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Sympathique

J’ai longtemps cru que tout le monde était comme moi, jusqu’à ce que je me rende compte il y a quelque temps maintenant (j’avais fait part l’an passé d’un bel épisode d’angoisse) qu’en fait j’étais entourée de personnes qui avaient le système nerveux bien mieux accroché que le mien.

– je ne peux boire ni café (alors que j’adore ça), ni thé : voir à ce sujet mon post à ce sujet ;

– je suis obligée de limiter très fortement le chocolat noir : passé 4 carrés par jour, je commence à avoir les mêmes symptômes qu’avec le café et le thé ;

– il faut que je fasse très attention à ce que je regarde à la télévision le soir : sans même parler du désintérêt que j’ai pour le genre : il me serait impossible de regarder le moindre épisode de série policière comme il en passe tant en soirée : dès qu’il y a de la violence, des cadavres, une ambiance de suspens, ça me met dans tous les états. Que reste-t-il ?

Des comédies, des films en costume et les inaltérables documentaires Arte (surtout ceux réalisés par des Allemands, car les autres ont tendance à être rapides pour mon sympathique !)… J’ai encore le souvenir de l’unique film d’horreur que j’ai regardé à 15 ans un dimanche matin d’été toute seule, car l’ami avec qui j’avais loué la cassette vidéo n’avait finalement pu venir. J’ai passé la journée à trembler de peur et j’ai claqué des dents d’effroi toute la nuit… ;

– après un bon repas avec des amis, impossible de dormir : une partie de mon cerveau rejoue tout ce qui s’est passé, tous les sujets reviennent pêle-mêle et m’empêchent littéralement de fermer l’œil. Je me rappelle une année Erasmus pas piquée des hannetons au niveau sorties : quand on rentrait exténuées à 5h du mat’ avec la copine avec laquelle on sortait tout le temps, elle s’endormait aussi sec jusqu’à midi pendant que je restais allongée dans ma chambre sans pouvoir dormir tellement j’avais le système nerveux qui vibrait ;

– idem avec la musique : une chanson entendue, un beau bhajan chanté peuvent facilement me faire passer une nuit blanche alors que je ne les avais plus dans la tête au moment de dormir ;

– le stress prend chez moi des proportions inquiétantes en très peu de temps et je remarque que plus ça va, plus ça prend du temps pour retomber. Avant, dès que j’avais une échéance ou une épreuve qui me stressait, une fois celle-ci passée, ça allait tout de suite mieux ; maintenant je dois bien attendre quelques jours avant que je me ressente à nouveaux moi-même. En attendant j’aurai eu une accélération du rythme cardiaque, environ 90 en continu avec perception exagérée des battements cardiaques, ce qui n’est pas agréable, vagues d’hormones de stress dans la poitrine et le long du dos, transpiration, rougeurs au visage, etc. ;

– parfois en méditation, j’ai le corps qui bouge tout seul de façon rythmique incontrôlable : apparemment ça serait dû à des impuretés dans le système nerveux qui sont purifiées par la méditation. Sans blague. Je vois bien que lorsque ça m’arrive, c’est comme si ça remettait les pendules à l’heure, alors c’est super (je tiens à préciser que ces mouvements ne sont pas très prononcés et ne perturbent ni moi ni mon entourage), mais il est malheureusement rare que je parvienne à ce niveau de méditation tellement mes nuits sont agitées par tout le reste que je viens de lister.

Comme c’est difficile pour l’entourage de comprendre cet aspect de nous-même quand on est comme ça !

Rencontres inattendues

En voyage, j’adore tomber nez à nez (si je puis dire…!) avec des animaux.

Évidemment, je ne parle pas des bêtes sauvages mais de ces animaux souvent à moitié domestiqués que l’on rencontre en Inde au détour d’une ruelle (ou que l’on croise sur une nationale!!), de ces bandes de singes qui font un raffut de dingue sous les fenêtres et qui viennent nous piquer les bananes ou les mangues que l’on vient tout juste de rapporter du marché, de ces chats qui vous lorgnent d’un air goguenard du haut d’un balcon dans les villages d’Europe, de ces paons bien trop heureux de se faire prendre en photo pour la 523e fois de la journée tellement ils sont fiers de leurs belles couleurs, de ces chameaux qui ont toujours un faux air de Lucky Luke…

Autour du même thème: c’est par ici!

J’ai eu 38 ans en avril et je m’approche donc de la quarantaine. Cette « étape » est redoutée par beaucoup : on parle de l’heure des bilans, de la fin de la jeunesse, de l’entrée dans la seconde partie de vie, de la pente descendante… Rien de tout ceci ne me parle vraiment, les anniversaires et les changements de décennie ne m’ont jamais rien fait. En revanche, j’observe en moi certains changements, une modification dans ma façon de voir les choses que je trouve intéressante car inédite :

– Il y a quelques années, je suis tombée sur une émission de Cristina Cordula (et oui, on a ses références) et je l’ai entendu donner le conseil suivant : après 40 ans, c’est plus joli pour une femme de mettre un plus de bijoux, de colliers, de vêtements colorés… C’est peut-être moi qui ai totalement sur-interprété, mais ça m’est resté en tête et je dois dire que maintenant quand je n’ai pas de collier ou de bracelet, je me sens un peu nue. C’est vrai que je trouve beaucoup plus seyant de mettre quelques accessoires, accessoires auxquels je ne faisais jamais attention auparavant ;

– pour rester sur une belle note superficielle, j’ai remarqué également et c’est presque paradoxal, que je me soucie beaucoup moins de mon apparence. A 40 ans, je ne souhaite plus m’inquiéter de mes imperfections. Dans cette vie, je n’aurai pas d’autre corps, c’est celui avec lequel je suis née et c’est comme ça. Pas la peine de se prendre la tête sur quelque chose qui de toute façon est voué à la dégradation. Le point positif, c’est que j’ai très tôt choisi d’avoir une bonne hygiène de vie qui m’a permis de garder mon équilibre malgré beaucoup de stress. C’est une bonne fondation pour « après » !

– autre évolution pour celle qui ne pouvait pas ne pas partir en voyage dès qu’il y avait quelques jours de congés, quitte à prendre l’avion de nuit et à retourner au bureau depuis l’aéroport : je me dis que j’ai (presque) assez voyagé : j’ai eu la chance de pouvoir partir loin et longtemps assez jeune et je ne compte plus les églises, temples, musées, villes, villages et ruines que j’ai pu visiter, sans parler des rencontres que j’ai pu faire dans de nombreux pays.

Du coup, l’idée de prendre l’avion pour aller encore faire du tourisme pour du tourisme sans avoir un but précis (type formation ou stage) ou connaître des gens sur place ne me tente plus guère. Même, et j’en suis la première étonnée, je prends maintenant plaisir à visiter la France. Dernièrement Belle-Île et le Périgord Noir m’ont littéralement enchantée et on me regarde avec un peu de pitié quand j’en chante les louanges, genre tout le monde le sait que c’est beau ;

– depuis quelques mois, je me dis aussi que ce n’est plus la peine d’investir dans rien. La grosse dépense que notre vie a déjà été faite (maison) et comme nous n’avons pas d’enfants, je ne souhaite plus acheter de choses chères (comme si j’en avais les moyens, d’ailleurs, mais bon). Je ne sais pas si c’est ma conscience aiguë de l’impermanence de toute chose, mais je ne me voix plus acheter de bijoux chers (et pour moi, c’est au-dessus de 100 euros) ou de meubles de prix (tout ce que nous acquérons maintenant pour la maison vient du bon coin). C’est comme si maintenant, nous avions tous les objets dont nous avions besoin. C’est eux qui vont dorénavant nous accompagner. Bien sûr il y aura des remplacements et des rénovations, sans doute également encore des déménagements (peut-être) mais rien de bien extravagant ;

– ce qui m’amène à une autre nouveauté inattendue : comme on n’a pas d’enfants et que je suis fille unique, j’ai commencé à penser à ma « succession », et donc à mon testament puisque notre cas est un peu particulier. C’est étrange de naviguer dans les méandres du code civil pour essayer de comprendre comment les choses se passeraient avec la maison dans laquelle nous aurons vécu une fois que nous n’y serons plus, si nous ne faisions pas de testament. Le processus vient juste d’être enclenché et donne lieu à d’intéressantes conversations. Heureusement qu’on s’est enfilé des heures de reportage sur les NDE au printemps, ça rend tout de suite les choses plus légères… ;

– dans le même ordre d’idée et je sais bien que c’est dans l’air du temps (pas une blogueuse qui ne relate pas la façon dont elle a vidé ses placards), je n’ai plus envie d’être entourée d’une multitude d’objets et de vêtements qui ne servent jamais. En fait, je veux savoir ce qu’il y a dans la maison, dans chaque tiroir, dans chaque armoire. Ne pas racheter 3 fois une petite paire de ciseaux parce qu’on ne la retrouve jamais ou retrouver sous une pile un pantalon dont on avait oublié l’existence et dont on vient d’acheter le jumeau. Enfin, ne plus passer de temps à ranger, à trier : ne plus être esclave des objets qui nous entourent. Ils sont censés nous faciliter la vie ;

– ce qui m’amène au dernier point : je me dis qu’il faut que je passe plus de temps à faire mes pratiques spirituelles ; en fait, c’est la seule chose qui est vraiment importante à mes yeux. En janvier je m’étais inscrite à une session de 10 jours de méditation Vipassana (qui aurait dû être la quatrième depuis que j’ai découvert cette méthode en 2003), mais j’ai dû annuler à cause d’une très sévère toux qui a finit par me déplacer une côte. Depuis, je suis allée deux fois à l’ashram d’Amma près de Chartes et j’y retourne très bientôt. C’est vraiment l’élément central de ma vie et ce qui me nourrit le plus et je sens bien que c’est cet aspect de l’existence qui prendra de plus en plus de place dans la mienne, et je m’en réjouis !

Comme tout le monde, j’avais entendu parler de la Dordogne et de ses beautés naturelles et architecturales, mais je n’y étais jamais allée jusqu’au week-end dernier où un séminaire de naturopathie m’a menée dans ces contrées pour moi inconnues.

Et quelle beauté! Même si le temps n’était pas au top (comme quasiment partout ailleurs en France), j’ai pu me promener à loisir dans les magnifiques villages de Beynac, Castelnaud, La Roque-Gageac, Domme… qui étaient presque déserts.

Honnêtement, c’est la première fois que je me dis que ça ne me dérangerait pas du tout de m’y installer si nous devions un jour quitter là où nous sommes actuellement…

Voici quelques photos, donc, que je n’ai pu m’empêcher de bidouiller un peu car mon appareil n’aime pas du tout les ciels blancs et que j’ai trouvé les photos biens fades par rapport à ce que j’avais rapporté dans ma tête.

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