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Doshas partout

Quand j’ai fait ma formation en ayurvéda il y a quelques années, Dr Lad nous disait souvent: « Quand vous aurez bien compris les 3 doshas que sont Vata, Pitta et Kapha, vous les verrez à l’œuvre partout! ».

Quelques années plus tard, je ne pratique pas l’ayurveda professionnellement, mais je peux dire que j’essaie de le vivre et c’est vrai que partout je peux observer le jeu incessant des trois doshas.

Pour faire simple: Vata c’est l’air et l’éther, c’est léger froid, mouvant, sec…; Pitta, c’est le feu et l’eau, c’est chaud, un peu liquide, piquant, brillant, parfois un peu vif… et Kapha, c’est la terre et l’eau, c’est lent, lourd, froid, humide, onctueux.

Une journée typique de novembre sur la côte atlantique, le ciel est gris et bas, un crachin froid tombe doucement sur la terre détrempée: Kapha dans toute sa splendeur. Pour le contrebalancer, de quoi a-t-on envie? D’une bonne tisane chaude au coin du feu, peut-être à base de cannelle ou de gingembre: on aura alors le chaud et le sec qui rétabliront l’équilibre.

Une nouvelle cheffe ultra-nerveuse, peau sèche, très mince, changeante: une belle personnalité Vata en déséquilibre. Qu’est-ce qui l’aiderait pour aller mieux? on peut citer par exemple des massages (ou auto-massages!) à l’huile de sésame chaude, des aliments onctueux, chauds et rassasiants pris à heures fixes, de longues nuits de sommeil, des couleurs apaisantes dans son environnement.

Un accès soudain de colère, d’impatience ou un brusque échauffement qui nous met dans tous nos états: on devient rouge, on a chaud, on transpire: vite, une promenade dans la nature, quelques cycles de respiration en utilisant le pranayama « Shitali« , qui agit comme une climatisation pour l’intérieur du corps et, remède divin entre tous, quelques pschitt d’eau de rose sur le visage et les avant-bras.Cela suffit souvent à contrebalancer le feu et donc à se calmer…

La connaissance des doshas peut être utile dans toutes les circonstances de la vie: pour savoir quoi manger, sous quel climat on se porterait le mieux, quel type de vacances envisager, quel métier, pour comprendre l’interaction dans les groupes, adapter sa parole à un auditoire, manager une équipe. C’est même étonnant que tout ça ne se soit pas encore tellement développé, quand on sait que l’ayurveda existe depuis des milliers d’années!

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J’imagine qu’on fait toute la même chose : quand on réserve un rendez-vous pour un massage (comme si je le faisais tous les jours!), on regarde les dates auxquelles nos règles sont susceptibles d’arriver pour éviter cette période. Malheureusement, parfois elles arrivent en avance ou en retard et on se retrouve avec un rendez-vous alors qu’on est en pleines lunes. Que faire ? Annuler le rendez-vous ou y aller quand même ?

En ayurveda, qui est pour moi le système auquel je me réfère dès que j’ai une question de ce type, on considère que lorsqu’une femme a ses règles, il faudrait qu’elle puisse en faire le minimum, surtout pendant les 3 premiers jours.

Dans la culture indienne traditionnelle, la femme est souvent mise à l’écart pendant cette période : elle ne cuisine pas, ne va pas au temple, ne mange pas avec les autres, etc… Même si cette tradition a été détournée par le système patriarcal, qui considère que la femme est « impure » en période de lunes, je pense qu’à l’origine, cette tradition était pleine de sagesse et permettait à la femme de se reposer tranquillement, car les règles sont une période de transformation et de purification mensuelle pendant laquelle il est préférable de pouvoir être tranquille afin que le reste du mois se déroule au mieux.

Dr Vasant Lad avec qui j’ai étudié l’ayurveda proposait même de stopper les remèdes à base de plantes pendant cette période et d’autres encore, comme Maya Tiwari, de ne même pas se laver les cheveux ou le corps (!), sauf « localement ».

Dans la tradition du yoga, certains systèmes déconseillent la pratique des asanas (postures) et du pranayama (exercices de respiration) pendant les règles. C’est surtout vrai pour les asanas « chauffants » qui ont tendance à faire monter l’énergie vers le haut (type Virabhadasana I) et les inversions (type Sarvanganasa, la chandelle, ou Sirshasana, la posture sur la tête) qui du coup vont dans le sens inverse du mouvement souhaité pendant les règles.

En effet, l’ayurveda explique que notre corps est animé de 5 « vayus » (5 « vents ») et celui qui est responsable des règles, de l’excrétion, de l’accouchement (désolée de mettre tout ça dans le même panier mais bon, c’est comme ça) s’appelle apana vayu, celui qui descend donc vers le bas.

L’idée est donc de ne rien faire pendant cette période qui puisse contrarier apana, le vent qui descend. Or quand on se fait faire un massage, on est souvent « malaxé » dans tous les sens, certes des extrémités vers le cœur dans le meilleur des cas, mais également au niveau du bassin et du dos. On peut avoir un peu froid, ou trop chaud ; le massage implique parfois l’application d’huiles essentielles et/ou végétales qui elles-aussi ne doivent pas venir contrarier le flux. Certaines huiles peuvent être trop chauffantes pour certaines constitutions en fonction de la saison, ou trop refroidissantes (exemple : huile de noix de coco en hiver sur une personne Vata).

Les massages pendant les règles ne sont donc traditionnellement pas conseillés pendant cette période pour cette raison essentielle. Il faut s’efforcer de donner au corps et au mental l’espace nécessaire pour qu’ils puissent faire ce qu’ils ont à faire au moment des règles.

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Spiritualité(s)

J’ai une conscience de plus en plus aiguë de l’impermanence. Tout est en constant changement/mouvement/flux. Un jour on se sent en forme dès le matin, le lendemain on n’arrive pas à émerger; un jour on est en très bonne santé, le lendemain le dermato nous apprend qu’on a un cancer de la peau (je me permets de prendre cet exemple, car c’est ce qui m’est arrivé plus tôt cette année, au visage); un jour le pays est en paix, le lendemain il pleure ses morts; un jour notre vie est paisible, le lendemain notre compagnon nous annonce qu’il nous quitte… Cette impermanence est la seule « constante » qui existe.

Cette idée est chère aux bouddhistes et aux hindouistes et nous incite à cultiver le détachement, par rapport aux événements mais également par rapport à nos propres pensées. Notre mental est comparé dans la tradition indienne à un jeune singe qui constamment saute d’arbre en arbre – certains ajoutent qu’il est même saoul!. Les maîtres spirituels nous le disent à leur tour: si notre mental pouvait se voir attribuer des « miles », il serait au top du statut des frequent flyers!

En un instant, on peut passer d’un souvenir de notre enfance à une rêverie sur le futur, de New Delhi à Albuquerque, d’une angoisse soudaine par rapport à un coup de fil pro délicat à un sentiment de légèreté en pensant au vaste univers dans lequel est suspendue notre petite Terre…

Comment, dans ces conditions, réussir à maintenir notre équilibre, notre centre? Pour certains personnes, il s’agira de penser à sa famille, d’autres se concentrent sur leur travail, d’autres encore se donnent à fond dans un sport ou une association caritative. De mon côté, ce qui m’apporte équilibre et force, c’est la spiritualité. C’est quelque chose qui ne pourra jamais m’être enlevé par les circonstances extérieures. C’est un aspect de ma vie qui est le plus souvent inconnu des personnes que je côtoie dans ma vie quotidienne, mais qui m’apporte une stabilité qui est apparemment de plus en plus visible.

Il a quelques années j’avais des périodes où je me sentais déconnectée de ma spiritualité et ces moments étaient toujours difficiles. Aujourd’hui, grâce à mes pratiques spirituelles quotidiennes, des réunions mensuelles qui se déroulent à la maison où nous méditons en groupe, des lectures, des séjours réguliers dans des centres spirituels, je parviens à maintenir ouvert ce canal qui me nourrit, me soutient et me fait avancer.

Mes grands-parents polonais catholiques, qui étaient très pratiquants tout en étant dans l’ouverture et l’accueil de l’autre, sont aujourd’hui pour moi des exemples et je regrette de n’avoir pas pu plus échanger avec eux quand ils étaient encore en vie. Je me suis embarquée sur un autre chemin, mais nous aurions eu sans doute beaucoup à échanger. Une médium m’a dit un jour qu’elle voyait à mes côtés une figure grand-maternelle. Je n’ai aucun doute que ce soit ma grand-mère qui m’accompagne encore aujourd’hui…

Quand mon mari m’a proposé le Puy de Dôme pour cet été, et notamment La Bourboule près d’où j’avais passé plusieurs étés quand j’étais toute petite, je n’ai honnêtement pas été prise d’un élan d’enthousiasme délirant. Mais nous avions tous les deux envie de changer de l’Ariège que nous aimons pourtant beaucoup.

L’image que j’avais de l’endroit n’était pas très reluisante. Je pensais trouver une ville thermale endormie dans ses montagnes, sans grand charme… et bien c’est tout le contraire, j’ai beaucoup aimé cette belle petite ville le long de la Dordogne avec son architecture, ses anciens palaces, ses bâtiments thermaux dans le style néo-byzantin, son église super chargée en énergie mariale, son parc Fenestre magnifique… et que dire des alentours ?

En fait, à de nombreux moments pendant la semaine, j’ai eu l’impression de me trouver ailleurs. Alors j’ai laissé libre cours à mon imagination et je vous offre ici quelques uns de ces voyages imaginaires… Dix pays en une semaine, qui dit mieux ? Et sans prendre l’avion ! J’aurais jamais cru qu’une semaine dans le Puy de Dôme me dépayse autant.

Commençons par le Canada, près de la Banne d’Ordanche, avec cette cabane de bois à l’entrée de la forêt de résineux…

Canada

Puis il y a eu les Rocheuses aux États-Unis…

Etats-Unis

Un vestige technologique de l’ère communiste en Russie…

Russie

Quelques vachettes des montagnes suisses….

Suisse

L’art religieux baroque de l’Espagne catholique dans la petite église magnifique du village  de Saint-Pardoux près de la Tour-d’Auvergne…

Espagne

L’architecture byzantine d’Istanbul

Turquie

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Les immeubles parisiens

Paris

Les plateaux de la Mongolie balayés par les vents, les nuages et le soleil qui font chatoyer les différentes nuances de vert…

Mongolie

Les couleurs de l’Italie, aux thermes du Mont-Dore

Italie

Enfin, Budapest… toujours aux thermes du Mont-Dore, qui sont vraiment magnifiques et qui valent le détour si vous passez dans les parages. Apparemment, ils figurent parmi les plus beaux bâtiments thermaux d’Europe. J’ai été éblouie.

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Hongrie

C’est ça qui est bien quand on ne prépare pas trop un voyage, c’est qu’on a pas tout vu avant sur les sites de tourisme. Il reste alors de la place pour les découvertes !

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