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Inspirations – NATUROPATHIE

Après un premier article consacré à mes sources d’inspiration en ayurveda, voici celles consacrées à la naturopathie. Je considère que pour se maintenir en bonne santé, la compréhension des concepts de base de l’ayurvéda est fondamentale, mais j’ai quand même souhaité compléter mes connaissances en suivant une formation en naturopathie occidentale.

Je trouve en effet dommage d’aller chercher des remèdes naturels à l’autre bout de la Terre quand la nature chez nous nous déjà offre tellement de plantes médicinales. J’en avais parlé dans un précédent article : nous devons prendre conscience du fait que la demande des pays occidentaux pèse de façon inégalée sur certaines ressources naturelles pourtant indispensables aux populations locales (plantes, graines, huiles essentielles) dans de nombreux pays lointains. Pourquoi aller chercher de l’huile de Baobab ou autres plantes exotiques quand nous pouvons trouver moins loin des substances ayant des propriétés similaires ?

Dr David Frawley (et Vasant Lad de l’Ayurvedic Institute!) ont d’ailleurs écrit un livre intitulé La Divinité des Plantes qui présente les « équivalences » entre de nombreuses plantes occidentales et indiennes. De toutes façons, en naturopathie, on considère généralement qu’il est préférable d’utiliser des plantes qui ont poussé au plus près de l’endroit de notre naissance et où nous avons grandit ; énergétiquement, elles sont plus proches de nous.

Bref, je m’égare… voici donc en vrac quelques inspirations naturopathiques qui m’ont portée ces dernières années :

Robert Masson/CENA

Après avoir comparé plusieurs formations (contenu/coût/durée/contraintes), et étant donné que je ne partais pas forcément avec l’idée d’en faire mon métier, j’ai choisi de suivre une formation par correspondance auprès de Robert Masson au Cena. Robert Masson, qui nous a quittés l’été dernier, a vraiment une approche très pragmatique de la santé naturelle. Il parle des 4 piliers que sont une bonne alimentation, un bon sommeil, de l’exercice approprié et « la sérénité de l’esprit » (j’adore!). Il a écrit de nombreux livres dont deux m’ont particulièrement marquée : La Révolution diététique par l’eutynotrophie (je ne sais plus s’il est toujours édité, mais on peut le trouver d’occasion) et Diététique de l’expérience. Son approche est pleine de bon sens et pragmatique (pas d’obligation d’être végan – il même plutôt vraiment contre – ou même végétarien), et toujours adaptée en fonction du profil personnel de la personne concernée ; il parle de « réglage alimentaire » et c’est parfois très très précis. Je pensais m’alimenter correctement avant d’étudier avec lui, mais depuis j’ai changé certaines choses et j’ai plus d’énergie et une meilleure digestion. Grâce à cette formation, j’ai aussi plongé dans le monde merveilleux des huiles essentielles et aujourd’hui, avec la phytothérapie, c’est ce que j’utilise le plus.

Susun Weed

Une autre source d’inspiration majeure pour moi est Susun Weed ; une herboriste américaine adepte des tisanes concentrées qui a écrit plusieurs livres, principalement sur la santé des femmes. Il semblerait qu’un seul soit traduit en français : Le trèfle de vie : Recueil de plantes médicinales au fil de la grossesse. Pour ma part, j’ai dans ma bibliothèque Healing Wise (Wise Woman Herbal Series), Breast Cancer? Breast Health!: The Wise Woman Way, Down There: Sexual and Reproductive Health the Wise Woman Way.

J’ai l’impression qu’en général les femmes sont encore mal informées de la façon dont fonctionne leur corps et des possibilité offertes par les remèdes naturels pour de nombreux maux. Claudia Welch, que j’ai mentionnée ici et qui a eu une grande influence sur moi dans ce domaine, incite les femmes à se responsabiliser et à se prendre en main pour ce qui est de leur corps. On devrait toutes savoir comment notre cycle fonctionne, se préparer à la ménopause pour qu’elle se passe au mieux (quand on sait que certaines cultures, comme au Japon, n’ont pas de terme pour la désigner, ça laisse penseur… mais c’est un autre sujet!) et aussi penser à la vieillesse pour qu’elle se transforme en chemin de sagesse et non de douleur.

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Dr Mercola

Autre source d’inspiration ou plutôt de connaissances, le site très (trop?) documenté de Dr Mercola. Ça doit bien faire 10 ans que je suis abonnée à ce site en anglais. Bon, il y a beaucoup de choses qui concernent des problématiques purement américaines ; étant donné le cadre légal de la sécurité alimentaire là-bas, les sujets ne manquent effectivement pas. Il existe une version française, mais je ne sais pas si elle reprend tous les articles ou seulement certains sujets plus généraux. Je suis incapable de tout lire tellement il y a d’information, surtout dans le domaine de l’alimentation. Les articles sont très fouillés et il y a toujours un résumé au début, ce qui souvent m’évite de lire tout l’article, sauf si c’est un sujet qui me tient vraiment à cœur. Ce site me permet de rester au courant de toutes les nouvelles tendances en matière de nutrition, dont certaines me font bien rire, mais bon. Au final, j’en reviens toujours aux sages conseils de Robert Masson.

Andreas Moritz

Cet homme, plus ou moins condamné par la médecine conventionnelle, comme Robert Masson d’ailleurs, a commencé à se passionner pour la santé naturelle dès l’adolescence. Il est décédé il y a quelques années, mais à mes yeux, a largement rempli sa mission de vie en proposant plein de livres, d’enseignements, dont le plus connu semble être L’incroyable nettoyage du foie et de la vésicule biliaire. Prise par d’une incroyable fièvre nettoyeuse en 2013-2014, je l’ai fait pas moins de 7 fois de suite (!), jusqu’à ce que mon corps dise stop (évidemment). Si je n’incite personne à suivre cet exemple un peu extrême, effectuer ce protocole peut être extrêmement bénéfique si l’on en croit les témoignages présents sur ce site.

Toujours intéressée par de nouveaux champs d’exploration, je serais heureuse de connaître VOS sources d’inspirations. N’hésitez pas à les indiquer dans les commentaires!

Bonnes découvertes!

Inspirations – AYURVEDA

Comme vous le savez si vous suivez ce blog, je m’intéresse depuis longtemps à l’ayurveda et à la naturopathie. Il y a 10 ans, je suis même partie suivre une formation intensive de 9 mois à temps plein à l’Ayurvedic Institute, au Nouveau Mexique, aux Etats-Unis. J’ai ensuite complété ma formation en naturopathie occidentale avec Robert Masson, au CENA. M. Masson, qui était une grande figure de la médecine naturelle, nous a malheureusement quittés l’été dernier.

Depuis ces formations, je continue à explorer ces domaines à titre personnel et j’ai décidé de partager avec vous mes sources d’inspiration dans trois domaines qui me tiennent à cœur : ayurveda, naturopathie, psychologie et gestion du stress. Vous verrez que la plupart des sources sont en anglais, qui est ma langue paternelle. Une bonne raison de se remettre à cette belle langue !

AYURVEDA

Dr Lad / Ayurvedic Institute : C’est donc là que je me suis principalement formée même si j’avais déjà lu beaucoup depuis plusieurs années et expérimenté des massages et des remèdes ayurvédiques (vraiment dégueu pour la plupart, mais c’est une autre histoire) quand j’étais en Inde. Pendant mon année à l’AI, j’ai eu l’impression de continuer à vivre dans un ashram : chaque cours débutait et se terminait pas une prière, nous avions des sessions de bhajans (chants dévotionnels) régulièrement au sein de l’institut et pouvions participer à toutes sortes d’ateliers et stages. Pendant cette année-là, je me suis initiée à l’Agni Hotra (cérémonie védique traditionnelle à effectuer au lever du soleil avec bouse et vache et ghee), aux mandalas de guérison, à l’EFT (« Emotional Freedom Technique », qui s’est bien popularisée depuis), à l’astrologie védique, etc., etc. Nous avions également la possibilité d’assister à toutes les conférences du vendredi soir, proposées en ouverture des stages de Dr Lad. Bref, tout ça pour dire que la plupart de ces conférences sont disponibles gratuitement sur le site de l’Institut ici. Ce ne sont que des introductions et il y a tellement plus à dire sur chaque sujet, mais c’est vraiment très riche tout de même. Dr Lad a une approche très spirituelle de l’ayurveda. Il l’incarne vraiment et c’est ce qui fait toute la valeur de ses enseignements.

Dr Claudia Welch : J’ai rencontré Claudia quand elle donnait des cours à l’AI. Pendant 3 mois, elle était avec nous pendant 3 heures tous les soirs. Diplômée en Ayurveda et en médecine chinoise, elle a pendant longtemps eu son propre cabinet privé avant de proposer des formations en ligne et des stages à travers le monde. Auteur du magnifique livre Balance your hormones, balance your life que je conseille vraiment à toutes les femmes, elle est régulièrement invitée, comme son ami Dr Svoboda (auteur de la fameuse trilogie « Aghora »), aux conférences internationales sur l’ayurveda en Inde ou ailleurs. Comme beaucoup, elle s’est spécialisée dans la santé des femmes. Elle a une approche très rafraîchissante de la santé et de la guérison. En gros, nous en faisons toutes trop et vivons comme s’il y avait une caméra qui enregistrait tout ce que nous faisons en permanence pour nous évaluer ensuite. Le secret du calme mental et de la santé qui généralement en résulte, c’est de se rendre compte que nous n’avons rien à prouver à quiconque. Sur son site, elle a une page où elle poste des conversations autour de ces sujets. J’aime beaucoup l’écouter et je dois dire que le stage sur la santé des femmes que j’ai suivi avec elle il y a plus de 10 ans maintenant a changé toute ma perspective sur la vie et la santé (oui, rien que ça!).

Kakis

Cate Stillman / Yoga Healer : C’est une copine de Dr Welch. Je ne l’ai jamais rencontrée et je dois admettre que son côté très pitta américain m’agace un peu parfois, mais son équipe et elle ont la grâce de mettre en ligne sur son site de nombreux articles, de très intéressantes interviews/podcasts, ainsi que des documents courts synthétiques sur plein de sujets ayurvédiques, qui sont très bien faits.

Banyan Botanicals : C’est une entreprise qui produit et commercialise des plantes ayurvédiques de très bonne qualité. Sur le site, il y a plein d’infos dans l’onglet « Learn Ayurveda », pour ceux et celles qui souhaitent s’initier à l’ayurveda de façon sérieuse. Il est également possible de faire un test gratuit pour connaître son dosha dominant (prakruti) : vata, pitta, kapha. Connaître son dosha dominant ainsi que celui qui vient juste après, c’est fondamental pour pouvoir utiliser les merveilles qu’offre la science ayurvédique. Quelqu’un comme moi qui est pitta-vata (les deux sont quasiment à égalité) ne doit pas suivre le même mode de vie qu’un kapha par exemple, au risque de ses déséquilibrer.

Dr Alakananda Ma / Alandi Ayurveda : Alakananda Ma est une figure spirituelle très inspirante à mes yeux. Elle est née anglaise entre deux traditions religieuses, a suivi des études de médecine conventionnelle, vécu 5 ans dans des couvents catholiques avant de partir en Inde et d’y trouver sa véritable voie. Il y a plus de 10 ans, alors que je vivais en Inde, j’ai été éblouie par la lecture de son livre Pilgrimage to the mother  qui raconte son pèlerinage aux sources du Gange, sa rencontre avec son futur compagnon de vie et leurs visites à de grands sages alors qu’ils vivaient comme de vrais sadhus et sadhvis. Depuis 1990, ils ont établi un petit ashram à Boulder dans le Colorado qui propose également des formations très sérieuses en ayurveda. A un moment de sa vie, empoisonnée par l’eau d’un puits, elle est tombée très malade et c’est grâce à Dr Lad qu’elle a retrouvé la santé. Sur le site de son école, là encore, on peut trouver plein de recettes et de remèdes naturels pour toutes sortes de problèmes du quotidien.

Maya Tiwari / Wise Earth School of Ayurveda : Atteinte d’un cancer dans ses jeunes années alors qu’elle vivait une vie très matérielle à NY, elle a été condamnée par la médecine conventionnelle et a décidé d’aller vivre seule, retirée du monde, pour mourir en paix. Pendant cette période de retraite, elle a eu de profondes expériences spirituelles qui l’ont reconnectée à la sagesse ancestrale de l’Inde et de l’Ayurveda. Dès 1981, elle a fondé son école qui propose un enseignement très traditionnel. Elle insiste beaucoup sur les rythmes de vie, les rituels du quotidien, la relation que les femmes doivent approfondir avec la nature et la lune en particulier… Ses livres sont une merveille.

Je crois que je vais m’arrêter là !… J’aurais également pu citer John Douillard qui propose une quantité impressionnante d’information sur la nutrition, ou encore Dr David Frawley dont le site offre d’innombrables articles autour de la culture védique, et beaucoup d’autres, mais c’est déjà trop long et c’est déjà beaucoup pour celle ou celui qui souhaite vraiment découvrir cette science fascinante.

Bonnes découvertes!

Deuxième phase du cycle difficile

Depuis quelque temps j’avais commencé à remarquer que la deuxième phase de mon cycle, soit après l’ovulation, commençait à être vraiment difficile à vivre, avec des tensions mentales et physiques de plus en plus vives. C’était devenu vraiment compliqué de supporter cette alternance chaque mois : une première phase où je me trouvais calme, centrée, avec une humeur plutôt égale, un bon sommeil et une bonne résistance au stress, plein de projets dans la tête etc., et une phase post-ovulatoire faite de variations d’humeurs terribles, de vague dépression, d’insomnie et d’anxiété.

Je sais que ces symptômes sont connus de nombreuses femmes, et qu’ils sont souvent entraînés par un état de stress trop intense, un foie engorgé (ce qui va souvent de pair), une alimentation déséquilibrée et/ou une consommation trop élevée de café/thé/chocolat. J’avais limité le stress ces derniers temps et je m’alimente sainement depuis des années (enfin, surtout depuis que j’ai suivi un cursus de naturopathie qui m’a remis les pendules à l’heure sur certains points), mais je ne constatais pas vraiment d’amélioration.

J’ai voulu creuser plus profond et je suis allée voir un praticien de médecine alternative dont on m’avait vanté les mérites.

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A la fois chiropracteur et acupuncteur, après un interrogatoire précis et un peu de kinésio, ce dernier m’a expliqué que j’avais l’énergie de la rate affaiblie (sans doute à cause de ruminations sans fin ; me mettrais-je « la rate au court-bouillon »?) et que du coup celle-ci ne parvenait pas à contrôler l’énergie du foie en surrégime (trop d’émotions accumulées dans mon petit foie ?? je m’étonne!!…), qui finissait par monter trop haut dans le corps et tout chambouler.

Cette explication peut sembler pittoresque, mais je dois avouer qu’elle a fait sens pour moi : toujours cette impression de ne pas parvenir à réguler ma température, cette impression d’avoir trop d’énergie bloquée dans la tête (ça m’a souvent empêché de dormir), de ne pas parvenir à équilibrer mes énergies malgré le yoga et la méditation. Bref, après ce premier diagnostic posé, il a placé les aiguilles et là, je dois avouer que je n’ai jamais senti rien de tel en 10 ans d’acupuncture. Certaines aiguilles me faisaient atrocement mal pendant que mon pouls et ma respiration s’accéléraient. C’était comme si une grosse boule d’énergie stagnante était enfin libérée. En quelques minutes la situation s’est stabilisée, mais j’ai continué à sentir que « ça travaillait » pendant quelques jours après la séance.

J’y suis retournée deux semaines plus tard, avec plus de légèreté et de stabilité émotionnelle. Parallèlement, j’avais décidé de commencer une cure de gemmothérapie à base de framboisier (macération de bourgeons ou de jeunes pousses de plantes que je recommande vivement à celles qui ne connaissent pas), qui est une plante régulatrice hormonale.

Résultat, après deux visites et la prise régulière de framboisier, le bilan semble plutôt positif. Même si j’ai eu quelques nuits difficiles avant mes règles et un gros coup de stress lié à un problème familial, je ne les ai même pas senties arriver. Je vais continuer les traitements afin de que la situation s’équilibre sur le long terme et que je retrouve un peu de stabilité émotionnelle.

Si vous aussi, vous avez souffert du même type de symptômes, je suis curieuse de savoir comment vous êtes parvenue à retrouver votre équilibre…

Peut-être serez vous intéressé par des remèdes naturels contre les règles douloureuses, le rhume, la gastro… ou comment soutenir l’immunité? A moins que ce soit les huiles essentielles qui vous attirent?

 

Mes huiles essentielles occasionnelles (2)

Ce qui est bien avec les huiles essentielles, c’est que la plupart peuvent se conserver longtemps si on les garde à l’abri de la chaleur et de la lumière. Du coup, il y en a que je ne ressors qu’à l’occasion, quand le besoin se présente.

Parmi ces huiles que j’utilise plus rarement, en voici quelques une que je trouve très efficaces :

  • lavande aspic : cette huile est magique en cas de piqûre d’insecte. L’été dernier, en farfouillant dans le jardin, je me suis fait piquer par une guêpe particulièrement agressive, pour la première fois de ma vie. La douleur s’est rapidement calmée en appliquant directement une ou deux gouttes de cette huile directement sur la piqûre, en répétant toutes les 10 minutes jusqu’à ce que ça se fasse oublier ;
  • basilic exotique : cette huile est très puissante et ne doit pas être appliquée sur la peau sans dilution dans de l’huile végétale, bio si possible. Je la dilue donc (2 ou 3 gouttes dans le creux de la main avec un peu d’huile végétale) et je l’utilise en massage sur le ventre en cas de douleurs ou de spasmes. Elle est très anti-spasmodique et facilite la digestion ;
  • eucalyptus globulus : en cas de rhume ou d’état grippal qui menace : je me fais des inhalations avec cette huile qui fonctionne très bien pour la sphère ORL (à ne pas confondre avec certaines autres sortes d’eucalyptus qui ne sont pas du tout indiquées dans ces cas) ;
  • niaouli : je n’utilise cette huile qu’en association avec l’eucalyptus globulus pour les inhalations. Je dois dire que grâce aux traitements naturels que je mets en place dès que je sens arriver un rhume, ça fait des années que je n’en ai pas eu un « vrai » ;
  • géranium rosat : pour la peau en dilution dans de l’huile végétale : anti-ride. Attention, ne pas mettre d’huile essentielle dans sa crème de jour habituelle. Celle-ci entraînerait certains composés de cette crème dans le flux sanguin alors qu’ils ne sont pas censés aller plus loin que les couches supérieures de l’épiderme (c’est surtout si celle-ci n’est pas bio) ;
  • citron : pour assainir le cuir chevelu et faire briller les cheveux, j’en mets quelques gouttes dans le masque capillaire à rincer. Comme cette huile est peu chère et facile à trouver et qu’a priori, les citronniers ne sont pas encore des arbres rares, c’est presque la seule huile essentielle que j’utilise dans les produits ménagers (avec celle de lavande et d’arbre à thé, il est vrai).

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Je privilégie une utilisation très simple des huiles essentielles : une ou deux gouttes sur un mouchoir en inhalation, une ou deux gouttes en massage après dilution dans de l’huile végétale, trois profondes inspirations à même le flacon, parfois dans un peu de miel en cas de problème ORL, je trouve que ça fonctionne très bien. Je fais attention à ne pas les utiliser sur la peau au quotidien ; en effet, Robert Masson nous a assez répété qu’à terme, toutes les huiles essentielles sont potentiellement toxiques pour le foie. Par inhalation, il est bon de ne pas en abuser non plus au risque de développer maux de tête ou pire en cas de diffusion prolongée par diffuseur ; c’est d’ailleurs pourquoi je n’en possède pas.

Les huiles essentielles fonctionnent à plusieurs niveaux : physique, mais également émotionnel et même spirituel pour certaines d’entre elles. Ce n’est pas un hasard si deux des rois mages ont apporté de ma myrrhe et de l’encens à Jésus, si des bâtons d’encens sont utilisés en si grande quantité dans les temps en Asie et les encensoirs balancés dans les allées des églises lors des grandes occasions. Les parfums que certains d’entre elles dégagent ont parfois quelque chose de divin qui nous fait entrer en connexion avec les sphères supérieures.

Certaines huiles essentielles sont très chères (bonjour hélichryse italienne !), mais la plupart sont quand même très abordables. Nous avons la chance de vivre dans un pays où la tradition des huiles essentielles est bien ancrée et nous avons de nombreuses marques d’huiles essentielles de bonne qualité.

Pour avoir le maximum d’efficacité, il est important de privilégier le bio, et des marques reconnues pour leur sérieux. S’il y a une démarche de développement durable derrière, c’est encore mieux car beaucoup d’huiles essentielles viennent de pays en voie de développement. Une fois encore, il me semble fondamental de se rendre compte de ce que la nature nous offre via les huiles essentielles et de les utiliser avec conscience et gratitude.