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Maîtres du quotidien (1)

J’éprouve ici le besoin de rendre hommage à quelques personnes et quelques situations qui m’ont enseigné de belles leçons au fil des ans. On dit souvent que la vie est notre maître spirituel, encore faut-il avoir assez de conscience pour se laisser pénétrer par les messages qu’elle nous adresse par l’intermédiaire des situations et des autres.

Penchée au-dessus de la balustrade du balcon, j’ai 7 ou 8 ans. Au rez-de-chaussée, je vois une femme débarrasser la table du déjeuner et se mettre à la nettoyer. Elle prend le temps d’essuyer chacun des sets de table avec attention, de les placer correctement pour leur permettre de sécher au soleil, puis elle passe l’éponge sur toute la surface de la table, prenant la peine de frotter çà et là pour enlever une petite tache quelconque.

Quelle situation plus banale ? Nous la répéterons des milliers de fois dans notre vie. Et pourtant ce moment est resté gravé dans ma mémoire et m’a enseigné l’importance d’accorder aux choses toute notre attention. Cette femme ne manifestait aucune impatience à effectuer une tache aussi banale, elle semblait y mettre toute son attention et tout son cœur, elle l’a faite parfaitement, dans la détente. Cette attitude était en directe opposition avec l’attitude générale de ma mère, qui vivait la plupart du temps dans un climat intérieur de tension et d’impatience qui rendait la vie avec elle assez pénible.

L’attention et le soin que l’on met à effectuer les taches du quotidien est un aspect important de la vie spirituelle. Ça aiguise notre vigilance et notre concentration, ça nous force à rester dans le moment présent et ça nous permet aussi et surtout d’ouvrir notre cœur en mettant de l’amour dans toutes nos actions. Là où il y a de l’amour, il n’y a pas d’effort.

C’est une pratique quotidienne qui nous est proposée : étendre le linge, faire la vaisselle, passer l’aspirateur, faire les courses, toutes ces activités répétitives peuvent soit nous peser et devenir source de stress et de frustration, soit être pour nous l’occasion d’ouvrir notre cœur et de cultiver notre gratitude. Après tout, si nous nous trouvons à effectuer ces taches, c’est que nous avons des vêtements pour nous couvrir, un toit au-dessus de notre tête, assez d’argent pour acheter à manger, etc. Nos besoins essentiels sont couverts et rien que pour ça, nous sommes privilégiés.

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Honorons les transitions

« Les transitions, c’est un changement d’énergie.  »

Sur le moment quand j’ai entendu cette courte phrase lors d’un stage auquel j’ai participé récemment, je n’ai pas compris pourquoi elle m’avait tant interpellée.

Puis je me suis rendu compte, que justement, je n’honorais en général pas assez les transitions.

Il y a bien sûr les grandes transitions de la vie: de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte, puis la vieillesse, les déménagements, les changements de situation relationnelles, professionnelles, l’arrivée d’un enfant, un décès… mais il y a aussi les transitions du quotidien: arriver au travail, revenir à la maison le soir, le coucher du soleil, la transition de la semaine au week-end, du week-end à la semaine de travail, d’un dossier à l’autre, d’une activité à l’autre, d’une saison à l’autre…

Ce n’est que récemment que j’ai commencé à m’accorder des moments de pause, de transition justement entre deux états. Pendant longtemps, je me suis comportée comme si je n’avais pas besoin de ralentir pendant ces moments de transition, comme si j’étais capable de faire les choses sans transition justement.

Je partais quelques jours à l’étranger, passais la nuit dans l’avion et arrivais directement au travail de l’aéroport (avec encore mon sac sur le dos; je ne peux pas dire que ça m’est arrivé de nombreuses fois, mais ça m’est bien arrivé!). De même, je ne m’autorisais pas à avoir un temps d’adaptation à l’arrivée dans un nouveau pays. Je demandais à mon corps et à mes émotions de se réguler immédiatement, me lançant dans de multiples activités et une frénésie de visites, quand je voyais les autres s’accorder deux ou trois jours de repos pour se remettre du voyage et débuter les découvertes doucement.

Ou alors je me jugeais sévèrement parce que je trouvais que je n’arrivais pas à m’adapter à un nouvel emploi assez rapidement, alors que changer de travail, finalement, c’est un vrai changement de vie: transports, rythmes, relations avec les collègues, apprentissage de nouveaux domaines, tout change. C’est bien entendu une évidence (qui m’a longtemps échappée!), mais je me rends compte aujourd’hui que je me me suis longtemps imposé une vie sans transition par souci de toujours paraître « au top », « adaptable », « flexible ». Ces critères sont ceux de notre société toujours en mouvement, toujours fluctuante où tout va très vite, mais ils ne sont pas ceux de notre cœur. Le mental et l’intelligence ont un rythme très rapide, on saisit souvent rapidement les enjeux d’une nouvelle situation, mais le cœur, lui, est beaucoup plus lent et a besoin de plus de temps pour s’adapter et trouver sa place. Encore faut-il lui en donner la chance!

Les grandes transitions, comme celles du quotidien, sont souvent un temps de flottement, de brume (ou de brouillard) pendant lequel les énergies changent: les anciennes se dissipent et les nouvelles se mettent en place. C’est pour moi à présent un temps d’observation que je cherche à reconnaître et à respecter. Quand je rentre du travail par exemple, je sais que j’ai besoin de 15-20 minutes de transition pour que l’énergie de la journée et ses tensions se dissipent et que je puisse pleinement profiter de la soirée. Certains marqueront cette transition par un apéritif, d’autres par une sieste éclair ou profiteront du temps de transport pour « se vider la tête » avec de la musique ou de la lecture… A chacun ses stratégies !

Dans les cercles spirituels et conscients, j’ai remarqué également qu’une grande importance est accordée aux transitions. On débute une activité, on la fait, puis on clôture avant de passer à autre chose. Parfois la transition est matérialisée par le son d’une cloche, par le chant de mantras, par la récitation d’une prière. Il ne s’agit pas de courir plusieurs lièvres à la fois comme on le fait dans notre vie quotidienne, par exemple en avalant notre petit-déjeuner en lisant un magazine d’un œil et en vérifiant les notifications sur notre portable de l’autre, tout cela au son de la radio ou de la télé. Il s’agit au contraire d’honorer la transition d’un moment à l’autre pour mieux goûter le moment présent. Et quand on goûte véritablement le moment présent, la vie acquiert une saveur plus profonde. On ne se contente plus de rester en surface des choses et des relations.

Traditionnellement en Inde, des rituels sont menés à l’aube et au coucher du soleil, des mantras sont récités au début de chaque activité et avant les repas; chaque moment est ritualisé pour justement honorer les transitions. Cela permet de poser le mental, d’aligner tous nos corps (physique, éthérique, intellectuel, émotionnel et spirituel) sur l’énergie du moment, afin de vivre de façon plus consciente et de sortir de la mécanicité et de la superficialité ambiante. Une vie bien vécue est finalement une vie où l’on aura été présent à soi et aux autres, moment après moment, jour après jour, année après année.

Enfant unique adulte

On parle beaucoup des enfants uniques, quand ils sont enfants, mais beaucoup moins de l’impact que ce statut peut avoir une fois que l’enfant unique a grandit et qu’il est devenu adulte. On trouve quelques ressources sur ce thème en anglais, mais je n’ai trouvé beaucoup d’articles de fond en français. C’est comme si tout le monde finissait par s’accommoder de cet état et/ou n’en parlait pas.

Seuls quelques blogueurs ou quelques personnes s’aventurent à décrire la façon dont ils ont vécu ce statut:

J’ai 40 ans et je suis fille unique. Non seulement je suis enfant unique, mais mes parents m’ont eue assez tard. Ma mère avait 38 ans quand elle m’a donné naissance; aujourd’hui c’est banal, mais à l’époque, ça voulait juste dire que les enfants des amis de mes parents avaient au moins tous 10 ans de plus que moi, et donc qu’ils ne pouvaient pas constituer des copains de jeux.

Mon oncle maternel avait 10 ans de plus que ma mère; du coup mes trois cousins, qui vivaient à 5 heures de route avaient tous au moins 15 ans de plus que moi (je ne les ai pas vus depuis 15 ans d’ailleurs et je ne connais même plus leurs noms). Mon oncle paternel, quant à lui, n’a pas eu d’enfant et a toujours vécu sur un autre continent. Même si nous sommes « proches », nous ne nous sommes pas vus depuis 8 ans…

Ces détails pour décrire une situation d’isolement générationnel que j’ai connu depuis que je suis toute petite. Mes parents étaient profs et donc n’ont jamais vraiment pensé à m’envoyer en colonie de vacances ou en centre aéré, parce qu’ils étaient à la maison pendant TOUTES les vacances scolaires.

Je vous laisse imaginer à quel point mes vacances d’été en tête à tête avec mes parents m’ont paru interminables. Ces longues semaines de chaleur qui s’étalaient devant moi… Cet ennui profond qui m’a accompagné toute mon enfance, quand les petits camarades étaient tous à droite à gauche chez leurs cousins ou chez leurs grands-parents. Les miens habitaient dans un HLM à 3 km; il était donc inenvisageable pour moi d’y passer des vacances, même si j’allais parfois y passer la nuit. J’attendais la rentrée avec impatience pour enfin me retrouver avec des personnes de mon âge.

A l’adolescence, quand mon père est parti et que ma mère a vu se déclencher sa bipolarité, c’est seule que j’ai dû affronter ces épreuves. Je me rappelle que parfois une voisine m’accompagnait au supermarché pour faire les courses que ma mère était incapable de faire.

Aucun cousin avec qui aller en vacances, aucun grand frère ou grande sœur qui puissent partager avec nous son expérience ou nous apprendre des choses, pas de petit-frère ou de petite sœur à cajoler ou avec qui se chamailler. Du coup, j’ai pendant longtemps été très déstabilisée quand quelqu’un me « charriait » parce que ce que j’ai jamais expérimenté ce mode d’interaction dans l’enfance. Je prenais tout au premier degré et je garde aujourd’hui toujours cette tendance un peu sérieuse, sans doute par manque de contact avec des enfants de mon âge pendant l’enfance. J’étais pourtant très sociable en primaire, mais ça s’est arrêté en 6e et je peux bien avouer aujourd’hui que mes années de collège ont été une longue période d’ennui et d’isolement.

Etant fille unique, mes parents avaient toujours les yeux rivés sur moi. Si je leur disais que j’avais mal quelque part, ma mère m’ignorait, mon père était tellement rongé d’angoisse qu’il me disait de me taire. Bref, très peu écoute de leur part, mais beaucoup d’anxiété d’un côté et de dépression de l’autre, sans personne à qui parler.

Aujourd’hui, après un long travail, je peux dire que je souffre moins de ne pas avoir eu de frères et sœurs. Je sais que les relations peuvent parfois être difficiles avec eux, comme ça a été le cas pour ma mère et son frère, mais je sais aussi qu’à présent que mes parents vieillissent, ce sera à moi de m’occuper d’eux sans pouvoir en partager la charge matérielle et/ou émotionnelle.

Quelle qu’ait été la qualité des parents en tant que parents, le lien de l’enfant unique aux siens est très fort et se combine souvent avec beaucoup de culpabilité, dans la mesure où on est seul à éventuellement répondre à leurs attentes. Dans une fratrie, si l’un ne souhaite pas avoir d’enfant comme c’est mon cas, les parents peuvent toujours se « consoler » avec les enfants qu’auront le frère ou la sœur. Les miens ont été très affectés quand je leur ai dit officiellement, et pourtant c’est quelque chose que j’ai su dès l’enfance.

Étant enfant unique, cela veut également dire qu’on aura pas de neveux ni de nièces à gâter et à voir grandir. On a beau dire, ceux de sa belle-sœur ou de son beau-frère c’est pas vraiment pareil, surtout s’ils vivent loin…

A un niveau plus superficiel, il est certain également qu’être adulte enfant unique, et dans mon cas, sans cousins, a pour conséquence d’avoir un réseau familial très restreint (et ce d’autant plus que du côté de mon père les racines familiales se situent dans un autre pays): pas de fêtes de famille à proprement parler (d’autant plus que mes parents sont divorcés), pas de mariages, de baptêmes auxquels assister, pas de grandes réunions à Noël ou pendant l’été et puis, pas beaucoup d’invités à son propre mariage (on a beau dire, c’est le noyau familial qui créé la base pour les invitations), peu de contacts sociaux qui permettent d’être aidé au quotidien (dans les grandes familles, il semble toujours y avoir quelqu’un qui sait bricoler, qui est médecin/dentiste/mécanicien ou qui peut dépanner pour trouver des contacts pour un boulot d’été…), bref, ça réduit forcément l’horizon qu’on est alors obligé de se créer soi-même. Sans l’assise que peut donner une famille étendue, on est obligé d’avancer en comptant sur ses propres ressources. Évidemment ça donne beaucoup de force et d’indépendance, mais c’est parfois quand même difficile, d’autant plus qu’on a ensuite tendance à idéaliser la vie des familles nombreuses/étendues…

Comme c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, je serais vraiment contente de lire vos témoignages, si vous souhaitez en laisser un!

PS: En anglais, on peut trouver des choses ici et .

« Une chenille abîmée ne peut pas devenir un beau papillon », nous disent les maîtres spirituels.

Sur le chemin spirituel de la tradition que je suis, il s’agit de détruire l’ego afin que notre vraie nature de pure existence-conscience-béatitude (satchidananda) soit révélée, mais avant de détruire l’ego il semble bien que nous devions d’abord avoir un ego bien construit et sain.

En effet, comment survivre aux rigueurs de la voie spirituelle si nous sommes constamment assaillis par le souvenir de traumas anciens, si nous vivons constamment cachés derrière les systèmes de défense que nous avons érigés au fil des années? Comment rester ouvert aux enseignements et au changement quand on reste malgré nous arqueboutés dans notre souffrance?

La voie spirituelle requiert un esprit d’ouverture qui recherche et accepte la transformation de soi-même; pour qu’elle porte ses fruits, il est nécessaire de rester poreux tout en conservant son discernement. C’est une école du détachement.

Il arrive souvent que nos expériences de vie nous laissent cadenassés en nous-même. Nous ne pouvons pas nous déployer comme un grand arbre qui puise dans l’énergie de la voie pour se déployer ensuite et donner ombre, fruits et bois aux autres. Nous restons recroquevillés en nous-même, nous regardant de l’extérieur, le mental perturbé par des jugements négatifs, du dégoût ou du dépit envers nous-mêmes et donc envers les autres.

Bien sûr, cette attitude peut ne s’exercer que pour certains aspects de notre personnalité, mais il arrive que nous croisions des personnes qui soient tellement en souffrance qu’on ne voit pas comment elles pourraient parvenir à s’ouvrir d’elles-mêmes.

C’est là qu’il est important, je trouve, de prendre ses responsabilités et de se mettre en quête d’une personne qui pourra nous aider. Bien sûr, il faut d’abord avoir pris conscience de nos blocages et surtout être arrivé au point où on se dit : « Ce n’est plus possible, je ne peux continuer comme ça! » Cette phase est essentielle pour qu’un vrai travail puisse débuter.

Il ne suffit généralement pas que l’incitation vienne de l’extérieur, il faut que ça vienne de nous-même. Les autres peuvent nous aider, nous accompagner, nous inspirer, mais ultimement, c’est à nous de faire le travail et nous sommes, tous, seuls sur le chemin vers l’éveil même s’il est important de prendre conscience que nous sommes tous soutenus par les maîtres, bien que ce soit de façon subtile pour la très grande majorité d’entre nous.

L’été à Nantes

L’été, c’est vraiment la saison que je préfère pour redécouvrir ma ville que j’aime tant. Comme les touristes je prends des photos de bâtiments que je connais pourtant depuis longtemps, comme les touristes, je m’arrête pour un verre en terrasse ou une crêpe à 17h… C’est si agréable de se promener dans les rues calmes et ensoleillées et de profiter des beaux jardins!

Il me semble qu’en tant que femmes, on a toutes connu des passages dans notre vie où nos règles sont devenues douloureuses ; il me semble que c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins en revanche, c’est quand les règles sont douloureuses depuis toujours. Ça vaut le coup dans ces cas-là d’en parler à son médecin et/ou sa gynéco car non, il n’est pas normal que les règles soient douloureuses tous les mois depuis plusieurs années.

Comme toujours, je parle uniquement ici à partir de ma propre expérience. J’en ai déjà parlé ici mais je n’ai commencé à avoir de cycles réguliers qu’il y a 10 ans, à l’âge avancé de 30 ans. Avant j’ai eu des phases sous pilule et d’autres plus problématiques pendant lesquelles j’avais des cycles très irréguliers, voire absents la plupart du temps.

Depuis 10 ans donc que j’ai des cycles réguliers, j’ai remarqué plusieurs choses et ces observations ont ensuite été confirmées lors de mes études en ayurveda et naturopathie.

Les règles sont beaucoup plus douloureuses (surtout le premier jour) quand je traverse une phase de stress. Le stress, comme on ne le sait que trop, conduit à une mauvaise circulation énergétique dans le corps, ce qui créée de la stagnation. Pour les femmes, cette stagnation se manifeste souvent au niveau du bassin et de l’appareil reproducteur, d’autant plus que nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, souvent longtemps assises durant la journée. L’aine est un endroit du corps par lequel passent de nombreux méridiens. Quand les règles arrivent, en ayurveda on dit que c’est « apana vayu » qui les déclenche (le vent qui va vers le bas). Or quand il y a stagnation, ce déclenchement peut provoquer douleurs et crampes. C’est que le flux énergétique n’est pas libre de circuler dans cette zone du corps.

Que faire pour éviter cette stagnation ?

– d’abord essayer de limiter son stress : revoir ses priorités, adopter une pratique spirituelle, limiter le temps passé devant les écrans, etc. (je sais, beaucoup plus facile à dire qu’à faire!)

– adopter une activité physique qui nous convienne : marche, course, mais surtout étirements type Pilates et yoga en insistant sur les mouvements qui ouvrent les aines. En yoga, on privilégiera les fentes, la posture du guerrier, la posture du pigeon, voire celle d’Hanuman ! L’important est de contrecarrer l’excès de posture assise et d’ouvrir ce passage énergétique fondamental. Faits régulièrement, ces mouvements favorisent la circulation de l’énergie et donc facilitent le moment des règles.

– limiter sa consommation de gluten et de produits laitiers à base de lait de vache, surtout non bio. On le sait maintenant, ces deux catégories d’aliments sont inflammatoires et créent de la congestion dans le corps. Ne serait-ce que limiter sa consommation de gluten à une fois par jour peut apporter des améliorations. Privilégier les aliments frais et bio.

Que faire si on a ses règles, et qu’on souffre de crampes ?

On peut appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre par-dessus les vêtements ou appliquer ses propres mains à même la peau (pour peu qu’elles soient chaudes!) et visualiser une chaleur apaisante qui pénètre dans les tissus pour les détendre. Le mieux est de faire ceci en position allongée. Ne pas boire d’eau glacée ni froide, et manger léger en évitant excitants et excès de sucre. Se reposer au maximum de ses possibilités, surtout les 2 premiers jours. Il est également possible d’appliquer directement 1 à 2 gouttes de camomille romaine sur le bas-ventre en massant délicatement dans le sens des aiguilles d’une montre.

En traitement de fond, on peut également prendre du macérat de jeunes pousses de framboisier (dans mon cas, ça marche très bien pour réguler un peu les choses au niveau hormonal), du gattilier ou des capsules d’huile d’onagre. La stagnation et l’inflammation se développant plus facilement en terrain acide, ça vaut le coup de prendre tous les jours un peu de spiruline hautement alcalinisante. On peut aussi prendre des gélules d’oméga 3 anti-inflammatoires de bonne qualité. Si la constipation est un problème, augmenter sa consommation de fibres et d’eau pour réguler son transit. On ne le sait que trop peu souvent, mais la constipation peut être un facteur de déséquilibre hormonal.

Une autre considération importante est le regard qu’on porte nous-même en tant que femme sur son propre cycle et les idées/concepts et autres que nous y associons. Avoir ses règles de façon régulière, avec un flux pas trop abondant et un minimum de douleurs est un signe de bonne santé chez la femme. Il n’y a rien de honteux, de sale ou d’impur à cela ! Au contraire, pour peu que l’on se mette au diapason de cette énergie puissante et si particulière, le moment des règles peut être un temps d’intériorisation bénéfique chaque mois.

 

Tout récemment, j’ai eu la chance d’aller au Mont Saint-Michel. Une tarte à la crème pour beaucoup, mais c’était pour moi la première fois alors que je n’habite pas si loin.

On m’avait parlé de la foule, du commerce, de l’étroitesse des rues. Oui, tout ça est vrai, mais la force de l’endroit se fait ressentir à chaque instant pour peu qu’on s’y connecte. Le nouvel aménagement de l’accès est très bien pensé, il ne dénature absolument pas le paysage (tout au moins d’un point de vue visuel), l’accès est facile et il est très agréable d’aborder le site à pied. On le découvre lentement, les détails apparaissent, c’est splendide.

Pour plus de facilité, il est possible de monter par les remparts au lieu de prendre l’unique « rue » principale qui est très très étroite. J’ai vu de jeunes parents avec des nourrissons. Honnêtement, je ne recommanderais pas. De même, les personnes âgées auront peut-être du mal à monter tout en haut pour visiter la Merveille. Pour ceux qui le peuvent, ça vaut vraiment le coup de faire l’effort, pour l’édifice en lui-même comme pour la vue qu’on a d’en haut.

Le jour où nous y sommes allés, il faisait chaud mais le ciel était voilé. La mer s’était retirée au loin et laissait la baie en grande partie découverte. Il y avait plein de petits groupes de personnes qui la parcourait à pied, comme un pèlerinage. Apparemment, il est dangereux de s’y aventurer seul, à cause des marées qui montent très vite mais aussi à cause des sables mouvants dans lesquels on peut se perdre.

Sur l’esplanade tout en haut, le ventre contre ces pierres multi-centenaires chauffées par le soleil, une véritable sensation de sérénité s’est emparée de moi. J’aurais pu rester des heures à regarder la baie et ses couleurs tellement subtiles.

Voici quelques prises personnelles de cet endroit magique.

 

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