Partir en tour en Inde avec Amma

Je reviens comblée de mon pèlerinage annuel auprès d’Amma que je viens de voir à Châlons et à Toulon. Depuis 16 ans, pas une année sans que je passe du temps à ses côtés, en France, ailleurs en Europe ou en Inde.

En début d’année, j’ai eu la chance de pouvoir la suivre lors de son tour du Sud de l’Inde. Ce n’était pas mon premier tour et je me suis dit qu’un petit article sur ce qu’il fallait emporter avec soi au niveau matériel pourrait être utile pour ceux et celles qui veulent tenter l’expérience.

– vêtements : pendant le tour, et surtout si on a du seva (service désintéressé) sur la scène près d’Amma, nous ne portons que des vêtements blancs. Des exceptions peuvent être faites lors des voyages en car ou si notre seva est salissant (je pense au légendaire seva recyclage !). Nous pouvons alors porter des T-shirts amples et des pantalons flottants ou des jupes. L’idée générale est celle de modestie. Nous voyageons avec Amma ; pour les Indiens, nous sommes donc des chercheurs spirituels sérieux et il ne s’agit pas de s’afficher avec des hauts transparents, des shorts ou des jupes courtes, de fines bretelles. Personnellement, il m’est déjà arrivé qu’un villageois se baisse pour toucher mes pieds. Nous devons donc présenter une image respectable.

Quatre sets de vêtements blancs (haut de punjabi, bas et châle ou sari, jupon et choli) sont généralement suffisants. Un service de blanchisserie est organisé pour ceux qui voyagent avec Amma et entre le dépôt des vêtements à laver et leur récupération, il ne se passe généralement pas plus de 2 ou 3 jours. Un pull/polaire, des chaussettes voire bonnet pour les trajets de nuit en car sont à prévoir sur les tours du Nord où il peut faire froid.

– ustensiles divers : une tasse en plastique ou en métal pour le chaï qui est servit partout, une gourde pour l’eau, un couteau pour les fruits, une cuillère et un tiffin. C’est une boite ronde en métal avec couvercle qui permet de transporter sa nourriture et qui peut se diviser en deux parties si nécessaire : plat principal d’un côté et dessert/sucrerie de l’autre. Un « petit magasin » est organisé à chaque arrêt où il est possible de se procurer des fruits secs, des fruits frais, des snacks et parfois quelques objets de base.

Ne pas oublier de prendre avec soi un petit boc en plastique (on peut en acheter partout en Inde) qui servira bien pour prendre les douches (la plupart du temps, au seau, dans les toilettes), mettre ses affaires de bain (savon, brosse à dents, dentifrice, shampooing) voire laver ses sous-vêtements, lesquels ne sont pas pris en charge par le service de blanchisserie.

– literie : le nerf de la guerre à mon avis : Prévoir un bon matelas auto-gonflant (et s’assurer avant le départ qu’il reste bien gonflé une fois rempli d’air !), une natte sur lequel le placer, un petit oreiller, un drap du dessous et un « sac à viande » en coton. Si le tour se déroule dans le sud de l’Inde, un châle est généralement suffisant pour se couvrir pendant la nuit, si c’est au Nord (surtout s’il se déroule avant le mois de mars), prévoir un sac de couchage. Et puis bien sûr apporter une moustiquaire.

Lors de mes premiers tours il y a plus de 10 ans, tout le monde en avant une à l’ancienne, qu’il fallait suspendre à une corde à linge aux barreaux des fenêtres ou entre deux chaises. À présent, la mode est aux tentes moustiquaires, et si on peut se débrouiller avec l’ancien système, j’avoue que j’aurais préféré en avoir une cette année. Comme ça, pas de panique si l’on se retrouve à devoir dormir au milieu d’un grand hall sans possibilité d’accrocher de corde (à prévoir donc avec des pinces à linge si on choisit cette option).

– hygiène : nous dormons la plupart du temps dans des écoles ou des halls de mariage. Parfois les douches sont nombreuses et propres, parfois elles sont peu nombreuses et un peu sales. Les voyages d’un programme à l’autre se font en car, et la poussière, la pollution et la chaleur ont vite fait de nous salir. En Inde, je dis adieu aux savons tous doux, j’achète du bon savon local antibactérien dont je me savonne abondamment lors de la douche quotidienne.

– autres : bouchons d’oreille (indispensable !!!), masque pour les yeux pour la nuit (pas de volets aux fenêtres la plupart du temps), tongs en plastique pour la douche (si nos chaussures habituelles sont faites d’une autre matière), lingettes biodégradables, carnet et stylo pour déposer sur le papier ses pensées/ses expériences/les moments forts auprès d’Amma (c’est peut-être une vision personnelle, mais pour moi ce sont les meilleurs souvenirs de ces pèlerinages que l’on puisse garder, après ceux gravés dans notre cœur), produits d’hygiène intime pour les femmes, éventail (il peut faire très chaud ; surtout lors des programmes d’Amma qui se déroulent dans ses ashrams : ils commencent vers 11 h, soit aux heures les plus chaudes de la journée), masque chirurgical pour mettre sur le nez dans les embouteillages afin d’éviter de respirer trop de particules fines qui finissent souvent par nous infecter la gorge (malheureusement le niveau de pollution en 10 ans a clairement bondi), compléments alimentaires si l’on reste longtemps en Inde (voir mon article Rester en bonne santé pendant son voyage en Inde). Des médecins voyagent avec nous et ont beaucoup de médicaments à leur disposition. Prendre de quoi suivre son traitement si on en a un.

L’idée est de voyager léger. Qui a envie de traîner un sac énorme sur 2 ou 3 étages en pleine nuit, après 15 heures de car dans la chaleur ??

Rejoindre le tour le cœur ouvert et confiant, se laisser porter et se fondre dans la grâce d’Amma… Je peux vous assurer que ces quelques semaines de tour en sa divine compagnie resteront gravés à tout jamais dans votre mémoire et dans vos cellules.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas!

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Mandalas

Comme je l’avais partagé dans un récent billet, cette année je peux dire avec une profonde joie que je me suis enfin reconnectée à ma créativité. Ça a commencé doucement par des photos bidouillées via Picasa puis Snapseed (visibles sur ce site ou sur Instagram @ atmaprana), puis j’ai recommencé à peindre timidement. Mais c’est quand j’ai reçu une magnifique boite de crayons de couleurs professionnels en avril dernier qu’un pas de plus à été franchi.

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Autant j’aime beaucoup la peinture, autant j’ai du mal à trouver le temps et l’espace pour m’y adonner. L’idéal lorsque l’on fait de la peinture, c’est d’avoir un endroit dédié de façon à ne pas avoir besoin de tout ressortir à chaque fois : les pots avec de l’eau, les pinceaux, le support, les chiffons et autres palettes, ça prend beaucoup de place !

J’ai trouvé en mes beaux crayons de couleur un medium qui me plaît énormément par la liberté qu’il offre. Les crayons se transportent facilement, ils ne tâchent pas, ne prennent pas de place et leurs teintes sont magnifiques (même si parfois je ne trouve pas exactement celle que j’ai en tête !). Bref, c’est l’idéal pour moi aujourd’hui.

C’est grâce à mes crayons de couleurs que je me suis mise à dessiner des mandalas. Rien de prémédité dans ma pratique. Dès que j’ai 2 heures devant moi, souvent le dimanche après-midi, je sors mes boites et une feuille de Canson 224 g. Attablée dans la cuisine, des chants dévotionnels indiens en fonds sonore, je trace un cercle de base avec le compas et un autre plus petit au milieu pour créer une dynamique. Généralement, voilà toute la structure que je me fixe. Très peu pour moi les savants calculs géométriques, les lignes précises, les angles parfaits. Alors évidemment, quand on fait tout à main levée, il y a des imperfections, mais je trouve que ça permet à « l’œuvre » de mieux vibrer. Parfois quand c’est trop parfait, je trouve que ça perd de son âme et qu’on a l’impression de se retrouver face à un dessin fait à l’ordinateur. C’est l’une des raisons pour lesquelles je n’ai jamais réussi à terminer un recueil de mandalas à colorier ; je trouve le résultat final trop artificiel, sans parler du fait que le coloriage seul m’ennuie. Ce que j’aime c’est aussi le dessin.

La circularité du mandala m’inspire beaucoup. Quand je regarde un mandala, j’ai l’impression d’entrapercevoir une autre dimension par un œil de bœuf, de plonger visuellement dans un univers parallèle (sans doute mon imagination débordante!). Et puis, il y a pour celui ou celle qui le crée cette nécessité de répéter chaque geste tout autour du cercle. Ce trait, ce point, cette fleur répétée parfois plusieurs dizaines de fois en essayant de maintenir une certaine régularité, qui est nécessaire pour que le mandala prenne forme, demande de l’attention. C’est dans cette attention au détail déployée parfois pendant plusieurs heures d’affilée qui permet au mental de s’apaiser en se recentrant. En effet, dans la pratique du mandala, comme dans la pratique de la plupart des arts, la concentration est essentielle. Concentré sur la couleur à choisir, la forme du trait, le motif, il est difficile de se perdre à nouveau dans le flot ininterrompu de ses pensées habituelles. C’est bien cette rupture avec les habitudes du mental, que l’on recherche également bien sûr dans la méditation, certains sports extrêmes comme l’escalade, les pratiques corporelles telles que le yoga ou le Tai chi, qui permet à la pratique du mandala de nous « déstresser ». Les art-thérapeutes l’ont bien compris !

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J’essaie de toujours faire un mandala d’une traite et j’adore voir la façon dont il évolue et émerge. Je débute avec une couleur, un motif, une idée de camaïeu et ensuite je laisse l’inspiration faire.

Même si je n’ai aucune idée préconçue, je suis souvent étonnée du résultat final. Le mandala est véritablement l’expression visible de l’énergie que je porte en moi au moment où je le réalise ; c’est pourquoi il est inconcevable pour moi d’en créer un sur plusieurs jours ou plusieurs semaines. J’ai dans mes pochettes des mandalas inachevés, car le temps m’a manqué. Tant pis. Je ne me sens pas de les reprendre.

Les mandalas ne nécessitent que peu de technique et celle-ci peut s’acquérir facilement au fil des créations. Ils semblent être pour moi l’une des formes artistiques les plus abordables pour qui souhaite se reconnecter à sa créativité.

Comment je gère mes angoisses nocturnes

Si vous me suivez depuis quelque temps, vous savez que j’ai un système « nerveux pas très bien accroché » et que j’angoisse pas mal. Nouveau phénomène apparu il y a quelque temps : je n’ai plus d’angoisses pendant le jour, elles se manifestent à présent parfois la nuit : je m’endors assez facilement et puis vers 1h30-2h, je sens mon corps parcouru par l’angoisse et je ne peux plus fermer l’œil.

J’ai établi une petite liste d’outils auxquels j’ai recours dans ces cas-là qui m’aident pas mal ; parfois je n’en utilise qu’un ou deux, parfois j’essaie le tout et je reste quand même éveillée pendant plusieurs heures, mais c’est assez rare.

En premier recours, j’écoute un mp3 d’auto-hypnose pour favoriser le sommeil. J’ai deux ou trois enregistrements de sophrologie/méditation de pleine conscience qu’on m’a passés et qui fonctionnent plutôt bien chez moi, mais après quelques mois d’utilisation, on finit souvent par trop les connaître et dans mon expérience, ça ne fonctionne plus.

Je suis donc allée sur Youtube et c’est là que j’ai découvert les enregistrements d’auto-hypnose de l’anglais Michael Sealey. Au début son phrasé fait un peu bizarre, on a vaguement l’impression sur certaines phrases que c’est un robot qui nous parle, mais je le trouve très efficace. Dès les premières minutes, je sens que mon souffle « descend » dans mon abdomen, me dégageant la tête qui est chez moi toujours prise dans ces moments-là. Ses enregistrements me détendent et m’apportent réconfort et sentiment de sécurité et il y en a tellement que je ne pense pas pouvoir me lasser d’ici peu. A mon avis, vu le nombre de vues qu’il a totalisé, il a sauvé de l’insomnie des milliers de personnes!

Je n’ai parfois malgré tout pas vraiment envie d’écouter une voix et j’expérimente depuis peu avec des musiques au choix angéliques/célestes/cristallines. Celle que j’écoute en ce moment s’appelle, comme beaucoup d’autres, « Angel of love » et quand je l’écoute j’ai vraiment l’impression d’entendre un chœur d’anges dans les cieux qui chantent depuis la source d’amour inconditionnel qui est, selon les maîtres spirituels, notre vraie nature. Oui, rien que ça. Cette musique me transporte dans un autre monde.

Je ne sais plus exactement le lien exact de cette musique sur Youtube, mais de toute façon ça vaut le coup d’en écouter plusieurs du même type pour trouver celle qui nous fera planer, ou rire, c’est selon. Ce genre de musique est créé sur une certaine fréquence hertzienne, 432 hz, qui harmonise le chakra du cœur et qui est très guérissante. Je sais que chez moi qui suis très sensible à la musique, comme beaucoup, cette écoute est vraiment bénéfique, surtout si je pratique en même temps des affirmations de gratitude pour l’abondance dans laquelle je vis (après tout, j’ai un toit au-dessus de ma tête, un mari, un travail, la santé, etc. ce qui n’est pas le lot de tous les êtres humains à l’heure actuelle).

Outre les enregistrements d’auto-hypnose et la musique angélique, j’ai également recours aux huiles essentielles, comme je l’ai mentionné dans mon article ici. Une goutte d’HE d’encens, de lavande ou de camomille sur la plante des pieds, voire au niveau du plexus solaire avec une petite séance d’EFT ou un massage du cuir chevelu avec quelques profondes respirations, ça fonctionne aussi.

En dernier recours, et je sais que c’est la technique sans doute la plus utilisée, je me lève complètement, vais chercher un yaourt (nature, car le sucre est un stimulant) dans le frigo et m’installe dans le canapé du salon avec un livre très lénifiant. L’idée c’est de faire descendre l’énergie stockée dans le haut du corps, vers le bas, de se rafraîchir l’esprit et de calmer le mental. Il y a plus glam’, mais ça aide parfois, même si c’est la solution que j’aime le moins.

Et vous quelles sont vos techniques en attendant de trouver l’équilibre émotionnel et psychique qui nous assurera de bonnes nuits tous les soirs ?? N’hésitez pas à partager dans ce monde d’insomniaques…

Pourquoi j’ai déjà envie de fermer mon compte Instagram après une semaine

Inspirée par une amie de longue date qui me présentait son compte Instagram comme un espace de liberté personnelle en dehors de tout aspect commercial (elle est cheffe d’entreprise), j’ai ouvert un compte la semaine dernière (atmaprana) pour pouvoir y poster certaines des nombreuses photos que je prends au quotidien depuis des années et que j’aime bidouiller.

Il y a quelques semaines seulement que j’ai un portable digne de ce nom avec accès à internet qui fonctionne (et oui!) et donc applis de filtres photos en tous genres, et du coup je me retrouve à consulter ce réseau social beaucoup plus qu’avant (puisqu’il est bridé au travail et que je ne suis pas beaucoup sur l’ordinateur à la maison), même si je ne suis finalement que très peu de personnes : Anne-Solange Tardy de Cachemire et soie dont j’adore la sensibilité, l’œil et la plume et Anne de Helloannouchka et Le Dressing idéal dont la vie est tellement à l’opposé de la mienne qu’elle me fascine.

A peine postée la première photo, je me rends compte que le plupart de mes amis sur Facebook ont un compte Instagram et celui-ci est même parfois surprenant, en révélant des aspects de leur vie que je ne connaissais pas. Je m’abonne à plusieurs d’entre eux et je vois qu’ils font de même de leur côté et me voilà prise sans le vouloir ni le souhaiter dans la course aux likes et aux posts (sans doute imaginaire), dans le monde des comparaisons dont mon professeur d’ayurveda ne cessait de répéter qu’il menait tout droit à la dépression.

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Bref, le sentiment pour moi d’être prise au piège alors que bien évidemment, personne ne m’attend (des dizaines de millions de photos sont postées quotidiennement sur ce réseau) et tout le monde s’en fout. Même si ce n’est qu’un espace d’expression, dans lequel j’ai envie de partager ce que je trouve beau, je me mets comme à mon habitude un peu de pression (certes superficielle – je ne suis pas une blogueuse professionnelle, vous l’aurez compris:-) -, mais néanmoins présente) pour conserver un certain niveau de « production », tout en bataillant contre un vilain sentiment d’illégitimité (tout ça en une petite semaine!).

Et puis je suis prise par une vieille mauvaise conscience au niveau écologique. Je sais que toutes les données que nous postons sont « conservées » sur des serveurs qui sont des gouffres énergétiques et dont on ne parle finalement pas assez. C’est dans cette perspective que je m’efforce de ne poster que des choses qui à mes yeux en « valent le coup » ; ce qui rajoute inévitablement à la pression sus-citée.

La paix de mon esprit est donc perturbée par tous ces détails. Depuis que j’ai ce nouveau téléphone qui me rend les réseaux sociaux disponibles à tout moment (10 ans après tout le monde, je sais), j’y passe évidemment plus de temps, j’y perds plus de temps. Comme disait un ami l’autre jour, en ce qui me concerne « quand t’as passé plus de temps à glander sur FB qu’à méditer, il est temps de rééquilibrer les choses. » Bref, tout ça pour dire que je me farcis la tête avec des choses, des images, des histoires de vie (très très quotidiennes pour certaines) vues sur les réseaux, qui immanquablement resurgissent pendant la méditation matinale. Or ceci va à l’encontre du mouvement que je souhaite donner à ma vie. Nous sommes déjà tellement bombardés d’information par les media, au travail, etc. que je me demande vraiment si c’est la peine d’en rajouter…

Il se peut que tout ceci ne soit finalement que les effets dus à l’ouverture récente de ce compte, et que les choses vont se calmer rapidement. L’enthousiasme des débuts est souvent pour moi mêlé de sentiments contradictoires… Si je vois que je continue à trop penser à ce malheureux petit compte, je le fermerai.

Pleurer en cours de yoga ?

Il arrive parfois à ceux qui débutent le yoga (et même à ceux qui le pratiquent depuis longtemps mais qui essaient un nouveau cours/technique/prof) de soudain, pendant le cours ou juste après, de sentir les larmes monter.

Pourquoi ces larmes alors qu’on ressent le plus souvent tellement de bien-être physique ?

Il s’agit simplement pour moi d’un processus naturel de libération émotionnelle.

En effet, toutes les émotions, les stress, les colères et les tristesses que nous ressentons finissent par se fixer dans le corps si nous ne prenons pas soin de les libérer au fur et à mesure, par la pratique d’une activité physique régulière, par la parole, par la création (dessin, musique, peinture…). C’est à chacun de trouver ce qu’il lui convient le mieux.

De mon côté, je sais que le yoga que je pratique depuis 20 ans m’a toujours beaucoup aidée. Ce que j’aime dans cette pratique, c’est qu’elle est complètement adaptable à notre humeur du jour : on peut en faire 5 ou 45 minutes, de façon dynamique ou très douce, en silence ou en groupe, dedans ou dehors et surtout, elle travaille sur tous les corps (physique, émotionnel, énergétique). Grâce à toutes les postures qu’on apprend au fil des années, on peut travailler sur telle ou telle partie du corps selon nos besoins ; il existe des postures pour décontracter les épaules, dégager le sternum, faciliter la digestion, ouvrir les hanches, etc. Quand on fait des inversions, on fait parvenir du sang frais au cerveau qui nous rafraîchit l’esprit en nous oxygénant, quand on fait des torsions, c’est comme si on « essorait » nos organes internes, ce qui leur permet de se détoxiner plus facilement. Quand on s’exerce à rester en équilibre dans la posture de l’arbre, on permet au mental de s’apaiser et donc à nos émotions de se stabiliser.

Quand on pratique une posture de yoga, l’important n’est pas de la faire parfaitement, comme les filles de 22 ans profs de yoga hyperlaxes/vegan/californiennes à Bali des comptes Instagram à la mode, mais respecter son corps dans le moment. On se familiarise avec la frontière entre douleur et sensation, on apprend à écouter son corps mais aussi à observer ses émotions. Rester concentré dans la posture (c’est-à-dire parvenir à garder son cap) tout en étant dans la détente, ce n’est pas si facile que ça, mais chaque séance de yoga nous permet de progresser dans cette voie.

C’est la variété des postures qui donne au yoga toute sa richesse. Mon professeur d’Ayurveda et de yoga, le Dr. Vasant Lad nous disait toujours que l’important était « to move the issues through the tissues » (en gros, de faire bouger nos problèmes/émotions à travers nos couches physiques), l’idée étant de conserver un état de fluidité corporelle et émotionnelle nous permettant de naviguer dans notre vie avec le plus d’aisance possible.

Beaucoup connaissent les relations organes-émotions qui ont été établies dans la médecine traditionnelle chinoise : les poumons sont liés à la tristesse, le foie à la colère, etc. Les émotions négatives finissent par « s’accrocher » à divers endroits dans le corps en fonctions de nos dispositions naturelles : certaines vont avoir « une boule à l’estomac », les autres une sensation d’oppression dans la poitrine, d’autres encore les épaules bloquées et/ou des maux de tête à répétition. Si l’on pratique régulièrement le yoga, on parvient à grandement limiter le « stockage » d’émotions négatives dans le corps. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette activité physique est si puissante pour conserver souplesse physique et mentale et donc bonne santé.

Une semaine en Slovénie

Ayant des origines slovènes dans la famille, l’idée nous était déjà venue il y a quelques années d’aller visiter ce (tout) petit pays situé entre l’Autriche et la Croatie ; mais depuis que nous avons renoué avec nos cousins qui vivent là-bas, l’idée s’est concrétisée et nous venons d’y passer une superbe semaine en leur compagnie.

Il n’y a pas beaucoup de guides de voyages en français sur ce pays et nous savions que nous ne ferions pas de tourisme classique de toutes les façons.

Histoire de m’imprégner un peu de ce pays, j’ai passé beaucoup de temps sur le site sloveniesecrete.fr qui est tenu par un journaliste français qui vit là-bas depuis presque 10 ans. Le site est très dense et on y trouve plein d’infos pratiques, linguistiques et culturelles.

On est revenus enchantés par ce pays paisible et attachant (et où on mange incroyablement bien! ces portions!… mais c’est une autre histoire).

Nos premiers jours ont été passés sur la côte adriatique qui ne fait que quelques dizaines de kilomètres, mais qui est magnifique avec ses marais salants, ses beaux villages (Piran!) et son ambiance italo-slavo-balkanique. Les Slovènes y parlent avec l’accent chantant des Italiens, et la nourriture y est un joyeux mélange de produits de la mer, de plats d’influence italienne et de produits typiquement slovènes. Le climat et la végétation y sont méditerranéens, même si j’ai l’impression qu’il y pleut plus qu’ailleurs au bord de la Méditerranée tant la verdure y est éclatante. J’y ai retrouvé mes premières impressions de voyages en Grèce et en Italie dans les années 90. Le bleu de la mer, les ifs, cette lumière ! (tout me paraît terne depuis que nous sommes de retour du côté de Nantes)…

En route pour aller retrouver d’autres cousins à l’est du pays, nous nous sommes arrêtés une journée à Ljubljana, la capitale, d’où on peut aller partout en 2h. Là encore, et malgré le tourisme que l’on sent de plus en plus présent, ce qui m’a frappé le plus, en dehors de la propreté et de la beauté de la ville, c’est l’ambiance paisible qui y règne. Le niveau de stress y est nettement inférieur qu’en France !

Balade le long de la rivière et du côté du marché qui regorgeait de produits locaux en cette saison et notamment de framboises, myrtilles et mûres à un prix imbattable.

Après cette halte citadine, nous sommes arrivés dans un tout petit village du nom de Kostanjevica na Krki, d’où nous avons rayonné, à quelques kilomètres de la frontière croate du côté de Zagreb. C’est dans ce village, attablés dans un champ devant une grande télé sous un parasol que nous avons assisté à la finale du Mondial ; autant dire que nous étions les seuls supporters de l’équipe française, mais l’ambiance était, comme partout ailleurs, très bon enfant.