle sera le reflet fidèle de ce qui nous anime intérieurement à ce moment-là de notre vie. Il est important d’en avoir conscience pour être claires avec nous-mêmes.

Dans cette phase, il est important de ne pas être dure avec soi-même : si c’est un sentiment positif qui domine, célébrons-le ; si c’est un sentiment négatif, acceptons-le. Prenons la décision de changer ce qui peut l’être et d’accepter ce qui ne peut pas être changé. Vous l’aurez compris, ce n’est pas le meilleur moment pour commencer de nouveaux projets !

Semaine 4, du 22e au 28e ou 30e ou 32e jour, selon la durée de votre cycle : C’est l’énergie de l’hiver qui domine cette phase : on laisse déposer ce qui s’est passé au cours des trois semaines précédentes et on voit : sommes-nous satisfaites de notre vie ? Avons-nous (une nouvelle fois) un sentiment de ras-le-bol ? c’est le moment de faire le point et le moment de décider si oui ou non nous laisserons perdurer tel ou tel aspect qui ne nous convient plus dans le prochain cycle.

À mesure que l’on s’approche des règles, c’est à nouveau un mouvement de retrait du monde qui nous anime et qu’on devrait honorer afin de pouvoir, grâce à cette nouvelle conscience des énergies de notre cycle, mieux se connaître et mieux naviguer dans notre processus d’évolution dans ce corps de femme qui est le nôtre.

Dans cette phase, prenez le temps d’organiser votre vie pour que vous ayez le moins de contraintes possibles pendant les 3 premiers jours des règles à venir : essayer de ne pas fixer d’importantes réunions à ce moment-là ; ce n’est pas le moment non plus de prendre un RDV chez le dentiste ou pour un massage. Certaines décident également de cuisiner une grosse quantité de nourriture qui leur permettra de lever de pieds pendant deux ou trois jours. C’est le moment de ralentir la cadence ; pour certaines, cette cadence se ralentira d’elle-même tellement elles ressentiront d’inconfort à l’approche des règles (ceci fera l’objet d’un autre post sur le SPM) et il sera important pour elles de lever le pied sur le café et les excitants et d’alléger leur alimentation pendant ces quelques jours et pourquoi pas, faire un peu de yoga pour décongestionner la région du bassin.

On peut donc considérer le cycle menstruel comme une sorte de processus alchimique au travers duquel nous passons tous les mois. C’est une chance pour la femme que d’apprivoiser son cycle pour ne plus se sentir encombrée par son corps. En honorant son cycle, elle honore l’énergie féminine qui est tellement mise à mal dans le monde aujourd’hui, participant par là-même à sa restauration.

Quelques liens (en anglais…)

http://www.wildgenie.com/articles_fs.html

http://www.moonsong.com.au/articles/

http://www.sharonmoloney.com/menstruation

et deux livres (aussi en anglais) :

– « Her Blood is Gold » de Lara Owen

http://laraowen.com/books/her-blood-is-gold/

– « The Wise Wound : Menstruation and Everywoman », Penelope Shuttle et Peter Redgrove

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En occident il est habituel de se comporter pendant ses règles comme n’importe quel autre jour. On refuse de ralentir le rythme et d’écouter son corps alors que c’est cette attitude-là qui va permettre au cycle de se dérouler plus facilement, avec le moins de douleurs possible.

En effet, c’est ce qu’on fait quand on a pas ses règles qui détermine le degré d’inconfort quand elles arrivent. Si on est stressée, si on mange de la nourriture trop lourde/épicée/grasse/sucrée, si on saute des repas et qu’on a un mode de vie irrégulier, il y a de bonnes chances pour que le cycle en soit perturbé et que nous ayons des désagréments non seulement pendant les règles mais pendant quelques jours avant également.

Aussi dans ce bref article, je souhaite vous faire part de quelques considérations ayurvédiques concernant le cycle féminin.

En ayurvéda, on considère que les règles sont le fait d’apana vayu, un des 5 vents énergétiques qui existent dans le corps et qui sont l’expréssion de Vata (un des 3 dosha dont les éléments prédominants sont l’aitr et l’éther). Apana vayu est le vent descendant. C’est lui qui nous garde ancrés mais aussi qui préside à tous les types d’évacuation : selles, pipi, flux menstruel et aussi bébés. Quand apana vayu est perturbé, bien des conditions peuvent apparaître : problèmes de crampes, mal au bas du dos, « spotting », règles irrégulières, trop peu abondantes, constipation, etc. Il existe bien des façons dont apana vayu peut être dérangé, surtout dans notre mode de vie actuel, aussi est-il important pour que le cycle menstruel se déroule harmonieusement, que celui-ci soit respecté et compris non pas comme un fardeau ou une malédiction mais comme un processus naturel de purification et de régénération qui devrait, dans l’idéal, être totalement indolore.

Plusieurs choses sont principalement à éviter lors des règles :

–          avoir des relations sexuelles : non seulement est-on plus sensible à tous les pathogènes lorsqu’on a ses règles (ce qui peut causer des problèmes en cas de partenaires multiples) mais le mouvement de va et vient perturbe apana vayu, qui est, on le rappelle, uniquement descendant et qui pousse le flux menstruel vers l’extérieur. Il a été reconnu, même en médecine conventionnelle que faire l’amour pendant les règles pouvait provoquer de l’endométriose.

–          se faire masser vigoureusement, surtout la tête. Il est bien admis que les massages font circuler l’énergie, ce qui est très bien pour empêcher la stagnation des fluides dans le corps mais pendant les règles, il faut laisser le corps faire ce qu’il a à faire tout seul, sans le déranger.

–          n’utiliser que des tampons : pendant longtemps, je n’ai utilisé que ce mode de protection qui me semblait le plus pratique. Il y a quelques temps, je me suis retrouvée en Inde où il n’est pas si facile de trouver des tampons et où les conditions d’hygiène ne se prêtent guère finalement à leur utilisation. J’ai donc acheté des serviettes hygiéniques et je me suis rendu compte que mon flux était totalement différent. J’ai eu l’impression de perdre plus de sang et que le flux était plus abondant. En fait, le fait de voir et de ressentir vraiment le sang couler procure une sensation très différente. J’ai eu une plus forte impression de purification. En tant que protection externe, les serviettes ne perturbent pas apana vayu comme peuvent le faire les tampons, surtout lors de leur mise en place. Les tampons peuvent en effet créer un mouvement anti-péristaltique et perturber apana vayu et le rythme de l’appareil reproducteur en général.

–          éviter toute activité physique intense : courir, sauter, monter à cheval… et éviter les postures inversées de yoga.

Certaines traditions, comme celle que présente Maya Tiwari dans ses livres, sont encore plus exigeantes et disent qu’il faut éviter de prendre des bains (les douches doivent être très rapides avec de l’eau chaude, mais pas brûlante ni froide) et se se laver les cheveux.

L’idée en gros, c’est de respecter le cycle et de se respecter durant ces quelques jours. Se reposer au maximum, méditer, lire, écrire, peindre… c’est souvent une période de créativité pour les femmes qui ont la volonté/possibilité de s’accorder une pause ; pause qui leur permettra de recommencer un nouveau cycle avec une nouvelle énergie, au lieu de se sentir « lessivée » à cause des règles.

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