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Quatre ans de vie provinciale après plus de 10 ans de vie parisienne et à l’étranger et les anciennes habitudes qui commencent tout juste à disparaître :

- jamais de caddie au supermarché, pas de supermarché d’ailleurs (horreur !, trop de produits différents, trop de marche à faire dès qu’on a oublié quelque chose alors qu’on s’apprête à terminer le choix des fruits), mais un bon vieux panier en plastique, voire, attention, le panier à roulettes. Comme à Paris, on achète jamais pour plus de quelques jours, même si la taille du frigo le permettrait, et on fait attention à ne pas acheter trop d’un coup pour ne pas dépasser deux cabas, alors qu’on a une voiture pour tout remporter à la maison !!!

- les soldes entre midi et deux en centre-ville alors qu’on pourrait tranquillement aller dans une galerie le samedi comme la moitié de la France ;

- le cinéma en VO uniquement, tant pis pour le film s’il ne passe qu’en français, ce qui est le cas dans 75 % des cas, même dans une grande ville ; du coup, on ne va plus au cinéma… :-(;

- on continue à partir à l’étranger et à vouloir voyager alors qu’on a tout sur place : ville, mer et campagne, mais on ne peut parler de nos voyages en dehors des frontières qu’à peu de gens car ici les collègues partent en vacances dans la région, « sur la côte », voire, pour les plus aventureux, dans les Pyrénées, et on ne veut pas trop passer pour la parisienne (qui en plus parle anglais!)

- on dégaine notre dossier complet au quart de tour quand on vient de visiter un appart en location sur lequel on a flashé, alors que, sincèrement, si on était tranquillement venu avant la fin de la semaine le porter à l’agence, y aurait pas eu de problème ;

- on mange bio/végétarien et ça étonne encore beaucoup de monde (bizarrement) ;

- on ne connaît pas les séries et les références aux émissions populaires proposées par nos chères chaînes de télé, tout simplement parce qu’on avait pas de télé… mais maintenant on en a une pour regarder les docs sur Arte ;

- on ne sait pas « faire du bateau » et on confond bâbord et tribord ; ici j’ai bien l’impression qu’une personne sur deux a son permis bateau ;

- on s’extasie, sous le regard empli de compassion de nos collèges, quand notre plan de tomate en produit une, de tomate. Eux ça fait belle lurette qu’ils en font des salades, car ils ont maîtrisé le purin d’ortie et la liste des plantes amies des tomatiers, avant qu’on sache à quoi ça ressemblait, un plant de tomate ;

- on finit toujours par trouver des ex-parisiens avec qui échanger sur les horreurs du RER, l’agressivité des Parisiens, la pollution, la cherté des loyers, etc… mais aussi, sur la vie culturelle hors norme, la facilité à se faire des contacts (et oui, plus sur ce point dans un autre post), l’énergie que la ville dégage, ce qui nous manque un peu à tous quand même parfois.

Bords de Loire

 

 

Quelques vues des bords fleuris de la Loire le long de la Divatte…

Loire2

Loire4

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Avant toute chose, je veux préciser que c’est un changement de carrière mûrement réfléchi et non choisi par défaut et que j’ai passé plus de 10 belles années dans notre chère capitale.

Quand on arrive dans une administration en province, même située dans une grande ville qui fait parler d’elle (dans le bon sens) « à deux heures de Paris », il y a quand même une petite période d’adaptation, surtout quand on a travaillé dans le privé pendant « nos années formatives ». Ça va faire quatre ans que le virage a été pris et que certaines choses commencent à avoir l’air « normales », mais j’ai quand même envie de vous livrer un petit rapport d’étonnement…

Citons par exemple :

- déjà la moyenne d’âge : première direction régionale dans laquelle je suis arrivée : 360 personnes, 53 ans (!) d’âge moyen. Ça fait quand même bizarre… du coup fini les fous rires avec les copines, les apéros spontanés en sortant du travail, ici la grande majorité des gens a une famille à retrouver le soir, des enfants à récupérer, des adolescents à coacher. Ce qui impressionne également, c’est le fait que beaucoup sont « entrés » dans l’administration à 18 ou 20 ans et n’en sont plus jamais sortis. Du coup, c’est vrai que certains plis se prennent quand on a fait plus de 30 ans au même endroit et que les arrivées de « jeunes » (de 35 ans !) les bousculent parfois un peu trop !

- les discussions à la cantine : point très en lien avec le précédent : quand la moyenne d’âge atteint 53 ans, qui est l’âge moyen auquel les Français deviennent grand-parents (en province sûrement, parce qu’à Paris, les femmes ont des enfants plus tard!), ben, de quoi parle-t-on le matin au café ou le midi à la cantine ? Des petits-enfants juste nés ou à venir, des baptêmes, des mariages des filles et des fils… c’est imparable. C’est ça ou les recettes de cuisine, voire le jardin et ses tomates quand approche l’été. Le dernier film ? L’expo à Beaubourg ? Le dernier bouquin d’Édouard Louis ? Lisbonne au printemps ? On oublie… sauf, peut-être, avec les quelques collègues qui auront fait un « temps » à Paris (et qui l’auront apprécié ; c’est un autre sujet, mais nombreux ceux qui ont l’air d’avoir vécu des années véritablement misérables dans la capitale. En même temps, la Défense quand on a grandit près de la mer, c’est un peu dur).

- les horaires : c’est bien simple, à 7h30 les bureaux sont déjà à moitié remplis. Forcément, les gens n’ont, pour la plupart, plus d’enfants en bas âge à amener à l’école, du coup, ils viennent tôt… et repartent tôt. Les « bonne soirée ! » commencent à fuser vers 16h, heure du pic d’activité dans les entreprises privées dans lesquelles j’ai travaillé.

Au début, j’arrivais tranquille vers 9h, puis ça a été 8h45, puis 8h20 (la première fois, j’y ai pas cru), et maintenant c’est 8h max… du coup, les soirées sont libres et on a effectivement le temps de faire quelques trucs AVANT le dîner, ce qui était impensable à Paris.

- les délais et la définition du mot urgence : dans le privé, ou du moins selon l’expérience que j’en ai, « urgent », c’est dans l’heure, voire dans la demi-journée max. Dans le public, « urgent » c’est dans la semaine, voire, j’ose à peine le dire, dans la quinzaine. Au début les chefs sont tout étonnés quand on leur rend un travail rapidement, puis ils nous disent qu’on « travaille trop vite », puis ils laissent faire (genre, « c’est normal, elle vient du privé »).

- le rapport aux vacances : A Paris dans le privé, quand on a une demi-journée, c’est la fête. En début d’année, on analyse le calendrier pour voir quand tombent les jours fériés : un lundi ou un vendredi, c’est top, mardi ou jeudi, ça va encore (faudra prendre une journée pour en avoir quatre de libres d’affilée, mais ça se fait), un mercredi, c’est nul ! En plus ça tombe le jour non travaillé habituel pour de nombreuses femmes. Dès qu’on a réussi à « poser » quatre jours, on a qu’une envie, fuir ! Sortir de Paris, prendre le vert, voir la mer, surtout quand lesdits quatre jours tombent au printemps, vers la sortie d’un long hiver gris et souvent froid…. Et puis, une fois arrivé l’été, on compte les jours jusqu’au départ (du bureau ou en voyage), tout le monde connaît les dates exactes des vacances de tous ses collègues tellement c’est un sujet important… mais dès le 20 août, on commence à sentir une pression montante, car la « rentrée » approche : les wagons du métro se remplissent, la circulation est moins fluide, les feuilles des platanes commencent à roussir, septembre approche !

En province dans le public, c’est pas qu’on a plus de vacances que les grandes boites parisiennes, c’est juste que la qualité de vie est tellement différente qu’on attend pas les jours libres avec la même impatience. Il faut dire aussi que dans la région où je vis, beaucoup ont des résidences secondaires au bord de la mer (acquises ou héritées). Même sans résidence secondaire, il est plus facile de sortir de la ville pour se balader le soir ou le week-end, plus facile de se faire une escapade d’une journée (il n’y a pas 3 heures de bouchons à se taper au retour), plus facile de prendre l’air dans son jardin ou sur son balcon pour les nombreuses personnes qui en ont un… Du coup, dès le mois de mars, les gens ont la mine réjouie et commencent à arborer un léger hâle qui ne s’obtient que vers la fin juin à Paris…

Si vous êtes dans la même situation et que d’autres choses vous ont « étonnés », je serais curieuse de les entendre/de les lire.

Vous aimerez peut-être aussi Survivre à la vie au bureau, ou encore Ouvrir le quotidien.

Lunaisons (1)

Ce blog étant finalement comme une grande besace dans laquelle on trouve toutes sortes de choses, j’ai décidé de m’accorder la liberté aujourd’hui de parler du cycle menstruel.

Aujourd’hui, de plus en plus de femmes en France se détournent de la pilule suite aux différentes controverses qui lui sont associées ; de plus en plus de femmes choisissant des moyens de contraceptions naturels, cela veut dire que de plus en plus de femmes redécouvrent ou découvrent leur cycle menstruel naturel, sans l’influence des hormones artificielles.

On parle souvent du poids que cela représente, de l’inconfort et de la douleur que cela entraîne à intervalles réguliers (ce qui n’est pas une fatalité!!!), mais on parle beaucoup moins de la dimension spirituelle du cycle.

En effet, les changements hormonaux auxquels nous sommes soumises jusqu’à la ménopause non seulement valent le coup d’être mieux connus (cf. tout bon bouquin d’anat’physio), mais leur énergie également vaut la peine d’être explorée. C’est une dimension du cycle qui émerge de plus en plus dans les pays anglo-saxons (et cet article est inspiré de plusieurs sites que je liste à la fin), mais qui, me semble-t-il est peu connue en France.

Alors voici un petit résumé qui, je l’espère, permettra à certaines d’adopter un regard différent sur leur cycle :

Semaine 1, du 1er au 7e jour : c’est la semaine des règles ; le cycle débute avec le premier jour des règles. Souvent on a envie d’être seule, d’être tranquille et on fait parfois le nécessaire pour que cela advienne : par exemple avec des prises de becs diverses et variées. Il est important de voir ce moment comme une étape de purification à tous les niveaux. Le corps se débarrasse de ce dont il n’a pas besoin. Profitons de ces quelques jours pour faire le point et pour laisser partir ce que nous ne souhaitons pas retenir pour le nouveau cycle à venir, que ce soit des attitudes mentales, des habitudes alimentaires, des schémas qui nous paraissent négatifs.

Le moment des règles est dans beaucoup de cultures traditionnelles (Amérindiens, Inde, certains groupes du Pakistan…) un moment de retrait pour la femme qui se trouve déchargée des tâches ménagères et parfois « mise à l’écart » avec les autres femmes qui ont leurs règles au même moment (ce qui arrive souvent quand des femmes vivent ensemble, voire quand elles travaillent dans le même bureau !). C’est un moment privilégié pour s’intérioriser.

À mesure que le flux devient plus léger, une énergie printanière commence à émerger. On se sent plus légère, plus libre de ses mouvements, comme renouvelée. On a envie à nouveau de sortir, c’est comme si on ouvrait une nouvelle fenêtre sur le monde.

Semaine 2, du 8e au 14e jour : C’est une semaine de grande énergie créative. c’est l’énergie de l’été qui domine cette nouvelle phase. On a tellement d’énergie mentale et physique que souvent nous prend l’envie de se lancer dans de nouveaux projets. Et puis à mesure qu’on s’approche du moment de l’ovulation vers le 14e jour, on s’intéresse plus à notre apparence physique, on essaie de nouvelles tenues, on sent souvent également un pic d’énergie sexuelle. Tout nous semble possible. C’est l’énergie féminine à son comble qui traditionnellement tombait souvent au moment de la pleine lune, quand les femmes étaient moins exposées aux lumières artificielles qui influencent, souvent de façon négative, notre glande pinéale.

Dans cette deuxième semaine, c’est le moment d’utiliser notre énergie créatrice, de fabriquer quelque chose… on a souvent un sentiment d’expansion assez agréable qu’il est bon de laisser s’exprimer : par notre créativité, notre apparence, notre sexualité.

Semaine 3, du 15 au 21e jour : alors là, tout dépend de la phase de notre vie dans laquelle on se trouve : c’est l’énergie de l’automne qui se manifeste à ce moment-là et sa coloration dépendra de notre état d’esprit ; avons-nous un sentiment de satisfaction par rapport aux nouveaux projets que nous avons peut-être entamés pendant la phase précédente ? Sommes-nous touchées par un sentiment d’échec accompagné d’une légère dépression, car nous souhaitons concevoir un enfant et qu’un nouvel ovule ne sera pas encore cette fois fécondé (« j’ai perdu une occasion… ») ? Mais il se peut aussi que nous soyons toute contente à l’idée de ne pas avoir conçu… Tout est possible dans cette phase et elle sera le reflet fidèle de ce qui nous anime intérieurement à ce moment-là de notre vie. Il est important d’en avoir conscience pour être claires avec nous-mêmes.

Dans cette phase, il est important de ne pas être dure avec soi-même : si c’est un sentiment positif qui domine, célébrons-le ; si c’est un sentiment négatif, acceptons-le. Prenons la décision de changer ce qui peut l’être et d’accepter ce qui ne peut pas être changé. Vous l’aurez compris, ce n’est pas le meilleur moment pour commencer de nouveaux projets !

Semaine 4, du 22e au 28e ou 30e ou 32e jour, selon la durée de votre cycle : C’est l’énergie de l’hiver qui domine cette phase : on laisse déposer ce qui s’est passé au cours des trois semaines précédentes et on voit : sommes-nous satisfaites de notre vie ? Avons-nous (une nouvelle fois) un sentiment de ras-le-bol ? c’est le moment de faire le point et le moment de décider si oui ou non nous laisserons perdurer tel ou tel aspect qui ne nous convient plus dans le prochain cycle.

À mesure que l’on s’approche des règles, c’est à nouveau un mouvement de retrait du monde qui nous anime et qu’on devrait honorer afin de pouvoir, grâce à cette nouvelle conscience des énergies de notre cycle, mieux se connaître et mieux naviguer dans notre processus d’évolution dans ce corps de femme qui est le nôtre.

Dans cette phase, prenez le temps d’organiser votre vie pour que vous ayez le moins de contraintes possibles pendant les 3 premiers jours des règles à venir : essayer de ne pas fixer d’importantes réunions à ce moment-là ; ce n’est pas le moment non plus de prendre un RDV chez le dentiste ou pour un massage. Certaines décident également de cuisiner une grosse quantité de nourriture qui leur permettra de lever de pieds pendant deux ou trois jours. C’est le moment de ralentir la cadence ; pour certaines, cette cadence se ralentira d’elle-même tellement elles ressentiront d’inconfort à l’approche des règles (ceci fera l’objet d’un autre post sur le SPM) et il sera important pour elles de lever le pied sur le café et les excitants et d’alléger leur alimentation pendant ces quelques jours et pourquoi pas, faire un peu de yoga pour décongestionner la région du bassin.

On peut donc considérer le cycle menstruel comme une sorte de processus alchimique au travers duquel nous passons tous les mois. C’est une chance pour la femme que d’apprivoiser son cycle pour ne plus se sentir encombrée par son corps. En honorant son cycle, elle honore l’énergie féminine qui est tellement mise à mal dans le monde aujourd’hui, participant par là-même à sa restauration.

Quelques liens (en anglais…)

http://www.wildgenie.com/articles_fs.html

http://www.moonsong.com.au/articles/

http://www.sharonmoloney.com/menstruation

et deux livres (aussi en anglais) :

- « Her Blood is Gold » de Lara Owen

http://laraowen.com/books/her-blood-is-gold/

- « The Wise Wound : Menstruation and Everywoman », Penelope Shuttle et Peter Redgrove

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Et voilà, je referme cette petite parenthèse portugaise avec quelques photos de nature… Je dois dire que là-bas, les jardins botaniques regorgent d’espèces qu’on ne voit pas par ici, beaucoup de ficus immenses, des eucalyptus, des fougères arborescentes… C’est un vrai régal!

Dans le domaine de Buçaco, c’est simple, on passe des agaves aux fougères aux eucalyptus aux passages sous des frondaisons qui incarnent nos plus beaux fantasmes de forêts magiques… en quelques minutes.

Pena

Sintra

Sintra 2

Buçaco 4

Buçaco 3

Buçaco 2

Buçaco 1

Lisbonne botanique 3

Lisbonne botanique 2

Lisbonne botanique

Alors Coimbra… J’ai l’impression que cette belle petite ville n’est pas très visitée, ou alors était-ce la saison, mais elle est très agréable à vivre et offre aux amoureux de l’architecture de quoi de réjouir l’œil, sans compter sa magnifique université (une des plus vieilles d’Europe) et ses très bons restos.

En plus, de là, même si on est pas motorisé, on peut prendre le bus pour aller voir le fabuleux palais de Buçaco et sa forêt (qui a malheureusement subi un grosse tempête en février 2013 mais qui reste très belle dans les endroits qui étaient plus protégés) ; celle-ci a servi de lieu de retraite spirituelle au fil des siècles et est parsemée d’ermitages.

Université 1

Université 2

Buçaco 1 Buçaco  2

Buçaco 3

Coimbra

Jardin botanique Jardin botanique 2

Coimbra 2

Coimbra 3

Sintra, je rêvais d’y retourner depuis des années et je n’ai pas été déçue! C’est à seulement 40 min de Lisbonne en "TER", mais on se sent ailleurs: on est à moitié dans les montagnes mais on voit la mer, la ville est persemée de chateaux, manoirs et demeures anciennes car la cour du Portugal en avait fait sa résidence d’été. La plupart des gens ne viennent que le temps d’une journée de Lisbonne mais je trouve que c’est beaucoup trop court pour en goûter le charme. Nous y sommes restés trois nuits et n’avons pas eu le temps de visiter la moitié des châteaux! Quel bonheur de s’y réveiller et de pouvoir aller prendre son café du matin face au Palais National avant l’arrivée des touristes…
Attention, il y a un micro-climat qui est bien agréable en été, mais il faut veiller à prendre des pulls le reste de l’année.

Sintra 2

Palacio  Nacional 2

Azenhas do mar

Sintra

Palacio nacional

Vue sur la mer

Palacio de la Pena

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