Pourquoi j’ai déjà envie de fermer mon compte Instagram après une semaine

Inspirée par une amie de longue date qui me présentait son compte Instagram comme un espace de liberté personnelle en dehors de tout aspect commercial (elle est cheffe d’entreprise), j’ai ouvert un compte la semaine dernière pour pouvoir y poster certaines des nombreuses photos que je prends au quotidien depuis des années et que j’aime bidouiller.

Il y a quelques semaines seulement que j’ai un portable digne de ce nom avec accès à internet qui fonctionne (et oui!) et donc applis de filtres photos en tous genres, et du coup je me retrouve à consulter ce réseau social beaucoup plus qu’avant (puisqu’il est bridé au travail et que je ne suis pas beaucoup sur l’ordinateur à la maison), même si je ne suis finalement que très peu de personnes : Anne-Solange Tardy de Cachemire et soie dont j’adore la sensibilité, l’œil et la plume et Anne de Helloannouchka et Le Dressing idéal dont la vie est tellement à l’opposé de la mienne qu’elle me fascine.

A peine postée la première photo, je me rends compte que le plupart de mes amis sur Facebook ont un compte Instagram et celui-ci est même parfois surprenant, en révélant des aspects de leur vie que je ne connaissais pas. Je m’abonne à plusieurs d’entre eux et je vois qu’ils font de même de leur côté et me voilà prise sans le vouloir ni le souhaiter dans la course aux likes et aux posts (sans doute imaginaire), dans le monde des comparaisons dont mon professeur d’ayurveda ne cessait de répéter qu’il menait tout droit à la dépression.

Bref, le sentiment pour moi d’être prise au piège alors que bien évidemment, personne ne m’attend (des dizaines de millions de photos sont postées quotidiennement sur ce réseau) et tout le monde s’en fout. Même si ce n’est qu’un espace d’expression, dans lequel j’ai envie de partager ce que je trouve beau, je me mets comme à mon habitude un peu de pression (certes superficielle – je ne suis pas une blogueuse professionnelle, vous l’aurez compris:-) -, mais néanmoins présente) pour conserver un certain niveau de « production », tout en bataillant contre un vilain sentiment d’illégitimité (tout ça en une petite semaine!).

Et puis je suis prise par une vieille mauvaise conscience au niveau écologique. Je sais que toutes les données que nous postons sont « conservées » sur des serveurs qui sont des gouffres énergétiques et dont on ne parle finalement pas assez. C’est dans cette perspective que je m’efforce de ne poster que des choses qui à mes yeux en « valent le coup » ; ce qui rajoute inévitablement à la pression sus-citée.

La paix de mon esprit est donc perturbée par tous ces détails. Depuis que j’ai ce nouveau téléphone qui me rend les réseaux sociaux disponibles à tout moment (10 ans après tout le monde, je sais), j’y passe évidemment plus de temps, j’y perds plus de temps. Comme disait un ami l’autre jour, en ce qui me concerne « quand t’as passé plus de temps à glander sur FB qu’à méditer, il est temps de rééquilibrer les choses. » Bref, tout ça pour dire que je me farcis la tête avec des choses, des images, des histoires de vie (très très quotidiennes pour certaines) vues sur les réseaux, qui immanquablement resurgissent pendant la méditation matinale. Or ceci va à l’encontre du mouvement que je souhaite donner à ma vie. Nous sommes déjà tellement bombardés d’information par les media, au travail, etc. que je me demande vraiment si c’est la peine d’en rajouter…

Il se peut que tout ceci ne soit finalement que les effets dus à l’ouverture récente de ce compte, et que les choses vont se calmer rapidement. L’enthousiasme des débuts est souvent pour moi mêlé de sentiments contradictoires… Si je vois que je continue à trop penser à ce malheureux petit compte, je le fermerai.

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Pleurer en cours de yoga ?

Il arrive parfois à ceux qui débutent le yoga (et même à ceux qui le pratiquent depuis longtemps mais qui essaient un nouveau cours/technique/prof) de soudain, pendant le cours ou juste après, de sentir les larmes monter.

Pourquoi ces larmes alors qu’on ressent le plus souvent tellement de bien-être physique ?

Il s’agit simplement pour moi d’un processus naturel de libération émotionnelle.

En effet, toutes les émotions, les stress, les colères et les tristesses que nous ressentons finissent par se fixer dans le corps si nous ne prenons pas soin de les libérer au fur et à mesure, par la pratique d’une activité physique régulière, par la parole, par la création (dessin, musique, peinture…). C’est à chacun de trouver ce qu’il lui convient le mieux.

De mon côté, je sais que le yoga que je pratique depuis 20 ans m’a toujours beaucoup aidée. Ce que j’aime dans cette pratique, c’est qu’elle est complètement adaptable à notre humeur du jour : on peut en faire 5 ou 45 minutes, de façon dynamique ou très douce, en silence ou en groupe, dedans ou dehors et surtout, elle travaille sur tous les corps (physique, émotionnel, énergétique). Grâce à toutes les postures qu’on apprend au fil des années, on peut travailler sur telle ou telle partie du corps selon nos besoins ; il existe des postures pour décontracter les épaules, dégager le sternum, faciliter la digestion, ouvrir les hanches, etc. Quand on fait des inversions, on fait parvenir du sang frais au cerveau qui nous rafraîchit l’esprit en nous oxygénant, quand on fait des torsions, c’est comme si on « essorait » nos organes internes, ce qui leur permet de se détoxiner plus facilement. Quand on s’exerce à rester en équilibre dans la posture de l’arbre, on permet au mental de s’apaiser et donc à nos émotions de se stabiliser.

Quand on pratique une posture de yoga, l’important n’est pas de la faire parfaitement, comme les filles de 22 ans profs de yoga hyperlaxes/vegan/californiennes à Bali des comptes Instagram à la mode, mais respecter son corps dans le moment. On se familiarise avec la frontière entre douleur et sensation, on apprend à écouter son corps mais aussi à observer ses émotions. Rester concentré dans la posture (c’est-à-dire parvenir à garder son cap) tout en étant dans la détente, ce n’est pas si facile que ça, mais chaque séance de yoga nous permet de progresser dans cette voie.

C’est la variété des postures qui donne au yoga toute sa richesse. Mon professeur d’Ayurveda et de yoga, le Dr. Vasant Lad nous disait toujours que l’important était « to move the issues through the tissues » (en gros, de faire bouger nos problèmes/émotions à travers nos couches physiques), l’idée étant de conserver un état de fluidité corporelle et émotionnelle nous permettant de naviguer dans notre vie avec le plus d’aisance possible.

Beaucoup connaissent les relations organes-émotions qui ont été établies dans la médecine traditionnelle chinoise : les poumons sont liés à la tristesse, le foie à la colère, etc. Les émotions négatives finissent par « s’accrocher » à divers endroits dans le corps en fonctions de nos dispositions naturelles : certaines vont avoir « une boule à l’estomac », les autres une sensation d’oppression dans la poitrine, d’autres encore les épaules bloquées et/ou des maux de tête à répétition. Si l’on pratique régulièrement le yoga, on parvient à grandement limiter le « stockage » d’émotions négatives dans le corps. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette activité physique est si puissante pour conserver souplesse physique et mentale et donc bonne santé.

Une semaine en Slovénie

Ayant des origines slovènes dans la famille, l’idée nous était déjà venue il y a quelques années d’aller visiter ce (tout) petit pays situé entre l’Autriche et la Croatie ; mais depuis que nous avons renoué avec nos cousins qui vivent là-bas, l’idée s’est concrétisée et nous venons d’y passer une superbe semaine en leur compagnie.

Il n’y a pas beaucoup de guides de voyages en français sur ce pays et nous savions que nous ne ferions pas de tourisme classique de toutes les façons.

Histoire de m’imprégner un peu de ce pays, j’ai passé beaucoup de temps sur le site sloveniesecrete.fr qui est tenu par un journaliste français qui vit là-bas depuis presque 10 ans. Le site est très dense et on y trouve plein d’infos pratiques, linguistiques et culturelles.

On est revenus enchantés par ce pays paisible et attachant (et où on mange incroyablement bien! ces portions!… mais c’est une autre histoire).

Nos premiers jours ont été passés sur la côte adriatique qui ne fait que quelques dizaines de kilomètres, mais qui est magnifique avec ses marais salants, ses beaux villages (Piran!) et son ambiance italo-slavo-balkanique. Les Slovènes y parlent avec l’accent chantant des Italiens, et la nourriture y est un joyeux mélange de produits de la mer, de plats d’influence italienne et de produits typiquement slovènes. Le climat et la végétation y sont méditerranéens, même si j’ai l’impression qu’il y pleut plus qu’ailleurs au bord de la Méditerranée tant la verdure y est éclatante. J’y ai retrouvé mes premières impressions de voyages en Grèce et en Italie dans les années 90. Le bleu de la mer, les ifs, cette lumière ! (tout me paraît terne depuis que nous sommes de retour du côté de Nantes)…

En route pour aller retrouver d’autres cousins à l’est du pays, nous nous sommes arrêtés une journée à Ljubljana, la capitale, d’où on peut aller partout en 2h. Là encore, et malgré le tourisme que l’on sent de plus en plus présent, ce qui m’a frappé le plus, en dehors de la propreté et de la beauté de la ville, c’est l’ambiance paisible qui y règne. Le niveau de stress y est nettement inférieur qu’en France !

Balade le long de la rivière et du côté du marché qui regorgeait de produits locaux en cette saison et notamment de framboises, myrtilles et mûres à un prix imbattable.

Après cette halte citadine, nous sommes arrivés dans un tout petit village du nom de Kostanjevica na Krki, d’où nous avons rayonné, à quelques kilomètres de la frontière croate du côté de Zagreb. C’est dans ce village, attablés dans un champ devant une grande télé sous un parasol que nous avons assisté à la finale du Mondial ; autant dire que nous étions les seuls supporters de l’équipe française, mais l’ambiance était, comme partout ailleurs, très bon enfant.

Deuxième phase du cycle difficile

Depuis quelque temps j’avais commencé à remarquer que la deuxième phase de mon cycle, soit après l’ovulation, commençait à être vraiment difficile à vivre, avec des tensions mentales et physiques de plus en plus vives. C’était devenu vraiment compliqué de supporter cette alternance chaque mois : une première phase où je me trouvais calme, centrée, avec une humeur plutôt égale, un bon sommeil et une bonne résistance au stress, plein de projets dans la tête etc., et une phase post-ovulatoire faite de variations d’humeurs terribles, de vague dépression, d’insomnie et d’anxiété.

Je sais que ces symptômes sont connus de nombreuses femmes, et qu’ils sont souvent entraînés par un état de stress trop intense, un foie engorgé (ce qui va souvent de pair), une alimentation déséquilibrée et/ou une consommation trop élevée de café/thé/chocolat. J’avais limité le stress ces derniers temps et je m’alimente sainement depuis des années (enfin, surtout depuis que j’ai suivi un cursus de naturopathie qui m’a remis les pendules à l’heure sur certains points), mais je ne constatais pas vraiment d’amélioration.

J’ai voulu creuser plus profond et je suis allée voir un praticien de médecine alternative dont on m’avait vanté les mérites.

A la fois chiropracteur et acupuncteur, après un interrogatoire précis et un peu de kinésio, ce dernier m’a expliqué que j’avais l’énergie de la rate affaiblie (sans doute à cause de ruminations sans fin ; me mettrais-je « la rate au court-bouillon »?) et que du coup celle-ci ne parvenait pas à contrôler l’énergie du foie en surrégime (trop d’émotions accumulées dans mon petit foie ?? je m’étonne!!…), qui finissait par monter trop haut dans le corps et tout chambouler.

Cette explication peut sembler pittoresque, mais je dois avouer qu’elle a fait sens pour moi : toujours cette impression de ne pas parvenir à réguler ma température, cette impression d’avoir trop d’énergie bloquée dans la tête (ça m’a souvent empêché de dormir), de ne pas parvenir à équilibrer mes énergies malgré le yoga et la méditation. Bref, après ce premier diagnostic posé, il a placé les aiguilles et là, je dois avouer que je n’ai jamais senti rien de tel en 10 ans d’acupuncture. Certaines aiguilles me faisaient atrocement mal pendant que mon pouls et ma respiration s’accéléraient. C’était comme si une grosse boule d’énergie stagnante était enfin libérée. En quelques minutes la situation s’est stabilisée, mais j’ai continué à sentir que « ça travaillait » pendant quelques jours après la séance.

J’y suis retournée deux semaines plus tard, avec plus de légèreté et de stabilité émotionnelle. Parallèlement, j’avais décidé de commencer une cure de gemmothérapie à base de framboisier (macération de bourgeons ou de jeunes pousses de plantes que je recommande vivement à celles qui ne connaissent pas), qui est une plante régulatrice hormonale.

Résultat, après deux visites et la prise régulière de framboisier, le bilan semble plutôt positif. Même si j’ai eu quelques nuits difficiles avant mes règles et un gros coup de stress lié à un problème familial, je ne les ai même pas senties arriver. Je vais continuer les traitements afin de que la situation s’équilibre sur le long terme et que je retrouve un peu de stabilité émotionnelle.

Si vous aussi, vous avez souffert du même type de symptômes, je suis curieuse de savoir comment vous êtes parvenue à retrouver votre équilibre…

Comment je me suis reconnectée à ma créativité

Enfant, j’étais très très créative, surtout en dessin. Je dessinais tout le temps, des dessins complexes très colorés, avec plein de détails.

À l’adolescence, ce furent des visages, des robes sur mannequins, des bouteilles de parfum (?)… Puis une inscription au cours du soir de peinture de l’école des Beaux-Arts locale, et une fois à Paris, les cours du soir de dessin de la mairie de Paris. 3 heures de pratiques devant des compositions d’objets ou des corps nus et puis… Et puis plus rien.

Jusqu’à ce que l’absence de débouché créatif me gêne de plus en plus. Je ressentais un vrai manque dans ma vie, alors qu’elle était par ailleurs remplie de nombreux projets et voyages. J’enviais ceux qui pouvaient s’exprimer par la peinture, le chant, la musique ou le dessin, oubliant en même temps que j’avais moi-même utilisé ces moyens d’expression dans le passé.

Je ne sais pas ce qui s’est passé pour que je perde mes moyens à ce point à l’idée de reprendre crayon et papier, mais j’ai réussi aujourd’hui à me reconnecter et j’ai voulu partager les étapes de cette reconquête avec vous, car je sais à quel point la créativité bloquée peut être cause de souffrance.

– c’est d’abord par la photo que la « reconquête » a débuté: moi qui ai toujours aimé prendre des photos, j’ai fini par découvrir les filtres et les modules de retouche de Picasa, que j’utilise toujours à ce jour pour « éditer » la plupart des photos que je poste sur ce blog (j’ai trop la flemme de me mettre à d’autres logiciel sans doute beaucoup plus performants). Parmi mes sujets de prédilection : la nature (fleurs et paysages) et l’architecture et puis aussi comme beaucoup j’adore prendre des photos en voyage ;

– en parallèle, j’ai acheté comme beaucoup d’entre nous je suppose, un livre de coloriages pour adultes sur le thème des mandalas. J’ai beaucoup aimé expérimenter avec les couleurs, mais rapidement, même si ça me faisait bien déconnecter, j’ai trouvé la part de créativité assez limitée. Après tout, il ne s’agit que de mettre de la couleurs dans des cases de formes variées qui ont été le plus souvent dessinées par ordinateur ;

– quelque temps après je me suis procuré le livre d’Elizabeth Guilbert « Big magic ». J’aime beaucoup Elizabeth Guilbert que j’ai découverte en 2008 (après « Mange prie aime », donc). C’est une personne inattendue, pleine de ressources, drôle, intéressante et qui a un vrai talent d’écrivain (après je n’ai lu ses livres qu’en anglais, parfois le style est quand même pas mal appauvri par la traduction). Ce livre ne traite que de l’inspiration et de la créativité. Si je me rappelle bien, dans un des chapitres, elle fait la liste des excuses les plus fréquentes qui sont données par les personnes qui ne se lancent pas et à un moment, elle cite comme excuse : « Ça a déjà été fait des millions de fois, ça n’a rien d’original » et elle répond, « oui, mais pas par vous. »

Cette phrase toute simple a été comme un déclic pour moi. Si on cherche à faire quelque chose de totalement inédit, c’est sûr qu’on ne va jamais se lancer. Dans la créativité, l’idée c’est vraiment de s’exprimer soi-même ; et tant pis si ce n’est pas très original ou unique.

Après tout, je ne cherche pas à devenir artiste professionnelle, à vendre mes « œuvres ». Dans mon cas, il s’agit juste de développer un canal d’expression artistique sans prétentions.

– A partir de là, j’ai commencé à refaire quelques peintures timides, mais sur un mode intuitif, que je ne m’étais pas permis jusqu’alors. Je me suis vite rendu compte que si je passais trop de temps à élaborer les choses, je n’aboutirais pas. Après tout, je suis Bélier : j’aime les élans des débuts et je suis très mauvaise pour porter un projet sur le long terme, alors il faut que ça aille vite. Faire du figuratif demande une très bonne technique et du temps. Faire de l’intuitif est plus direct, plus rapide et me donne plus de satisfaction. Là encore, je suis loin d’être une perfectionniste. « Better done than perfect » nous rappelle Elizabeth Guilbert. Ça aussi, ça m’a aidée à me mettre en mouvement. Je préfère agir, quitte à ce que ça ne soit pas parfait, plutôt que de m’enliser dans une recherche de perfection illusoire.

A cette époque j’ai visionné pas mal de vidéos sur la peinture intuitive, en France et ailleurs dans le monde. Beaucoup étaient faites par des femmes : certaines se font accompagner par un musicien, dont Aline Larant que j’ai trouvée très inspirante (sur Youtube elle a une vidéo magique : elle commence avec quelques blobs de peinture et termine avec un ange peint à l’avant-bras!), d’autres peignent de très grandes toiles avec moult danses et mouvements, d’autres ont la méthode très brute avec des jets de pinceaux… Bref, il y a de tout ! Et donc de quoi se décomplexer et se lancer.

– Malgré tout je sentais que j’avais encore besoin d’un petit coup de pouce et je me suis inscrite au printemps dernier à un atelier « Mandalas et astrologie » pas loin de chez moi. Cette journée à la découverte de moi-même et à la redécouverte de la peinture (sous un angle beaucoup plus intuitif et ludique) m’a libérée. Je me suis bien amusée avec toutes les couleurs à notre disposition, avec les textures, avec les peintures aux tons argent et or qui apportent un petit côté magique aux créations et puis j’ai pris confiance en moi.

– Du coup je me suis fait offrir une grande boîte de beaux crayons de couleurs pour mon anniversaire qui arrivait quelques jours après et depuis c’est avec plaisir que je crée des mandalas colorés intuitifs dès que j’ai deux heures devant moi. Un peu de musique inspirante qui « ouvre », en deux minutes je suis installée à ma table devant une belle feuille Canson, entourée de mes couleurs et prête à créer. Après avoir tracé le cercle au compas, je commence avec une couleur ou un motif et ça part. Je commence juste avec une couleur (celle qui résonne en moi à ce moment-là) ou un motif. Ce que j’aime, c’est de ne jamais savoir où va me mener le processus créatif et je suis toujours étonnée de voir le résultat final, expression de ce que je ressens à un instant T matérialisé sous mes yeux…

Salines et mystère

Une journée près de l’océan, au milieu des salines au repos.

Un monde à part, le bruit du vent dans les hautes herbes de juin, le cri des innombrables oiseaux qui y trouvent refuge, les odeurs de marais et de sel, les couleurs de la nature…

J’ai toujours aimé les marais salants, le calme loin du tumulte, les œillets qui reflètent les mouvements des nuages ou la course du soleil, leur apportant mystère ou éclat étincelant.

Des bijoux nichés parmi la verdure qui nous offrent en abondance, grâce au système génial inventé il y a des siècles, le sel indispensable à la vie.