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Spiritualité(s)

J’ai une conscience de plus en plus aiguë de l’impermanence. Tout est en constant changement/mouvement/flux. Un jour on se sent en forme dès le matin, le lendemain on n’arrive pas à émerger; un jour on est en très bonne santé, le lendemain le dermato nous apprend qu’on a un cancer de la peau (je me permets de prendre cet exemple, car c’est ce qui m’est arrivé plus tôt cette année, au visage); un jour le pays est en paix, le lendemain il pleure ses morts; un jour notre vie est paisible, le lendemain notre compagnon nous annonce qu’il nous quitte… Cette impermanence est la seule « constante » qui existe.

Cette idée est chère aux bouddhistes et aux hindouistes et nous incite à cultiver le détachement, par rapport aux événements mais également par rapport à nos propres pensées. Notre mental est comparé dans la tradition indienne à un jeune singe qui constamment saute d’arbre en arbre – certains ajoutent qu’il est même saoul!. Les maîtres spirituels nous le disent à leur tour: si notre mental pouvait se voir attribuer des « miles », il serait au top du statut des frequent flyers!

En un instant, on peut passer d’un souvenir de notre enfance à une rêverie sur le futur, de New Delhi à Albuquerque, d’une angoisse soudaine par rapport à un coup de fil pro délicat à un sentiment de légèreté en pensant au vaste univers dans lequel est suspendue notre petite Terre…

Comment, dans ces conditions, réussir à maintenir notre équilibre, notre centre? Pour certains personnes, il s’agira de penser à sa famille, d’autres se concentrent sur leur travail, d’autres encore se donnent à fond dans un sport ou une association caritative. De mon côté, ce qui m’apporte équilibre et force, c’est la spiritualité. C’est quelque chose qui ne pourra jamais m’être enlevé par les circonstances extérieures. C’est un aspect de ma vie qui est le plus souvent inconnu des personnes que je côtoie dans ma vie quotidienne, mais qui m’apporte une stabilité qui est apparemment de plus en plus visible.

Il a quelques années j’avais des périodes où je me sentais déconnectée de ma spiritualité et ces moments étaient toujours difficiles. Aujourd’hui, grâce à mes pratiques spirituelles quotidiennes, des réunions mensuelles qui se déroulent à la maison où nous méditons en groupe, des lectures, des séjours réguliers dans des centres spirituels, je parviens à maintenir ouvert ce canal qui me nourrit, me soutient et me fait avancer.

Mes grands-parents polonais catholiques, qui étaient très pratiquants tout en étant dans l’ouverture et l’accueil de l’autre, sont aujourd’hui pour moi des exemples et je regrette de n’avoir pas pu plus échanger avec eux quand ils étaient encore en vie. Je me suis embarquée sur un autre chemin, mais nous aurions eu sans doute beaucoup à échanger. Une médium m’a dit un jour qu’elle voyait à mes côtés une figure grand-maternelle. Je n’ai aucun doute que ce soit ma grand-mère qui m’accompagne encore aujourd’hui…

Quand mon mari m’a proposé le Puy de Dôme pour cet été, et notamment La Bourboule près d’où j’avais passé plusieurs étés quand j’étais toute petite, je n’ai honnêtement pas été prise d’un élan d’enthousiasme délirant. Mais nous avions tous les deux envie de changer de l’Ariège que nous aimons pourtant beaucoup.

L’image que j’avais de l’endroit n’était pas très reluisante. Je pensais trouver une ville thermale endormie dans ses montagnes, sans grand charme… et bien c’est tout le contraire, j’ai beaucoup aimé cette belle petite ville le long de la Dordogne avec son architecture, ses anciens palaces, ses bâtiments thermaux dans le style néo-byzantin, son église super chargée en énergie mariale, son parc Fenestre magnifique… et que dire des alentours ?

En fait, à de nombreux moments pendant la semaine, j’ai eu l’impression de me trouver ailleurs. Alors j’ai laissé libre cours à mon imagination et je vous offre ici quelques uns de ces voyages imaginaires… Dix pays en une semaine, qui dit mieux ? Et sans prendre l’avion ! J’aurais jamais cru qu’une semaine dans le Puy de Dôme me dépayse autant.

Commençons par le Canada, près de la Banne d’Ordanche, avec cette cabane de bois à l’entrée de la forêt de résineux…

Canada

Puis il y a eu les Rocheuses aux États-Unis…

Etats-Unis

Un vestige technologique de l’ère communiste en Russie…

Russie

Quelques vachettes des montagnes suisses….

Suisse

L’art religieux baroque de l’Espagne catholique dans la petite église magnifique du village  de Saint-Pardoux près de la Tour-d’Auvergne…

Espagne

L’architecture byzantine d’Istanbul

Turquie

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Les immeubles parisiens

Paris

Les plateaux de la Mongolie balayés par les vents, les nuages et le soleil qui font chatoyer les différentes nuances de vert…

Mongolie

Les couleurs de l’Italie, aux thermes du Mont-Dore

Italie

Enfin, Budapest… toujours aux thermes du Mont-Dore, qui sont vraiment magnifiques et qui valent le détour si vous passez dans les parages. Apparemment, ils figurent parmi les plus beaux bâtiments thermaux d’Europe. J’ai été éblouie.

Hongrie2

Hongrie

C’est ça qui est bien quand on ne prépare pas trop un voyage, c’est qu’on a pas tout vu avant sur les sites de tourisme. Il reste alors de la place pour les découvertes !

Fleurs de succulentes

Regarder la folie des hommes ou la beauté de nature?

Je sais, ce n’est pas très original au printemps…. mais je suis admirative de la beauté de la nature au mois de mai et je ne résiste pas (à nouveau, me direz-vous) à poster ici quelques fleurs du jardin : clématite, rose, nigelle, piéris (ses feuilles!) et les petits bourgeons timides des premières fleurs de l’echeveria elegans.

Elles ont été transfigurées en écoutant les mantras de Deva Premal et de ses musiciens. Quelle voix angélique!

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