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26 films cools

En règle générale, nous regardons plutôt des documentaires à la maison, mais parfois l’envie de regarder un bon film nous gagne quand même. En cette période de confinement, je sais que nous sommes nombreux à nous échanger des titres de films pour passer un bon moment. Je suis toujours à l’affût de films qui soient sans vulgarité, sans violence ni suspense à deux sous, sans bêtise, sans noirceur, sans personnages névrosés (pas de serial killers ni de pervers narcissiques, merci bien…).

Aussi, au fil des années nous nous sommes constitué une petite bibliothèque de « films cools ». La plupart sont des comédies dramatiques, beaucoup sont connus, d’autres beaucoup moins (et parfois, à mes yeux, injustement mal notés). Ce ne sont pas des films qui vont empêcheront de dormir (ce qui, par les temps qui courent, est plutôt une bonne chose!), mais ils sont divertissants, au bon sens du terme, soit parce qu’ils nous font beaucoup rire, ou voyager, ou rêver…

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Alors, voici notre petite sélection:

Pour les amateurs de l’Asie (Japon et Corée):

  • The Taste of Tea (Cha no aji) – plus de 2 heures de bonheur
  • Lost in translation (évidemment; vu plusieurs fois, toujours des trouvailles)
  • Des nouilles aux haricots noirs (Castaway on the moon)

Pour celles et ceux qui aiment les films en costume:

  • Edmond (qui relate la vie de l’auteur de Cyrano de Bergerac)
  • Chambre avec vue (Room with a view) – ultra romantique
  • Avril enchanté (Enchanted April)
  • Miss Potter (on a parfois l’impression de voir Bridget Jones en costume, mais les personnages secondaires sont délicieux et on se laisse prendre par cette belle histoire)

Pour les joies de la cuisine:

  • Julie et Julia (Julie and Julia: Meryl Streep au top!)
  • Les saveurs du Palais (Catherine Frot!)

Pour les littéraires :

  • Alceste à bicyclette
  • Le Mystère Henri Pick
  • Les mots pour le dire (The Rewrite; plus plaisant que les 10 premières minutes ne le laissent présager)
  • Le Prénom

Pour les inconditionnels de Woody Allen (malgré tout):

  • Magic in the moonlight
  • Minuit à Paris (Midnight in Paris)

Pour celles et ceux qui aiment un détour par l’univers de la mode et ses excentricités:

  • Le Stagiaire (The Intern)
  • Le Diable s’habille en Prada (The Devil Wears Prada)
  • Chic (Ce film est généralement mal noté mais les moments d’anthologie avec Fanny Ardant apprécieront !)

Pour les amateurs de l’Inde :

  • The Lunchbox (Dabba)
  • Swades (Swades, nous le peuple)
  • Hindi medium

Pour l’aventure intérieure ou extérieure:

  •  Indian Palace (The Best Exotic Marigold Hotel) suivi de Indian Palace suite Royale (The Second Best Exotic Marigold Hotel) : tous les meilleurs acteurs anglais
  • Chaleur et poussière (Heat and Dust)
  • Mange prie aime (Eat Pray Love)
  • Le voyage aux  Pyrénées (même si le film est mal noté, et que la fin est un peu bizarre, le couple Sabine Azema et Jean-Pierre Darroussin nous éclate)
  • L’Odyssée de Pi (The Life of Pi)

N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions!

** et aussi, pêle-mêle: On connait la chanson, Les émotifs anonymes, Le discours d’un roi… on arrive à 29!

Joies et misères du Bokashi

A la maison, il n’y a finalement que moi qui mange des légumes et des fruits frais. En dehors des tomates en saison et de la salade/mâche/jeunes pousses d’épinards le reste de l’année, mon mari ne s’y intéresse pas du tout. Résultat, je suis la seule à générer des déchets organiques et même si la quantité n’est pas énorme (et ce, d’autant plus qu’achetant tout bio, je ne pèle pas beaucoup de légumes), ça m’a longtemps beaucoup ennuyé de les jeter à la poubelle.

Étant donné la taille et la configuration de notre jardin, il était pour nous impossible d’installer un compost conventionnel ou même « sauvage » dans un coin.

J’ai bien pensé à la solution du lombricomposteur, mais l’idée d’avoir un tas de vers grouillant quelque part dans le sellier ne nous attirait guère. Bref, après pas mal de recherches sur internet, je suis tombée sur le système du Bokashi (qui signifierait en japonais, « matière organique fermentée ») et c’est cet article du blog Le Jardin d’Emilie qui m’a convaincue. C’est un système de lacto-fermentation (oui, je sais…) des déchets organiques dans un seau, généralement en plastique, à l’aide de micro-organismes efficaces (« EM » autrement appelés son de Bokashi) que l’on saupoudre à chaque fois qu’on y dépose des déchets.

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Après plusieurs mois d’utilisation, j’ai décidé de faire un petit bilan des avantages et inconvénients de cette méthode :

Les avantages

– l’avantage principal à mes yeux, c’est que ça ne prend pas de place, ça ne dégage pas d’odeur (tant qu’on ne l’ouvre pas;-) !, j’y reviendrai)

– on peut tout y mettre ; même si je ne mange pas de viande ni de poisson à la maison, je trouve que c’est quand même un avantage

– on n’a pas tellement besoin de s’en occuper : il suffit de mettre ses déchets régulièrement, de bien les tasser et de saupoudrer un peu de son de Bokashi avant de refermer le bac

– au bas du seau, il y a un bec qui permet de récolter le « thé de compost » (nom poétique qui cache une réalité parfois moins glam’). Une fois bien dilué dans un arrosoir, il permet de nourrir les plantes du jardin ou de la maison

– et bien sûr, ça permet à terme de produire du compost pour ses plantes, mais ce n’est pas si simple. En effet, ce n’est pas parce qu’on a remplit son seau Bokashi complètement et qu’on a attendu les deux semaines réglementaires qu’on a produit du compost.

Non, et c’est ainsi que j’en viens aux inconvénients…

Les inconvénients

– contrairement à ce que l’on pourrait croire, une fois le Bokashi rempli et laissé à fermenter tranquillement pendant au moins 2 semaines (ce qui implique pour les familles d’avoir finalement deux seaux car il se remplit vite), on ne se retrouve pas avec du compost.

En effet, une fois qu’on ouvre la bête, on se rend compte que les déchets alimentaires n’ont presque pas changé d’apparence. On pourrait penser qu’il ne s’est rien passé. Que nenni, c’est que la lacto-fermentation transforme les structures moléculaires internes des déchets, mais non leur apparence. On se retrouve donc avec un tas très moche et un peu gluant qui nous rappelle les repas pris pendant les dernières semaines, ou mois, c’est selon.

Bref, à ce stade le contenu du seau est très acide et si l’on peut dès à présent l’enfouir dans un coin de jardin, il faut prendre garde à ne pas l’enterrer près des racines des plantes. C’est parfois compliqué, et c’est le cas dans notre petit jardin un peu touffu.

Autre solution, et celle que j’emploie : j’installe une petite « fabrique à terre ». Dans une vieille poubelle je mets 10 cm de terre de jardin/terreau (ce que j’ai sous la main), je dépose ensuite le contenu du seau dessus, et je recouvre le tout d’encore 10 cm de terre. Un peu de résidu de tonte ou de feuilles séchées par dessus, le tout partiellement recouvert d’un sous-pot quelconque pour que la pluie ne l’inonde pas et en quelques semaines (oui, ce n’est donc pas un processus instantané; comme tout ce qui est naturel), j’ai une terre très riche que je peux répandre où je veux ou mettre dans des jardinières pour la plantation. J’ai vu qu’il existait aussi des « sacs à compost », achetables dans le commerce, qui possèdent une trappe dans leur partie basse. C’est le même principe.

– Outre le côté relativement fastidieux du processus, c’est quand même parfois l’odeur qui se dégage du seau qui est gênante. Entre nous, mon mari l’appelle le « Bokaschiotte » (!) Je sais bien que normalement ça ne sent pas grand-chose, mais avec certaines températures hautes extrêmes, ou si on attend comme moi parfois trop longtemps pour mettre ses déchets dans le Bokashi (je les stocke dans une petite boite sur mon plan de travail), et bien parfois, ça pue et c’est chiant. Une bonne partie des pubs pour Bokashi, notamment américaines, laissent entendre que ça ne sent tellement rien qu’on peut le garder dans sa cuisine, mais ce n’est pas l’expérience que j’en ai. Du tout*.

– autre point négatif, il faut donc acheter un seau (en plastique qui plus est) qui n’est vraiment pas donné : entre 45 et 80 euros d’après ce que j’ai vu et aussi un sachet de son environ deux fois par an. Ce n’est donc clairement pas la solution la plus écolo ni la plus économique (même si l’on peut toujours transformer une vieille poubelle en mettant un grillage au fond et un robinet).

Bilan des courses : au vu de la masse modeste de déchets organiques que je produits, j’ai honnêtement parfois l’impression que c’est beaucoup de travail pour finalement pas grand-chose, mais j’ai quand même la satisfaction de créer de la bonne terre avec nos déchets organiques, d’enrichir le sol et de de pas jeter de l’eau à la poubelle. Pour moi c’est vraiment important de fertiliser la terre de notre jardin car je sais que les oiseaux et les plantes ont besoin que les insectes prospèrent.

Le compostage me tenait vraiment à cœur et cette solution semble être celle au final qui nous convient le mieux étant donné notre consommation de produits frais et la configuration de notre jardin. Mais, bon, je reconnais que ce n’est pas idéal et j’aimerais beaucoup avoir un plus grand jardin où je puisse installer un « vrai composteur » à l’ancienne.

Et vous, connaissiez-vous ce type de compostage ? Qu’en pensez-vous ?

Pour aller plus loin:

Home

Valorisez vos déchets grâce au bokashi

Le compostage Bokashi, c’est quoi et comment ça fonctionne ?

* En même temps, après plus d’un an d’utilisation, je me rends compte que la seule fois où le contenu du Bokashi a vraiment pué, c’est quand nous avons eu des températures allant jusqu’à 39 degrés l’été dernier (du jamais vu dans notre région). On peut quand même parler d’une situation exceptionnelle (tout au moins je l’espère ) et les problèmes d’odeurs ne sont finalement pas la norme.

Shabbat digital

Pendant les vacances l’été dernier, nous avons passé une semaine au fin fond d’une vallée d’Ariège où la 4G ne passait quasiment pas. Il y avait juste un moment le matin (correspondant peut-être à une ouverture dans la couche nuageuse?) qui m’a permis avec beaucoup de patience de répondre à quelques messages et commentaires sur ce blog. Les appels eux non plus ne passaient pas souvent. Certains auraient pu paniquer dans cette situation ; de mon côté, cette petite pause m’a fait le plus grand bien.

Sans accès à FB ni IG, les deux réseaux sur lesquels je passe le plus de temps, je me suis vite rendu compte que j’avais l’esprit plus clair et concentré ; j’ai vraiment eu l’impression d’être beaucoup moins parasitée par les histoires des uns et des autres, par les nouvelles du monde, par les injonctions multiples et souvent contradictoires qui découlent des intérêts personnels des uns et des autres. J’avais déjà écrit un petit billet en lien avec ce sujet ici. Ma tendance à être facilement impactée par les images, les récits, les infos m’est apparue très clairement.

Les réseaux sociaux me donnent de plus en plus l’impression d’être un espace touffu et cacophonique où tout le monde essaie de crier plus fort que les autres pour être entendu/vu/lu/liké. Je ressens comme une débauche d’énergie de la part de toutes les personnes qui se servent de cette plateforme à des fins professionnelles. Je ne les critique pas du tout, c’est vraiment un outil génial, mais rien que de voir toutes ces stories/swipe up/photos/vidéos etc, ça me donne le tournis (on dirait que j’ai plus de 80 ans, je sais).

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Dans tous les cas, c’est vraiment ce que je ressens quand j’ouvre Instagram. Pourtant je ne suis pas abonnée à plein de comptes (beaucoup sont ceux d’ami.e.s qui l’utilisent occasionnellement pour poster des photos perso, comme moi – si vous voulez aller voir, mon compte, c’est atmaprana) mais comme ceux-ci sont assez divers, je me retrouve à recevoir des pubs et des liens sponsorisés pour tout et n’importe quoi et je me suis même fait avoir une fois en achetant une gourde en verre avec un cristal de roche dedans (oui, j’ai un peu honte de l’avouer, mais c’est le cas. Bien évidemment, comme je suis gênée de la trimballer avec moi – je ne vis pas à Venice Beach – ça fait plusieurs semaines qu’elle trône dans un coin de la cuisine, d’où je peux quand même admirer son cristal magnifique).

En même temps, c’est grâce à Instagram que j’ai découvert des comptes géniaux comme the.holistic.psychologist (que je trouve personnellement d’une très grande aide) ou wisdomofanxiety, que je me tiens au courant des actions de Greenpeace ou de l’organisation humanitaire d’Amma, Embracing the world et de ses diverses branches (embracingtheworld.official), que je reste au fait des mouvements vegans (moi qui mange du poisson), avec ophélie.veron, antastesia ou encore natasha.echosverts, que j’explore le minimalisme extrême de healyourliving, que je suis des autrices que j’adore comme Dani Shapiro (daniwriter) ou Elizabeth Gilbert (elizabeth.gilbert.writer). J’aime aussi suivre des bloggeuses que je suivais déjà avant d’avoir accès à internet sur mon téléphone (depuis 1 an 1/2 seulement) comme Anne-Solange Tardy dont j’adore la sensibilité et la plume… Et puis évidemment, je suis abonnées aux comptes d’Amma et d’autres grandes figures spirituelles comme Thich Nhat Hahn, Jetsunma tenzin Palmo, Mooji, Anandamayi Ma, Paramahansa Yogananda, le Dalai Lama…

En fait, je suis des comptes qui permettent de découvrir de nouvelles perspectives, qui m’inspirent, qui me font rire (astrotruc!), qui provoquent ma pensée. Je suis finalement peu de comptes liés à mes centres d’intérêts centraux que sont le yoga, l’ayurveda, la méditation… Malgré tout je ressens de plus en plus le besoin de me déconnecter et j’ai de moins en moins tendance à aller sur les réseaux le week-end. Voire, j’ai envie, comme le fait et suggère de le faire Sheryl Paul (auteure de The Wisdom of Anxiety, livre merveilleux pour ceux et celles qui comme moi souffrent d’anxiété), d’établir un Shabbat digital, le samedi. Histoire de ne pas passer la moitié du week-end à nager dans les histoires de autres, à penser à ce qu’il leur arrive (je sais c’est bête, non?). Comme je n’arrive pas à cloisonner, et que j’ai envie d’avoir mon espace mental le plus libre possible, et même si je suis loin d’être un accro à mon téléphone (j’oublie même parfois de le rallumer le matin), je pense que je vais en faire une nouvelle habitude. Le calme mental est si difficile à obtenir, et chaque jour nous nous exposons à tellement d’infos et d’images ! C’est décidé, je me déconnecte au moins un jour par semaine. Et vous, est-ce que vous faites ça, quel est votre rapport aux réseaux sociaux ?

La vie intérieure

Plus ça va, plus le plus important à mes yeux est cette vie intérieure, cette vie en dedans qui se déploie, cachée, tapie. La vie spirituelle. En spirales, en tourbillons, en catimini, en longues nappes calmes parfois, des plateaux pendant lesquels on reprend son souffle, avant qu’une couche plus profonde de compréhension ou de nœuds à dénouer ne se présente.

J’ai la chance d’appartenir à une communauté spirituelle forte et soudée. C’est pour moi plus important que tout. Les maîtres spirituels nous le répètent constamment : le premier devoir, le premier dharma en cette précieuse vie humaine est de réaliser le Soi. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire découvrir et s’établir dans notre véritable nature, celle qui n’est que Satchidananda, être-conscience-béatitude. Un très long processus, qui s’étend sur de nombreuses vies…

A mes yeux, « réussir sa vie », au sens où on l’entend dans nos sociétés, ce n’est donc pas avoir une carrière géniale (mais souvent bourrée de stress), avoir une famille, des enfants, voyager dans le monde entier, avoir une maison/piscine/grosse voiture, mais bien d’avoir eu le goût et la possibilité d’approfondir le sens et la nature de cette vie humaine qui nous est donnée (ou plutôt dans laquelle notre karma nous a propulsés). Dans le bouddhisme et l’hindouisme, il est dit très clairement que la vie humaine est un cadeau inestimable ; il est important d’en avoir conscience et de diriger sa vie selon les principes éternels de l’amour, la compassion, la patience, la non-violence, la joie, le respect…

Ariège

Je peux dire que dans mon propre parcours, la rencontre avec l’Inde et surtout avec Amma a été comme une seconde naissance. J’ai du jour au lendemain découvert tout un monde qui semblait régi par des valeurs et une énergie totalement différente (et souvent à l’opposé) de celle qui me semble régir nos sociétés. Un monde où le travail sur soi va de pair avec l’ouverture aux autres, où la joie et la lumière est toujours présente, même dans les moments difficiles, où la vie a un sens.

Souvent je me demande comment font les personnes qui n’ont pas la foi, qui n’ont pas ce goût de la vie intérieure, pour lesquelles un moment de silence est un moment mort. A quoi se raccrochent-elles ? Souvent à leurs enfants, leurs proches, leur travail. Mais tout ceci est impermanent. Qu’est-ce que qui donne vraiment un sens à leur vie quand les enfants sont partis, les petits-enfants loin, le travail perdu ou la retraite arrivée, la santé en berne ?

Quand on voit l’état du monde, comment ne pas sombrer dans le désespoir quand on ne vit qu’en surface ? Je vois l’exemple de certains de mes proches et ces questions me préoccupent. Comment faire prendre le goût de la vie intérieure à ceux qu’on aime et qu’on voit errer émotionnellement et spirituellement ? Est-ce d’ailleurs une question de goût, de temps, de culture, de karma ? J’ai bien l’impression qu’on n’y vient que par soi-même et que les autres ne jouent qu’un rôle très secondaire dans ce processus. Qu’en pensez-vous ?